Sages Comme Des Sauvages face à l’obsolescence programmée…

« Répare ou Pas », premier single issu du troisième album de Sages Comme Des Sauvages est un hymne en forme de question. On le répare ou pas ? Face à un monde plein de vices de fabrication et de malfaçons, le duo se demande si ça vaut encore la peine de…

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Dernier concert - festival

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Stéphane Reignier

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« No Friends No Pain », c’est le titre du nouvel elpee de Johnnie Carwash. En attendant, il nous en propose un extrait, sous forme de clip, « Aha (it's ok) ».

Ballade pop façon The Drums, « Aha (it's ok) » est un morceau mélancolique qui a conservé la signature du groupe : un refrain fort dont la mélodie risquerait bien de vous rester en tête une semaine ou deux.

Cette vidéo a été filmée au caméscope par Ueno Prod (Agathe Annequin et Hayko). Elle immortalise des moments de vie sur scène, en tournée ou avec leurs amis.

Intimes, ces images sont sous-titrées des paroles qui nous permettent de chanter ensemble

‘Aha, it’s ok… I’ll be ok’ : à la fin tu verras, tout ira bien... La vidéo est disponible ici

 

Jasper Steverlinck vient de sortir un nouveau single. Il en parle : ‘« Nashville Tears » est l'une de ces chansons qui m'est venue à moi, instinctivement.

Elle a coulé d'un seul jet, comme si la chanson s'était écrite toute seule.

Elle évoque un moment très solitaire. Le moment où vous réalisez que votre rêve vous a dépassé, que vous êtes resté en arrière pendant que les autres poursuivent leur vie. Elle fait également référence à Nashville en tant que berceau de la musique country, où les compos abordent souvent des thèmes tels que la solitude, la douleur de l'amour, la nostalgie, ... « Nashville Tears » donne l'impression d'avoir toujours existé. Quand je la chante avec un accent à la Roy Orbison, elle semble même provenir de son répertoire. Peut-être que Roy me l'a soufflée...’

Nashville Tears est en écoute

 

 

mardi, 27 février 2024 15:47

La cavalcade de Jéhan…

Poussé par un nouvel élan poétique, Jean Jéhan a sorti son nouvel opus, « On ne sait jamais », le 18 novembre 2023. Pour ce cinquième elpee, Jéhan fait le choix de s'affranchir de ses affinités folk rock, pour aller vers des horizons plus dégagés. On retrouve dans chacun des treize titres son exigence d'écriture, aux mots choisis.

Au détour des phrases, on rencontre des hommes, des femmes, ‘des comme nous’, ou presque... On croise encore des chiens et des chevaux. Et l'on savoure une direction musicale nouvelle, ses ambiances et ses couleurs, avec notamment un piano bien présent, qui vient accompagner de manière élégante la voix souveraine.

Tout comme pour le long playing précédent, la réalisation a été confiée à Jibé Polidoro, assisté de Gaël Faun, qui sont parvenus à mettre en valeur les paroles et les musiques avec élégance et simplicité en trompe l'œil.  Les arrangements sont soignés, et la voix de Jéhan emmène derrière elle les guitares acoustiques ou électriques, les violons, une harpe même ou bien les trompettes...

Issu de « On ne sait jamais », « Chevaux de Montebello » a bénéficié d’un clip. Depuis plus de 20 ans, Jéhan évoque les chevaux dans ses textes. Ici, il va plus loin en leur rendant hommage et en invitant l'auditeur à les suivre pas à pas... La vidéo est à voir et écouter

 

 

 

mardi, 27 février 2024 16:46

Un kit de survie pour Bertrand Betsch…

Au crépuscule du grand et joyeux ballet de ses 19 précédents ouvrages, l’exubérant Bertrand Betsch s’inscrit, une nouvelle fois, dans ce qu’il fait de mieux : la belle chanson française en première lecture, l’ironie ensuite, la justesse enfin.

Comme toujours, Betsch nous promène de mélodies enrobées à d’arrangements chaleureux. Pour autant, la pilule n’est pas moins difficile à faire passer. Car Betsch ne cesse de nous parler de cette vie qui se résume parfois à une danse sous avalanche à travers laquelle il s’agit de sauver sa peau, parfois même… la risquer.

Tout au long de cet (ultime ?) opus, BB prend un malin plaisir à conjuguer espoir et désespoir, à en mélanger les fils dans un subtil canevas aux sonorités classiques (belle présence de Salomé Perli aux violons), parfois rehaussé de discrètes touches d’électronique.

