La disparition de Gelatine Turner…

Gelatine Turner, c'est un projet chanson porté par deux frères, Pierre au son et Romain au chant. Ensemble ils composent une chanson hybride entre pop et alternative. « Disparaître », c'est une marche hypnotique, un souffle qui s'emballe, une perte de repère…

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Pour Jane Weaver, l’amour est un spectacle permanent...

Jane Weaver, aka Jane Louise Weaver, est une musicienne originaire de Liverpool. Son nouvel opus, « Love In Constant Spectacle », paraîtra ce 5 avril 2024. Il a été produit par John Parish (PJ Harvey, Eels, Sparklehorse). Son disque le plus intime et le plus…

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« Bleu pétrole», c’est le titre du prochain opus de Bashung, qui paraîtra ce 25 mars. Pour le réaliser, il a reçu le concours de Gaëtan Roussel (Louise Attaque) et de Mark Plati (David Bowie, The Cure, Rita Mitsouko), mais aussi de Dominique A, Miossec, Gérard Manset, Arman Mélies ainsi que Joseph d'Anvers, à la composition.

Concerts

05/04/08 - Aéronef (Lille)

08/04/08 - Cirque Royal (Bruxelles)

11/04/08 - Espace Grande Arche (La Défense)

09/05/08 - Palais des Spectacles (Saint Etienne)

14/05/08 - Auditorium Maurice Ravel (Lyon)

17/05/08 - Le Manège (La Roche sur Yon)

22/05/08 - Cirque Royal (Bruxelles)

29/05/08 - Le Quartz (Brest)

30/05/08 - Théâtre des Amandiers (Nanterre)

10/06/08 - Olympia (Paris)

11/06/08 - Olympia (Paris)

11/07/08 - Francofolies de la Rochelle (La Rochelle)

Tracklisting

  01 -  Je T'ai Manqué 

  02 -  Résidents De La République

  03 -  Tant De nuits  

  04 -  Hier A Sousse  

  05 -  Venus  

  06 -  Comme Un Légo  

  07 -  Sur Un Trapèze  

  08 -  Je Tuerai La Pianiste  

  09 -  Suzanne  

  10 -  Le Secret Des Banquises

  11 -  Il Voyage En Solitaire 

  12 -  Résidents De La République - Version Acoustique (Bonus uniquement disponible lors d’une précommande) 

 Pour plus d’infos : http://alainbashung.artistes.universalmusic.fr

 

 

jeudi, 13 mars 2008 20:15

La force douce de Gonzales…

Gonzales alias Jason Charles Beck se produira du 22 au 26 avril à l’Européen de Paris avant d’entamer une tournée. Un périple qui traversera la France, mais passera aussi par la Belgique, en l’occurrence par le Botanique de Bruxelles, ce 30 mars. Le Canadien sortira également un nouvel album ce 8 avril : « Soft Power », un beau crédo pour cet artiste touche à tout (il est chanteur, compositeur et producteur) qui a décidé d’apporter un soin tout particulier aux textes, qui traitent notamment du pouvoir, de l’amour, du boulot, de la médiocrité humaine ; mais aussi aux vocaux, puisqu’il a pris des cours de chant…

Pour plus d’infos : http://www.gonzpiration.com et http://www.myspace.com/gonzpiration

 

mercredi, 12 mars 2008 18:25

Le concert de Bashung retardé

Pour des raisons de santé, le planning d’Alain Bashung a dû être aménagé. La date initialement prévue le 8 avril au Cirque Royal de Bruxelles est donc reportée au jeudi 22 mai, même lieu, mêmes horaires. Les billets du 8 avril restent valables pour le 22 mai.

Pour plus d’infos : 02 218 20 15 et http://www.cirque-royal.org

 

C’est ce vendredi que sortira « Searching For The Hows And Whys », le nouvel album de Sam Duckworth, mieux connu sous le nom de Get Cape. Wear Cape. Fly. Fortement soutenu un par sa fanbase et Radio 1, son premier album (« Chronicles of a Bohemian Teenager ») a rencontré un certain succès en Angleterre. Il se produira en concert le 25 avril au Club de l’Ancienne Belgique et en première partie des Kooks, ce 18 avril, toujours à l’AB.

