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Marcel est un fantôme de carnaval qui aime faire beaucoup de bruit en frottant sa joue sur les humains avec tendresse. Comme un chat boiteux avec des cymbales attachées à sa queue. Insupportable mais étrangement sympathique. Sa musique doit autant à Jonathan…

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Stéphane Reignier

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LYLAC vous propose un moment de délicatesse avec son morceau "As One", issu de son dernier album "Living by The Rules We're Making". Une version acoustique (disponible en cliquant ici) enregistrée au coeur d'un lieu historique de Bruxelles: l'Hôtel Métropole.

Une bonne nouvelle ne venant pas seule, LYLAC se produira dans le cadre des Francofolies de Spa le samedi 23 juillet à 20h!

Les prochaines dates de concert:

23/04/2016: HEH on stagE Festival - Tournai
22/05/2016: Festival solidar xl - Place Fernand Cocq, Bruxelles
26/05/2016: Cellule 133 - Bruxelles
23/07/2016: Francofolies de Spa
15/12/2016: Centre Culturel de Chênée (Province de Liège)
20/01/2017: Centre Culturel de Verviers (Province de Liège)
17/02/2017: La Grange - Soignies

lundi, 28 mars 2016 15:37

Sortie du premier EP du groupe MAKJA

" En ces terres arrières, royaume des ronces tenaces où les arômes errent, la plume et la voix de MAKJA se jouent des lois de la gravité.

Pas d’artifice, juste une présence, une parole singulière portée dans la tradition des plus grands interprètes français.

Dès la première écoute, tout s’impose comme une invitation incontournable, comme un appel à l’émotion.

MAKJA a tout du buisson ardent : la densité et la révélation.

Dans un kaléidoscope de tableaux sauvages de paysages musicaux aux influences variées, MAKJA nous laisse entrevoir sa soif de multiplicité.

Il est de ces rencontres qui nous marquent. Ses mots touchent et laissent place à l’effet papillon ; d’oreilles à bouches, de rues à places, de caves à pavillons. "

Plus d'info sur le site officiel .

lundi, 28 mars 2016 14:22

Jil est un homme chanceux !

Le nouvel album de Jil is lucky, « Manon », sortira le 8 avril prochain chez Roy Music. Il sera accompagné d'un court-métrage musical en 360° qui permettra d'obtenir un travail plus abouti qu'un clip.

Cette sorte de Melody Nelson des temps modernes, narre une romance entre Jil et une jeune Djette branchée ayant pour toile de fond les nuits parisiennes.

Organisée le 8 avril, la release party sera retransmise en direct et en 360° et bénéficiera d'un reportage lors du JT de TF1.

Cliquez ici pour pour vous donner une idée de l’esthétique du projet.

 

La belgitude s’est une nouvelle fois imposée dans l’univers musical pour le plaisir de nos oreilles !

A l’instar des mousquetaires, ils sont quatre ! Calogero Marotta (le multi-instrumentiste), Christophe Enclin (voix), Patrick Schouters (batterie) et Marc Van Den Broeck (NDR : qui vient prêter main forte en ‘live’).

Costumes d’époque et épées au placard, les ‘Mauvais’ se sont ici simplement armés d’une feuille et d’un stylo pour planter un premier essai complètement absurde et décalé ! Une bien bonne surprise !

D’abord, parce que très coloré dans sa sonorité ! Proche de la ‘variétoche’ même ! Pas de ligne de conduite, certes ! Le disque part dans tous les sens et on s’y accommode rapidement ! On passe de la pop, au rock, sans oublier les rythmiques afros (« Boîte Noire ») ou encore un slow, sorte d’ersatz de la Boum où le singer s’entête à lanciner un non profond et caverneux tout au long de la chanson (« Non »).

On épinglera aussi la reprise hilarante, et en français, du standard « Word » de FR David qui vaut à elle seule son pesant de cacahuètes.

Ensuite, parce que les textes empruntent le même paradoxe ! Malgré un titre aussi déjanté que « Pour toi je peux devenir Gérard Depardieu », on est loin d’un album festif écervelé et ‘en dessous de la ceinture’ façon Patrick Sébastien. Ici, l’écriture, sans être réalisée dans un écrin de soie, est pensée intelligemment, avec tantôt de la drôlerie et tantôt de la franchise et de la sensibilité. Juste là où il faut sans exagération !

En filigrane, on peut y lire le récit d’une peine d’amour, ses paraboles et conséquences.

Le visuel du contenant est dans la même veine ! La pochette aborde joyeusement un Gégé (forcément) franco-belgo-russe flanqué d’une coquette robe de jadis dessinée façon peintres italiens de la Renaissance !

