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Pour Jane Weaver, l’amour est un spectacle permanent...

Jane Weaver, aka Jane Louise Weaver, est une musicienne originaire de Liverpool. Son nouvel opus, « Love In Constant Spectacle », paraîtra ce 5 avril 2024. Il a été produit par John Parish (PJ Harvey, Eels, Sparklehorse). Son disque le plus intime et le plus…

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mercredi, 05 décembre 2007 20:20

Les faces B des Chemical Brothers

Les Chemical Brothers ont decidé de sortir deux compiles réunissant des flip sides. Des morceaux digitalisés, pour la circonstance. La première est déjà dans les bacs.

Tracklisting Vol 1

Nude Night - "The Golden Path" (2003)

Base 6 - "Star Guitar" (2002)

Clip Kiss - "Do It Again" (2007)

The Diamond Sky - "Let Forever Be" (1999)

H.I.A. - "Come with Us/The Test" (2002)

Let Me In Mate - "Leave Home" (1995)

Prescription Beats - "Block Rockin' Beats" (1997)

Scale - "Hey Boy Hey Girl" (1999)

Silver Drizzle (prev unreleased) 

Snooprah - "The Salmon Dance" (2007)

 

Pour plus d’infos : http://www.thechemicalbrothers.com/home

 

 

mardi, 04 décembre 2007 19:59

On avery island

“On avery island” constitue le tout premier elpee de Neutral Milk Hotel. Il est paru en 1996. En fait à cette époque, cette formation était le projet exclusif de Jeff Mangum ; même si lors des sessions d’enregistrement, il avait reçu la collaboration de Robert Schneider (Apples in Stereo, Marbles), Rick Benjamin de Perry Weissman 3 et Lisa Janssen de Secret Square. Ce n’est qu’après la sortie de cet opus, que N.M.H. est devenu un véritable groupe, concoctant par ailleurs un second et remarquable album intitulé « In the Aeroplane Over the Sea » (réédité par Domino en 2005), deux ans plus tard. « On avery island » ressort aujourd’hui enrichi de deux morceaux qui figuraient sur le single « Everything is », c'est-à-dire le morceau maître et sa flip side « Snow song pt.1 ». Enfin, uniquement dans son édition prévue pour l’Europe, car les membres du combo n’ont toujours pas autorisé l’inclusion de ces bonus tracks. Depuis le début du nouveau millénaire, Mangum s’est plutôt montré discret. On sait qu’il a collaboré à différents projets dont celui de Chris Knox, en Nouvelle-Zélande, monté sur les planches lors d’un concert d’Olivia Tremor Control, en 2005, et que l’an dernier le label Elephant 6 a anticipé l’annonce d’un come-back. Qui ne s’est toujours pas concrétisé. Elephant 6, c’est ce fameux label qui a engendré toute une série de formations barrées qui valent leur pesant d’hallucinations sonores (voir : http://www.elephant6.com/bands.html). On ne va cependant pas trop s’attarder sur cette écurie, mais parler quand même un peu de ce « On avery island », dont le psychédélisme lo-fi (du fuzz folk !) semble manifestement avoir influencé des ensembles comme Arcade Fire, Decemberists, New Pornographers, Of Montreal, Animal Collective et même Wilco. Douze morceaux et deux bonus tracks figurent sur cette plaque : ils sont le fruit de l’imagination débordante et visionnaire de Jeff Mangum. Mélangeant instrumentation acoustique et électrique, N.M.H. y consomme autant la guitare que le xylophone, les cuivres, les cloches, le banjo, les boucles, le violon, l’orgue, le Casio, les enregistreurs à bandes, et j’en passe. Toute une pléiade d’instruments qui sert de fil conducteur à des mélodies sinusoïdales, austères, désespérées, funèbres, spectrales, hypnotiques, dérangées ou tendres, entretenues par la voix énigmatique de Jeff Magnum.

mardi, 04 décembre 2007 19:54

Read & Burn 03 (Ep)

