Tramhaus est une formation batave (Rotterdam) responsable d’un post punk hypnotique inspiré par des groupes tels que Viagra Boys et Pissed Jeans. Sur les planches, les mouvements de danse impeccables du chanteur Lukas Jansen combinés à des guitares…

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Bien que française, Jeanne Added chante aussi bien en anglais qu’en français. Cette auteure-compositrice-interprète sort un premier Ep en 2011, son premier album, « Be Sensational », en 2015, et un second elpee, « Radiate », qu’elle interprète dans la langue…

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Dernier concert - festival

Paradise Lost
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Stéphane Reignier

Stéphane Reignier

L’album épique « Where’s The One », issu de la collaboration exceptionnelle entre dix membres des légendaires groupes congolais Konono N°1 et Kasai Allstars, et neuf musiciens comptant parmi les plus créatifs dans le monde du rock expérimental —Deerhoof, Juana Molina, Wildbirds & Peacedrums et Matthew Mehlan de Skeletons est dans les bacs depuis fin avril (chez Crammed Discs).

Pendant dix années et sur quatre continents, en partant d’un va-et-vient de fichiers audio entre Kinshasa, Buenos Aires, New Mexico, New York, Stockholm et Brooklyn, les participants ont créé de nouveaux langages musicaux en s’attachant à combiner la musique traditionnelle électrifiée des artistes congolais et les styles avant-rock expérimentaux de leurs admirateurs basés en Europe et dans l’hémisphère occidental.

Les 21 chansons électrisantes de l’album comprennent des enregistrements de concert, mixés par Greg Saunier de Deerhoof, et des morceaux réalisés en studio, produits avant, pendant et après la tournée Congotronics vs. Rockers, qui a réuni ces groupes pour la première fois en 2011 —au total, dix chanteurs principaux, cinq guitaristes, trois joueurs de likembe, cinq percussionnistes, deux bassistes et trois batteurs— pour une série de seize concerts spectaculaires dans dix pays.

Les deux premiers singles extraits de « Where’s The One? » dévoilent en avant-première plusieurs facettes du disque : le triomphal et sauvage « Banza Banza », en concert, met en vedette le puissant chanteur principal de Kasai Allstars, Kabongo Tshisense, tandis que l’instrumental rêveur aux consonances folk « Beyond The 7th Bend », écrit et interprété en studio par Tshisense & Mopero Mupemba (Kasai Allstars), Matt Mehlan et Juana Molina, mêle des guitares occidentales et africaines et un piano à pouce congolais.

La pochette de l’album est signée Juana Molina, dont le dessin représente tous les participants.

La version ‘live’ de « Where's The One? » est disponible

 

 

Il y a un an, le toy-musicien finistérien Chapi Chapo proposait à la chanteuse Barbara Carlotti une collaboration artistique. Après lui avoir envoyé un instrumental dont il a le secret, Barbara lui répondait avec une mélodie et un texte d'amour cosmique.

Au moment de l'invasion russe en Ukraine, Chapi Chapo et Barbara ont décidé de sortir le single et d'envoyer les fonds récoltés au Secours Populaire, afin d'aider les Ukrainiens.

Des mariages se célèbrent sur les lignes de front depuis le début du conflit comme une lutte symbolique de l'amour contre la barbarie.

Ce titre inédit, "Fantastique", est un écho et une échappée pour faire vivre l'espoir. Rien ne peut empêcher l'amour même par temps de guerre.

Barbara Carlotti et Chapi Chapo mettent en écoute et en téléchargement ce titre ce titre inédit à prix libre, dans l'objectif de récolter des dons pour le peuple ukrainien.

Le lien d’écoute et de téléchargement est ici

 

jeudi, 02 juin 2022 12:06

Le reflet de Glass Museum

"Reflet", c’est le titre du nouvel LP du groupe électro/jazz Glass Museum.

Pour ce second album, les instrumentistes belges Antoine Flipo (claviers) et Martin Grégoire (batterie) ont trouvé l'équilibre parfait entre le piano et la batterie, là où le jazz et l'électronique entrent en collision, unissant la précision chirurgicale du meilleur jazz contemporain, à la Gogo Penguin et Badbadnotgood, aux influences électroniques de Jon Hopkins ou Floating Points. 

A découvrir ici

 

jeudi, 02 juin 2022 12:05

La distraction de Balagim…

Originaire d'Aix-en-Provence, Balagim a sorti son premier Ep, « Injuste Equilibre », ce 6 mai dernier.

Dans la lignée de ses compères Odezenne, Fauve et Stupeflip, Balagim cherche à se faire une place sur la nouvelle scène française alternative.

Entre hip-hop, rock alternatif et musique électronique, il apporte un vent d’air frais dans les musiques actuelles françaises.

