Basé à Anvers et Hambourg, le duo dream-pop The Day sortira le 16 mai 2022 la vidéo lyrique de son récent single "June". Et il est à découvrir là "'June' est une véritable chanson de passage à l'âge adulte. Elle parle d'une amitié profonde qui s'est en…

logo_musiczine

The Waeve, c’est un projet réunissant Graham Coxon et Rose Elinor Dougall. Il vient de sortir un premier titre autoproduit « Something Pretty » ; et il est en écoute ici Graham Coxon, auteur-compositeur, guitariste et chanteur emblématique du groupe Blur,…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Curse of Lono

People in cars

Écrit par

Felix Bechtolsheimer, c’est le chanteur/guitariste et compositeur de Curse of Lono, une formation londonienne, dont le patronyme est emprunté au titre d’un bouquin de Hunter S. Thompson.

Felix a vécu une dernière année calamiteuse. Au beau milieu de la pandémie, son père, son oncle et sa petite amie sont décédés. Et fatalement, les compos du nouvel elpee expriment des sentiments de tristesse, de chagrin, de mélancolie et d’angoisse. Surtout ses textes. Des textes qu’il interprète d’un baryton ténébreux, lyrique, un peu à la manière de Matt Berninger (The National) ou alors de Chris Rea.

Pour enregistrer cet opus, Felix a un peu fait cavalier seul, même s’il a reçu le concours de quelques invités parmi lesquels figurent son fidèle collaborateur Oli Bayston (Spiritualized, Teleman et Boxed In, dont il est le leader) à la mise en forme ainsi que de l’ingénieur du son Iain Berryman (Florence + The Machine, Goldfrapp, Arcade Fire, Kings of Leon, Wolf Alice).

Enfin, le titre du long playing (« People in cars », édité en 2017) est également celui du livre de photos signés Mike Mandel, un album qui révèle des personnages shootés à travers les vitres de voitures, à un carrefour de Los Angeles, en 1970.

Si la musique de Curse of Lono puise ses sources dans l’alt country –et l’utilisation de la pedal steel y est certainement pour quelque chose– on y décèle également et régulièrement des traces de blues, et notamment à travers les riffs de gratte. Mais l’ensemble de cet LP baigne au sein d’un climat généralement atmosphérique, le final « Time slipping » (9’ quand même) se distinguant par ses couches de claviers qui naviguent vers l’infini à l’écoute de confidences oratoires. Et si le piano guide indolemment la plupart des ballades, l’expression sonore est épisodiquement et judicieusement traversée d’interventions de violoncelle et discrètement enrichie d’une voix féminine ; en l’occurrence celle de Tess Parks. Lascive, elle donne même la réplique à celle presque morbide, lugubre, de Felix, sur « So damned beautiful ».

Le disque recèle quand même l’une ou l’autre piste offensive, à l’instar de « Think I’m alright now » et surtout de « Buy the ticket, take the ride », une piste hantée par l’histoire de feu Gilles Bertin, le bassiste de Camera Sirens (à l’époque, il était taxé de Sid Vicious français). Coupable d’avoir braqué une banque et longtemps en cavale, il sera condamné par contumace.

Bref, un album de bonne facture, dont les compos semblent déchirées entre une vision sombre (les lyrics) et paradoxalement empreintes d’une mélancolie douce (la musique) …


 

Ilitch

White light

Écrit par

Après s’être investi dans plusieurs projets, dont celui partagé en compagnie de Pepe Wismeer pour « L’écho des chiens dans le sang de la tactique / No re re night fever », Thierry Müller a décidé de relancer Ilitch, une formule qu’il n’avait plus explorée depuis 2010.

