La pop sauvage de Metro Verlaine

Un coup de foudre, et puis le romantisme comme mode de vie, Metro Verlaine est avant tout une histoire de passion. Fondé en 2013, après un voyage à Londres qui a laissé des cicatrices et un sale goût de ‘lose’ au fond de la gorge, l'histoire de Metro Verlaine…

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Une lune de nacre éclaire And Also The Trees…

« Mother-of-pearl moon », le nouvel elpee d’And Also The Trees, paraîtra ce 23 février 2024. Nés d'une série d'improvisations à la guitare électrique, de Justin Jones avant et après l'aube, pendant un mois de solitude en 2020, les morceaux se sont ensuite…

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Massimo Urbinati

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mardi, 20 juin 2006 03:00

Having

Chaînon manquant entre le Souvlaki de Slowdive et le Trust de Low, la sensualité de Mazzy Star en sus, le troisième album de Trespassers William ne mérite pas de passer inaperçu. Du slowcore donc, teinté d’une délicate voix féminine (celle de Anna-Lynne Williams) et bardé d’une armada d’instruments tous plus cajoleurs les uns que les autres. Le nouveau fruit de cette collaboration avec Dave Fridmann, producteur des impeccables Soft Bulletin des Flaming Lips et Deserter’s Songs de Mercury Rev (rien de moins que ça), est à croquer. Sorte de songe éveillé, tunnel cotonneux sans fin, cette plaque émane des effluves de petit paradis, imposant à nos bêtes minois le même sourire radieux et décontracté qu’après l’acte. Et c’est bien de cela qu’il s’agit, une lente et vaporeuse descente aux confins des sens, là où rien ne compte sauf la caresse éthérée et luxurieuse d’une peau sucrée. La voix de la belle lâche « What if the sound of my voice is the sound of your lover’s voice » et l’on s’abandonne illico au fantasme, sans détour. Allez quoi, laissez-vous tenter, cueillez la pomme !

mardi, 17 octobre 2006 03:00

Submarine Races

A chaque sortie ‘In The Red’, c’est inévitablement l’affolement, le souffle haletant, le palpitant qui s’emballe. Bref, une nouvelle naissance messianique. Cette frénésie peu commune est certainement due au glorieux passé de la maison qui affiche au palmarès les très cultes Black Top (Mick Collins ex-Gories), Dirtbombs (oh tiens, Mick Collins) et autres Pussy Galore (John Spencer’s first blues explosion). Sans parler des plus jeunes Hunches, au son plus crade que les chiottes de Trainspotting. Nouvelles recrues, les Submarine Races sortent la tête hors de l’eau et pointent leur périscope droit sur nous. Porté par le guitariste Ian Adams, qui a, toute une époque, officié chez les très chouettes Ponys (In The Red off course), notre trio de sous-mariniers en goguette se la joue arty-pop, tendance très en vogue ces jours-ci. Revisitant de leur propre aveu, le catalogue complet des Easybeats, agrémenté ajoutera-t-on, d’une pincée de désinvolture à la Modern Lovers. Hélas, si la formule sied aux tympans le temps de quelques mesures, force est de constater que la lassitude l’emporte bien vite. On aurait préféré plus de hargne, de fulgurance, et somme toute plus d’efficacité. Déception donc, un peu comme quand on nous promet un coup d’enfer et que l’on rentre la queue entre les jambes, les bourses trop lourdes. Allez, la prochaine sera plus entreprenante.

mardi, 25 avril 2006 03:00

His Hands

On ne remerciera jamais assez Honest Jons (et son Albarn de chef) d’avoir réédité les enregistrements Fame de la mirifique Candi Staton. Absolument fantastique de la première à la dernière note, cette collection de perles a mis tout le monde à genoux. Et là, bonheur, la déesse nous revient enfin, via ce même label décidément inspiré. C’est donc les mains tremblantes et le souffle court que l’on dépose l’objet dans son lecteur. D’entrée, cette voix chaude comme le métal en fusion vous embrase en un instant. Ensuite le chant, vibrant et si authentique souffle vos cendres aux quatre vents. Pas de trip ‘diva’ à la noix, pas de vocalises chevrotantes insupportables des sempiternelles grandes voix. Enfin, les chansons. Des titres qui l’ont accompagnée toute sa vie et qu’elle surnomme ‘Life songs’. « You Don’t Have Far To Go » de Merle Haggard, « Cry To Me », qui n’a rien à envier à celle du roi Solomon Burke ou « You never Really Wanted Me » de Charlie Rich, littéralement à pleurer. Cerise sur la pièce montée, le titre éponyme, offert par un Will Oldham totalement investi. Candi elle même n’est pas en reste avec des compositions plus qu’honorables se frottant parfaitement à celles de ses pairs. Le tout à l’ancienne, comme tout droit sorti de Muscle Shoals. Laissons-lui le mot de la fin : ‘This is the music I’ve had in my heart for years. These tracks speak to the areas of our lives that are affected by our own choices and decisions. Sometimes, our choices lead us into places that we wish we hadn’t gone, but Thats Life.’ Merci Madame.