Le troisième volet de la série « Read & Burn » précède la sortie d’un nouvel opus de Wire, prévu pour l’année 2008. Cependant, aucun des quatre titres de cet Ep ne figurera sur le prochain album. Surprise, le premier titre de « Read & Burn 03 », « 23 years too late » s’étale sur près de 10’. Une compo étonnante, imprimée sur un tempo à la fois frénétique et métronomique, au cours duquel le contraste opéré entre le baryton déclamatoire de Graham Lewis et la voix plus mélodique de Newman est saisissant. Et si en fin de parcours, cette compo s’enfonce dans l’ambient, c’est la créativité de Wire qui fait ici merveille. Plus indolent, « Our time » s’inscrit avantage dans l’esprit de « A bell is a cup ». Basse rampante et cordes de guitare presque noisy balisent cette plage caractérisée par une urgence sinistre. La guitare est encore plus luxuriante et même tintinnabulante sur « No warming given ». Elle alimente un morceau post punk à la fois clinique et chaleureux. Evoluant sur un rythme élevé, ce titre est aussi complexe et opaque qu’il est contagieux et envoûtant. Du pur Wire ! Dernier fragment, « Desert diving » s’inscrit plutôt dans l’esprit de Githead, le dernier projet de Newman. Basse mélodique, riffs de guitare grinçants, gémissants et chœurs hymniques se mettent ici au service d’une véritable pop song. Maintenant après 25 minutes de « Read & Burn 03 » on reste sur sa faim. Parce que l’esthétisme, la pertinence, la perfection technologique et l’imagination de Wire sont toujours au pouvoir. Bien vite l’album !

mardi, 04 décembre 2007 19:51

Sgt Disco

Depuis que Robert Pollard a décidé de mettre un terme à l’existence de Guided By Voices, en 2004, il n’a pas chômé. Et pourtant, il faut être un fan inconditionnel pour suivre son parcours discographique. Circus Devils est un de ses projets, qu’il avait amorcé en 2001, flanqué des frères Tobias. Et le trio en est déjà à son cinquième album : « Sgt Disco ». Un elpee expérimental découpé en 32 titres qui oscillent entre 35’’ et 4’10. La formation y pastiche autant les artistes -entre autres, Bowie (circa « Outside »), Tom Waits, Humble Pie, Ministry, Todd Rundgren, Terry Riley, Captain Beefheart, le Who (NDR : la voix de Roger Daltrey, surtout), Eyeless In Gaza, Throbbing Gristle et le Genesis de l’Archange Gabriel, une des influences majeures de Pollard- que les styles, et en particulier le grunge, le blues rock, l’électro country, le punk, le métal, la prog, l’indus, la lo-fi (la sienne !) et j’en passe. Mais en y injectant une sensibilité distincte : celle de Pollard, bien sûr. Des titres tour à tour capricieux, avant-gardistes, de mauvaise augure, minimalistes, étranges, torturés, incantatoires, obsessionnels, envoûtants, spectraux ou épiques, mais aussi très souvent complexes. Parfois un peu trop. Mais dans l’univers de plus en plus opportuniste de la pop, il n’en a que plus de mérite.

mardi, 04 décembre 2007 19:46

Dividing opinions

Fondée en 1998, cette formation italienne nous vient de Cavriago, un petit patelin sis du côté de Reggio Emilia, entre Parme et Modène. Responsable d’une myriade d’Eps, de remixes et de singles, Giardini Di Mirò nous propose aujourd’hui son troisième album officiel. A l’origine, le groupe pratiquait une sorte de post rock influencé par Godspeed You ! Black Emperor et Mogwai. Mais aujourd’hui, la solution sonore lorgne davantage vers la noisy pop. Mais une noisy pop atmosphérique, qui aurait pu naître d’une rencontre entre Sigur Ros et My Bloody Valentine, même si on y recèle de temps à autre des traces de new wave et d’électro. Pas besoin de vous faire un dessin : les mélodies sont superbes, les harmonies vocales éthérées et les guitares tintinnabulantes. Bon, bien sûr, ce n’est pas nouveau, mais comment ne pas succomber à des compos aussi esthétiques et bouleversantes que « July’s stipes » (ce xylophone !), « Self help » (ce violon !) et puis surtout le somptueux, visionnaire et tellement mélodique « Broken by », une plage qui aurait pu figurer au répertoire de Slowdive. L’opus s’achève par le délicatement torturé « Petit treason », un titre hanté par le spectre de Blonde Redhead, avant que le disque n’en revienne à quelques fragments du titre maître, chanson qui ouvre l’elpee. Et la boucle est ainsi bouclée.

