paraîtra ce 26 août 2022. En attendant, elle nous propose son nouveau clip « Forever In Sunset », réalisé par Noel Paul, ici . Dans le monde de « All of Us Flames », la fin de l'empire capitaliste patriarcal semble à la fois imminente et inévitable,…

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« How to burn », c’est le titre du nouvel elpee de The Afghan Whigs, dont la sortie est prévue pour le 9 septembre 2022. Il s’agira de son 9ème opus. La pandémie mondiale a contraint les musicos à bosser séparément et dans des lieux différents : Greg Dulli,…

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Lora & The Stalkers

No desire control

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Drivé par la chanteuse/guitariste Lora Ferrarotto et le compositeur/multi-instrumentiste Alex Meozzi, Lora & The Stalkers est originaire de Rome. Non seulement Alex est producteur, mais il milite également au sein de deux autres formations transalpines, dont le groupe résident de l’émission télévisée ‘Stracult’.  

« No desire control » constitue le premier elpee de Lora & The Stalkers ; et ce qui frappe d’abord, c’est la voix aigrelette de Lora. Elle tonifie des morceaux qui s’inspirent fondamentalement de la pop et des variétés des fifties et des sixties. 

Dès le premier titre, le kitsch « Lonely heart », on s’imagine au cœur d’un show à l’italienne, entre grandes envolées lyriques des animateurs et jolies filles particulièrement sexy. Une compo dont les arrangements luxuriants nous renvoient à l’Eurovision, d’il y a plus de 50 ans… Des arrangements luxuriants qu’on retrouve régulièrement tout au long des morceaux de cet LP. A l’instar du plus pop « Weak of brave, une plage enrichie de cuivres et d’interventions d’orgue. Une constante quand même, cette ligne de basse profonde, mordante, qui trame la plupart des pistes. Entre le slow sirupeux « Yesterday » et le glam « Unwise Jenny », on ne sait d’ailleurs jamais sur quel pied danser. Plus seventies « Back in time » se distingue par ses sonorités de gratte chatoyantes (une Rickenbacker ?) alors que « 4 us 2 » laisse furtivement filtrer des effluves psychédéliques. Plus étonnant « Blinding love » ranime le souvenir de Joy Division, la ligne de basse cold et la boîte à rythmes accentuant cette impression. Parsemé de doo wop, « Tonight the night » replonge dans les sixties à moins que ce ne soit les fifties !) alors que le titre maître emprunte un profil cinématographique…  

Un album vintage ou suranné, à vous de choisir !


 

Ali

Bliss + Blasphemy

Écrit par

Ali, c’est le patronyme choisi par une formation bulgare dont le leader répond au nom d’Ali Abdala. Ce dernier se consacre à la guitare et au chant et est épaulé par deux autres sixcordistes, un drummer, un claviériste, un bassiste et un préposé aux chœurs.

Peu de renseignements sur la toile concernant ce septuor dont la musique est fondamentalement rock. Et en général percutante et sémillante. Des envolées de gratte symphonico-métalliques alimentent même la fin de parcours de « Freedom ».

A l’instar de Muse, l’expression sonore affiche une certaine solennité, voire emphase, impression amplifiée par la voix d’Ali, capable de grimper dans les aigus ou d’emprunter des inflexions plus déclamatoires, impérieuses, un peu comme Peter Murphy. Le spectre de Bauhaus plane même tout au long de « I come from the future ». Et si ce n’est pas le choriste qui s’autorise des vocalises dignes de Clare Torry sur ce morceau (pensez à l’album « Dark side of the moon » du Floyd), alors la voix d’Ali est vraiment exceptionnelle.


 

Chad VanGaalen

World's most stressed out gardener

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Producteur, musicien et vidéaste (notamment pour Timber Timbre, Metz ou encore Andy Shauf), Chad VanGaalen possède plusieurs cordes à son arc. Alors que le virus parcourt le monde, le Canadien s’est retiré dans sa maison en Alberta pour composer ; mais lors de ses heures perdues, il s’est consacré au jardinage. C’est au cours de cette période qu’il a réalisé son huitième album pour lequel il s’est référé à la flore afin de choisir son titre.

Sur cet elpee, le multi-instrumentiste se charge une nouvelle fois de tout de ‘A à Z’. Outre les instruments déjà maîtrisés depuis belle lurette, il joue de la flûte, dont les interventions sont disséminées tout au long playing, et tout particulièrement sur « Flute Peace » ...

