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Stéphane Reignier

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samedi, 16 juillet 2022 18:21

Le carrousel de Cléo

Cléo redéfinit le personnage de la diva des temps modernes : un savant mélange entre la puissance d’une femme qui s’assume et la douceur d’une hypersensible.

Hommes et femmes, elle ne laisse personne indifférent. Balancée de producteurs en signature en maisons de disques depuis plus de 10 ans, cette femme fatale a longtemps écumé les scènes, de Bruxelles à Paris, sans jamais que sa musique ne puisse voir le jour telle qu’elle l’eut toujours imaginé.

En 2018, elle se recrée alors un véritable laboratoire musical, créatif et apaisant, au sein-même de son appartement en région bruxelloise. C’est ce retour aux sources qui lui permet d’incarner aujourd’hui son propre personnage : une femme forte et douce, une Castafiore contemporaine que l’on entend mais que l’on voit également, assumant sans détour son histoire et sa personnalité.

Aujourd'hui, Cléo dévoile la puissante session live de « Carrousel », son nouveau single ici 

A propos de ce single, elle s'exprime comme suit : ‘Il y a des jours où je suis une véritable éponge, tout me traverse, me submerge. Le monde me fait mal, les inégalités me rendent folle, l’indifférence et la bêtise des gens me rendent triste. J'ai une colère en moi que j’arrive à peine à contrôler.

 Parfois, j’aimerais être insensible, ce serait probablement plus facile à vivre. « Carrousel » est né comme ça. Une de ces chansons qui s’écrit et se compose en une heure, ça fuse, ça doit sortir, comme un état de transe. Alors j’écris des chansons pour canaliser tout ça. Et c’est toute la magie de mon art : transformer ces émotions. Parce qu’on répète les mêmes gestes, on fait les mêmes boulots ennuyeux, on mange la même bouffe sans saveurs, on ne prend pas de risques, on a trop peur du changement et on se met à tourner en rond, on se pose plus de questions, on ferme les yeux, on joue avec nos propres vies, on les gaspille lentement. Divertis ou même abrutis, on ne se rend pas compte qu’on est monté sur ce putain de carrousel !’

"Carrousel" est le deuxième single issu du prochain Ep de Cléo dont la sortie est prévue pour septembre...

 

Van Den Bear, c'est l'histoire d'un gars qui se sent comme un ours et dont la question métaphysique première est : ‘Comment communiquer avec les non-ours ?’

Projet du musicien bruxellois Antoine Van den Berg qui compose et lance les trames de chacun des titres, le groupe Van Den Bear est de retour avec un 3ème Ep qui verra le jour cet automne.

Un single sous la forme d'un dialogue entre deux amoureux qui tentent de garder une connexion malgré leur relation à distance. Une trame de chanson née à la lecture d'un roman de Marguerite Dumas ‘Le Marin de Gibraltar’ et chanté avec H. (pour Hannah de Corte), artiste plasticienne, à la fois muse et spin doctor du chanteur depuis les débuts du projet qui a déjà connu deux Eps.

Envoyé aujourd'hui en éclaireur, le titre « A Conversation with a Twist » est à découvrir ici

 

 

dimanche, 10 juillet 2022 08:36

LaSemo 2022 : dimanche 10 juillet

Dernière journée d'un triptyque haut en couleur. Il est effectivement déjà temps de se dire au revoir.

Si la veille, les températures étaient plus que supportables, ce dimanche, les rayons de soleil ont décidé de cogner dur. Autant dire que les fontaines dispersées sur le site vont avoir une tâche bien ardue. C'est gratuit, alors autant en profiter !

C'est par Fleur que les festivités commencent. Le combo exécute sa prestation sur la scène de la Tour. Une jeune demoiselle est vêtue d'une robe verte à gros motifs ; des fringues probablement empruntées à son arrière-grand-mère.

Elle semble ingénue, baragouine quelques mots en français, mais c'est dans la langue de Shakespeare qu'elle s'exprime le mieux. De ses aveux, elle trouve que le français reste la plus belle langue de l'univers.

Une petite fille de 6 ou 7 ans semble carrément tombée sous le charme de la roussette et de ses trois comparses. En retour, elle recevra un vinyle dédicacé en plein concert sous les applaudissements du public.