Tracklisting

1. Let The Journey Begin 

2. Waiting For The Monster To Drown 

3. Young And Lovestruck 

4. Postcards From Catalunya 

5. The Children Are [The Consumers Of] The Future 

6. Window Of Your Mind 

7. I Could Build You A Tower 

8. Interlude 

9. Keep Singing Out 

10. Moving Forward 

11. Find The Time 

12. This Could Be 

13. Better Things 

14. Could've Seen It All

 
Pour plus d’infos : http://www.getcapewearcapefly.com et http://www.myspace.com/getcapewearcapefly

 

Le cinquième opus de The Presidents of the United States of America est dans les bacs depuis ce 11 mars. Il a été produit par Kurt Bloch (Robyn Hitchcock, Mudhoney) et mixé par Martin Feveyear (Screaming Trees, Amber Pacific, Epoxies). Son titre ? « These are good times people ».

Tracklisting

1. Mixed Up S.O.B.    

2. Ladybug    

3. Sharpen Up Those Fangs    

4. More Bad Times    

5. French Girl    

6. Truckstop Butterfly    

7. Ghosts Are Everywhere    

8. Loose Balloon    

9. Flame Is Love    

10. So lo So Hi    

11. Poor Turtle    

12. Rot in the Sun   

13. Warhead    

14. Deleter  

Pour voir la vidéo de leur premier single “Mixed Up SOB” : http://www.youtube.com/watch?v=4Q0fpJYsCVg

Pour plus d’infos : http://www.presidentsrock.com

 

mardi, 11 mars 2008 20:22

What Grabs Ya ?

Le deuxième opus du trio anversois Triggerfinger est un véritable plaisir pour les oreilles. Pas de prise de tête, mais 8 compos qui vous donnent envie de taper du pied (NDR : à moins que vous ne préfériez secouer la tête) et dont les mélodies sont terriblement contagieuses. Exceptions qui confirment la règle : la reprise du « No teasin’ around » de Billy ‘The Kid’ Emerson. Un morceau que Ruben interprète seul. En finale. Il la chante en s’accompagnant à la guitare. Et puis les 7’40 de « Lines » Un slow blues comme on n’en entend plus guère aujourd’hui. Leur « Since I’ve been loving you », si vous préférez. Parce que l’influence du Led Zeppelin est bien présente sur plusieurs morceaux. « Scream » (ce bottleneck, ces soli de guitare et ce final apocalyptique !) et l’échevelé morceau maître notamment. Et puis, celle du ZZ Top, également. Comme sur le boogie « Is it ». Plus curieux, le refrain de « Short terms memory love », me rappelle quelque part « Ebony eyes » de Bob Welch (NDR : un ex Fleetwood Mac »), et sur l’une ou l’autre plage on y relève également des traces de Screaming Trees voire de Tea Party, même si le groupe s’en défend. D’ailleurs, si vous souhaitez en savoir davantage sur Triggerfinger, je vous invite à lire l’interview que Monsieur Paul et Ruben Block ont accordée à Musiczine, il y a une quinzaine de jours.

En concert :

Le 18 avril à Ath, dans le cadre du Ath Rock 2009.


 

mardi, 11 mars 2008 20:14

Old Growth

Fondée en 1998, cette formation issue de Washington DC pratiquait, à l’origine, une musique semi-psychédélique, semi-métallique, née d’une rencontre hypothétique entre le Jefferson Airplane et Black Sabbath. Progressivement, leur solution sonore a évolué. Le line up a même compté un quatrième membre, Cory Shane, reparti presqu’aussi vite qu’il est arrivé (NDR : il n’a participé qu’à la confection d’un seul de leurs six albums, « Feathers »). Bref, si le groove est toujours aussi impressionnant (NDR : parfois digne de Blue Cheer voire du Band of Gypsies), le son est beaucoup moins lourd et épais, l’électricité plus fluide et éthérée, quoique encore tentaculaire. L’instrumentation acoustique enrichit même régulièrement la texture. Partagé en 12 plages, « Old Growth » alterne cependant l’excellent et le dispensable. Un tiers de l’opus ne mérite d’ailleurs pas sa place sur cette plaque. On en retiendra donc la quintessence, surtout lorsque les compos sont chargées de groove et les soli de guitare amples et stridents (« Till kingdom come »). En empruntant tantôt aux Warlocks, à Stone Roses et même au Spiritualized de sa période lysergique. Même la voix de Jason Simon est aussi traînante et nasale que celle de Jason Pierce. On a même droit sur « Seven seers », à un morceau d’acid folk. Tapissé de sonorités orientales produites par un tabla et un sitar, son charme reptilien nous replonge fin des sixties/début des seventies, lorsque les Beatles et puis le Led Zeppelin se sont intéressés à la musique indienne et du Moyen-Orient. Et on a ici droit à un mix des deux tendances. On relèvera également dans leur musique, quelques vagues réminiscences du blues. Un peu comme pour nous rappeler que le psychédélisme était, à l’origine, influencé par ce type musical (NDR : tout comme le folk, d’ailleurs, auquel Dead Meadow a également largement recours ici).