« Trompé d’étage » est en écoute ici

 

 

Paul, Yves, Jean-Marc et Laurent ont l’immense joie de vous annoncer la naissance du « Syndrome de Göteborg », le dixième album studio des Fatals Picards.

D’après ses parents –une famille tétraparentale point trop dysfonctionnelle– c’est un bien beau bébé de 11 titres écrits et composés durant le désormais historique ministère de Sainte Roselyne Bachelot, quelque part entre Rennes, les Landes, Lille, Paris, et le Puy du Fou.

Fidèle à cet ADN qui fait l’originalité du groupe depuis l’an 2000 –une combinaison unique faite d’humour, de rock, de chanson française, d’énergie et d’engagement– Les Fatals Picards ont une nouvelle fois décidé de poser les seules questions qui méritaient de l’être : ‘Quel plus beau cadeau pour Noël qu’une boîte de Playmobils complotistes ?’ ‘Quel meilleur bunker pour la fin du monde ?’ ‘Comment choisir son adolescent(e) en fonction de la marque de son téléphone portable ?’ ‘Une rupture sentimentale à Limoges est-elle plus supportable qu’à Montréal avec l’accent québécois ?’ ‘Le métal vosgien des années 80 a-t- il encore sa place dans le paysage musical actuel ?’ ‘Le pull-moche de Noël est-il moche parce qu’il est beau ou est-il beau parce qu’il est moche ?’’ Vaut-il mieux se promener la nouille à l’air sur une plage normande qu’en costard cravate dans les couloirs d’une tour de La Défense ?’ ‘Est-il vrai que quand la France vend et fabrique des armes, c’est un enfant du Yémen qui retrouve le sourire ?’

Tant de questions et bien plus de réponses encore dans « Le syndrome de Göteborg », le nouvel elpee des Fatals Picards.

Sous la forme d’un clip, « Le Syndrome de Göteborg » est à voir et écouter

 

Invitée l'automne dernier par l'Opéra Underground pour une Carte Blanche aux côtés de Bertrand Belin, La Féline a pu proposer une relecture de plusieurs titres de « Vie Future », en compagnie de l'Orchestre de l'Opéra de Lyon.

Cette performance figure sur un Ep et un vidéo à découvrir ici

 

 

samedi, 30 avril 2022 11:09

La vraie vie de Buck John

Quelques mois à peine après la sortie de son dernier album studio, « Baby Love », Jean-Louis Murat est de retour. Et il nous propose son 21ème elpee, « La vraie vie de Buck John ».

Si le titre évoque un célèbre cowboy héros de bandes dessinées publié dans un fascicule éponyme et tiré des films de l’acteur américain de western, Buck Jones, ne vous attendez cependant pas à tomber dans les poncifs d’un univers folk/blues.

Sur le fond, la figure stylistique empruntée par Bergheaud (à l’état civil) reste dans la même veine que ses ouvrages précédents.

A ceci près que, bricolé durant le confinement, Murat s’est fixé comme contrainte de n’utiliser que deux ou trois instruments (vous n’y entendrez pas de basse), l’unique intervention extérieure se limitant à celle de son complice Eric Toury, à la batterie, à la prise de son et au mixage.

L’Auvergnat réunit tous les éléments pour proposer un produit intéressant : un grain de voix séducteur, un groove funky (« Battlefield »), des gimmicks sautillants (« Où Geronimo rêvait ») et des mélodies inspirées par la thématique de l’amour. L’utilisation sporadique de synthétiseurs et sons typés ‘années 80/90’ (« Marylin et Marianne »), permettent aussi de souligner subtilement cet habillage en lui communiquant un caractère plus contemporain.

Pourtant, dans sa globalité, si le disque répond aux exigences de l’artiste et est traversé par des courants de bonne humeur (?!?!?), il fait figure pâle. Si, objectivement, il n’est pas déplaisant, il n’est probablement pas celui dont on parlera le plus. Pour plusieurs raisons.

Outre le minimalisme de la durée (une trentaine de minutes seulement), le disque souffre d’un manque de corps et fait preuve d’une certaine légèreté, même si l’une ou l’autre chanson s’en tire plutôt bien.

Et puis l’ensemble s’avère un peu trop linéaire. Tout en laissant un goût d’inachevé. Murat se complairait-il dans la facilité ?

Alors oui, en matière de goûts musicaux, il faut parfois se faire une raison. Lorsqu'on aime, tant mieux, mais lorsqu'on n'aime pas… difficile d’être objectif.

vendredi, 08 avril 2022 18:10

Human Flare

Succédant à « Wild Jalopy Of The Mist » (2016) et « Camouflage » (2020), deux albums qui lui a valu de très nombreuses critiques favorables, Alaska Gold Rush s’émancipe encore davantage de ses fondamentaux en gravant un « Human Flare » accompli.