Bref, Betsch ne cherche pas à se réinventer, il nous offre plutôt un inventaire ambigu et poétique de tout ce qui le taraude. Libre à chacun d’y trouver son compte ou son mécompte.

L’album « Kit de survie en milieu hostile » paraîtra ce 29 mars 2024.

En attendant, il nous propose son premier single, « Les grands voyages », sous forme de clip, et il est disponible

On ne peut s’empêcher de vouloir franchir des frontières, de vouloir faire reculer les paysages. Mais ce premier single parle avant tout de voyages imaginaires, parfois sous le régime de la claustration. ‘De grands voyages, dont je serais l’otage’ ironise Bertrand Betsch.

Ces pérégrinations passent sous l'objectif de Guillaume Carayol, fidèle compagnon de route de Betsch (et déjà derrière la caméra pour « Le Bonheur », « Le Vide en soi », « J'aimerais que tu me dises » ...) pour un clip au pessimisme enjoué.

mardi, 27 février 2024 15:45

La disparition de Gelatine Turner…

Gelatine Turner, c'est un projet chanson porté par deux frères, Pierre au son et Romain au chant. Ensemble ils composent une chanson hybride entre pop et alternative.

« Disparaître », c'est une marche hypnotique, un souffle qui s'emballe, une perte de repère en quête de paix.

C'est un morceau sous tension exprimant l'envie profonde qui nous traverse tou·te·s un jour, celle de se fondre dans le décor, de n'être plus visible, plus présent, rien qu'un instant.

Ce nouveau morceau s'inscrit dans la nouvelle direction plus acoustique que le groupe donne à sa musique.

Les deux frères ont travaillé dans ce sens avec Rai Castells à la guitare et Adrien Elbe au cor anglais.

Le titre a été mixé à par Ingo Krauss de Candy Bomber studio.

Disparaître est en écoute

 

 

mardi, 27 février 2024 15:44

RIVE sous tension…

Entre la nuit et le jour, RIVE propose "Tension", un 4ème extrait de son album "Collision", sous forme de clip.

La photographe et réalisatrice Laetitia Bica (prix du ‘Changemaker de l’année 2023’ au Belgian fashion awards) emmène le duo dans la nuit des foules sentimentales.

Entourée de danseur·euses qui lui renvoient l’image de ses tourments, Juliette s’éloigne d’un amour devenu trop solitaire, pour se retrouver. Mais comment ? Dans quelle direction ?

Féminisme, inclusion, altérité pavent le chemin de la nuit vers la lumière, de la froide indifférence vers la tendresse, la réconciliation avec soi, l’amour inconditionnel et la complétude. La lumière et la clarté.

À l’image de Juliette qui retrouve l’étreinte maternelle dans le plan final.

La vidéo de "Tension" est disponible

 

 

mardi, 27 février 2024 15:43

Ce n’est pas la fin pour Caesaria…

Thomas, Louis et Théo ont tissé leurs liens dès l'enfance, autant sur la pelouse du club de foot qu’autour du son. C’est la scène qui devient leur terrain de jeu favori, et ça se voit : leurs ‘live’ électrisent les corps et marquent les cerveaux au fer rouge.

Après avoir gravé un premier elpee, « All We Have Is Now », en 2022, produit par Mark Needham (The Killers, Imagine Dragons) et Pelle Gunnerfeldt (The Hives, Viagra Boys), Caesaria est de retour.

Si Caesaria nous rappelle nos meilleurs concerts de rock, il nous donne aussi envie de pousser la porte d’un club. Une proposition underground et léchée, à la frontière des genres, proférée dans une vision qui tient en deux mots : club-rock.

Hommage au clip « This Charming Man » des Smiths, « It's not the end » reprend les codes baroques et romantiques de la fin des années 80.  Sur un parterre de fleurs, le groupe y interprète son titre duquel se dégage une atmosphère envoûtante.

Les membres de la formation, vêtus de leurs costumes de scène évoluent avec grâce dans ce décor onirique. Les plans s'enchaînent, alternant entre séquences de danse et moments d’intimité.

