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Redouane Sbaï

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Jimmy Tamborello, alias Dntel, n’a plus donné signe d’activité depuis son « Dumb Luck » de 2007. Pour ne pas se faire oublier avant la sortie de son prochain opus prévu pour cette été, l’homme refait surface avec une version remasterisée de sa première œuvre, « Life Is Full Of Possibilities », 10 ans après sa publication initiale. Une nouvelle version enrichie également d’un disque bonus. Et force est de constater que son electro downtempo et ambient aux accents parfois Trip Hop n’a pas vieilli d’un iota. Mais l’œuvre kaléidoscopique de Tamborello souffre aujourd’hui quelque peu de ses longueurs. Forcément moins surprenant que dix ans plus tôt, « Life Is Full Of Possibilities » s’écoute désormais en toile de fond, les mélodies parcourues demandant bien moins d’attention qu’à l’époque.

La raison en est que l’œuvre d’introduction de Dntel s’est tout simplement égarée parmi les productions du même genre. Sans compter le fait que d’autres artistes ont exploré ce dernier bien plus en profondeur, depuis. Ce qui n’enlève rien au charme de la pépite « (This Is) The Dream Of Evan and Chan », single interprété par Ben Gibbard (Death Cab For Cutie), celui-là même qui militera aux côtés de Tamborello, sous la bannière de The Postal Service. Ce morceau se réserve d’ailleurs une large portion du disque Bonus, dans lequel y figurent 4 versions différentes, dont une réinterprétée par Barbara Morgenstern, qui l’emporte haut la main sur les autres.

On y retrouve également trois remixes de « Anywhere Anyone », dont une planante servie par Pearson Sound, ainsi que six B-Sides et ‘versions alternatives’ dont seuls « This Is How It Will Be Over » et « Footprints », valent de détour. Comme quasiment tout disque bonus et/ou remix qui se respecte, l’objet s’adresse principalement aux fans de la première heure. Pour les autres « Life Is Full Of Possibilities » est une occasion de découvrir l’origine de l’inspiration de Thom Yorke. Du moins, en partie.

jeudi, 10 mai 2012 19:10

European Weekend (Ep)

Teddiedrum est un duo originaire de notre plat pays. De Gand, plus précisément. Après la publication de deux singles de bonne facture, l’an dernier (« Miami » et « Odd Couple »), Dijf et Jason nous propose un Ep naviguant entre deux eaux. En cinq titres, les deux hommes ne dévoilent pas grand-chose de leur savoir-faire. Ils y distillent une Electro-pop un peu trop simpliste et conventionnelle. « The Bats », à la limite, se détache des quatre autres morceaux. Mais cet Ep ne laisse derrière lui aucun souvenir, bon ou mauvais. Bref, les deux rigolos de Teddiedrum vont devoir s’activer et se secouer s’ils ne veulent pas que leur premier cd se noie dans la masse des projets du même genre.

 

jeudi, 10 mai 2012 18:59

Strange Weekend

Lentement mais sûrement, Mauro Remiddi, alias Porcelain Raft, gagne du terrain. L’Italien installé à Williamsburg (New York), a accompagné M83 sur le premier pan de sa tournée européenne et publie aujourd’hui un premier LP, entre Dream Pop, Shoegaze et Chillwave. Le musicien aime les réverbérations et en use sans complexe sur son « Strange Weekend ». Sans égaler le brio d’autres artistes qui tâtent le même terrain que lui (Beach House, Youth Lagoon, pour ne citer qu’eux), Porcelain Raft fait également la part belle aux années 80, tout en évitant de tomber dans le cliché du projet aux grandes ambitions et à la folle envie de revitaliser, sans idées ni inspiration, le revival 80s.

L’élément qui permet à Remiddi de se distinguer des autres projets du même calibre, c’est sa voix. Une voix androgyne qui s’adapte à merveille aux atmosphères mélodiques parcourant ce « Strange Weekend ». Précédé par l’entêtante ritournelle « Unless You Speak From The Heart », la première œuvre de Porcelain Raft est de celle dont le libellé ‘Dream Pop’ est largement justifié. Fermez les yeux, ouvrez les oreilles.

