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A l’occasion de ses 20 ans de carrière, Vincent Delerm a sorti, ce 28 octobre, un livre-disque (comprenant 140 pages d’archives personnelles, photographies, manuscrits de chansons… et 2 long palyings comprenant 8 inédits) ainsi qu’un coffret collector “20…

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Sting - 20/10/2019
Sebastien Leclercq

Sebastien Leclercq

mardi, 06 novembre 2018 15:33

L'atmosphère des pubs irlandais...

Pour nos lecteurs qui ne connaissent pas encore les plus dignes représentants de la musique folk celtique, une brève présentation s’impose. Prenez 5 Irlandais pure souche, mettez leurs des instruments traditionnels entre les mains comme la mandoline, le banjo ou encore la célèbre flûte « tin whistle » ; ajoutez-y un chant rocailleux usé par la Guinness ou le bourbon, et vous obtiendrez l’un des meilleurs ambassadeurs d’une musique celtique un peu matraquée par la mode ces dernières années. Pourtant, les changements de line-up se sont multipliés au sein du groupe, dont certains dus au décès d’une partie des membres (n’oublions pas qu’ils sont nés dans les années 30 !). En outre, Ronny Drew a quitté la formation en 1995. Chanteur et guitariste, célèbre pour sa barbe légendaire, il était sans doute lassé d’interpréter les mêmes morceaux folkloriques. Cependant, le retrait du fer de lance du combo n’a guère laissé de traces. Car son remplaçant, Paddy Reilly, traîne plus de 30 années de carrière solo derrière lui, et reste un des « balladsinger » les plus réputé d’Irlande. Dans le domaine du folk, bien entendu. Qu’importe donc ces changements de personnel, puisque deux des membres fondateurs - en l’occurrence le violoniste John Sheahan et Barney McKenna – (NDR : la création du groupe remonte à 1962 !) sont toujours présents pour perpétuer le rite. Ce jeudi 7 octobre, la salle du Cirque Royal avait été transformée en pub géant. Dommage que la célèbre bière sombre, dont on vous parle un peu plus haut, n’était pas disponible au bar. Dès que nos 5 Paddies montent sur scène (NDR : sobrement et avec distinction !), le public se montre enthousiaste. Il faut dire qu’on les attendait depuis longtemps et que leurs visites en Belgique sont plutôt rares. Outre McKenna qui semble avoir du mal à marcher (la goutte ?) et restera la plupart du tant assis pour jouer du banjo, les seniors ont l’air en forme. Rapidement, on en oublie le prix des places (jusque 48€ le sésame !), et on se laisse bercer par cette douce musique traditionnelle, et les agréables ballades dont l’une d’entre-elles est chantée en gaélique. « Rose » et « Black Velvet Band » s’enchaînent avant qu’une partie du groupe ne se lance dans un morceau instrumental, qui y va crescendo. Ca y est, la salle s’enflamme, certains sifflent ou poussent des cris (yiiiihiiiip !), pendant que les autres spectateurs frappent des mains tout en rythme. On la tient l’ambiance de fiesta irlandaise ! Tour à tour Reilly, Campbell et même McKenna, avec son rire contagieux, se relayeront au chant, faisant chacun preuve d’un humour très british (euh…quelle insulte…je voulais écrire Irish, of course). Leur (long) set se terminera par de grands classiques comme «Rocky road to Dublin », « Dirty old town », « Whiskey in the jar », et dans un final où tout le public participe au refrain, « Wild rover », avant une standing-ovation de circonstance. Pendant près de 2 heures (NDR : heureusement pour eux et pour nous qu’une pause bibitive avait été prévue), les Dubliners nous ont distillé un sacré élixir de folk traditionnel et de refrains accrocheurs qui nous on fait taper du pied ou frapper dans les mains ; une recette dont eux seul on le secret depuis plus de 40 ans. Et ils comptent sans doute bien le conserver, pour notre plus grand bonheur, et, pour à chaque écoute, nous replonger dans l’atmosphère des pubs animés. C’est sûr, rien que pour leur longévité, les Dubliners mériteraient d’entrer dans le…Guinness book !

lundi, 05 novembre 2018 16:50

Mythique Christophe à Tournai?