L'univers du groupe nous replonge dans les années yéyé, un courant musical qui a sévi en France au début des années 1960. Et un morceau aussi décousu que décalé comme « Mon ami martien », en est un parfait exemple. Un peu gauche, la nymphette s'exerce en flash-back. Sa voix est fragile et posée. Ce petit accent accentue encore un peu plus le charme de cette artiste.

C'est sympa, mais le show s’avère un peu trop linéaire. Les spectateurs sont couchés dans l'herbe, brindille dans la bouche et chapeau de paille sur la tête, dans une ambiance qui rappelle, quelque part, Woodstock…

Ne retenons que le positif, cette brise musicale fraîche est la bienvenue, compte tenu de la température.

Friday Frida se produit à La Guinguette. Il s'agit de neuf gonzesses issues de la région de Liège. Elles reprennent de gros standards de la pop des années 2000 et des morceaux de folk américain.

Pas de musicos sur scène. Une des demoiselles se charge de donner le rythme à l’aide d’un gros tambour tandis que ses comparses se chargent de l'accompagner avec leur corps (elles utilisent leur torse, les doigts ou toute autre partie susceptible de produire du bruit). Bref, un résultat détonnant.

Si musicalement, ce set n'apporte rien de très particulier, la magie opère tout de même. Le public est conquis. Les filles sont satisfaites. Que demander de plus ?

La scène de la Tour accueille son plus fervent invité en la personne de Cédric Gervy. Il est présent au LaSemo depuis des années.

En ce dimanche, il a troqué sa casquette de prof de néerlandais pour revêtir celle de troubadour/chansonnier.

Hormis la présence de sa mascotte favorite (une espèce de peluche déglinguée), il est seul sur les planches.

Alors qu'il y a quelques années, il militait au sein d’un projet collectif : Cedric (et les) Gervy, impliquant Mr Chapeau, le gratteur RenRadio et le drummer Tyler Von Durden (remplacé en 2019 par The Robot), il se produit désormais en solo.

Lors d'une des dernières éditions, il avait invité le collectif à l'accompagner en ‘live’, ce qui avait débouché sur un set très performant.

Armé d'une gratte acoustique (qui elle aussi a déjà bien bourlingué), il revisite des sujets brûlants, dépeignant l'injustice de ce monde en format très second degré.

Lui, ce n’est pas du sang qui coule dans ses veines, mais un savant mélange de bonne humeur et de joie de vivre.

Autant dire que ses concerts sont synonymes de franche rigolade (« George est content », « « Que c'est chiant le reggae, etc.). C’est une thérapie contre la morosité ambiante à lui tout seul.

Bon, on ne peut pas dire que le gars possède un organe vocal très développé. Dès lors, considérez Gervy, n'en déplaise à l'artiste, comme un amuseur et non un chanteur.

Même si Cédric apporte un soin particulier lors de chacune de ses prestations, son set commence doucement à sentir la naphtaline. Ce sont toujours les mêmes carabistouilles, les mêmes jeux de mots, les mêmes sujets à dépeindre. On dirait un vieux sénile qui répète sans cesse les mêmes propos.

Un changement de line-up dans la programmation du festival serait de bon goût, car Gervy une fois, ça va, plusieurs années de suite, bonjour les dégâts.

Bon allez Cédric, ‘Bonne année quand même et à l’année prochaine !’ Enfin, si tu pouvais passer ton tour, quand même ...

Retour à la scène de la Tour pour y découvrir Ladaniva.

Pas question de bagnole, mais du groupe multiculturel fondé par la chanteuse arménienne Jacqueline Baghdasaryan et le multi-instrumentiste français Louis Thomas.

La rencontre tient d'un conte de fée. Baghdasaryan a 19 ans lorsqu'elle débarque en France avec sa mère. Arménienne qui a grandi en Biélorussie, elle est logée dans un foyer à Tourcoing.

Lors d'une jam organisée au bar ‘l’Intervalle’, dans le Vieux-Lille, un de ces endroits miteux où il encore possible de s'exprimer musicalement sans trop de souci, elle rencontre Louis Thomas, enfant de Quesnoy-sur-Deûle, trompettiste touche-à-tout et ouvert sur le monde et ses musiques.