Cette compile est consacrée aux dix premières années d’existence d’Eels. Enfin, la quintessence de son œuvre réalisée entre 1996 et 2006. C'est-à-dire sélectionnée parmi ses six albums. Tous les hits sont bien présents, mais aussi les compos les plus incontournables. Vingt-quatre en tout. « Novocaine for the soul », « Last stop : This town », « Mr. E’s beautiful blues”, “Flyswatter”, le bouleversant « I like birds », “It’s a morher#|!@r”, etc. Le tout enrichi par la cover du “Ger ur freak on” de Missy Elliot” et le remix de “Climbing to the moon”, opéré par Jon Brion.

L’opus recèle également un Dvd réunissant dix clips on ne peut plus classiques, dont le « Cancer for the cure », non inclus sur la partie audio, et un enregistrement live de « Dirty girl » opéré au Town Hall de New York, en compagnie d’un quatuor à cordes.

Bref, un recueil qu’on conseillera surtout à toutes celles et tous ceux qui souhaitent découvrir le talent de l’auteur/compositeur/interprète et multi-instrumentiste Mark Olivier Everett alias « E ». Un deuxième volume intitulé « Eels Useless Trinkets : Bsides, soundtracks, rarities and Unreleased 1996-2006 » devrait suivre. Il épinglera inévitablement des raretés et des flips side et puis un Dvd partagé en six clips immortalisés lors du festival Lollapalooza, en 2006. A suivre donc. Il serait peut-être aussi judicieux, qu’un jour, un label se penche sur la période pré-Eels d’Everett. En l’occurrence ses deux elpees parus en 1992 et 1993, « A man called (E) » et « Broken toy shop ». Histoire de mieux comprendre le parcours de ce talentueux artiste, qui n’a pas été épargné par les épreuves de la vie ; épreuves dont il s’est cependant servi comme inspiration…

mardi, 11 mars 2008 20:07

Asleep at heaven’s gate

Pour enregistrer leur troisième opus, Rogue Wave a reçu le concours d’une bonne trentaine de collaborateurs, dont le producteur Roger Moutenot (Yo La Tengo, Sleater Kinney, Elvis Costello), le chanteur/guitariste/compositeur Matthew Caws ainsi que John Vanderslice. Ces deux derniers ont ainsi beaucoup participé à la confection des harmonies vocales, parfois dignes de Crosby, Stills, Nash & Young, voire de Simon & Gardfunkel, même si le timbre et les inflexions de Zach, le leader, évoquent régulièrement ceux de Robert Pollard (Guided By Voices). Une constatation que partage Gram LeBron, guitariste et claviériste du combo, à l’issue d’une interview, qu’il nous a accordée tout récemment (NDR : voir rubrique ad hoc).

Une chose est sûre, les 12 compos de cet opus ne manquent pas de charme. Sculptées dans la pop contagieuse, elles peuvent même lorgner vers les Fab Four (cette patin de drums et la tonalité de guitare sur « Lullaby » ainsi que « Cheaper than therapy » !) et même Big Country (l’hymnique « Fantasies » caractérisé par une guitare-cornemuse !). Plus étrange, « Phonytown » emprunte le rythme syncopé du Clash avant de s’élever dans les strates du Floyd circa « Dark side of the moon ». Les claviers sont légion, mais n’étouffent jamais l’espace sonore. Un dosage parfait qui leur permet même de flirter circonstanciellement avec l’électronique. Et en particulier sur « Like I needed », hanté par Todd Rundgren, à moins que ce ne soit par New Muzik. Bref, un chouette album dont les lyrics traitent aussi bien du suicide que d’écologie ; mais surtout des sentiments profonds éprouvés par la formation : leurs espoirs, leurs craintes, leurs succès, leurs tragédies, leurs moments de tristesse et de joie…