Ce concept album pose une réflexion sur le temps qui passe et ses conséquences sur le vieillissement de l’être humain ; et notamment sur la maladie et la perte de mémoire. Plusieurs plages et notamment « La danse des neurones », « Stop fighting in my brain », au cours de laquelle les envolées au mellotron frôlent l’univers du King Crimson circa « Islands », « Se souvenir d’oublier » et la « La danse des neurones », que tourmente des cuivres angoissants, abordent probablement ces sujets. Mais c’est surtout « White light » (NDR : il n’y manquait plus que la chaleur d’une même couleur, et on aurait pu évoquer le Velvet Underground !) qui concentre ces différentes thématiques…

On épinglera encore « You smoothing voice », une plage qui baigne au sein d’un climat semi-électronique, semi-symphonique et puis le curieux « Serenity bug ». La guitare électrique y est jouée en picking alors qu’à plusieurs reprises c’est vers « The end » des Doors que l’expression sonore s’enfonce…

Thierry se réserve la guitare, la basse ainsi que les claviers (synthés, piano, mellotron), sans oublier les quelques parties vocales et tout ce qui touche à l’électronique. Il est épaulé par un trompettiste, un saxophoniste, une violoniste et une harpiste.

Dans sa musique, on retrouve ses influences majeures : depuis Phillip Glass à Terry Riley, en passant par Robert Fripp et Brian Eno. Le spectre de ce dernier rôde ainsi tout au long de la ballade « Se souvenir d’oublier » ainsi que la première partie de « Avant que mon cercueil ne se transforme en citrouille », mais lorsque les oscillations électroniques s’effacent, c’est pour laisser la place à un rock instrumental bien rythmé…


 

Julien Doré

Aimée encore

Écrit par

Fort d’une popularité croissante depuis sa participation et sa victoire à l’édition de la Nouvelle Star en 2007, Julien Doré s’investit de temps à autre auprès d’œuvres caritatives.

Pour la circonstance, l’association des blouses roses (qui intervient auprès d’enfants, d’adultes hospitalisés ou encore de personnes âgées en EHPAD) profite de la starisation de l’artiste pour la vente d’une réédition de l’album « Aimée », le cinquième du nom, dont l’intégralité des bénéfices lui seront reversés.

Bien plus qu’un copié/collé, puisque cet opus sobrement (ré)intitulé pour l’occasion « Aimée encore », histoire de faire peau neuve, nous réserve quelques (belles) surprises, soit neuf titres supplémentaires dont quatre inédits et cinq versions acoustiques.

Parmi les nouveautés, on épinglera « Larme Fatale», en duo avec Eddy de Pretto, sa suite, « Larme Fatale II », « Pesto », mais surtout le sublime « Oe to oe rima ». Ecrit par Henri Hiro et composé par Bobby Holcomb, il est interprété en haïtien.

Doré nous accorde également des versions acoustiques de « La Fièvre », « Nous », son célèbre « Kiki », caractérisé par ses chœurs d’enfants, « WAF » et enfin « L'île au lendemain », qui bénéficie du concours de Clara Luciani. Des adaptations new-look qui ont de quoi surprendre, mais surtout apportent un second souffle à des chansons qui ont rencontré un succès d’estime.

De nombreuses collaborations, il en sera encore question puisqu’outre Caballero & JeanJass, Simone&Jean-Marc, une jeune artiste nommée Silda, découverte sur le Net pour sa reprise de « Nous » au cours de laquelle elle se sert pour seul instrument d’une kalimba (caisson de résonance en bois surmonté de lamelles de fer), s’offrira le luxe d’un duo exceptionnel. Probablement une des meilleures plages de ce format.

Si ce disque ne révolutionnera pas le genre, il reste malgré tout un plaisir d’écoute. Un patchwork de compositions aussi légères que dansantes. Et si Doré a fait de l’écologie son cheval de bataille, le propos dans ses chansons reste davantage idéologique.

En effet, l’idée de la transmission de génération en génération est littéralement la genèse de cet exercice stylé. Pas un hasard donc que le titre ait été choisi en hommage à sa grand-mère largement centenaire.

Si les esprits les plus critiques pointeront l’angulaire faussement philanthropique ou le prétexte fallacieux de l’initiative, JD est avant tout sincère avec lui-même et son public. Vingt titres bruts, sans artifices, généreux et condensés de son prisme artistique.

Il s’invente un sens à la vie et se réinvente en proposant quelques oscillations hautes en couleur sur ce grain de voix chaleureux, légèrement éraillé, très caractéristique de l’artiste.

