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Décès d’Arno, le poète des bistrots et des bords de mer… Spécial

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Arno Hintjens, mieux connu sous le nom d’Arno, est décédé ce 23 avril 2022 des suites d’un cancer du pancréas. Il aurait fêté ses 73 ans dans un mois.

Trilingue, il a d'abord surtout chanté en anglais avant de privilégier le français et parfois le flamand.

Il était capable de se réapproprier n’importe quelle chanson (pop, folk, blues, chanson française, variétés, …) et de la transformer en morceau rock ou cabaret. Il a ainsi notamment repris « Les filles du bord de mer » d’Adamo, « Le Bon Dieu » de Brel », « Comme à Ostende » de Ferré, « Elisa » de Gainsbourg », « All the Young Dudes » de Bowie, « Mirza » de Nino Ferrer, « Drive my car » des Beatles, « Jean Baltazaarr », un medley du « Jean Genie » de Bowie et de « La fille du père Noël » de Dutronc, et même « Vous les femmes » de Julio Iglesias. Mais il avait aussi et surtout son propre répertoire, au sein duquel des chansons comme « Les yeux de ma mère », « Vive ma liberté » et « Putain Putain », sont devenus des incontournables de sa discographie. Il a publié près d’une vingtaine d’albums solo, sans compter ceux qu’il a gravé au sein de ses projets alternatifs, Subrovniks, Charles et les Lulus ainsi que Charles & The White Trash European Blues Connection ; et puis lors de sa période pré-solo chez Frecklance, Tjens Couter et surtout TC Matic que votre serviteur avait découvert le 6 octobre 1980, à la VUB, en première partie de The Cure. C’est d’ailleurs en compagnie de ce groupe qu’il avait composé, début des eighties, « O la la la », « Elle adore le noir (pour sortir le soir) » et l’incontournable hymne à l’Europe, « Putain putain ».

Arno avait annoncé sa maladie en pleine promotion de son album « Santeboutique », paru en septembre 2019. Il avait dû interrompre sa tournée pour subir une opération. La pandémie ne lui a cependant pas permis de reprendre sa tournée. Et finalement, il a enregistré un nouvel opus, « Vivre » en compagnie du pianiste français Sofiane Pamart, elpee paru en mai 2021. Il était finalement remonté les planches en février dernier, programmant quelques dates à Bruxelles et à Ostende pour une tournée baptisée ‘Vivre’… Et lors de ces derniers spectacles, assis, amaigri, il parlait de son état de santé et reconnaissait ses excès, confession dont il faisait écho dans « Lady Alcohol ».

Il a finalement encore eu le temps d’enregister un nouvel LP au studio ICP d’Ixelles ; mais la date de sortie n’a pas encore été fixée.

Né le 21 mai 1949 à Ostende, ville côtière flamande à laquelle il est resté très attaché et dont il parle dans ses chansons, Il s’est lancé en solitaire, à partir de 1986.

Comme acteur, il a joué dans une dizaine de films dont ‘Camping Cosmos’ de Jan Bucquoy (1996), ‘Alors voilà’ de Michel Piccoli (1997), ‘Komma’ de Martine Doyen (2006) et ‘J’ai toujours rêvé d’être un gangster’ de Samuel Bencherit (2008), en compagnie de Bashung.

Icône de la scène belge, Arno incarnait une certaine belgitude, l'âme européenne et bien sûr celle d’un poète des bistrots et des bords de mer... Il a parfois été surnommé le Tom Waits belge.

Lors de ses interviews, il assénait de véritables punchlines complètement surréalistes. Invité sur un plateau dans une émission de télévision sur France 2, en 2004, après avoir eu son tour de table, et commençant à trouver le temps long, il s’était exclamé : ‘Mais je m’emmerde ici…’ En tout cas, là-haut, « Le Bon Dieu » ne risque pas de s’emmerder avec lui…

Suivant la volonté de l’artiste, ses cendres seront dispersées en mer du Nord au large de sa ville natale.

Un registre commémoratif est ouvert à partir du lundi 25 avril à l'ABCafe, de 18 à 23 heures, lorsque vous ne pourrez plus vous rendre à l'hôtel de ville de Bruxelles (11-18h).

RIP

 

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Arno
  • Date: 2022-04-24
  • Rating: 1
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