lundi, 25 février 2008 01:00

L’esprit de groupe

Rogue Wave est une formation californienne (NDR : d’Oakland, très exactement) fondée en 2002, par Zach Schwartz. A l’origine, c’était même son projet personnel. Il avait ainsi enregistré son premier elpee, intitulé « Out of the Shadow », en solo. Mais se rendant compte rapidement que son entreprise allait droit à l’échec, il s’est alors entouré de trois collaborateurs : Pat Spurgeon (drums), Gram LeBron (guitariste, claviériste, ingénieur du son) et la bassiste Sonya Westcott. Elle cèdera ensuite le relais à Evan Farrell, en 2004 ; mais suite au décès de ce dernier, survenu en 2007, il a été remplacé par l’ex-Beulah, Patrick Abernethy. Des épreuves, le groupe en d’ailleurs traversées toute une série. Ainsi, Spurgeon a subi une transplantation rénale, l’an dernier ; Gram a perdu son père, Zach, sa mère (NDR : heureusement, il fêté la naissance de sa fille) et quinze jours après le début des sessions d’enregistrement du troisième opus (‘Asleep at heaven’s gate’), les bandes ont été malencontreusement endommagées. Ce qui ne les a pas découragés. Le quatuor semble même plus soudé que jamais. C’est Gram qui se charge de l’entretien…

« Effectivement, les bandes ont été abîmées, deux semaines après le début des sessions d’enregistrement. En fait, c’est la machine qui a cramé. On a donc décidé d’affronter les problèmes au jour le jour. De faire face aux événements. Tout en continuant à travailler. Afin de jouer notre musique. C’est aussi l’avantage d’appartenir à un groupe, de se soutenir mutuellement… »

‘Asleep at heaven’s gate’ est paru en Amérique, l’an dernier ; et il n’est sorti officiellement en Belgique que ce 22 février. Un disque pour lequel la formation a reçu le concours de Roger Moutenot à la production, un personnage responsable de la mise en forme d’albums de Yo La Tengo, Sleater Kinney et Elvis Costello, notamment. Sachant que Gram est également ingénieur du son, il était intéressant de savoir comment s’était déroulée leur collaboration. « Il s’est beaucoup investi pour notre projet. Il a même joué de la guitare sur certains morceaux. Et puis, nous avons énormément bossé sur les overdubs ensemble. J’ai servi, en quelque sorte, d’ingénieur du son pour lui. Il s’était déplacé de Nashville pour nous conseiller. Et nous avons travaillé en studio pendant deux mois. Il m’a révélé des techniques que je ne connaissais pas et m’a filé de nombreux tuyaux pour être plus performant. Ce serait un grand plaisir de faire à nouveau équipe avec lui… » Mais comment se déroule le processus de composition des chansons chez Rogue Wave ? A contrario des deux premiers elpees, Zach semble s’être davantage ouvert aux idées des autres membres du groupe. Pas pour les lyrics, on suppose…  « Zach a écrit la plupart des chansons. Par contre, tout le band a contribué aux arrangements et nous avons pu donner notre avis sur la construction des différents morceaux. Mais, c’est Zach qui est le principal songwriter. En fait, c’est un oiseau de nuit. C’est une période de la journée idéale pour lui, quand il veut créer. Et le lendemain matin, il nous invite à partager ses découvertes… »

Lors des sessions d’enregistrement, une panoplie d’instruments a été utilisée. Plus de 150 ! Partagée entre une multitude de guests. Une des plages implique même 30 musiciens différents, outre le combo. Ce qui méritait une explication : « Effectivement, beaucoup de monde a coopéré à la confection de notre disque. Je suis occupé de lire un bouquin consacré à Geoff Emerick (*). Il a été ingénieur du son pour les Beatles. Il tirait parti d’un maximum d’instruments. Et notamment acoustiques. Les musiciens jammaient ensemble. Et on les filmait pour analyser le résultat obtenu. » C’est ce qui explique sans doute que certaines compos d’‘Asleep at heaven’s gate’, et en particulier ‘Lullaby’ ainsi que ‘Cheaper than therapy’, réverbèrent des sonorités fort proches de celle des Fab Four. Manifestement puisées sur ‘Abbey road’ et ‘Sgt Peppers’. Gram précise : « Les chansons que tu viens de citer, certainement. Et font référence à ‘Sgt Pepper’s’. Tu sais pour nous, les albums des Beatles sont des encyclopédies. Elles nous aident à progresser. Et on y a recours quand c’est nécessaire ; parce qu’on y trouve toujours quelque chose à apprendre… » Le combo a également utilisé des tas de claviers. Parfois vintage, dans l’esprit de Todd Rundgren ou encore des eighties. On a même parfois l’impression que le groupe s’est aventuré dans le domaine de l’électronique. Gram confirme : « Nous avons employé des tas de claviers. En fait, lorsqu’on est arrivé en studio, il y avait un mellotron. Et comme on adore toucher à tout, on l’a testé. Et même intégré. Il y avait également un enregistreur 4 pistes. Ce n’était pas l’objectif de reproduire des sonorités eighties ; mais on s’est dit que ce serait un plus. On a beaucoup expérimenté. Quand on enregistre, on fourgue le max de trucs ; et puis on enlève ce qui ne nous plaît pas. Et là, on l’a conservé. Ce qui explique ta remarque. Très pertinente, mais j’avais totalement perdu de vue cet épisode… »