« It's not the end » est bien plus qu'un simple clip, c'est un voyage dans le temps, un hommage vibrant à une époque révolue, mais qui continue à inspirer toute une scène…

Curieux ? Alors, cliquez ici

 

 

jeudi, 15 février 2024 17:10

Des papys qui font de la résistance…

Inauguré en 1878, le Cirque Royal était alors l'unique cirque permanent de Bruxelles, se distinguant même par ses shows équestres. Ce n’est que depuis les années 50 qu’il est devenu une salle consacrée aux concerts et au ballets. Aujourd’hui, il également devenu un temple du stand-up et de l'humour. Il est donc naturellement considéré comme un lieu emblématique de la culture, au sein de la capitale de l’Europe…

Ce jeudi 15 février 2024, il accueillait Orchestral Manœuvres In The Dark, dont c’était le premier concert au sein de cet hémicycle, pour la première fois de sa longue carrière.

La pop et le rock, en général, ont connu un nouvel essor, dès le début des 80’s, et notamment sous une forme plus électronique. Les synthés et les boîtes à rythmes se sont donc intégrés à la solution sonore, quand ils ne se sont pas substitués à l’instrumentation organique. Un choix qu’a donc fait, le duo anglais OMD.

Originaire de Glasgow, Walt Disco, assure le supporting act.

Les membres s’étaient rencontrés en 2016 à l’université. A son actif, plusieurs Eps, dont le premier, « Young Hard And Handsome », est inspiré d’une cassette porno gay, pour son titre, et un elpee, « Unlearning », paru en 2022. L’envie est d’explorer les questions de genres et d’identités est immédiate. Ils se revendiquent donc ‘queer’ ; c’est-à-dire qu’ils ne se reconnaissent pas dans la sexualité hétérosexuelle ou ne pensent pas appartenir à un genre défini…

Et ce n’est pas sans conséquence sur le look, puisque les musicos sont vêtus élégamment de fringues féminines et chaussés de souliers à talons. Et ils assument complètement ce travestissement.

De quoi perturber le public qui semble plutôt vieille école. Question de génération !

Jack Martin, Finlay McCarthy, Lewis Carmichael, Charlie Lock et Dave Morgan accompagnent le chanteur et leader James Potter. Probablement davantage androgyne que ses comparses, Mister Potter, possède une grande maîtrise de la scène. Ado, il avait suivi des cours de chant auprès d’un prof, fan d'opéra. Ce qui explique aussi pourquoi il possède un spectre vocal capable de grandes envolées lyriques comme Freddie Mercury sur « Bohemian Rhapsody ».

Pourtant, en parvenant à mêler judicieusement post-punk et rock expérimental eighties, la musique de ce band suscite l’adhésion de l’auditoire ; et de titre en titre, elle déclenche même son enthousiasme.

Dès les premières lignes mélodiques, on ressent, chez Walt Disco, une détermination totalement libre et assumée, melting pot futuriste, audacieux, aéré et très libertin dans l’âme. Un laboratoire d’essais de sons et de genres qui fait vraiment beaucoup de bien dans un monde où les stéréotypes radiophoniques sont nombreux.

Les compos sont joyeuses, pétillantes et délurées, portées par le temps, à l’image de « How Cool Are You ? ». 

Bien que dessinant ci et là des contours plus contemporains, la formation écossaise se sert de lignes de synthés, parfois un tantinet ‘new age’, et explore, à travers ses chansons, le genre humain, à l’image d’un journal intime.

Les guitares sont cinglantes, alimentées par une série de pédales à effets. Quant à la batterie, elle est percutante. Celui (celle) qui se cache derrière les fûts exécute des gestes amples pour accentuer encore un peu plus librement ses allures fantasques.

Naturellement, le set se termine par un « Weightless », signe de l’acceptation de qui l’on est, avec toute la difficulté inhérente à ce processus.

Entre dramaturgie et glamour, Walt Disco en concert, c’est un show théâtralisé. Et neuf chansons ont suffi à convaincre un public quelque peu réfractaire au début, mais qui très rapidement, a balayé ses a priori. Et c’est tant mieux !

Une quinzaine de minutes plus tard, les lumières s’éclipsent progressivement, alors qu’on entend les premières notes de « Evolution of Species ». Un morceau au son très contemporain, parcouru par une voix féminine en off, qui constitue à lui seul la parfaite synthèse de la carrière du groupe. De l’électronique, de l’intelligence dans la composition, de la simplicité et cette dose d’on ne sait quoi qui fait la différence !

La fan base est constituée de quinquas, arborant fièrement cheveux gris, ventre bedonnant et peaux craquelées par les années.

Faut dire que le groupe fondé par Andy McCluskey (chant, basse, guitare) et Paul Humphreys (chant, claviers) a enregistré son premier single, « Electricity », en 1979, et son premier album, début 1980. Un éponyme.