Reflet d’une récréation, d’une blague potache ou d’un cri du cœur, en gravant un tel LP, le groupe n’a pas voulu s'enfermer dans un carcan déjà entendu ici et là et a osé prendre du recul et des risques, notamment celui de ne s’adresser qu'à un public potentiellement élitiste !

Pourtant, ce long format mérite amplement qu’on s’y attarde. La pire des erreurs serait de tomber dans l’indifférence la plus complète !

Alors, Mauvais, groupe sérieux qui ne se prend pas trop la tête ?

 

dimanche, 27 mars 2016 19:15

Catherine WATINE dévoile "Atalaye"

L’album "ATALAYE" sera dans les bacs le 1er avril prochain.

Catherine Watine (c'est son vrai nom) est sûrement l'une des plus belles découvertes de la musique française de ces dix dernières années. Son rock électro psyché mélodique, rythmé par des arrangements classiques donne un son intimiste minimaliste unique qui touche tous les amoureux de silence, de voyage intérieur et de rêverie réaliste où la solitude devient un précieux soutien dans l'ouverture et le contact à l'autre. Quelque part entre les grands espaces du groupe islandais Sigur Rós, les battements de coeur du Pink Floyd, la nostalgie Satie, le romantisme de Rachmaninov et la délicatesse sombre de Barbara...

En concert :

Le vendredi 8 avril, à l’Atelier des Artistes, 4 rue Rampon, 75011 Paris à partir de 20h.
Le mercredi 13 avril, au Walrus, 34 ter rue de Dunkerque 75010 Paris, à 19h3.

Cliquez ici pour découvrir le premier extrait de cet album, "La raison qui me pousse".

lundi, 21 mars 2016 16:33

A bouche que veux-tu (Edition Deluxe)

Retour de la femme à deux têtes.

Apparaissant comme une figure d’opposition manifeste, le duo Brigitte, nous gratifie d’une édition spéciale de son second opus « A bouche, que veux-tu ».

Sorti sur sa propre boîte de production labellisée, ce long playing baigne dans un océan de funk, de reggae et disco.

Décrochant pour cet opus un disque de Platine, Aurélie Saada et Sylvie Hoarau ont vite surfé sur la vague du succès et ont, de ce fait, écumé les festivals d’été, oscillant ici et là entre sensualité assumée, féminisme déplacé et réflexions pas toujours fair-play sur l'air du temps.

Elles commercialisent aujourd’hui un joli coffret rose pailleté estampillé « Edition collector » recelant une manne de bonnes surprises. Dont deux disques !

Le premier propose une lecture conventionnelle de l’album. Mais pas que ! La chanson éponyme se multiplie pour y subir un lifting taillé clubbing ! Un peu facile et sans grand intérêt patrimonial !

La vraie bonne surprise, par contre, provient du second support. Encouragées à offrir une palette plus intimiste de leur répertoire, ces artistes, en devenir, livrent un sept titres sous l’orchestration d’un homme, Paul Rouger, menant de main de maître douze cordes, trois cuivres et une flûte !

L’exercice est tout bonnement surprenant ! L’angle d’écoute devient tout à coup nettement plus évident ! Plus fluide aussi ! La beauté musicale et le grain de voix éraillé, presque enfantin pour le coup, des gonzesses, se marient naturellement au gré des ondulations sonores. Comme une évidence ! Tout simplement magnifique ! 

Baignant dans un environnement plutôt ouaté, les mots se posent sur les notes, comme les mains d’un homme sur le corps de sa partenaire ! Délicatement, sensuellement, avec beaucoup de douceur et de volupté ! Un régal pour les oreilles !

Subitement, les compositions originelles deviennent une erreur presque involontaire que l’on s’obligerait, sans regret, à oublier !

La seconde surprise, plus anecdotique, celle-là, touche le packaging. Quinze clichés pris façon polaroïd. Comme si ces demoiselles, qui ne viennent pas de Rochefort, avaient besoin de se rappeler l’instantané nostalgique d’une vie faite de jolis souvenirs ! A voir …

Ce samedi 5 mars, l’hémicycle du Botanique accueille Antoine Hénaut. Il est venu défendre les couleurs de son deuxième opus, « Poupée Vaudou », dont est issu le titre radiophonique « La vie s’écoule ». Auteur, compositeur, interprète et parfait autodidacte, l’homme à la chevelure hirsute est originaire d’un bled situé au sud-ouest de Mons, qui porte le doux nom d’Onnezies. Flanqué du guitariste Max Giordano, il s’essaie à ses débuts dans différents projets de chanson française. A ses dépens, puisque le succès n’est pas au rendez-vous ! Il est remarqué en 2010 par Marc Pinilla, du groupe Suarez, qui lui donne le coup de pouce nécessaire pour lancer sa carrière, qui prend alors un virage à 180 degrés. De cette rencontre, naîtra une amitié et une collaboration transversale qui est toujours d’actualité. Dès 2011, il assure les premières parties de Michel Delpech, Les Ogres de Barback, Axelle Red ou encore Brigitte…

Faon Faon se charge du supporting act.