lundi, 16 janvier 2006 02:00

Malval

Shora nous vient de Genève et a déjà tourné en compagnie de groupes aussi divers que Black Dice, The Dillinger Escape Plan ou Suicide. On a connu pire comme curriculum. Pratiquant un post-rock sépulcral tout en évitant sagement les écueils grandiloquents du gothique, les Helvètes nous infligent d’envoûtantes mélopées dont on ne ressort jamais indemne. Contrairement aux grandioses Explosions in the sky, climat réconfortant menant à un orgasme salutaire, Shora s’ébat dans un style raide et glacial. Ici, le climax est au service du grand frisson. Un rouleau-compresseur oppressant qui laisse gisant et pantois. Quelques notes de piano s’égrènent, un orgue clérical pousse à la contemplation. S’ils sonnaient comme ça dans les églises, il y a belle lurette que nous nous serions tous remis à la prière. Tout ici s’apparente à un voyage au cœur d’un esprit contrarié en perpétuel changement d’humeur. Alors, ne cherchez pas, vous ne serez en sécurité nulle part. Adieu bonnes gens.

mardi, 25 avril 2006 03:00

Louie´s Grooves

Le fantastique label de réédition Vampisoul vient à nouveau frapper à notre porte. L’œuvre de Louie Ramirez est enfin magnifiquement compilée. Louie composait, arrangeait et jouait les percussions, les vibes et du piano, non seulement sur ses propres disques mais aussi sur une foule d’autres enregistrements où il était accueilli comme le messie. Il était omniprésent sur la scène latine new-yorkaise dans les sixties. De Jimmy Sabater à Sabu Martinez en passant par Charlie Palmieri, tout le monde s’arrachait les services de celui que l’on surnommait le Quincy Jones latin. Toute la palette du bonhomme est passée en revue : jazz, soul, boogaloo. Une compilation intelligente qui pioche autant dans ses meilleurs titres que dans les incroyables compositions qu’il proposait aux autres. Il est formellement impossible de résister aux charmes de cette musique suave et incandescente. Tout surpris de se retrouver à onduler son corps comme la dernière des filles faciles un soir d’été, les yeux pleins de soleil et d’envies torrides. Vous voilà prévenus.

mardi, 18 avril 2006 03:00

Dick Rivers

Dans le paysage du rock à papa français, Dick Rivers fait office de troisième homme. Derrière l’inamovible Johnny (no comment) et le grand Eddy, le chat sauvage en chef fait un peu pâle figure. Le temps du renouveau a sonné. Epaulé par une meute de jeunes loups de la chanson hexagonale, Dick tente la cure de jouvence artistique. Le projet, baptisé Dick Rivers tout simplement, comme un nouveau départ, ne manquait pas d’allure. Benjamin Biolay, Mickaël (3D) Furnon, M, ou encore Mathieu Boogaerts se succèdent à l’écriture. Furnon invente un nouveau concept, il n’écrit pas des textes ‘pour’ mais ‘sur’ Dick Rivers : « Elvis avait l’air d’un ange » et surtout la pétillante « Ode à Dick ». Et Biolay s’en sort sans trop se fouler (une habitude ?). Là où la mécanique coince, c’est quand les morceaux sonnent faux dans la bouche du chanteur. Pas mauvaises au demeurant, les chansons de M et Boogaerts ne sont pas faites pour lui. « Ma doudou » par Dick Rivers, ça ne passe pas et on se demande bien quel public pourrait y trouver son compte. C’est bel et bien dans son propre rôle de baron déchu qu’il prend toute son ampleur et « Tu perdras » sonne admirablement juste. Comme dans cette adaptation d’un vieux standard (« Les yeux bleus ») où, en roue libre et droit dans ses bottes, on le sent le regard sombre et fier. D’où cette question qui nous taraude, Rick Rubin connaît-il Dick Rivers ?

mardi, 01 août 2006 03:00

Roedelius Works (1968-2005)