Ladaniva naît ce soir-là. Un mini-concert sur Radio Nova est repéré par la suite par Michka Assayas (ce célèbre dénicheur de talents est également le maître d'œuvre d’une bible du rock, parue en 2000,) les propulsera vers l'autel du succès.

Leur popularité croît encore davantage lorsqu'en 2020, en plein Covid, Ladaniva publie deux vidéos qui vont générer plus d’un million de vues chacune sur YouTube.

La musique de Ladaniva est plurielle. Elle oscille du folk arménien à la musique traditionnelle des Balkans, en passant par le maloya, le jazz et le reggae.

Jacqueline est à l'image de la musique qu'elle produit : joyeuse et évasive, entre histoire, tradition et modernité.

Parfois un brin nostalgique, elle ne peut s'empêcher de revivre son vécu à travers l'une ou l'autre composition.

Direction la scène du Château pour le dernier concert de cette édition 2022.

Il s'agit de Ben Mazué. Promis à une carrière de médecin, Benjamin Mazuet à l'état-civil, opte pour la musique alors qu'il n'a que 25 ans.

Il est accompagné de deux musiciens multi-instrumentistes. Lui se réservera la sèche sur l'un ou l'autre titre.

Un écran blanc géant trône sur le podium qui permettra d'habiller en images le show qui s'annonce excellent.

D'emblée, amis des mots et de l’émotion, Ben Mazué aime se dévoiler à travers ses compostions. Ses joies, ses peines, ses émotions, ses états d'âme, ses paroles retentissent au gré de ses maux.

Auteur-compositeur-interprète, Benji couche ses sentiments sur le papier pour en construire des mélodies qui ont du sens. Pour lui et pour les autres. Ses récits sont tout simplement familiers, sincères et véritables.

L'amour est au centre des débats. Celui qu'on a perdu. Celui que l'on va retrouver aussi. Il parle ouvertement de la femme qui l'a quitté. Les chansons de son album « Paradis » ont été directement inspirées de cette période lorsque sur l'Ile à la Réunion, il se levait à 4 heures du matin faire son jogging, histoire d'évacuer toutes ces histoires obsédantes, tandis que son ex dormait paisiblement.

Mais à en croire ses propres propos, il vaut mieux une belle histoire qui se termine trop tôt, qu'une médiocre qui dure toute une vie (« Le cœur nous anime »).

Intellectuellement trituré (« Quand je marche »), Mazué reste un artiste qui rend à la chanson française ses véritables lettres de noblesse.

Agé de 41 ans, en pleine crise, l'homme se cherche et tente de se réinventer pour mieux se retrouver. Et si cette crise avait commencé plus tôt pour ne jamais prendre fin ?

Quoi qu'il en soit, Mazué s’épanouit dans ses chansons qui content la vraie vie. Fondamentalement curieux, la nature humaine le rend interrogateur. Mais les questions fusent, sans nécessairement trouver de réponse.

Durant toute sa prestation, il ne cessera de prendre le public à partie sur des sujets qui lui tiennent à cœur : la vie, la mort, les rencontres, les amis, etc.

Après plus de 10 ans de carrière, Ben Mazué est l’un des artisans de la chanson française. Un enfant aussi en quête de réponse.

Il est 22 heures 15 lorsque le show se termine. Une bien belle édition. Un site formidable. Des jeux. Des concerts. Une ambiance bon enfant. Un soleil radieux. De quoi attendre impatiemment l'édition 2023…

(Organisation LaSemo)

(Voir aussi notre section photos ici)

 

 

samedi, 09 juillet 2022 08:36

LaSemo 2022 : samedi 9 juillet

Depuis 2013, le Parc d'Enghien, domaine de 182 hectares situé sur les communes belges d'Enghien et de Silly, accueille le LaSemo.

Caractérisé par ses espaces verts exceptionnels, ses pièces d'eau, ses jardins et des bâtiments qui couvrent près de 400 ans d'histoire, le site est propice à la découverte ainsi qu’au lâcher-prise et convient donc parfaitement bien à ce type de festival.