Porcelain Raft sera en concert le 16 mai au DOK de Gand avant d’assurer la première partie de Beach House (évidemment… !) le 25 mai à Courtrai (De Kreun).

jeudi, 10 mai 2012 18:57

Days

La bande son parfaite de vos balades au bord de la plage ou de votre road trip sous un soleil ardent ? Ne cherchez pas plus loin que le fantastique « Days » de Real Estate. Publié l’an dernier, mais débarqué tardivement chez Musiczine, le second LP de cette formation originaire de New Jersey est l’un des coups de cœur 2011 de votre serviteur. Un disque pop simple mais raffiné, invitant l’auditeur à se prélasser, la tête complètement plongée dans ses rêveries.

L’air de rien, Real Estate est l’un de ces ‘supergroupes’, puisque composé de quatre membres militant dans des formations telles que Titus Andronicus, Ducktails ou Predator Vision. Mais radicalement différent des genres distillés par leurs projets initiaux, Real Estate condense tout ce que l’on peut attendre d’un groupe pop. Des mélodies cristallines et entêtantes, des voix vaporeuses, des textes et une attitude d’un optimisme à toute épreuve. Le travail de production est, quant à lui, impeccable. Moins lo-fi que le disque éponyme qui l’a précédé en 2009, « Days » laisse derrière lui un doux parfum d’apaisement à chaque écoute. 41 minutes de pur bonheur pour les oreilles et l’esprit.

 

mardi, 24 avril 2012 03:00

Too Many MC’s

Pour son premier concert accordé dans une salle en Belgique, Major Lazer, l’alias ‘testostéroné’ des prolifiques producteurs Diplo et Switch, a jeté son dévolu sur l’Orangerie du Botanique. L’occasion de tester les nouveaux morceaux qui apparaîtront au sein du successeur de « Guns Don’t Kill People-- Lazers Do » avant une longue tournée des festivals, qui s’arrêtera au Pukkelpop chez nous. Et au vu de l’ambiance générée par les bombes dancefloor du duo, le sol de la plaine de Kiewit n’a qu’à bien se tenir.

Après un (très) long DJ set electro de Surfing Leons, les deux cerveaux derrière Major Lazer débarquent sur les planches sur le coup des 21h20. Derrière eux, un écran fait défiler un logo Mtv détourné, pour former un Mlzr. Et comme Diplo n’a pas l’habitude de faire les choses à moitié, il a ramené avec lui deux danseuses et un MC, histoire de distraire ceux qui pourrait se concentrer sur leur musique. Parce qu’un MC, c’est bien, mais un MC qui hurle pendant l’entièreté d’un set, c’est un peu lourdingue. Le public n’a d’ailleurs pas attendu son intervention pour être chauffé à blanc. Le duo mise à fond sur les basses et les fait péter sur fond de titres extraits de « Guns Don’t Kill People—Lazers Do » et de remixes consacré à des titres empruntés à un panel très (trop) large d’artistes. Ainsi, l’Orangerie a eu droit à des versions retravaillées parfois réussies, parfois beaucoup moins, de morceaux de Far East Movement, David Guetta, Azealia Banks, Congorock, Rihanna ou encore Jay-Z et Kanye West.

Dans le public, c’est la grande cour de recréation, le feu aux fesses un mardi comme un samedi soir. « Busy Signal », « Hold the Line », l’énorme « Original Don » ou le classique « Pon De Floor » côtoient à merveille des classiques reggae et dancehall. Après s’être fait plaisir en exécutant un stage diving, le emcee invite les demoiselles à monter sur le podium ; et seulement les demoiselles ! Quelques petits malins se font gentiment rappeler à l’ordre par l’homme et retrouvent rapidement leur place sur le parterre. Pas de rappel au menu, l’équipée de Major Lazer achève son set par un « Jump Up » dont le titre résume à lui seul l’ensemble du show. Un show qui aurait gagné en puissance si les effets en crescendo dispensés par le duo n’étaient pas systématiquement massacrés par un Maître de Cérémonie trop enthousiaste. Malgré ces remarques, le show est à ne pas rater au Pukkelpop cet été, très probablement sous le toit de la Dance Hall.

(Organisation : Botanique)

 

lundi, 16 avril 2012 03:00

Where are You, People ?