Bref, un disque qui symbolise l’entraide, le partage et l’amour. Rien que ça, par les temps qui courent, mérite d’être applaudit des deux mains.


 

Beech

Artifact

Écrit par

Beech, c’est le projet de Kristof Souvagie, un Alostois également actif chez la formation post punk The Mary Hart Attack. A ce jour, le groupe avait gravé un Ep. Baptisé « Gazer tapes », il était paru en 2018.

« Artifact » constitue donc le premier elpee de Beech, un disque au cours duquel, hormis la batterie pour « A big surprise », Souvagie se réserve tous les instruments. En live, il est quand même soutenu par un batteur, un bassiste et un guitariste.

Si les mélodies sont accrocheuses dans l’esprit de Nada Surf voire de Teenage Fanclub, musicalement, les références sont à aller chercher du côté de Built To Spill, Gandaddy et Pavement, même si « Scare a soul » libère une charge émotionnelle comparable à celle que dispense Robin Proper Sheppard chez Sophia.

Un album vraiment agréable à écouter.


 

Francis Cabrel

Trobador Tour (Live)

Écrit par

 

Françis Cabrel nous offre un bien bel album immortalisé lors de sa tournée ‘live’ baptisée ‘Trobador Tour’.

Sorti le 3 décembre 2021, il est disponible en double CD, accompagné d’un livret 36 pages ou en quadruple vinyle.

2h30 de tubes tels que « Sarbacane », « Je l’aime à mourir », « Te ressembler », « Leïla et les chasseurs », « Des hommes pareils », « Octobre », « Les murs de poussière », « Petite Marie », « Encore et encore », « La robe et l’échelle », « La Corrida », « Hors-saison », « La dame de Haute-Savoie », « Les chevaliers cathares » …

L’opus recèle 31 titres dont 3 bonus studio à découvrir : « Jusqu’aux pôles - version alternative » et 2 titres inédits, « Quoi dire ? » et « Pour me faire peur ».

On retrouve la fraîcheur de sa voix du sud et de sa musique folk.

Ses textes touchent toujours autant le cœur et l’esprit.

Pas de révolution ici mais ses interprétations sont renouvelées, affinées, et les arrangements ‘live’ permettent de redécouvrir ses titres avec une nouvelle oreille pour notre bonheur.

La pochette de ce nouvel elpee nous interpelle. La représentation d’un arbre illuminé sur une toile transparente bloque un chemin sur lequel sont déposés les instruments. Au-delà, un décor naturel, un coucher de soleil aux couleurs chaudes et apaisantes.

Y aurait-il un message pour la suite ou non de ses aventures ?

Méthode Chanson

 


 

Kyo

La Part des Lions

Écrit par

Après plus de vingt années passées à parcourir « Le Chemin », Kyo se réinvente le temps de douze compos pour se tailler « La part des Lions ».

Phénomène pop/rock des années 2000, le groupe a rencontré le succès auprès des jeunes adolescents en publiant une flopée de tubes comme « Dernière Danse » ou encore « Contact ».

Disparu des ondes en 2007, il ne vaudra sa résurrection que sept ans plus tard grâce à un percutant « Le Graal ».

Ce 6ème album constitue un retour aux fondamentaux rock, quasi quatre ans jour pour jour après la sortie de « Dans la peau ». Avec, pour résultat, un son plus brut, sans fioriture et aux arrangements minimalistes dans le but de mettre en exergue le volet organique des instruments et donner davantage d’amplitude aux compos.

Et ce n’est pas le seul changement de direction puisque le batteur orignel, Fabien Dubos, a cédé sa place à Jocelyn Moze (Empyr), rejoignant ainsi Benoît Poher, Nicolas Chassagne et Florian Dubos.

« Margaux, Omar, Marlow », les trois personnages centraux à la destinée scellée, constituent le fil rouge d’une fresque moins autocentrée et plus joyeuse que ce que le combo nous a habitués jusqu’alors.