Après avoir traversé plusieurs crises sanitaires successives, le LaSemo revient sous sa version originale. Suite à la pandémie, les organisateurs avaient dû se contenter de versions épurées baptisées ‘Ceci n'est pas le LaSemo’ en 2020 et ‘Ceci n'est pas encore le LaSemo’, l'année suivante.

Contrairement aux deux années précitées, les masques ont totalement disparu reléguant au passé (?!), les vicissitudes atroces causées par les incertitudes épidémiologiques. Situation paradoxale puisque à l'heure d'écrire ces lignes, les contaminations reprennent de plus belle ...

Quoi qu'il en soit, pour cette nouvelle édition, tout y est : le Château est magnifiquement mis en évidence et on y retrouve les jeux pour les têtes blondes, les spectacles pour les plus grands enfants ou encore un espace ‘Amusoir’ basé sur le modèle intergénérationnel. Et cerise sur le gâteau, le temps est de la partie.

Autant de détails faisant du LaSemo un événement unique en son genre. Mais pas que, puisque ce festival mise aussi sur le développement durable. Vous cherchez du neuf ? Rebroussez votre chemin, vous n'y trouverez rien ! Tout est recyclé ! De vieilles bécanes qui permettent de recharger son portable à la force des guibolles, les chaises de mamy dispersées ici et là, histoire de poser son popotin, des casquettes faites de boîte en carton, sans oublier les toilettes sèches, évidemment. Inutile de préciser que cette liste est loin d'être exhaustive.

La vraie seule grosse déception sera l’absence de Jean-Jean, l’habituel géant givré de service chargé d’introniser avec humour, décadence et légèreté les artistes. Ce n'est pas sa première défection. Déjà en 2018, il avait été remplacé au pied levé par une Schtroumpfette qui ne lui arrivait pas à sa cheville (au sens propre comme au figuré).

Le festival se déroule à nouveau sur trois jours. Votre serviteur n'a malheureusement pu se rendre à temps sur le site le vendredi, là même où se sont produits notamment Fugu Mango et Girls In Hawaii.

Les hostilités débutent donc ce samedi par Barcella sur l’estrade de la Tour.

Homme de scène, il a décroché plusieurs prix émérites : championnats de France de ‘Slam Poésie’, prix ‘Jacques Brel de Vesoul’, récompense auprès de l'académie ‘Charles Cros’ pour son spectacle ‘Charabia’, etc.

Très à l’aise sur les planches, il jouit d’une longue expérience, puisqu’il a notamment assuré le supporting act de Jacques Higelin, Francis Cabrel, Sanseverino, Cali, Tryo, Zebda ou encore Thomas Dutronc.

Mathieu Ladevèze, à l’état civil, est un amoureux de la langue de Voltaire. Il aime le mot, le détourne de son contexte, l’utilise comme matière première, le façonne, l’envie, l’élève, le fait grandir, trie le bon grain de l’ivraie, avant qu’il ne renaisse dans chacun de ses textes, sur une musique dont la poésie moderne colle parfaitement à la chanson française.

Une évidence ! Il propose un ‘live’ où n’ont droit de cité que l’humour et la joie de vivre. Le gaillard rend festif ses propos, les malmène, les triture, les enjolive parfois, mais sans tomber dans la mièvrerie. Les seuls maîtres mots : bonheur et onirisme !

Cataloguer cet artiste de bouffon serait lui faire honte. C’est plus que ça. Bien plus ! Toujours en recherche d’exigence et d’inédit, sa conception musicale est concise et précise, entourant des jeux de mots percutants et réfléchis, tout au long d’un flow soutenu par des textes rageurs et affûtés, qu’il dispense en manifestant une autodérision majeure et éphémère.

Moment fort du spectacle, lorsque dans un élan de courage, il adresse un message au public féminin venu en masse. Lors d’un discours éloquent, il rend hommage aux… ‘salopes’.