Passage furtif et discret pour les 4 Norvégiens de 120 Days ce 16 avril au Witloof Bar du Botanique. Une visite annoncée (en première partie d’Islet) seulement deux petites semaines avant la date fatidique. Une annonce accueillie un large sourire aux lèvres, par votre serviteur, qui attendait ce moment depuis la sortie de « 120 Days », publié il y a six ans. Le quatuor est donc venu présenter son second ouvrage « 120 Days II », pour un public qui va briller par son absence.

La débandade en arrivant au Witloof. A quelques minutes du set de 120 Days, les membres de l’assistance se comptent sur les doigts d’une main. La formation norvégienne aurait-elle manqué le coche en s’absentant de la scène près d’une demi-décennie ? Pourtant responsables de deux solides LPs, les gamins du Nord ne sont pas parvenus à rameuter les troupes. C’est donc devant une salle quasi déserte qu’ils se mettent en place, autour d’un équipement assez impressionnant. Jonas Dahl, leader du combo, semble légèrement éméché. Il a bien raison, le garçon.

« Spacedoubt » ouvre les festivités. 120 Days joue très fort. Leur Krautrock se mue rapidement en bombes dancefloor à mesure que les « C-Musik », « Dahle Disco » et « Lucid Dreams Part III » se succèdent. Dahl est heureux, car quatre Britons installés à gauche de la scène font des bonds sur sa musique. A juste titre. Le chanteur n’a plus d’yeux que pour eux tandis qu’il s’égosille sur le refrain de « Come Out, Come Down, Fade Out, Be Gone ».  La formation tamponne fort, sans temps mort. Malgré le peu de regards tournés vers eux, les boys délivrent un set d’une énergie contagieuse. Le genre de show qui aurait fait un tabac dans une Rotonde bien remplie. N’ont plus qu’à faire la tournée des festivals et montrer au monde de quel bois ils se chauffent !

(Organisation : Botanique)

jeudi, 19 avril 2012 23:56

Six Cups Of Rebel

Six tasses de n’importe nawak, c’est le défi relevé haut la main par Hans-Peter Lindstrøm. Après ses sublimes collaborations avec Prins Thomas et un premier LP de bonne facture, le producteur norvégien nous balance sept nouveaux morceaux de branleur. Celui qui nous a fait trippé sur des « I Feel Space » et le triptyque « Where You Go I Go Too » se perd ici dans des expérimentations à la mords-moi le nœud. Si on peut parler d’expérimentations.

« Six Cups Of Rebel », ce sont sept tentatives infructueuses d’élever la House à un niveau supérieur. On ressent manifestement l’envie du mec, tant certains morceaux ont du potentiel (« No release », « Hira », « Quiet Place To Live ») ; mais il y a quelque chose qui coince entre les doigts du bonhomme. Quelque chose de fade, de lassant. Et venant de la part d’un gars comme Lindstrøm, c’est d’autant plus décevant.  Ne lui reste que les prestations live pour se rattraper.

Live : Aux 10 Days Off (Gand) cet été.

 

jeudi, 12 avril 2012 02:00

Of Moons, Birds & Monsters

Mathias Malzieu redéploye ses ailes après quelques années d’absence scénique, pour le plus grand bonheur des fans de l’animal curieux qu’est Dionysos. Pour fêter la sortie de « Bird’n’Roll », le nouvel album concept de la troupe, et leur retour sur scène, les Français ont planté leur décor sur celle de l’Orangerie du Botanique (NDR : il s’agissait de leur seconde date de leur tournée) afin d’y donner le top départ d’un long périple qui s’arrêtera lors du second semestre aux Ardentes et à l’Ancienne Belgique. L’occasion de démontrer qu’ils n’ont rien perdu de leur incomparable cocktail d’énergie et bonne humeur.

Quatre ans se sont écoulés depuis la dernière fois où les drôles d’oiseaux de Dionysos ont mis les pieds sur des planches belges. Pourtant, il n’a pas fallu plus de quinze jours pour que les tickets s’évaporent dans la nature. C’est qu’ils sont au taquet les fans de Dionysos. Ainsi à 21h, la salle est plus que comble tandis que les six enfants terribles prennent place sur la grande scène du Bota. Derrière eux, une enseigne aux couleurs du titre de leur dernier LP se tient toute prête à scintiller.