Tout comme votre serviteur, et avec un cœur de rocker, vous avez sans doute encore en tête l'image de ce beau blondinet élevé au sein de la variété et responsable de tubes un peu ‘cul-cul’, dont le plus notoire demeure « Aline ». Pourtant, Daniel Bevilacqua (de son vrai nom) a fait son grand retour sur scène en 2002, après une longue traversée du désert…C'est donc partagé entre cette image, qui risque d'ailleurs de le poursuivre jusqu'à perpétuité, et les critiques élogieuses de ses derniers concerts accordés au Bota et aux Francofolies en 2002 (après…27 ans d'absence !), que l'on attendait la venue de ce représentant de la chanson française. Très vite, l'image du bon blondinet s'estompe : c'est le visage aigri, les cheveux blancs, et derrière des lunettes fumées que le chanteur fait son entrée sur scène, dans un début de show chimérique. Des contrastes, il y en aura tout au long de la soirée : malgré son physique, sa voix, bien à lui, n'a pas pris une ride. Impressionnant et froid au début, il brise rapidement la glace en se rapprochant du public, lui contant sa vision de Tournai. Frappants aussi les arrangements parfaits, tantôt mélancoliques et simplistes, tantôt plus recherchés, de ses vieux morceaux dépoussiérés : « Les marionnettes » et « Les mots bleus ». A l'heure où de nouvelles stars adaptent ce tube inusable, Christophe a véritablement offert une bouffée d'air frais à la chanson française, témoignant d'une longévité que l'on attendait plus. Si en 1965, il criait « Aline » pour qu'elle revienne, ce dimanche c'est ‘Chris-tophe’ qu'a scandé le public tournaisien, lors des rappels. Quel «succès fou» ! Et quelle émotion ! Une émotion omniprésente, que le chanteur a bien rendu, allant jusqu'à rester sur scène un bon quart d'heure après la fin du concert, pour signer des autographes, tout en arborant un large sourire à ses fans. Et oui, rangeons au tiroir nos a priori sur ses tubes de ‘variété à 2 balles’, et rendons nous compte de l'authenticité du personnage, afin de ne pas attendre sa mort pour se dire que l'on tient là un véritable artisan de la chanson française. En surpassant les apparences et en le croisant après le concert, force est de constater que Christophe a su garder son charme et ses beaux yeux, une intégrité artistique et une sensibilité à fleur de peau, aussi bien sur scène qu'en dehors.

 

 

dimanche, 04 novembre 2018 10:36

Le rappel était inutile...

Ce concert était très attendu. D'une part, parce qu'il avait été reporté ; et d'autre part parce qu'il était intéressant de voir confirmer, sur les planches, tout le bien que l'on pense de "1965", leur dernier album. Un chef d'œuvre, comme dirait Marc Isaye. Un disque de référence, en quelque sorte, car après avoir roulé leur bosse pendant une bonne dizaine d'années, nos Américains continuent d'innover tout en gardant leurs racines et leur intégrité. A contrario d'autres groupes qui s'essoufflent trop rapidement ou se contentent de reproduire de pâles copies des opus précédents. Non vraiment, le soul-rock délivré par Afghan Whigs est inimitable. D'ailleurs, si vous ne les connaissez pas, je vous avoue que les décrire ou les comparer à un autre groupe est une tâche difficile. A la limite, on pourrait imaginer un croisement entre Sonic Youth et James Brown. Une chose est sûre, il faut admettre que ce combo est parvenu, jusqu'à présent, à bien gérer sa carrière. Signé, au départ, sur le label Sub pop, il avait alors commis l'excellent elpee "Congregation". Passé sur la major Warner en 1993, il nous a délivré "Gentlemen", un elpee davantage noisy/pop ; mais surtout un disque qui allait leur ouvrir les portes du grand public. A partir de cet instant on aurait pu avoir les pires craintes ; surtout après la sortie de "Black Love", une plaque un peu en deçà des autres.

Mais ce mardi 16 mars à l'AB, nos amis de Cincinnati ont balayé toutes nos suspicions, en délivrant un set époustouflant. Ils sont parvenus à mettre le feu en nous allumant à chaque morceau. Pendant près de 2h30, ils ont pu enchaîner les différents titres du dernier album et ce qu'on peut appeler des tubes comme : "Somethin' Hot", "66" ou encore "Debonair", "What jail is like", etc. Seul bémol : le rappel. Les longues intros jusque là originales, sont devenues un peu redondantes et lassantes. Cause à effet ? Je n'en sais rien ; mais une chose est sûre, la playlist était devenue beaucoup moins intéressante… Maintenant, il est possible que le groupe n'a pas voulu sombrer dans un concert trop traditionnel. Visiblement enroué, toussotant entre les morceaux, Greg Dulli n'a pas hésité pas à se casser la voix pendant toute la durée du concert. Il faut quand même préciser qu'il a pu compter sur le concours de ses deux choristes, dont la performance a été tout bonnement exceptionnelle. Nonobstant son physique peu avantageux, Susan Marshall a d'ailleurs eu l'occasion de faire vibrer la salle et même de la charmer en interprétant "My curse". Black, l'autre choriste, a apporté une note soul au concert, tout en agrémentant sa performance de quelques pas de danse plutôt drôles... Afghan Whigs a pu aussi compter sur la collaboration d'un bassiste très classe et d'un excellent pianiste pour compléter l'harmonie : John Curley et Michael Horrigan. Très à l'aise sur scène, ils ont même reçu une ovation lorsque G.Dulli les a présentés.