Auteur d'un premier album mystérieux, élaboré mais très mélodique, ce groupe dublinois pourrait devenir très important. C'est en tous cas l'impression que partage l'ensemble de la presse britannique. Elle n'hésite d’ailleurs pas à comparer le quintette à Mercury Rev voire à Sonic Youth. Et comme si la richesse musicale ne suffisait pas, ce disque recèle des textes visionnaires, thématiques sur le monde contemporain. La rencontre des deux guitaristes, Jimi et Ger, puis du chanteur/lyriciste Ken, a enfin permis de lever un morceau de voile de l'énigme Rollerskate Skinny...

Pourquoi choisir pour nom de groupe le titre d'un roman qui a inspiré l'assassinat de John Lennon?

Jimi : Une pure coïncidence. Nous avons même été surpris de le lire dans je ne sais plus quel magazine. Il n'a jamais été dans notre intention d'établir la moindre corrélation avec cette affaire.

Ce n'est donc pas un sujet à approfondir? Pas plus, je suppose que celui des Beatles?

Ger : C'est une évidence!

Vous vous identifiez sans doute à des groupes plus contemporains comme Mercury Rev ou Sonic Youth?

J. : Nous serions de mauvaise foi en refusant d'admettre l'influence que Sonic Youth a exercée sur le groupe. Mais pas son aspect métallique. Plutôt l'exploration simultanée de différentes perspectives mélodiques.

Un peu à la manière de Wire?

G. : Je n'ai jamais prêté attention à ce genre de groupe.

J. : Ce n'est pas davantage ma tasse de thé. Leur musique était un peu trop capricieuse à mon goût!

G. : Chacune de nos compositions abrite différentes influences. Pour Mercury Rev et Sonic Youth, elles ne sont cependant que superficielles. Evidemment, il est plus facile de se référer à ces deux ensembles, puisqu'ils ont acquis une certaine notoriété.

Quel album de votre collection personnelle ne céderiez-vous sous aucun prétexte?

G. : "Closer" de Joy Division et "The Movie" de Jimi Hendrix (NDR: Est-ce un bootleg?)

J. : Pas un seul. J'y tiens comme à la prunelle de mes yeux. Je ne vois donc aucune raison de m'en séparer!

Vous semblez manifester un goût plutôt prononcé pour l'extrême. Est-ce typiquement dans le caractère irlandais.

J. : Ce n'est pas spécifiquement irlandais, mais le reflet de nos personnalités.

G : Des sentiments universels que tout être humain est susceptible d'éprouver.

J. : Chaque pays vit ses extrêmes. En Belgique, vous vivez les vôtres à travers les disparités entre Flamands et Wallons. En Irlande, ils sont d'une toute autre nature. Pour Rollerskate Skinny, ils s'inscrivent exclusivement dans un espace multidimensionnel, au sein duquel nous avons voulu reculer les limites.

Vous avez assisté à la projection du film "In the name of the father"?

G. : Non!

J. : Oui. L'intrigue est excellente. Un film très intense inspiré d'un fait réel. Mais je suis un peu déçu que la vérité soit quelque peu tronquée. L'accumulation de détails artificiels et la concentration des événements dans le temps n'étaient pas indispensables. La véritable histoire était suffisamment dramatique. Il ne fallait pas en rajouter. Ce qui explique pourquoi il est nécessaire de prendre un certain recul. Sans quoi, c'est un grand film... J'ai, en outre, tenté une expérience originale pour le visionner. D'abord, en Irlande. Puis en Angleterre. Et les réactions suscitées sont diamétralement opposées. Etonnant!

Bono et Sinea O'Connor ont collaboré à l'enregistrement de la bande sonore de ce film. Est-ce que leur participation a une valeur symbolique à vos yeux?

J. : J'apprécie énormément Sinead O'Connor. Je ne partage cependant pas tous ses faits et gestes. Mais elle dit ce qu'elle pense en toute liberté, spontanément et avec énormément de passion. Et puis elle a de si beaux yeux... une très jolie fille (rires)... Tout ce qu'on a pu médire sur son compte a été monté de toutes pièces. C'est comme l'intérêt excessif porté à U2. C'est de la manipulation médiatique!