Dans l’esprit de ses œuvres précédentes, Chad VanGaalen élabore une pop psyché alambiquée, loufoque qui paraît partir dans tous les sens. Plusieurs écoutes sont nécessaires afin de saisir la complexité des morceaux et d’appréhender leur richesse mélodique. A l’écoute de « World's most stressed out gardener », on pense à Beck, Super Furry Animal, voire Flaming Lips. Entre les courts intermèdes instrumentaux, le Canadien offre de véritables pépites telles que le planant « Where Is It All Going ? », l’hypnotique « Starlight » ou encore le plus nerveux « Nighmare Scenario ». Bien qu’hétéroclite, ce long playing s’écoute sans éprouver la moindre lassitude. Sans doute à cause de sa qualité. Reste à espérer que cet artiste puisse recueillir la reconnaissance qu’il mérite !


 

Rostam

Changephobia

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Depuis son départ des fantastiques Vampire Weekend en 2019, le multi-instrumentiste Rostam Batmanglij s’est surtout illustré comme producteur (pour le compte de HAIM, Clairo, Hamilton Leithauser et Charlie XCX, notamment) ; mais il a également trouvé le temps de composer de très belles chansons qu’on retrouve sur son premier elpee solo, « Half light » et puis sur ce second « Changephobia ».

Pour concocter sa pop délicate et baroque, teintée d’électro et de soul-jazz, il a reçu le concours de membres de HAIM (Danielle Haim siège derrière la batterie sur « These Kids We Knew ») ainsi que de Henri Solomon au saxo. L’esthète pop dévoile une œuvre complexe mais toujours accessible à laquelle il manquerait peut-être quelques singles accrocheurs…


 

Cheeko

Equerre (single)

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« Équerre », le nouveau single de Cheeko, est LA petite douceur surprise de cette fin du mois de janvier 2021. C’est la cerise sur le gâteau, le sourire d’un inconnu, le dessert offert par le patron, bref ce que vous voulez. Ce morceau est cette petite chose qu’on n’attendait pas mais qui devient source de joie une fois qu’elle est là ! La nonchalance et la sérénité qui plane dans ce studio filmé lors du clip nous détend instantanément (à découvrir ici), son flow nous berce et ses mots nous incitent à sourire. Pourtant ce n’est pas spécialement drôle, mais Cheeko a cette façon de dépeindre nos quotidiens avec un recul et cette petite ironie au coin des lèvres qui rend la vie plus légère ; alors on se remet le titre en boucle pour qu’il ne s’arrête jamais. « Équerre » est presque déstabilisant finalement parce que, si ce le fond n’est pas particulièrement comique, le rappeur ne dénonce pas pour autant. Pourtant, la simplicité de sa photographie du monde est tendre et presque naïve. Et l’instrumental signé « Tigerz » est tout aussi charmant ! Le tout se savoure comme une sucrerie de 2min53… à mettre en mode replay.


 

Antoine Wielemans

Fin d'été (single)

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Après la sortie de ses deux premiers titres, « Sel » et « De l’or », Antoine Wielemans sort son troisième single « Fin d’été ». Ces deux compos figurent sur son premier opus, "Vattetot".

Après avoir gravé cinq albums en compagnie du groupe Girls in Hawaï, entre 2003 et 2017, comme chanteur et guitariste, il a décidé de se lancer dans la chanson française.

« Fin d’été » constitue une ode à l’instant, à l’expérience de la simplicité. La joie de se baigner dans son plus simple appareil, dans l’eau fraîche d’un ruisseau, à la chaleur de la saison chaude. En allant plus loin, on perçoit une dichotomie sombre de quelqu’un qui préfère se contenter de cet état, de peur d’aller de l’avant.

Ce texte poétique baigne dans une atmosphère douce et apaisante. Une guitare acoustique en picking, des chœurs, des nappes de synthé, la trompette de Thibaud Vanhooland (alias Voyou) et une boîte à rythme pour les percussions.