Vers 20 heures, le duo réunissant Fanny Van Hammée et Olympia Boule prend place devant une fosse tristement mi-remplie (NDR : ou mi-vide, selon).

Le truc de ces deux jeunes femmes, âgées d’une vingtaine d’années seulement, c’est un savant mélange d’électro tribale et de folk.

Les gonzesses, vêtues de blanc pour l’occasion, sont accompagnées d’un troisième larron. Grosses chaussures, chaussettes retroussées et pantalon trop court, ce dernier semble sortir tout droit d’un album de Tintin !

Minimaliste, le set est particulièrement intimiste, flirtant de temps à autre avec celui d’une certaine Emilie Simon.

L’ambiance feutrée et l’acoustique particulière de la salle se prêtent admirablement bien à l’expression sonore du moment.

Dès les premières envolées musicales, les biches se sont vite évadées de leur torpeur naturelle pour emmener le public vers des cieux tendrement naïfs, sauvages et empreints d’onirisme.

D’une durée d’environ 40 minutes, le show s’est clôturé par un hymne à… l’humour ! Devant un public conquis !

Lorsque Antoine Hénaut et sa clique montent sur l’estrade, vers 21 heures, le parterre, nettement moins clairsemé, grouille de fans impatients !

Lunettes noires sur le nez et veste grise sobre, Antoine Hénault affiche une attitude qui laisse transparaître une certaine timidité, vite dissipée après avoir largué quelques plaisanteries façon ‘Tatayet’, provoquant ci et là quelques éclats de rire.

Lorsque par exemple, en prenant une bière, il se retourne et lance au claviériste un ‘Allez, synthé hein !’

A titre anecdotique aussi, il aime rappeler que, petit, il était un passionné de cirque. Il fréquentera d’ailleurs assidûment l’école créée, il y a près de trente ans maintenant, par son défunt père.

Manifestement, les acquis sont restés intacts puisque l’artiste, soutenu par deux circassiens,  s’est livré à un magnifique numéro de jonglerie.

On comprend rapidement que derrière cette fausse exubérance se cache un fils meurtri par la perte d’un être cher à son cœur et rendre cet ultime hommage était primordial à ses yeux !

S’il manie fort bien les quilles, la voltige des mots n’est pas en reste ! Au contraire ! En utilisant des doubles sens intelligemment écrits et pensés, l’écriture du jeune artiste est plus incisive que sur le précédent opus. La maturité a fait son bonhomme de chemin !

Ce qui frappe, c’est la facilité et la subtilité déconcertantes avec lesquelles il parvient à décrire un quotidien fait d’espoirs et de tracas. Le tout en maniant énormément le second degré. Citons pêle-mêle « Comme un grand », « La vie s’écoule », « Sportif » ou encore « De la musique ».

Au fil des chansons, il évoque ses peurs, ses faiblesses, ce qui l’amuse ou l’ennuie. Il n’est sûr de rien, mais reste assidûment curieux de tout ce qui l’entoure ! Ce paradoxe le rend d’autant plus attachant et fragile. Une sorte d’homme enfant en quelque sorte !

Mais quoiqu’il en soit, ce soir, on épinglera la caisse de résonance de son concert, accordé à la Rotonde !

(Organisation : Botanique)

lundi, 14 mars 2016 11:21

C’est la crise

En choisissant un patronyme aussi déjanté, La Moutarde Me Monte Au Nez nous a rapidement fait comprendre que l’acidulé était son créneau.

Fondé au début du millénaire, cette formation compte plus de 250 concerts à son actif (NDR : essentiellement à travers l’Hexagone), et « C’est la crise » constitue déjà son quatrième album !

Question piquant, on peut difficilement faire mieux ! On est à mille lieues des discours pompeux de l’Académie française façon Jean d’Ormesson. 

Ici, l’humour est en effet ravageur et plutôt graveleux. A ne pas mettre entre toutes les chastes oreilles !

Il suffit de s’en convaincre en écoutant « Classé X », au cours duquel le chanteur s’évertue à clamer ‘J’arrache ta culotte. Et déjà, tu te frottes. Je te bouffe la chatte à n’en plus finir’. Très subtil !