Mesdames, ne le prenez pas pour vous ! Il sous-entend derrière cet idiome, les maladies, les catastrophes, etc. Bref, toutes ces saloperies qui nous empoisonnent la vie et qu’il qualifie ainsi…

Le public, pris au jeu, scande de plus en plus fort, cette expression rendue vulgaire aux oreilles des plus jeunes, présents eux aussi. Que les parents ne s'offusquent pas, c'est pour la bonne cause !

Autre scène, autre genre. Les membres de What The Funk se pressent à la Guinguette.

C'est sans doute l'endroit le plus atypique. La scène est constituée de palettes de bois. De vieux vinyles ont été cloués sur le pourtour du site, histoire de feindre un espace cosy. Si l'objectif final n'est peut-être pas atteint à cent pour cent, l'idée est originale en tout cas.

Ce podium bénéficie d’un bel espace ombragé car il se situe au milieu d'un espace arboré. Les spectateurs se sont installés au centre de l'hémicycle et attendent patiemment, une chope à la main.

Énergiques et passionnés, les membres de What the Funk sont au nombre de neuf. Leur truc, ce sont les reprises qui s’étalent des années 60 à aujourd'hui.

S’inspirant du meilleur de la black music, WTFunk mêle rythmes groovy et vibrations brûlantes : un cocktail bien frappé qui balance du lourd !

S’appuyant sur un répertoire judicieux et intergénérationnel, le groupe a offert un spectacle complet en visitant les gros standards du genre, le tout dans une bonne humeur contagieuse. Fallait voir le public se déhancher au gré de la basse syncopée et des guitares triturées par les pédales wah wah.

Bien que les formations de reprises soient dans l'air du temps, on peut quand même regretter l'absence de compos originales pour un festival de cette trempe.

Quoi qu'il en soit, le combo n'avait qu'un seul objectif : réveiller la pulsion rythmique qui sommeillait au plus profond de chacun de nous. Pari plutôt réussi et définitivement funky.

Retour à la scène de la Tour pour faire connaissance avec un jeune gaillard qui répond au nom de Tim Dup. Il est venu présenter les couleurs d'un nouvel album « La course folle ».

A vrai dire, cet artiste constitue la première belle surprise de la journée.

Agé de seulement 26 ans, ce garçon a tout d'un grand.

Il embrasse un univers où se marient volupté et mélancolie, le tout aiguisé par des textes empruntés à la langue de Molière.

En se servant de mots puissants, modernes et intimes à la fois, Tim brasse des thématiques vives et ensoleillées sur un lit de sonorités variées et audacieuses.

Des chansons qui invitent à l'évasion, tantôt avec légèreté, tantôt avec cette pointe d'autodérision. Il y parle de ses soirées d'apéros, de copains ou encore de l'Italie. Bref, une fraîcheur qui sent bon la jeunesse insouciante.

Devenu aujourd'hui une figure marquante de la scène française, le gaillard est aussi bien à l'aise devant le piano que le micro ; et il impressionne par la maturité de ses compos.

Si vous appréciez l'univers d'un Dominique A, vous devriez assez naturellement succomber au charme de Tim Dup.

L'heure est à la prestation de Patrice maintenant. L'artiste avait marqué les esprits en 1999 en publiant un elpee intitulé « Lions ». Pas étonnant donc que les groupies se soient pressées en masse devant le podium du Château.

L'homme dispose d'une large palette musicale. On passe de la soul au reggae et du blues au folk mélancolique en un tour de main.

Objectivement intéressant, l'homme ne parvient cependant pas à attirer l’attention de votre serviteur qui préfère remplir une fonction physiologique en se rendant au stand food.

Ce sera le dernier concert ‘organique’ de la journée, le reste étant consacré à la musique électronique. Un genre aux antipodes de ce que votre serviteur se met dans les portugaises. Curieux de nature, il prend la peine de jeter œil et une oreille au set de Thylacine.

Si dernière ce nom barbare se cache le loup de Tasmanie, ici, il en est tout autre puisqu'il s'agit de William Rezé, un musicien et compositeur français de musique électronique.

Issu du conservatoire, il prête ses talents de saxophoniste dans divers groupes et devient véritablement actif dans le milieu électronique, en 2012.

Si l'artiste se dit proche artistiquement de Fakear, Superpoze, Massive Attack, Four Tet ou Moderat, il s'inspire surtout de ses voyages pour composer sa musique qu'il façonne comme de la pâte à modeler.