G. : Le jour où elle a déchiré la photo du pape, il a dû se passer quelque chose de saugrenu dans sa tête. De saugrenu, mais également de sensé. Il faut replacer cet événement dans son contexte. L'Irlande du Nord vit en quelque sorte une guerre de religion. Et dans l'esprit de Sinead, le pape en porte une certaine responsabilité. Il était ainsi plus facile de la faire passer pour hérétique.

C'est un peu comme dans votre chanson "Bring on to stigmata" où vous semblez très amers vis à vis de la religion?

G. : Elle ne vise pas seulement la religion. Mais tous les problèmes qui existent dans le monde en général. Elle reflète en quelque sorte notre état d'esprit à l'égard de ces événements; et puis d'une manière plus personnelle traite de nos expériences vécues. Comme celles que nous avons traversées à Londres.

Pouquoi, vous n'y vivez plus?

J. : Si, mais nous allons retourner à Dublin.

Quand?

G. : Dans une bonne semaine!

Vous vous y étiez fixés depuis deux ans, il me semble?

J. : C'est exact. Mais la vie à Londres est pénible. Cette ville est trop grande, impersonnelle, morne, robotisée. Nous n'y avions pas d'amis. Nous ne parvenions plus à nous situer. Nous avions peur, en quelque sorte, de perdre nos racines. Nous avons donc voulu revenir aux sources de notre inspiration. A Dublin. Un retour qui correspond pour nous à une renaissance.

G. : Londres peut être intéressant pour ses extrêmes. Mais son gigantisme est déprimant. Ce sera de toutes manières une bonne expérience d'y avoir transité.

J. : Nous regretterons sans doute les petits clubs. Parce qu'ils jouissent, au niveau musical, d'une excellente réputation. Et puis, parce qu'ils dégagent une atmosphère propice à l'épanouissement des groupes de rock...

La chanson "Violence to violence", est-ce un constat d'échec ou un cri de désespoir?

J. : Plutôt un cri de désespoir. Mais cette composition ne devait pas s'intituler "Violence to violence". Nous l'avions écrite pendant la guerre du golfe, mais avons décidé de changer le titre à la dernière minute, car il était devenu trop indulgent vis à vis de l'épisode dramatique qui venait de se dérouler.

Que signifie "Shoulder voices"?

J. : La conscience. L'ange gardien qui se tient constamment derrière toi pour guider tes actes.

Jimi, tu vois encore régulièrement Kevin?

J. : Kevin?

Ton frère!

J. : (NDR: apparemment embarrassé) De toute évidence, ce n'est plus un secret pour personne. Oui. Pour l'instant, il est en studio avec My Bloody Valentine pour enregistrer son nouvel album.

La citation qui figure à l'intérieur de la pochette, est-ce une diatribe contre les marchands de canons?

Ken : C'est de l'ironie pure. Comme dans la chanson "Slave" par exemple. Elle s'intéresse à l'esclavage des principes que tu ne comprends pas et auxquels tu dois te soumettre. Et lorsque tu imagines être capable d'influer sur ce système, tu te berces royalement d'illusions... En fait, j'écris au sujet des problèmes humains et des situations qu'ils entraînent...

Est-ce que les rêves et les cauchemars constituent la moelle de ta prose?

K. : Oui, c'est exact! A Londres, j'ai passé de longs moments à dormir (rires). J'étais complètement fauché. Et sans argent à Londres, tu ne vas pas très loin. J'ai toujours trouvé étrange le moment où l'inconscient commence à s'embrouiller avec le conscient. Mes rêves, par exemple, sont souvent effrayants, paranoïaques. Et ils finissent même parfois par se fondre avec la réalité. Parfois, je tombe amoureux dans un songe. Mais lorsque je me réveille, je me rends compte m'être seulement épris de mon corps (rires)...

Est-ce la raison pour laquelle, dans tes textes, tu déformes constamment la réalité?

K. : Je ne la déforme pas. Elle est simplement le reflet de mon état d'esprit à un moment très précis. L'être humain tient comme indiscutable l'existence d'une seule réalité. C'est une erreur. Ce n'est pas une constante. La réalité est multiforme. Suivant la perspective adoptée, tu la conçois autrement. J'ai besoin de ces environnements différents pour créer. Mais je n'aime pas que l'on me colle l'étiquette d'artiste, parce que j'ai trop de respect pour l'esprit des gens...