En première partie, nous avons eu droit à une bonne surprise, sous la forme du groupe Snowpony. Sa prestation a séduit le public qui avait pris la peine d'arriver plus tôt. Ce qui peut s'expliquer aisément, lorsqu'on sait que line up est composé d'ex membres de My Bloody Valentine et de Stereolab...

 

dimanche, 04 novembre 2018 10:34

Un bon divertissement...

Difficile de se faire une opinion sur Matmatah :

1) groupe pop monté de toutes pièces par les médias (depuis leurs passages à répétition sur la chaîne musicale MCM) ou

2) 4 Bretons ayant réellement démarré comme groupe alternatif et révélés par leur unique talent ?

Une chose est sûre, leur succès actuel tient en partie de l'effet de mode celtique récemment instauré par des formations telles que Manau ou Louise Attaque. Seul moyen de vérifier si leur qualité intrinsèque était à la hauteur de leur succès médiatique : se rendre au Botanique ce lundi 8 mars 1999. Premier point positif : le prix des places : 350 FB nonobstant la taille de la salle (Orangerie), pour un concert rapidement sold out. Tempérons cependant notre enthousiasme, lorsqu'on sait qu'ils ont augmenté le prix de leur cachet pour un seul concert en festival : 100.000FF. La présence de nombreux "teenagers" allait-elle nous permettre de vivre un concert mémorable comme seul la Mano Negra ou d'autres groupes de rock alternatif français pouvaient nous délivrer début des années 90? Les fans de ce style ont d'ailleurs dû se contenter de ce concert, car dans le programme tendu et éclectique de ce 'Parcours chant' du Botanique, les Shériffs allaient faire faux bond laissant nos amis les Binamé seuls à contempler leur triste sort. Après une première partie franchement médiocre assumée ( ?!) par le groupe Meaulnes, nos 4 Bretons ont donc débarqué à Bruxelles, pour ce qu'ils appelèrent plus tard leur 'dépucelage' ; soit leur premier concert en dehors de leurs frontières françaises. Face à un public jeune et déjà acquis à sa cause, leur entrée en matière était facilitée, mais le début du concert m'a laissé perplexe et m'a fait pencher vers la première hypothèse développée au début de cet article. En effet, en entamant le set par des titres tels que "La Ouache", "Kerfautras" et "Emma", nos 4 gaillards sont restés très proche des versions studios de leur album, un peu comme si on devait se farcir un podium 'Radio Contact' lors d'une manifestation populaire. Heureusement, la suite du concert m'a quelque peu rassuré. Et en particulier le morceau "L'apologie", soit l'hymne … la libéralisation du cannabis, drôle et éloquente à la fois, à l'instar du "Marie-Jeanne" des Slugs (NDR : l'un a-t-il plagié l'autre ?). Le groupe a osé également interpréter 2 nouveaux morceaux : si "Archimède" m'a laissé plutôt de marbre, le second, toujours sans titre, était un peu plus 'buscant'. Ce morceau, ainsi que le look du chanteur ajoute d'ailleurs une note 'hippie' au groupe à la manière ; un peu dans l'esprit de Guided By Voices. J'ai beaucoup apprécié l'excellente reprise de "L'évadé" de Gainsbourg (repris de B.Vian). Ni vraiment énergique ni vraiment folk/celtique, c'est ce que j'ai le plus déploré : un manque d'originalité du groupe et certaines limites actuelles. L'instrumentalisation reste simple, seuls quelques airs de flûte traditionnelle sortent du lot. Ce qui a un peu sauvé le concert ? D'abord un public déchaîné 'pogottant', 'slamant', 'stage divant', nonobstant le service d'ordre rigoureux. Ensuite, 2 titres enchaînés : le tube "Viens faire un tour … Lamb‚" lorsque le groupe s'est laissé un peu aller sur une reprise d'Abba en plein milieu et "Ribette's" jouée à fond de caisse. Je reste donc sceptique quand à l'évolution de ce groupe mais je leur souhaite toutefois bonne chance car il convient de dire, pour terminer, qu'ils étaient au départ un peu coincés sur scène mais finalement très sympa et que leur concert, à défaut d'être aussi époustouflant que l'explosion de leur vente d'albums, est resté un bon divertissement. (N.D.R. : et encore merci à Carlo Di Antonio pour le lift retour vers Mons !)