‘C’est l’une de mes chansons préférées du disque. Ce rapport à la nature où tu te balades sous un soleil d’été torse nu, en short et en tongs. Tu te vautres dans l’herbe ou tu te baignes dans une rivière. Sans oublier la micro déprime de fin d’été que tu vas rapidement surmonter. C’est le spleen de septembre en sachant que l’hiver est déjà à notre porte. Avec Girls In Hawaii, on tourne beaucoup en automne et en hiver ; ce n’est pas accidentel. J’adore chiller, glander à la maison, lire, chipoter à deux ou trois trucs, voyager. Dès que j’ai moins de temps, que je me sens un peu enfermé dans des contraintes, je me rends compte que je suis très stressé.’

Le clip décrit bien cet état de bonheur dans lequel on goûte avec lui au vent sucré de l’été par le plaisir du voyage.

Et si nous l’aidions à traverser le pont ?

Pour visionner son clip, c’est ici

Méthode chanson

 


 

Meat Loaf

Meat Loaf envoyé au tapis, pour l’éternité…

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Né au Dallas le 27 septembre 1947, Marvin Lee Aday est décédé le 20 janvier 2022 à Nashville. Surtout connu pour être le chanteur de Meat Loaf, le Texan a joué dans de nombreux films. On retiendra ainsi son rôle son rôle pour "Fight Club" de David Fincher ainsi que la comédie musicale ‘The Rocky Horror Picture Show’ (1975). Il était aussi régulièrement invité comme guest lors de séries télévisées, et tout particulièrement "Monk", "Dr. House" et "Glee".

Meat Loaf a connu un succès phénoménal en 1977 grâce à son album "Bat out of Hell", vendu à plus de 40 millions d’exemplaires, un opus produit par Todd Rundgren. Au total, il a vendu plus de 100 millions d'albums au cours de sa carrière.

C’est son père qui lui aurait donné ce surnom (littéralement pain de viande), à cause de son physique de catcheur. Il a aussi vécu les excès du rock’n’roll, notamment à travers la consommation de drogues. Et à partir du nouveau millénaire, les pépins de santé se sont multipliés. Qui se sont d’abord focalisés sur ses cordes vocales avant de se manifester par des malaises sur scène.

Meat Loaf figure parmi les rares chanteurs américains connus, hormis ceux issus de la country, à soutenir activement le parti républicain. Il avait notamment fait campagne en 2012 en faveur de Mitt Romney, adversaire malheureux de Barack Obama.

Après la sortie de son dernier elpee, "Braver Then We Are", en 2016, il avait déclaré que cet opus était explicite et politiquement incorrect, précisant qu’il détestait le politiquement correct.

En 2015, le musicien avait repris les concerts après deux années de pause, mettant fin à des rumeurs selon lesquelles il avait repris sa retraite musicale…

RIP

Jodi

Blue heron

Écrit par

Avant de se lancer dans un projet personnel, le multi-instrumentiste Nick Levine a milité pendant plusieurs années au sein de la formation américaine Pinegrove. Le leader de cette dernière ayant été englué dans un scandale sexuel, la vie du groupe a été mise entre parenthèses ; ce qui a laissé du temps à Levine de travailler sur son premier album solo.

Ce qui saute aux oreilles à l’écoute de « Blue Heron », c’est la ressemblance entre la musique de Pinegrove et celle de Jodi, notamment à travers des titres comme « Go Slowly » ou « Buddy ». Faut dire que les styles pratiqués par ces deux formations sont issus du fruit d’un mélange de country, de folk et de rock. En outre, le timbre nasillard de Nick Levine rappelle celui d’Evan Stephens Hall. Et enfin, ce mélange spécifique d’arpèges saccadés et de riffs incisifs, on le retrouve également chez les deux combos.

Sur cet LP figure également des morceaux dépouillés (guitare/batterie), chargés d’émotion, tout en demeurant accrocheurs. En dix plages (dont deux sont instrumentaux) pour à peine 30 minutes, Jodi est presque parvenu à nous faire oublier Pinegrove…


 

Edwige & Albin de la Simone

La totale (Single)

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Edwige, autrice-interprète belge, nous livre un beau deuxième single, « La totale ». C’est un des quatre titres qui figurent sur son premier Ep, fraîchement sorti, fin 2021, sur toutes les plateformes audio.

Albin de la Simone, invité coup de cœur et de marque, chante avec elle en duo, ce savoureux morceau.

Ce projet vient, au départ, de la rencontre heureuse entre trois personnes, Edwige, Joachim Jannin et Manuel Roland.