 

Version originale de l’interview parue dans le n° 23 du magazine Mofo de mai 94.

vendredi, 30 novembre 2007 18:59

Les Kills de retour en mars.

Le nouvel opus des Kills paraîtra le 10 mars. Il sera précédé d’un single. Intitulé "U.R.A Fever", sa date de sortie est prévue pour le 7 janvier. Il est cependant déjà en écoute sur MySpace (http://www.myspace.com/thekills)

Tracklisting

1) "U.R.A Fever"

2) "Cheap and Cheerful"

3) "Tape Song"

4) "Getting Down"

5) "Last Day of Magic"

6) "Hook and Line"

7) "Black Balloon"

8) "M.E.X.I.C.O.C.U."

9) "Sour Cherry"

10) "Alphabet Pony"

11) "What New York Used"

12)"Goodnight Bad"

 

Pour plus d’infos : http://www.thekills.tv

vendredi, 30 novembre 2007 18:58

Le « Jukebox » de Cat Power.

Le 21 janvier paraîtra le second opus consacré à des covers de Cat Power. Intitulé « Jukebox », il est consacré à des reprises de James Brown, Johnny Cash, Bob Dylan,  Jessie 

Mae Hemphill, Billie Holiday, George Jackson, Janis Joplin, Frank Sinatra, Hank Williams et on en passé… Enregistré en compagnie de Stu Sikes, qui a notamment bossé en compagnie de Loretta Lynn pour le notoire « Van Lear Rose », ce disque est découpé en 12 fragments. Les sessions d’enregistrement ont également bénéficié du concours de Spooner Oldham (Neil 

Young, Janis Joplin), Larry McDonald (Toots & The Maytails, Taj Mahal), Teenie Hodges (Al Green, Memphis Rhythm Band) et Matt Sweeney (Chavez). Une edition ‘Deluxe’ est également prévue. Elle sera enrichie de 5 titres supplémentaires.  

Tracklisting

1. New York / Frank Sinatra

2. Ramblin (Wo)man / Hank Williams

3. Metal Heart (2008 Version) / Cat Power

4. Silver Stallion / Highwayman

5. Aretha, Sing One For Me / George Jackson

6. Lost Someone / James Brown

7. Lord, Help The Poor & Needy / Jessie Mae Hemphill

8.  I Believe In You / Bob Dylan

9.  Song To Bobby / Cat Power

10. Don't Explain / Billie Holiday

11. Woman Left Lonely / Janis Joplin

12. Blue / Joni Mitchell

Bonus Disc disponible en version Deluxe et en vinyle.

1. I Feel / Hot Boys

2. Naked, If I Want To / Moby Grape

3. Breathless / Nick Cave

4. Angelitos Negros / Roberta Flack

5. She’s Got You / Patsy Cline

 

Pour plus d’infos : http://www.catpowerthegreatest.com

 

 

dimanche, 25 novembre 2007 01:00

De vieux arbres toujours bien verts…

And Also The Trees est une formation mythique. Britannique. Née en 1978, en pleine explosion punk. Les deux leaders sont frères : Simon et Justin Huw Jones. Le premier est chanteur et le second guitariste. Ce sont les seuls rescapés du line up originel. En 28 ans, la formation a enregistré dix albums, dont le dernier « (Listen for) the rag and bone man », vient de paraître. AATT est réputé pour sa musique gothique, tantôt introspective, tantôt violente, parfois jazzyfiante, mais au sein de laquelle l’imaginaire occupe une place importante. Un climat entretenu par la nature des lyrics. Vous n’en saurez pas plus pour l’instant, puisqu’à l’issue de leur set, les frangins Simon se sont prêtés à l’exercice de l’interview. Un entretien qui sera publié d’ici quelques jours. Vous pourrez ainsi mieux comprendre l’univers romantique, ténébreux, rural et typiquement insulaire de ce combo issu du Worcestershire…

En première partie, Kim Novak a tenté de nous faire croire qu’il était hanté par Joy Division, The Cure, et toute la scène cold wave des eighties. Mais ne sont pas Editors ou Interpol qui veulent. Responsable d’un premier album en avril dernier, le quatuor normand (NDR : de Caen très exactement) manque assurément de planches. Et son set de piètre facture fait peine à écouter. Ils sont pourtant six sur scène : un drummer, un bassiste et deux guitaristes dont le chanteur (à la voix plus que limite) ainsi que deux mannequins de couturière postés de chaque côté de la scène. Dommage que les modèles n’étaient pas en chair et en os, à l’image d’une jeune Kim Novak, par exemple ; on se serait au moins rincé l’œil à défaut de se boucher les oreilles.