Hans-Joachim Roedelius est un roc. Il n’est pas évident de s’y frotter. Tel un pic, un cap et osons, une péninsule. L’histoire débute en compagnie de son acolyte Dieter Moebius au sein de Kluster, trio flanqué de Conrad Schnitzler, expérimentateur fou responsable du son du premier Tangerine Dream, « Electronic Meditation » (lorsque le groupe ne s’extasiait pas encore sur une seule note jouée pendant des heures). Ce dernier parti à l’aventure, Moebius et Roedelius devinrent Cluster et furent récupérés dès leur deuxième album par le jeune label Brain. La créature bicéphale n’en fera qu’à ses têtes, délires de guitares fuzz en spirales, expérimentations psychédéliques gargouillantes, rien de formaté, rien de connu, un monde en soi. Cluster et Neu! partageaient non seulement le même label, mais aussi le même ingénieur du son. Lorsque son groupe implosa, Michael Rother se sentit comme chez lui dans la maison Cluster. Les trois compères s’entendirent tellement bien qu’ils se baptisèrent Harmonia. Synthés polychromes dirigés tout droit sur l’infini, riffs de guitare et percussions à l’unisson, cette collaboration aura une influence remarquable sur les travaux suivants de Cluster (ils jongleront avec les deux entités de façon anarchique). Le groupe continuera à sortir des albums pendant de nombreuses années et ses membres enregistrèrent nombre d’albums solos. Roedelius s’y appliquera dès 1978. Passant de l’ambient (ses collaborations en compagnie d’Eno) à la musique électronique naissante, il passera les âges avec grâce dans des genres qui vieillissent pourtant aussi vite qu’un papillon de nuit. Ce coffret assemble toute son œuvre, singulière et marginale, aussi belle qu'intemporelle. Bon voyage.

mardi, 06 juin 2006 03:00

The Invisible Deck

Après un ep plutôt réussi mêlant punk-funk dansant et indie hystérique sexy, les Rogers Sisters nous reviennent plus pertinent(e)s que jamais. Ce qui n’est déjà pas un mince exploit. Sans blague, à croire que les mini-albums jouissent d’une plus grande liberté artistique. Juste avant que les maisons de disques ne récupèrent l’affaire et javellisent le tout d’un coup de Kärcher magique. Les Yeah Yeah Yeahs, les Raveonettes, après des ep’s secs et nerveux, furent aseptisés à grandes eaux. Les Rogers Sisters, eux, ont évité de justesse le balai et le savon et sentent encore un peu sous les aisselles. Riffs ciselés, chant tour à tour désabusé et contestataire : « Why Won’t You » en ouverture et « The Conversation », parfaites. L’alternance des voix féminines et masculines est un vrai régal, Thurston et Kim ne sont jamais très loin. S’écartant du schéma pop classique, ils osent deux chansons de 8 minutes mais en aucun cas pompeuses : « Your Littlest World », basse chaloupée visitant les méandres d’une psyché tourmentée et « Sooner Or Later » qui clôt le disque en montagnes russes. Profitez-en tant que Big Brother ne lorgne pas encore dans leur direction.

lundi, 03 avril 2006 03:00

Subtitulo

Mesdames, messieurs, l’heure est grave. La nouvelle est tombée, Josh Rouse vient de rater un album. Après un premier effort de folk dépressif devenu objet de culte (« Dressed Up Like Nebraska »), le gaillard a enfilé des albums remarquables, pratiquant une pop classieuse et légère toujours pertinente. En point d’orgue, le « 1972 » en forme d’hommage, bourré de chansons parfaites où tous les genres qui l’ont vu naître vivaient à nouveau des jours heureux. La vie de Josh a changé. Il vit désormais en Espagne et c’est probablement les pieds dans le sable qu’il a composé ses nouvelles bluettes. Si de prime abord, se dégage un sentiment d’évidence, il laisse vite une impression de facilité. L’ami ne s’est pas foulé et des chansons de ce calibre, il peut probablement en torcher trois, rien qu’au petit déjeuner. Un bien pâle « Summertime », un instrumental indigent (« La Costa Blanca », si je la tenais celle-là), des arrangements encombrants (« Givin’It Up »), la nouvelle livraison déçoit. Ne parlons pas non plus de naufrage, Mr Rouse nous a quand même mis de côté des perles dont il a gardé une part du secret. « It looks like love » qui garantit la bonne humeur pour la journée, « The Man Who », un duo sucré-salé contant les aventures d’un homme qui ne sait comment sourire (qu’il essaie « It looks like love »). Et c’est ventre à terre que l’on écoute l’immense « Jersey Clowns », histoire d’un homme brisé qui, à elle seule convaincra les adeptes que le détour n’a pas été fait en vain. Reste une voix incroyable, qui comme un ami proche, sait vous rassurer à peine entrée dans la pièce. Et Josh, pour tous ceux qui ont un jour croisé sa route, est un ami pour la vie.

mardi, 10 octobre 2006 03:00

Best Friends Our Worst Enemies (Ep)

Au rayon musique pour jeunes pré-pubères en mal de headbanging, les inénarrables Royden déboulent flanqués d'un Ep cinq titres. Riffs à la mode chez les nazes, genre Papa Roach ou Staind. Chant insupportable, semblable à l’affreux chanteur de Linkin Park. Pas le rappeur à deux balles mais l’autre diva qui insiste sur chaque fin de mot comme s’il avait les burnes coincées dans un étau. N’en jetons plus, la coupe a débordé depuis bien longtemps. Il est temps de se laver les oreilles et d’aller écouter Refused. "Best Friends Our Worst Enemies". Tu m’étonnes mec, à force de les saouler avec ta soupe.

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