La nuit vient de tomber. Des néons d'un bleu profond viennent s'immiscer subrepticement, faisant de ce moment de grâce, une parenthèse inattendue.

Planté au milieu de tout ce bidouillage électronique, Rezé est soutenu, sur certains morceaux, par un préposé aux ivoires. Et ses interventions sont subtiles. D’un noir étincelant, le piano à queue est planté au milieu de l'estrade.

Le jeune Français et son comparse sont d'une précision impressionnante. Tout est millimétré et calibré. Pourtant, par moments, lorsque l'on y est attentif, il semble que cette rigueur s’estompe pour laisser place à l'improvisation ; ce qui leur permet à la fois de revisiter, mais aussi de se forger un style unique.

Cette approche artistique permet au moins à Thylacine de renouer avec son passé de musicien du conservatoire.

Un vrai régal pour les yeux et les tympans.

Il est temps maintenant de regagner ses pénates, la dernière journée du LaSemo s'annonçant, elle aussi, très riche en découvertes et en surprises.

(Organisation : LaSemo)

(Voir aussi notre section photos ici)

dimanche, 12 juin 2022 16:35

Que de mensonges !

Dame Area est un duo italo-catalan réunissant Silvia Konstance Constan et Víktor Lux Crux. Son nouvel LP, « Todo La Mentira Sobre Dame Area », sortira le 26 septembre en numérique et le 22 novembre en vinyle.

Dans la droite lignée de son Ep « Esto Me Pertenece », paru en avril dernier, Dame Area nous y propose de la synth wave dite tribale, indus, avec des touches d’EBM. Il y explore une nouvelle facette musicale, plus radicale encore que sur « Ondas Tribales », album paru en 2021.

Le single "La Nueva Era", premier extrait du nouvel elpee, est disponible ici

 

dimanche, 12 juin 2022 12:13

Les fantômes de Malvin Moskalez…

Bien que "Ghosts" soit le premier single de Malvin Moskalez, cet auteur-compositeur-interprète compte déjà quelques années d'expérience. Son histoire est remarquable : après des années d'adversité, la lumière revient dans sa vie, ce qu'il capture dans des chansons simples et poignantes, créant une histoire très personnelle, émotionnelle et pourtant universelle, où les chansons éclairent les deux côtés de la médaille.

"Ghosts", de Malvin Moskalez est une merveille. En utilisant le modèle éprouvé d'une voix forte et d'une guitare acoustique, il démontre que l'on peut pousser loin le concept de la simplicité.

"Ghosts" va droit au cœur, l'entoure d'un nœud et donne la force de combattre ce que la vie envoie. La chanson parle des démons dans la tête, ces petites voix qui font trembler le sol sous les pieds.

Ce single étonnant devrait plaire aux fans de Bon Iver, Jose Gonzalez, Ben Howard ou encore Damien Rice.

Le premier album de Malvin Moskalez sortira cet automne.

Le clip de "Ghosts" est à découvrir

 

dimanche, 12 juin 2022 12:13

Dites-le avec des fleurs…

Derrière cette plante herbacée, se cache Romain Benard. Le natif de Vendôme expatrié depuis quelques temps à Bruxelles, est surtout connu comme membre touche-à-tout’ de Ropoporose, Namdose, Braziliers et plus récemment Fondry.

En 2020, il profitait de quelques moments de pause avec ces groupes, pour sortir "Primevère". Un premier album comme ballon d'essai d'un travail différent de composition et d’écriture, une envie d’assumer une approche différente du jeu et de la composition à l’aide d’instruments parfois mal connus, souvent mal appris.

Les mois se sont écoulés, et ce temps de pause, à soi, l’est devenu par obligation épidémique. Sur cette période ont germé douze chansons qui composent le nouvel album, sobrement intitulé "II". Ce deuxième elpee sortira cet automne.

Si le précédent, très pop, était encore par beaucoup lié à l'univers musical de Ropoporose, "II" s'éloigne de ce terrain familier et familial, s'orientant vers la chanson pop, celle de Dominique A, de Bertrand Belin ou de Francoiz Breut ; trouvant dans l'écriture en français un espace de création nouveau, sensitif et poétique tout en gardant les pieds dans un terreau musical indie et anglo saxon. 