Lorsqu’And Also The Trees monte sur les planches, la Rotonde du Botanique est pleine à craquer. Le public y est même debout. Le line up campe aujourd’hui un quintet. La claviériste (Emer Brizzolara) joue circonstanciellement de la guitare et du melodica. Elle s’est installée à droite de la scène. Le batteur (Paul Hill) participe à l’aventure depuis 1997. Son drumming est à la fois ample, impulsif et syncopé ; il complète parfaitement la ligne de basse jazzyfiante de Ian Jenkins. En fait de basse, il s’agit le plus souvent d’une double basse, que ce virtuose joue tantôt en pinçant les cordes de ses doigts, tantôt avec un archet. A gauche, Justin (NDR : toutes les filles étaient en pâmoison, en regardant ce beau mec au physique à la Léonardo Di Caprio), costard BCBG, joue sur ‘sa’ guitare (NDR : de couleur rouge !) en s’aidant de pédales de distorsion. Lorsqu’elle lui prend aux tripes, il se cambre en arrière. Elle a un son propre. Il a un style très personnel, privilégiant l’émotion, qui a d’ailleurs influencé toute une génération de groupes noisy pop du début des eighties. Et ses interventions aussi parcimonieuses que judicieuses sont un véritable régal pour les oreilles. Simon porte une chemise blanche à col relevé. Il a enfilé une redingote qu’il ôtera au beau milieu du concert, au même moment où Justin laissera tomber la veste. Simon n’a pas une voix extraordinaire, mais elle colle parfaitement à son style déclamatoire, un style qu’il accompagne de postures très théâtrales. Il lève les yeux au ciel, puis les clôt comme s’il cherchait des images d’un autre monde, s’agenouille, étend les bras en croix, susurre dans son micro toute en l’étreignant de ses mains. Parfois, il entame quelques pas de danse semi-classiques, semi épileptiques. La setlist puise dans toute la discographie du groupe, même si elle épingle cinq morceaux du dernier opus, un répertoire parfaitement équilibré pour cette prestation, dont l’intensité croît au fil du temps, atteignant un premier sommet lors du classique « A room for Lucy ». L’envoûtement commence à produire son effet…

Mais lors du premier rappel, la version de « Slow pulse boy » fait monter l’ambiance encore d’un cran. Justin y est sublime sur ses six cordes. Un premier rappel. Puis un second, clôturé par un bouleversant « Virus meadow ». Enflammé, le public en redemande obtient satisfaction. Il en réclamera même un quatrième, qui ne viendra jamais, malgré les acclamations nourries de l’audience, qui se prolongeront encore cinq bonnes minutes. Une situation qui peut parfois engendrer des réactions incontrôlées. Surtout quand on laisse les lumières éteintes et que la musique de fond ne vient pas calmer les ardeurs résiduelles. Heureusement, les frères Jones avaient bien saisi la frustration ; et assez rapidement, après le concert, ils sont venus près du merchandising, signer des autographes, se laisser prendre en photo avec de fans et serrer des pinces. Mais quelle soirée !

Setlist : The beautiful silence – Gone… like the swallows – The suffering of the stream – Under the stars – Maps in her wrists and arms – Brother fear – Paradiso –  Stay away for the accordion girl – Feeling fine – Shaletown – Rive droite

1er rappel : Slow pulse boy – Dialogue

2ème rappel : The legend of Mucklow – There was a man of double deed – Virus meadow

3ème rappel : Vu l’ambiance, j’ai oublié de noter les titres… c’est dire !