Pour en revenir aux invités, Matthew Caws (NDR : le chanteur/compositeur/guitariste de Nada Surf) et John Vanderslice (NDR : ex-mk Ultra, ce musicien a fondé un groupe sous son propre patronyme) ont apporté leur concours aux vocaux. Apparemment de bons amis. Gram confirme : « A cette époque, Matthew bossait sur leur nouvel album, à New York. On lui a envoyé les bandes. C’est un type qui compte beaucoup pour nous. On tourne d’ailleurs en leur compagnie. Il a donc donné son avis sur certaines harmonies vocales. Et en a ajoutées. John était à San Francisco, près de chez nous. On l’a invité à participer aux sessions ; et il a débarqué en quatrième vitesse. » On comprend mieux ainsi pourquoi, les harmonies vocales de leur troisième opus sont aussi soignées. Parfois, elles me rappellent même Simon & Gardfunkel (‘Like I needed’) voire Crosby Stills & Nash (‘Lake Michigan’, ‘Missed’). C’est dire ! Encore que parfois le timbre de Zach semble fort proche de Robert Pollard (NDR : leader du défunt Guided By Voices). Rogue Wave serait-il ‘Guided By Voices’ ? (NDR : traduisez littéralement ‘guidé par les voix’). Gram semble surpris et ravi en même tempsde ma remarque : « (rires) Guided By voices ? On les connaît très bien. Nous avons fréquenté la même université ; et nous y avons parfois partagé la même scène… Pour le reste, on ne peut nier ces influences. Tu peux même y ajouter Neil Young. Nous en sommes des fans. Non, ces comparaisons ne me vexent pas et je les prends pour un compliment. »

Rogue Wave avait sorti ses deux premiers opus chez Sub Pop. ‘Asleep at heaven’s gate’ est paru chez Brushfire et bénéficie d’une distribution via Universal. Pourquoi ce changement de label ? Gram s’explique : « Nous avions signé un contrat pour réaliser deux albums pour Sup Pop. Nous avions d’autres offres. Or, Sub Pop n’a jamais cherché à garder le contact. En fait, des tas d’amis de Zach nous ont ouvert des portes pour gravir les échelons. Progressivement. Ce qui nous a permis de décrocher ce deal. »

Une des chansons de l’album résume bien l’esprit de groupe des musiciens : ‘Cheaper than therapy’ (NDR : ‘la musique est meilleur marché que la thérapie’). Et Gram confirme : « Cette chanson a été écrite, un peu sous la forme d’une boutade. Nous avons tous perdu des parents proches au cours des dernières années. Et le fait de jouer au sein d’un groupe, d’être ensemble, nous permet de surmonter ces épreuves. Cette chanson a été inspirée par le décès de la mère de Zach. »

Merci à Vincent Devos

 

 

(*)Né en 1946, Geoff Emerick est un ingénieur du son particulièrement connu pour son travail accompli en compagnie des Beatles sur les elpees ‘Revolver’, ‘Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band’, ‘The Beatles’ et ‘Abbey Road’.’Revolver’ a été le premier album sur lequel il a travaillé, et ‘Tomorrow Never Knows’ la première chanson. A l’instar de George Martin, le producteur des Beatles, Geoff Emerick a pris une part de risques et d'expérimentations dans sa profession. En plus de son travail de fond auprès les Beatles, il a également mis en forme des albums de Paul McCartney et les Wings (‘Band on the Run’), des Zombies (‘Odessey & Oracle’), Badfinger (‘No Dice’), Elvis Costello (‘Imperial Bedroom’, ‘All This Useless Beauty’), et Nellie McKay (‘Get Away From Me’) – source Wikipédia)