Au jeu des influences, et dans un désordre joyeux d'inspirations, se croisent ici et là les ombres musicales, comme autant de compagnons imaginaires et prodigues, de Tindersticks, Aldous Harding ou encore Timber Timbre.

Le clip de "Sémiophore I" est à découvrir ici

dimanche, 12 juin 2022 12:12

L’art d’apprivoiser sa solitude…

"Overall", c'est l'évocation de l'amour ‘à l'eau de rose’, le constat d'un rêveur qui utilise les émotions de l'enfance (tout en exagérations et en clichés) pour expliquer ces travers d'adulte...

Ici on joue au cow-boy et aux indiens, la tête dans les nuages mais le constat est amer face à la difficulté de ne pas être aimé comme on désirerait l'être. Cette quête d'amour universel est aussi un désir profond de retour vers les émotions simples de l'enfance, quand il était plus facile d'aimer et de se faire aimer. 

Dun point de vue musical, la chanson commence dans son plus simple appareil : la voix avec la guitare électrique cristalline pour seule compagnon de route. Progressivement cette ballade ternaire aux couplets impossible à danser éclate en une valse presque prog, avec des petits plaisirs harmoniques majeur/mineur qui créent une tension presque imperceptible...

Mais ici on marche sur un fil, et la voix éclate un ‘I just wanna feel love’ alors qu'elle ne croit plus en l'amour, c'est là toute l'ironie et la subtilité de cette chanson : faire simple quand on est compliqué.

"Off The Greed" dont le clip est à découvrir ici 

 est une chanson qui lui est venue assez naturellement, après une longue période où il a mis sa carrière de chanteur entre parenthèses… C’est l’histoire du retour à la vie ‘sociale’ d’un homme qui a apprivoisé sa solitude.… Il revient à la vie, changé, mais ne s’est pas résigné à accepter la cupidité du monde. D’où le jeu de mot ‘Off the grid’ (vivre sous les radars, débranché) qui devient ‘Off the greed’ (loin de la cupidité de notre monde).

Nico voulait que ce morceau exprime la solitude en étant le plus épuré possible : la guitare dans un vieil ampli et sa longue réverbération. La voix, qui fait grandir progressivement l’émotion, puis la rythmique basse/batterie, très frontale, qui ramène, pas à pas, notre homme à la vie. Et enfin les guitares, aériennes, jouées à la manière des synthétiseurs, le guident vers la lumière. L’idée était de faire une chanson qui avance doucement mais surement avec cette mélancolie qui devient presque solaire à la fin.

Nico Sarro a collaboré avec le compositeur Jean-Michel Zanetti (JMZ) pour l’écriture de cette chanson, et avec les musiciens Maxime Ravier à la basse, Nicolas Gamet à la batterie et Joris Perrin à la guitare pour les arrangements, notamment sur le pont, petit clin d’œil au rock des années 90, qui est grande une influence pour les quatre musicos…

mercredi, 01 juin 2022 12:20

Andræ est affamé

Auteur, compositeur et producteur, Andræ est un artiste belge qui jouit déjà d’une certaine notoriété au Royaume-Uni.

Paru début avril, son nouveau single, "I'm hungry", évoque la rupture amoureuse sous un angle original…

Le clip de ce single est disponible

 

 

jeudi, 02 juin 2022 12:19

Les regrets de Paprika Kinski…

Paprika Kinski publiera un second Ep en septembre prochain. Intitulé « Young, Broke & Fabulous », il baigne au sein d’un univers coloré, dansant et aux influences éclectiques de l’artiste. Elle y chante, avec une classe folle, ses refrains mélancoliques sur des mélodies indie pop acidulées.

Enigmatique, son patronyme, on le croirait tout droit sorti d’un film d’Andrzej Żuławski.

D’une voix lascive qui se mêle aux accords de synthé entêtants aux sonorités de basse indolentes, elle interprète son premier single en espagnol.

Le clip de « Lamento » est à voir et écouter ici

 

 

 

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