Présents sur la scène rock belge depuis 2014, Renaud Ledru (guitare, chant) et Nicky Collaer (batterie) s’exposent singulièrement tout au long d’un patchwork animé et psyché conjuguant deux talents hors normes.

Enregistrés et mixés à Bruxelles par Gaethan Dehoux (Témé Tan, BRNS), et bien qu’évoluant entre folk et garage, les titres de ce troisième elpee nous plongent au sein d’un univers théâtral, énergique, délirant mais subtil, tout en traçant des lignes mélodiques aérées sur fond de rythmes syncopés. Parfois l’ombre de Kings Of Leon se met quand même à planer.

Minimaliste mais précis, solennel mais sobre, « Human Flare » s’inscrit cependant totalement dans son époque, et peu importe que les compos adoptent un profil léché (« My Hands ») où tonitruant (« Arsonist »).

Bref, une affaire à suivre.

Rien n’arrête la marche de Mes Souliers sont Rouges jamais les deux pieds dans les mêmes galoches !

Toujours prompts à défricher de nouvelles partitions, ils se réinventent grâce à des compositions originales et des chansons écrites sur mesure pour leur 8e album qui vient sceller le renouveau du groupe déjà bien engagé depuis 2018.

Si les instruments restent traditionnels, le groupe réserve bien des surprises, en servant, par exemple, de la cornemuse, merveille de déchirement dans l’ode à la « Demoiselle ». Ils nous racontent des choses terribles à l’aide de mélodies rafraîchies par le violon, ensoleillées par l’accordéon ou traversées par la flûte « Ah ce que c’est triste ! ».

Les histoires drôles se prêtent à leurs chœurs tendres. Ils jouent avec les mots à double, triple sens, plus virtuoses que jamais de la diction dans les accélérations. L’agilité rivalise avec la précision des arrangements pour délivrer toute la finesse des textes de Marion Cousineau.

Florent Vintrigner (la Rue Ketanou) donne le ton à de nouvelles couleurs sonores pour se préoccuper du monde d’aujourd’hui. Si ‘le temps s’en va’, doux-amers, l’harmonica et le banjo finiront par s’emballer en compagnie de la contrebasse et la planche. Mes Souliers sont Rouges conserve sa bonne humeur pour entraîner inlassablement le public dans la sarabande.

La tournée annonce un beau Printemps 2022 dont un spectacle conçu et mis en scène avec Perrine Diot, chansigneuse, qui devient membre à part entière de la formation.

Les mélomanes et les fêtards, les vieux, les jeunes, les anciens comme les modernes, les gars, les filles, tout le monde s’y retrouve dans la musique traditionnelle anticonformiste de Mes Souliers sont Rouges et finalement s’en mêle...

De loin en proche, fort de ses 30 années au compteur, le phénomène folk alternatif reste d’actualité !

Hauts les chœurs et cœurs vaillants, l’aventure continue… et le clip de « Maraîcher mon ami est à savourer ici

 

mardi, 05 avril 2022 15:32

Et de 66 pour Wim Mertens…

Wim Mertens vient de sortir son nouvel elpee. Intitulé « Heroïdes », il s’agit de son 66ème. Cet opus s’inspire des Heroïdes, un recueil de poèmes par l’aède latin Ovide, sous forme de lettres adressées par des héroïnes de la mythologie (Sappho, Pénélope, Hermione, …), à leurs amants héroïques qui sont absents (Phaon, Ulysse, Oreste, …) à cause de guerres ou d’autres raisons de séparation.

« Heroides » se présente sous la forme d’un double album : le premier pour piano et voix et le second lui répondant avec un ensemble de cordes (violons, cellos, harpe), enrichi par Mertens au piano. Ces lettres restées pour la plupart sans réponse sont ce que l’on pourrait appeler des petites tragédies. La tragédie de la séparation avec l’être aimé, de la douleur d’un amour impossible à partager, de lendemains sans promesses.

Tout au long de « Heroides », le compositeur a choisi de répondre musicalement à ces monologues en présentant les mêmes compositions pour deux instrumentations différentes. Comme un miroir qui répond à la douleur de l’absence, comme un écho à ces chants d’humble solitude, comme un hymne à des retrouvailles.

En 2020, la célébration de 40 ans de carrière de Wim Mertens devait trouver son apogée lors de la tournée ‘Inescapable’. Mais un certain virus est passé par là … et le projet du périple s’est évaporé.

En 2022, Wim reprend la route des salles de concert pour notre plus grand plaisir...

Lien d’écoute

 

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