Un nouveau format qui fait la part belle à des chansons incisives et instinctives telles que « Mon Epoque » qui résonne étrangement dans un contexte d’énième crise sanitaire ou encore « Paris », qui relate les attentats du 13 novembre 2015. Mais pas que, puisque le combo prend la peine de proposer une parenthèse plus légère à travers « Mon immeuble » qui charrie son lot de commérages.

L’enregistrement ayant été réalisé à Bruxelles, Alice On The Roof s’est invitée pour poser son grain de voix singulier afin de conjurer sa « Comète ». Comme une évidence !

Kyo propose ici un disque à la signature reconnaissable, un renouveau dans la direction artistique ainsi que de la précision dans le travail d’écriture et de réalisation.

Le résultat final reste foncièrement pop et sans grandes surprises. Si la maturité semble acquise, il en faudra un peu plus pour aller au-delà de la « Kyosphère ». Dommage, vu l’énergie déployée ! 


 

The Third Sound

First light

Écrit par

Il s’agit déjà du cinquième elpee de cette formation établie à Berlin et drivée par l’Islandais Hákon Aðalsteinsson. Non seulement ce dernier avait participé à l’aventure Singapore Sling, mais il collabore régulièrement avec Anton Newcombe, le leader de The Brian Jonestown Massacre, et notamment lors de leurs tournées.

Vous vous doutez donc certainement que la musique de ce band trempe dans le psychédélisme ; mais pas seulement, puisqu’on y retrouve également des éléments gothiques, de post punk et même du phénomène madchester sur « Your love is evol », la basse enivrante et les nappes d’orgue poussiéreuses réveillant le souvenir des Charlatans voire d’Inspiral Carpets.

L’opus s’ouvre par « Tidal wave », un morceau sont le délicieux parfum psyché est libéré par la guitare et les claviers poussiéreux. Mais en général, malgré ces effluves psychédéliques, le climat gothique revient régulièrement à la surface. Et on ne peut alors s’empêcher de penser à Leather Nun. A l’instar de « This is the only way I know », malgré les sonorités de gratte chatoyantes. Faut dire aussi que le baryton désabusé de Hákon n’est pas sans rappeler celui de Jonas Almqvist. Et tout particulièrement sur le plus cool « Hex », un morceau mid tempo tramé sur une très jolie mélodie exécutée à la six cordes. « Not even Jesus » en est un autre exemple, mais ce sont les vocaux (voix masculine et contre-voix féminine) qui font ressortir cette atmosphère ; mais alors dans l’esprit de Sisters of Mercy, l’orgue venimeux et les guitares élégantes assumant l’aspect psychédélique. Psychédélique comme « Stay for another », une piste qui nous entraîne curieusement du côté de la West Coast, fin des 60’s, à l’époque de Quicksilver Messenger Service.

Instrumental de plus de 7’, « Ghost of Memphis » monte lentement en puissance dans une ambiance évanescente, presque fantomatique, avant d’emprunter une cadence hypnotique, réminiscente de « Venus in Furs », grand classique du Velvet Underground.

Si le spectre de Spiritualized plane sur l’épique « Dissociation », l’opus s’achève par « I don’t need anything more », la seule compo sans drums au cours de laquelle le crépusculaire côtoie la lumière céleste…

Un des albums de l’année 2021 !


 

Dummy

Mandatory enjoyment

Écrit par

Issu de Los Angeles, Dummy a été fondé en 2018. Après avoir publié deux Eps, le quintet nous propose son premier elpee. Un disque qui doit autant au shoegaze, au psychédélisme, au krautrock, à la new age qu’à l’avant pop dans un style que la formation a baptisé drone pop.

A l’écoute des premiers morceaux cet LP, on pense d’abord à Stereolab. A cause de la voix d’Emma Maatman, aussi laconique que celle de Laetitia Sadier. Puis de Swervedriver. Surtout lors des passages les plus noisy. Faut dire que le line up implique deux gratteurs. Qui se déchaînent sur le final de « Daffodils », en s’enfonçant dans l’univers sonore de Yo La Tengo… lorsqu’il entre en expansion. Le psychédélisme est essentiellement entretenu par les claviers d’Emma, dont les sonorités nous replongent dans l’univers du Floyd, circa « The Piper at the Gates of Dawn ». Et le tout est saupoudré d’effets tantôt cosmiques ou électroniques, à l’instar de l’enlevé « Final weapon » au cours duquel des droïdes ont peut-être été invités. C’est une des trois pistes les plus enlevées de l’opus qui figurent en début de parcours.