Organisation Botanique 

 

 

Collectivement ou séparément, les membres de Tuxedomoon sont aujourd’hui responsables d’au moins cent albums. Et on ne compte plus leurs multiples collaborations dans le monde du théâtre, du film, de la danse et de la littérature. Bref, pour fêter leur 30ème anniversaire d’existence, le groupe devait frapper fort. Et il y est parvenu. En décidant de sortir un box en même temps que leur nouvel opus, « Vapour trails ». En édition limitée, cependant. Sous-titré "77o7 tm", il contient 4 disques dont trois audio et un Dvd. C'est-à-dire, leur elpee flambant neuf, un cd contenant des archives non reproduites sur support à ce jour, un cd live enregistré début 2007 et un Dvd de 160 minutes.

« Unearthed: Found Films » est un Dvd découpé en sections distinctes, parmi lesquelles on épinglera « Ghost Sonata », une musique destinée à un opéra sans paroles qui n’a jamais été joué et traduit ici en court-métrage. Toute une série de vidéos ("A Thousand Lives By Pictures"), un documentaire immortalisé en tournée ("Mythical Puzzle") et des expérimentations vidéo live commises fin des seventies, début des eighties ("Jet Wave" and "Colorado Suite") complètent le tableau. Des documents exceptionnels qui démontrent le cheminement incroyable opéré par cette formation mythique. A cet égard, si vous souhaitez un guide pour suivre le fil de leur histoire, je vous invite à lire ou à relire l’interview que Musiczine leur avait consacrée en 2003 (http://www.musiczine.net/fr/index.php?option=com_alphacontent&section=2&cat=12106&task=view&id=1327&Itemid=36).

« Unearthed: Lost Cords » réunit 15 titres jamais enregistrés à ce jour, dont une majorité de versions démo. Des morceaux commis entre 1977 et 1997, parmi lesquels j’épinglerai le superbe « Atlantis » (NDR : une flip side datant de 85) ainsi que l’insolite et exotique « Brad's Loop ». Mais le reste vaut son pesant de surprises.

« 162o7 (39°N 7°W) » est donc le ‘live’ immortalisé début de cette année. Douze fragments parmi lesquels, on éprouve un immense plaisir à écouter « Luther blisset » et ses cuivres conjugués à la perfection, l’énigmatique « Still small voice », le semi-cabaret « Baron Brown », un « Triptych » plongé dans la musique de chambre contemporaine, le latino, intimiste et douloureux « Muchos colores », le classique « A home away » et en final le punk cérébral « The beast », finalement tellement proche du Wire des débuts.

Mais venons-en enfin au  nouvel opus, « Vapour Trails ». Partagé en huit plages, je dois avouer qu’il n’est pas facile à digérer. L’expérimentation y est encore une fois très présente, et plusieurs écoutes sont indispensables avant de commencer à pouvoir s’en imprégner. D’ailleurs, je dois humblement avouer, ne pas encore être parvenu à me familiariser complètement avec la solution sonore de deux ou trois titres. Et en particulier « Dark temple », sorte de mélange improbable entre lounge jazzyfiante et électro-acoustique ténébreuse. « Waddin in to love », également. Presque soul, mais dans l’esprit de Tuxedomoon. Et enfin « Big olive », sorte de fusion jazz/funk/punk. Hanté par les accords sinistres d’un piano bar, il aurait pu relever du répertoire de Pere Ubu. Les cinq autres fragments adoptent un profil plus ‘classique’ tout en demeurant, bien sûr, avant-gardistes. Depuis le filmique et de mauvaise augure « Muchos colores », chanté dans la langue de Cervantes par Blaine Reininger à l’insolite « Epso meth lama », au cours duquel chœurs soviétiques ( ?!?!?) et electro ambient hypnotique (Tangerine Dream ?) baignent dans un climat arabisant enrichi d’un piano bar (NDR : rien que ça !) « Still small voices » épouse cependant un format plus rock, et lorgne manifestement vers le notoire « Heroes » de Bowie, alors que cuivré à la manière de Miles Davis, « Kubrick » trempe dans une sorte de post rock contemplatif et cauchemardesque. Reste donc « Dizzy » dont la boîte à rythmes torrentueux tapisse un univers sonore né d’une fusion entre le jazz, le rock et le psychédélisme. Toute une analyse qu’il est nécessaire de placer dans un contexte propre à Tuxedomoon. C'est-à-dire de musique intemporelle.

Bref, pour tout aficionado de Tuxedomoon, ce box est indispensable à sa collection.