Presque 20 ans et toutes ses dents, Dionysos casse la baraque dès son entrée. On se prend les foudres de John McEnroe et la tonitruante « McEnroe’s Poetry » en pleine face. C’est bon, rien n’a changé. Mathias et ses potes sont à fond, le rock’n’roll dans les veines. Ou plutôt le « Bird’n’Roll », concept extrait des membranes cervicales du leader de la bande. Un concept qui occupera d’ailleurs les trois-quarts du set. La formation prend donc la température de la mouture live des nouveaux morceaux. Ils tapent souvent dans le mille mais l’attente du public est manifestement tournée vers les anciens morceaux, comme l’indiquera l’accueil réservé aux « Don Diego 2000 », « Song For Jedi » et autres « Métamorphose de Mister Chat », durant lequel s’entremêlaient d’ailleurs miaulement de joie et hystérie collective. Près de 700 personnes qui attendent impatiemment de pouvoir hurler ‘ta gueule le chat !’, ça doit s’entendre jusqu’au bout du couloir.

Fidèle à lui-même, Malzieu s’envole au-dessus du public et y plante son nid le temps d’un morceau, mégaphone à la main, devant les yeux amusés de la toujours aussi charmante Babet et de ses autres collègues. En guise de rappel, la bande de Valence nous présente son « Roi en Pyjama » avant d’enchaîner sur les riffs à la perceuse de l’ultime et bouillonnant « Wet », dédié aux fans de la toute première heure. Après un tel spectacle, il serait idiot de ne pas Bird’n’Roller avec McEnroe, Don Diego, Mister Chat, June Carter, Spidergirl, Tom Cloudman, le pire cascadeur du monde, et les autres Monsters in Love, lors des prochaines étapes belges de la bande de volatiles !

Aux Ardentes le 5 juillet et à l’AB le 1er novembre.

(Organisation : Botanique)

 

vendredi, 30 mars 2012 02:00

T.G.I.F.

Pour célébrer en beauté le premier anniversaire de leur tournée, en support à leur second LP « Decontrol », The Subs organisaient ce vendredi 30 mars la soirée ‘Bitculture’, une grande messe électro au cours de laquelle ils ont convié quelque uns de leurs potes, Arnaud Rebotini et les Liégeois de Partyharders en tête. De quoi fêter le début des vacances de Pâques en faisant le plein de BPM sous le toit de l'AB.

Un an après avoir entamé leur tournée au Het Depot et à l'Ancienne Belgique, The Subs, qui avait exécuté un passage remarqué au festival Rock Werchter l'été dernier, reviennent sous le toit de la salle bruxelloise. Cette fois, ils ont mis le paquet en rapportant dans leurs bagages quelques invités, dans le cadre de leur grande soirée ‘Bitculture’. Au programme : Villa, TAI, Mixhell, Arnaud Rebotini, Partyharders et une courte présentation de Hammerang, le nouveau projet de Papillon, moitié de The Subs, accompagné de deux membres de Drums Are For Parade. Mais la fête a démarré bien trop tôt pour un vendredi soir. Ainsi, les Gantois de Villa donnaient le départ des festivités dès 19h. Autant dire à l'aube...

Votre serviteur n'a donc débarqué que sur les coups de 22h, à la fin de la prestation d'Arnaud Rebotini, tête pensante de Blackstrobe qui avait assuré un excellent set lors des Transardentes en janvier dernier.

Pour lui succéder sur les planches, le DJ allemand TAI dont on n’attendait pas grand chose après l'écoute de son EP « Beat Down », mais qui a pourtant offert un des meilleurs moments de la soirée. Un set d'1h30 qui a bien secoué les énervés des premiers rangs, crowd surfing à la clé. Aux côtés du DJ, un étrange personnage masqué, chargé de chauffer le public qui l'était déjà, à blanc.