Composé d’une face ‘licenciement’ et d’une face ‘divorce’, le disque veut reproduire les sensations de l’écoute d’un bon vieux vinyle ; support que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître…

Les textes sont subversifs et faussement intellos. Les thématiques sont certes pimentées, mais apolitiques. Elles dépeignent le quotidien sociétal : la crise, la malbouffe, les rencontres sur le net, etc. Jouer sans surjouer, tel est leur fer de lance !

Influencé par les yéyés, le sextet a souhaité néanmoins réaliser un album contenant une large palette de sonorités musicales. L’opus oscille entre electro (NDR : « Nouveau départ », une très belle plage d’ouverture caractérisée par son craquement nostalgique) et morceaux tantôt plus pop à coloration sixties, tantôt plus rock.

Et finalement, plutôt contemporain, l’LP s’avère de très bonne facture. Une très jolie surprise !

 

lundi, 14 mars 2016 11:20

Avalanche

C’était en 1996 ! Son génialissime « La nacelle » envahissait les ondes radiophoniques. Le temps passe vite, mais il n’altère en rien le talent de cet artiste !

Paru sur le label belge Crammed Discs, cette chanson lui avait permis de se hisser au sommet de la gloire entraînant par la même occasion une tournée de quarante-cinq dates à travers la France en première partie d’Obispo himself !

Les deux elpees suivants, « La nuit des balançoires » et « L’homme en noir » –tous deux enregistrés à neuf ans d’intervalle– avaient connu, eux aussi, une certain succès critique et d’estime !

Flanqué de ses fidèles compagnons qui l’ont accompagné durant sa tournée, soit Jérôme Mardaga (Jeronimo) aux guitares, Calogero Marotta à la basse, Jérôme Danthinne à la batterie et Vincent De Bast aux claviers, le gaillard a mis les bouchées doubles puisque la gestation du petit dernier n’a pris que deux petites années !

« Avalanche » n’est pas qu’un disque ! C’est une messe où les riffs de guitares foisonnent ! Ils résonnent comme une provocation ! L’addiction devient presque obligée et malsaine !

C’est aussi une expression littéraire à lui tout seul ! Hugo est un obsédé … textuel. Il a fait le choix des armes en français !

Un paradoxe même peut-être ! Il dépeint des textes sombres entre candeur et tendresse vocale et naïveté presque naturelle (« Hey mon ami »).

Enregistré en Belgique et en France, on y retrouve la même couleur mélodique qui a fait son succès d’autant. Un relent de pop sucrée, atmosphérique avec une résonance anglophone quasi échographique.

On épinglera l’hommage vibrant fait à Michel Delpech, disparu tout récemment dans « Michel D. » !

Un travail d’orfèvre !

 

lundi, 29 février 2016 18:17

In extremis

Au grand dam de ses fans, il n’est jamais pressé de garnir les bacs des disquaires. Il revendique même une certaine nonchalance dans ce domaine !

La sortie de ce nouvel opus n’échappe pas à cette règle quasi immuable, puisque sept années se sont écoulées depuis la publication du précédent elpee studio.

Cabrel n’est pas devenu oisif pour autant ! Cette période a, en effet, été propice à la diversification de ses projets : son adaptation de chansons de Dylan (« Des roses et des orties »), sa comédie musicale réalisée en compagnie des petits chanteurs d’Astaffort (« L’enfant porte »), mais aussi le deuxième volet de l’œuvre « Le soldat rose ».

L’artiste évolue cependant bien dans son propre registre et affiche une constance qui fait de cette œuvre –sans surprises, certes– un recueil de chansons aux mélodies soignées et subtiles.

Tout au long d’« In extremis », l’homme s’affirme une fois de plus ! Sa plume est précise et sans équivoque. Elle donne naissance à des textes –comme souvent dans sa discographie–intelligents, incisifs et qui font mouche !

Cependant, l’abondance et la variété de thématiques est très susceptibles d’égarer le mélomane dans les méandres artistiques de son auteur.

Sans être exhaustif, il y aborde les vicissitudes de la politique tout au long de ‘Dur comme fer’ et ‘Pas si bêtes’, pour se fendre ensuite de deux chansons d’amour, genre qu’il avait délaissé depuis vingt ans ; et tout particulièrement sur « A chaque amour que nous ferons » et « Partis pour rester ».

« Pendant ce temps » rend un vibrant hommage à Mandela. « Dans chaque cœur » ressasse ses (bons) souvenirs catholiques…

Et il n’oublie pas d’adresser un clin d’œil à ses deux filles, à travers le magnifique « Les tours gratuits ».

Bref, la patte ‘Cabrel’ est toujours bien présente. Quelques accords de gratte et une orchestration minimale. La formule n’a pas changé, mais l’émotion a été amplifiée…