 

samedi, 03 avril 2004 05:00

Weirdness

En 1969, les Stooges chantaient « No Fun », sur un premier elpee produit par John Cale. 38 ans plus tard, ils pourraient chanter « No fun at all » et même choisir cette formule pour intituler leur nouvel album. Il est vrai que les attentes des fans d’Iggy Pop et sa bande étaient grandes, et surtout légitimes après un retour convaincant sur scène (allez donc relire notre review consacrée à l’édition 2006 du festival Sziget). C’est en toute grande forme et visiblement heureux d’être de retour, que l’on avait retrouvé, sur les planches, Iggy Pop, Ron et Scott Asheton, c'est-à-dire le trio original rejoint par le vétéran et tout aussi sympathique Mike Watt, remplaçant du regretté bassiste Dave Alexander. Malgré la collaboration de Steve Albini à la production, il faut reconnaître que le come-back est nettement moins étincelant...

Pourtant, en ouverture, « Trollin’ » a tout le potentiel d’un bon single ; mais la suite est beaucoup moins fringante. Les tempos sont trop simples et répétitifs. Définitivement usée par l’âge et ses excès de jeunesse, la voix d’Iggy passe de moins en moins bien la rampe. En outre, on ne peut pas dire que les textes (les thèmes abordés sont quand même invraisemblables pour des gars de 60 piges) soient particulièrement recherchés. Pour les deux tiers de l’album, on en vient à se demander si l’écriture des compos n’a pas été bâclée. Et la même remarque pourrait s’adresser aux sessions d’enregistrement. Parfois on a l’impression d’être en présence de papys jouant un punk basique à la manière de ces innombrables groupes d’ados qui entretiennent la hype. Des motifs suffisants pour refroidir notre enthousiasme. Sur « Free and Freaky » on touche carrément le fond, et il est même pénible d’écouter ce titre jusqu’à son terme. Il faut attendre « She took my money » ou encore « Passing cloud » pour retrouver un peu de fraîcheur, grâce notamment à l’intervention de Steve Mackay au saxophone.

Bref, nous sommes à 100.000 lieues des « 1969 » et autre « I Wanna Be Your Dog » du premier elpee. Et si vous cherchez la magie des deux opus suivants (« Fun House » et « Raw Power ») concoctés début des 70’s, vous pouvez passer votre chemin. Bref, un album globalement décevant. Evidemment, les fans inconditionnels ne partageront pas ce point de vue. C’est leur droit. Mais si ces différents titres risquent fort de faire la différence en live, ce disque ne figurera certainement pas dans notre Top 20 de 2007.



mardi, 27 mars 2007 05:00

Pamplemousse mécanique

Il n’est pas courant de lire des chroniques de groupes relevant de la variété télévisée sur ce site. Et pourtant c’est bien le cas ici, puisque la sortie de ce quatrième album des Fatals Picards coïncide avec leur élection comme représentant de la France pour le concours Eurovision 2007 ! Et oui, lors d’un scrutin organisé par FR3 (!), les Picards ont été sélectionnés parmi une liste assez ouverte de candidats dont les…Wampas. Ne manquait plus que Morrissey comme ambassadeur pour le Royaume-Uni et nous aurions eu toutes les raisons d’assister à la finale du 12 mai, programmée à Helsinki, devant notre petit écran.

Bref, revenons à ce CD, le quatrième de la formation parisienne (au nom trompeur donc) dorénavant signée chez Warner, après trois premiers opus complètement autoproduits (et auto-distribués lors de leurs concerts, la totale !) « Pamplemousse mécanique » comme son nom l’indique, est un savant condensé d’humour au second degré et de caricatures extrêmes parfois même acerbes. La plage d’entrée « Bernard Lavilliers » donne le ton, tant au niveau du texte corrosif, que du tempo. On pense immédiatement à d’autres Picards, les « Marcel et son orchestre » ; mais bien que les morceaux soient plutôt de courte durée (comptez 3 minutes en moyenne pour les 16 titres), la deuxième et troisième plage font retomber notre enthousiasme. « Djembé man » ou « Les dictateurs » cassent un peu le rythme d’un punk/ska redondant, lors d’une parodie de reggae, toujours sur fond de textes ironiques. « Monter dans le pantalon » plagie ouvertement Zebda, et repart dans le ‘name coding’ où d’autres personnalités médiatiques sont entachées (Jean-Pierre Pernaud ou Descombes, par exemple). « Cure toujours » rappelle les premiers pas d’Indochine. Tout aussi caustiques, les textes dressent le portrait d’un jeune disciple de la cause gothique ; mais toujours en adoptant le ton de la dérision omniprésent sur cet opus. Seule la reprise de « Partenaire particulier » épouse un format classique. « Et puis merde je vote à droite » ainsi que l’interminable « Où se demandait » clôturent cette plaque dont le patchwork puise aussi bien dans la chanson française, le rock, le punk, le ska que la musique de rue.

Typiquement français, ce style possède-t-il suffisamment de caractéristiques grand public pour décocher la palme lors de l’Eurovision ? Réponse ce 12 mai 2007. Cependant, après la victoire conquise par les guignols heavy-métal de Lordi on peut s’attendre à toutes les surprises…

 

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