Pas la foule des grands soirs à l'AB mais The Subs débarquent vers 23h30 devant un parterre surexcité. Le trio balance un set d'une heure tout en énergie, accentuant l'état d'ébriété de l'assistance. Les tubes de la formation s'enchaînent à une vitesse affolante. Pas le temps de se remettre du tapage des basses de « Kiss My Trance », « Papillon », « My Punk » ou « Don't Stop », que les trois peinturlurés les acoquinent aux versions retravaillées de l'énorme « Music Is The New Religion », du putassier (mais tellement bon) « The Pope Of Dope », le sautillant « Mitsubitchi » ou pour clôturer leur parcours, du manifestement très attendu « The Face Of The Planet ». Emballé et pesé en une heure chrono, The Subs ont été à la hauteur de leur réputation, avec un Papillon survitaminé, s'offrant une traversée, à pied, au-dessus du public. Tranquille.

00h30, l'heure pour les amis de fumer leur clope tant attendue. Mais mauvaise surprise pour les amateurs de saveurs goudronnées, blondes, légères, mentholées ou provencales: toute sortie est définitive. Un dispositif inédit à l'AB, d'autant plus chiant que la soirée se poursuit jusque 3h du mat'. Un stimulant pour consommer plus de boissons ? Mauvais point pour l'AB. Mais les principaux concernés sont des petits malins. Les nettoyeurs de la salle auront, en outre, certainement amassé quelques bacs de mégots à la fin de leur shift, le lendemain.

Après quelques minutes d'attente, Mixhell prend place sur scène. Igor Cavalera, ex Sepultura, et sa femme Laima Leiton, s'amusent entre leur table de mixage et leur batterie, mixant, parfois un peu chaotiquement, digital et analogique. Alternant l'un l'autre entre les manettes et les grosses caisses, le duo fait rapidement tomber la pression, incitant une bonne partie du public, fumeurs en tête of course, à quitter les murs de la salle. Les autres, votre serviteur y compris, finiront au bar et trop bourrés pour se souvenir entièrement du DJ set des Partyharders.

Un mal pour un bien qui met fin à la soirée, dont le rideau n’est tombé à peine que vers 3h. Si l'on fait fi des dispositions de l'organisation en ce qui concerne les sorties pendant la soirée, et la prestation en demi-teinte de Mixhell, le ‘Bitculture’ administré par The Subs est une jolie réussite. Peut-être même sera-t-on de la partie pour une hypothétique seconde édition... A condition d'oublier le mal de crâne du lendemain.

(Organisation : AB)

jeudi, 05 avril 2012 22:56

Barton Hollow

Que ceux qui se languissent inlassablement d’une seconde collaboration entre Alison Krauss et Robert Plant lèvent la main ! Ceux qui ne jurent que par ce duo ou les combos paritaires du genre The Swell Season, Angus & Julia Stone ou encore Damien Rice et Lisa Hannigan vont mouiller leurs culottes. La relève s’appelle The Civil Wars et propose un premier LP honnête et quasi irréprochable., rendant ainsi ses lettres de noblesse à la country, genre snobé –souvent à juste titre– par le public européen. « Barton Hollow », l’œuvre d’introduction de Joy Williams et John Paul White, est initialement apparue dans les bacs américains en février 2011. Buzz grandissant oblige, Sony et le couple –sur les planches et pas à la ville– rééditent le disque cette année pour le plus grand bonheur des Européens qui ont droit à 7 morceaux bonus.

Souvent chantés à l’unisson, les mélopées country-folk de The Civil Wars jouent la carte du romantisme, mais pas trop. Le duo fait donc vibrer la corde de l’émotion, notamment lors des délicats « C’est La Mort » et « Girl With The Red Balloon » (NDR : référence au fameux graff de Banksy) ou un « Poison & Wine » d’excellente facture bien qu’un poil moins poignant que le « Falling Slowly » de The Swell Season, dont il se rapproche pas mal. Mais les deux points forts de « Barton Hollow » sont sans conteste le colossal americana du titre-maître et l’instrumental « The Violet Hour », taillés pour épouser la touche ‘replay’. De quoi renouer avec la Country sans discuter.

En guise de bonus dans cette nouvelle mouture de « Barton Hollow », The Civil Wars propose un petit hommage à Michael Jackson lors d’une reprise plutôt correcte de « Billy Jean » et une autre plus originale d’« I Want You Back ». Le duo enchaîne ensuite avec une jolie réinterprétation du « Dance Me To The End Of love » de Cohen.

Le duo se produira en concert le 13 novembre à l’AB. Pas à l’ABClub où ils devaient jouer initialement, mais à l’AB Flex. Et pour sûr qu’on y sera.

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