Et de leur propre aveu, la tournée –sa 14ème, baptisée ‘Bauhaus Staircase’ sera la dernière de leur carrière. Ce qui explique l’engouement manifesté par les centaines de personnes présentes ce soir.

Les deux amis semblent impressionnés par l’accueil très chaleureux que leur livre le public noir/jaune/rouge.

Le décor est minimaliste. Un écran géant est dressé en toile de fond. Paul Humphreys est planté à droite devant son synthé. Un autre préposé au clavier est posté à gauche du podium. Le drummer s’installe légèrement en retrait. Son kit recèle des tas de fûts en tout genre. Vêtus de noir, ils ont tous la soixantaine bien sonnée. Ils sont perchés sur des estrades ; ce qui permet de les distinguer très distinctement.

Particulièrement en forme, Andy McCluskey entame son tour de chant par « Anthropocene », issu du dernier opus, alors que les lettres OMD apparaissent sur le mur LED.

La communion s’opère rapidement entre les musiciens et la foule. Andy devient complètement hystérique dès le début du concert. Sans doute peu doué pour la danse, son corps est tout à coup pris de saccades violentes. Ses bras ne cessent de faire des roulis, tout en faisant les cent pas. Attitude qui va perdurer l’intégralité du set. Son visage dégouline de sueur.

Parfaitement à l’aise tant à la guitare qu’à la basse, il est aussi proche de son public. Il vient très souvent taper ses paluches dans celles de ceux qui ont la chance d’assister au show près des crash barrières, ces éléments qui permettent de délimiter les zones, restreindre l'accès, retenir la foule et faciliter les déplacements du service d'ordre.

Très vite, OMD nous réserve des compos incontournables comme « Messages » ou « Tesla Girl ». De quoi rappeler de bons vieux souvenirs de jeunesse. Une période que les jeunes de moins de 20 ans ne peuvent pas connaître, comme dirait l’autre.

À 64 ans, la voix d’Andy McCluskey est quasiment intacte, un exploit par rapport à d’autres artistes. C’est vraiment impressionnant.

Fervent défenseur de la démocratie, le tandem dénonce la corruption passive menée par Poutine, Trump et Boris Johnson, mais aussi le rôle trouble de l’argent saoudien à travers « Kleptocracy », une chanson politiquement engagée, écrite il y a seulement trois ans.

Pour « (Forever) Live and Die » Andy se consacre au clavier, tandis que Paul, se charge des vocaux. Contrairement à son comparse, sa voix souffre, épisodiquement, de quelques petites faiblesses.

Le temps que Paul replace ses lunettes (il se dit vieux), « Bauhaus Staircase » permet à McCluskey de rendre un vibrant hommage à Kraftwerk, véritable légende de la musique électronique, groupe expérimental et novateur dont les sonorités ‘vintage’ ont influencé ont influencé bon nombre de groupes new wave des eighties…

« Maid Of Orleans » constitue le point d’orgue. La jouissance onirique est alors à son comble. Le public est au bord du malaise, l’ambiance à son paroxysme…

Andy invite l’auditoire à frapaper dans les mains, afin d’accompagner cette fameuse rythmique syncopée dont le groupe a le secret.

Le duo aime la Belgique. Pour le lui rappeler, il se livre dans un « Locomotion » qui n’a pas pris une ride. Les puristes se souviendront d’ailleurs que le clip a été tourné sur le célèbre ‘Mercator’, en 1984.

Caractérisé par ses beats froids et synthétiques, « Enola Gay » signe le clap de fin d’un concert qui restera ancré dans les mémoires.

Une chanson aux relents particuliers puisqu’elle narre l’histoire de l’avion qui a largué la bombe atomique sur Hiroshima. Une tragédie dans l’histoire de l’humanité, mais qui prend ici un sens ici tout particulier, la musique ayant le pouvoir de la transformer et de l’embellir…

Alors que la chanson prend fin, cette rythmique entêtante continue de résonner encore et encore dans les énormes haut-parleurs dressés de part et d’autre de la scène. Et pourtant, les musicos ont quitté l’estrade…

Sous l’effet de l’émotion, ils viennent saluer chaleureusement un public décidément très réceptif à cette musique d’une époque révolue, il faut bien l’avouer.

Puis, tandis alors que les lumières s’éteignent et que les techniciens viennent couper les machines, calmement, les spectateurs se dirigent vers la sortie.