Le long playing s’achève par « Atonal poem », une plage davantage ambient, rythmée par les interventions du xylophone et dont la fin de parcours est enrobée de chœurs vaporeux…


 

Sygo Cries

Talking about walls (Ep)

Écrit par

Sygo Cries est une formation issue de la région de Gand, en Belgique, qui pratique une musique particulièrement influencée par la cold wave et le post punk. Fondée au début des 90’s, elle ne compte plus comme membre fondateur que le chanteur Mika Goedrijk.

Sur les 5 plages de « Talking about walls », dont un bonus track, seul « The parting glass » emprunte un mid tempo avant de se muer en valse. Offensives et dansantes, les quatre autres plages réveillent en notre for intérieur les souvenirs de Red Zebra, Siglo XX et The Names. A cause de cette basse ténébreuse, qui emprunte même un riff à Simon Gallup, sur « Surrender », lorsqu’il provoque une rupture de rythme. Vindicative et parfois provocatrice, la voix de Mika colle parfaitement à l’expression sonore illuminée par des accès de guitare à la fois subtils et tintinnabulants si caractéristiques dans le jeu de Gary McDowell (Modern English) voire de Richard ‘Dik’ Evans (Virgin Prunes).

De cet Ep, on épinglera cependant l’excellent « End of a century », un morceau qui vous incite à faire la danse du scalp autour de la table. Enfin, bien ancré dans les eighties, le plus électro « Ship of friends » adopte même un profil hymnique.


 

Hubert-Félix Thiéfaine

Géographie du vide

Écrit par

« Géographie du vide » constitue déjà le 18ème album d’Hubert-Félix Thiéfaine ; et pour la circonstance, il a reçu le concours de quelques collaborateurs, dont son fils, Lucas, à la mise en forme. Ce dernier a également composé la musique de « Nuits blanches », une plage dont les sonorités de claviers rappellent celles de Tony Banks (Genesis). Pas une grande réussite, il faut le reconnaître.

Parmi les autres contributions, on épinglera la participation d’Arman Melies sur l’excellent « Page noire », une chanson bercée de mélancolie suave, dont le final se distingue par une intervention au saxophone. Nosfel, ensuite. Pour « Prière pour Ba’al Azabab ». Imprimé sur un tempo électro plutôt monocorde, il souffre d’un refrain qui aurait pu être entonné par Patrick Sébastien. Ou encore J-P Nataf (Les Innocents) lors de l’excellent « Du soleil dans ma rue » que le natif de Dole interprète d’un ton ironique. Parmi les pistes décevantes, citons encore « L’idiot qu’on a toujours été », dont la musique ne colle pas vraiment au texte. Car oui, et c’est quand même une bonne nouvelle, la plume de l’artiste est intacte et nous réserve des poèmes empreints de magie, d’élégance et d’émotion. Ce qui ne l’empêche pas de fustiger notre société à qui il reproche un manque d’humanité, de fraternité, de poésie et d’amour. Et si cet opus souffle le chaud et le froid, notamment à cause de ces arrangements synthétiques qui gâchent certaines chansons (NDR : la guitare, les drums et le piano n’ont heureusement pas été totalement abandonnés !), on retrouve quand même de chouettes compos, à l’instar du saisissant « Reykjavik », de l’entraînant et presque cold wave « Eux », de l’enjoué « La fin du roman » sculpté dans le pop/jazz ou encore de « Fotheringay 1587 » qui relate les derniers jours de Marie Stuart, avant qu’elle ne soit exécutée. Sans oublier le solennel « Combien de jour encore », un titre qui rappelle qu’Hubert-Felix Thiéfaine mérite bien d’être considéré comme l’héritier naturel de Léo Ferré.


 
Page 9 sur 1290