Pour enregistrer ce disque, Edwige a reçu le concours de David Picard au clavier, Nicolas Fiszman à la basse, Lucas Vanderputten à la batterie ainsi que du multi-instrumentiste Manuel Roland, qui se charge également de la production et des arrangements. Le tout a été mixé et masterisé par Géraldine Capart au Détours Studio.

Edwige possède une voix très légèrement voilée, charmante. Elle parvient merveilleusement à insuffler de l’émotion au texte écrit en compagnie de Joachin Jannin. Rejoint par Albin de la Simone, dont la voix et l’intention mis au service du texte ressemblent étonnamment à celles d’Edwige. C’est la totale !

Le titre défile en douceur et se distingue par ses arrangements subtils. Il commence de manière épurée par des instruments acoustiques suivis par des nappes électroniques.

Le texte nous communique par ‘flashes’, un goût d’été, comme celle d’un verre avec deux pailles aux glaçons qui s’entrechoquent, de pieds dans le sable chaud, d’une Aston Martin. Au loin, un cheval blanc au galop, une plage de palmiers, comme sur l’image de ce titre.

On lui pardonnera la rime à la française qui fait sonner Martin comme un prénom pour coller au reste du texte. Cette liberté captive l’oreille pour nous intriguer davantage sur le sens éthéré du texte.

Pour télécharger la chanson le lien est

Un album complet est prévu fin 2022 en sortie physique et numérique.

Edwige se produira en concert le 25 juin 2022 à la Citadelle de Namur, en Belgique, dans le cadre du Verdur Festival.

Méthode chanson

 


 

Måneskin

Teatro d'ira - Vol. I

 Maneskin a donc décroché la victoire pour l’Italie, lors de l’édition 2021 du concours eurovision, en interprétant « Zitti E Buoni ». Cette chanson qui se traduit en langue française par ‘Taisez-vous et tenez-vous tranquille’ a donc logiquement fait le buzz.

Le sulfureux quatuor réunit le chanteur Damiano David, le drummer Ethan Torchio, la bassiste particulièrement sexy Victoria de Angelis et enfin le guitariste Raggi. Le combo a été fondé à Rome par les deux derniers cités.

Son patronyme, Måneskin, signifie ‘clair de lune’ en danois, et il a été choisi parce que la bassiste possède des racines danoises.

Måneskin était parvenu, sur son premier elpee, « When We All Fall Asleep, Where Do We Go ? », paru en 2019, à transformer la chanson sombre et déconcertante de Billie Eilish, « Bury A Friend », en morceau de rock hymnique (NDR : une adaptation ‘live’ a été immortalisée dans le cadre de la dernière édition du Ronquières Festival, ici).

Et c’est également à travers une cover, celle du « I Wanna Be Your Slave » d’Iggy Pop que le band affiche son côté le plus dévastateur. Un titre qui figure sur ce second long playing et dont une version a bénéficié du concours de l’Iguane, mails elle ne figure qu’en bonus track sur le pressage japonais.  

Les influences du groupe sont multiples, elles oscillent de Led Zeppelin, à Franz Ferdinand, en passant par Fleetwood Mac et David Bowie. Mais en général, elles creusent dans le passé.

De plus, il est très surprenant de découvrir des albums où la langue interprétée est alternée. Ainsi, au fil de l’écoute, on remarque que l’italien et l’anglais se côtoient, sans pour autant se marcher sur les pieds.

Les morceaux se suivent et ne se ressemblent pas, même si on y reconnaît des similitudes. Une constante quand même, le côté très théâtral des parties vocales, assurées par Damiano. Parfois même dans l’esprit de David Bowie. Et « Lividi Sui Gomiti » en est certainement l’exemple le plus flagrant. Encore que parfois, elles sont plus proches de la déclamation, voire du rap.

Les contretemps exécutés à la batterie sont sublimés par les accès de basse, très présents. Ce qui communique un sentiment de fraîcheur aux morceaux.  

Si « La Paura Del Buio » et « In Nome Del Padre » libèrent une fameuse dose d’intensité, cette intensité monte en crescendo sur « Coraline ». En début de parcours, les cordes de gratte sèche épousent la voix alors claire, avant que les autres instruments n’entrent dans la danse. Puis la gratte s’électrifie et la piste grimpe progressivement en puissance….

Et l’opus de s’achever dans le calme et la douceur, par Vent’Anni » …

Måneskin se produira à Forest National le 10 février 2022 ; et c’est complet depuis longtemps.


 
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