Mais cette mise en scène est de courte durée puisque la troupe revient sur les planches et enchaîne successivement « Look at You Now », « Pandora’s Box » et le classique « Electricity », un morceau qui aborde le problème du gaspillage des sources d'énergie de la société, une composition d’ailleurs inspirée du « Radioactivity » de Kraftwerk. Et si Paul et Andy étaient aussi devenus de véritables visionnaires, conscients de l’empreinte écologique laissée par l’être humain, sur cette terre ?

La musique d’Orchestral Manœuvres In The Dark s’étend bien au-delà du champ d’algorithmes purement mathématiques, sinon elle n’aurait pas survécu au temps et aux modes.

L’œuvre de OMD est humaine et sensible et c’est sans doute pour cette raison que le duo est parvenu à résister au temps et aux modes…

Ne leur faites pas l’injure de les traiter de vieux ringards. Non ! Durant plus d’une heure trente, ils ont accompli un travail éblouissant, extraordinaire, bien loin des archétypes du genre.

Bref, Andy et Paul sont peut-être des papys, mais des papys qui font de la résistance.

Comme quoi, on peut prendre de l’âge, mais encore avoir de l’énergie à revendre…

Setlist Walt Disco

Sed - Gnomes - Cut Youri Hair - Come Undo ne - How Cool Are You ? - Pearl - Black Chocolaté - Macilent - Eighties

Setlist OMD

Anthropocène - Messages - Tesla Girls - Kleptocracy - History of Modern (Part I) - If You Leave - (Forever) Live and Die - Bauhaus Staircase - Souvenir - Joan of Arc - Joan of Arc (Maid of Orleans) - The Rock Drill - Veruschka - Healing - Don’t Go - So in Love - Dreaming - Locomotion - Sailing on the Seven Seas - Enola Gay - Look at You Now - Pandora’s Box - Electricity.

(Organisation : Live Nation)

jeudi, 28 décembre 2023 16:25

Le Chemin – 20 ans

C’est pendant leur scolarité dans un collège des Yvelines, en Ile-de-France, que les quatre membres du groupe Kyo, Nicolas Chassagne, Benoît Poher et les frères Fabien et Florian Dubos se rencontrent et s’unissent pour former le groupe Kyo, idiôme en référence aux mangas japonais et jeux vidéo.

Le quatuor sortira un premier album au succès mitigé « Pour toi », en 1999. C’est grâce son second, paru en 2003 et intitulé « Le Chemin » et son titre éponyme, partagé en duo avec la chanteuse néerlandaise Sita, qu’il finira par s’imposer.

Afin de fêter dignement ses 20 années d’existence musicale, le combo a décidé de rééditer ce disque en version bonus.

On y redécouvre forcément une pléiade de titres qui ont fait le bonheur des jeunes adultes que nous étions, à l’instar de « Tout envoyer en l’air » ou « Je saigne encore ».

Sur certaines plages, des changements d’harmonie ont été opérés, ce qui apporte davantage de profondeur aux émotions. En outre, Jocelyn Moze, désormais préposé aux fûts, apporte une nouvelle dimension aux compos.

Enfin, le chanteur, qui bénéficie de quelques featurings, dont Cœur de Pirate pour « Dernière Danse » –la nouvelle version de ce single a été retravaillée par Marsō (Pierre de Maere, Slimane, Videoclub, …), Stéphane pour « Le chemin » et Nuit Incolore sur « Je cours », une chanson qui aborde la thématique du harcèlement scolaire. Des collaborations qui apportent une lecture intéressante aux chansons.

Si dans l’ensemble, cette réédition s’avère d’honnête facture, elle manque de peps : les guitares sont un peu mollassonnes, la ligne de basse est un peu trop confidentielle et le drumming insuffisamment mis en exergue…

jeudi, 07 décembre 2023 16:50

La Bizarrerie de Nature Morte…

L’adage veut que le troisième album d’un groupe soit celui de la maturité. Pour Nature Morte, c’est plutôt celui de la singularité.

Comme dans tout album de Nature Morte, l’alchimie entre rythmiques, harmonies et mélodies demeure intacte. Mais pour ce troisième long-format, le trio s’offre une liberté créative criante.

De ses influences 80’s disséminées discrètement à cette reprise de l’intemporel classique de Deftones “Fireal”, Oddity dessine un univers à part dans la discographie de Nature Morte. La formation francilienne ne se réinvente pas, elle mue. Une fois de plus, elle n’a que faire des étiquettes stylistiques habituelles. Elle suit ses propres règles quitte à s’auto-cataloguer, presque ironiquement, comme de l’indie-metal.

 L’album complet est en écoute ici

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