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Didier Deroissart

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vendredi, 24 avril 2015 01:00

Soirée fitness!

Le concert de Skip&Die est sold out. La formation a cependant refusé de se produire dans la grande salle qu’elle aurait pu remplir aisément. La raison est simple : elle souhaite rester le plus proche possible de son public et bien sûr de ses aficionados. Le line up de S&D est partagé entre Sud-africains et Bataves. Le combo est venu défendre son troisième opus, « Cosmic Serpents », paru fin mars dernier. Un disque publié sur le label bruxellois, Crammed Discs. Pas étonnant, puisque les musicos fréquentent régulièrement la capitale de l’Europe. Côté inspiration, le band puise d’abord ses sources dans la musique d’Amérique du Sud, du Moyen-Orient et de l’Inde. Une chose est sûre, la soirée s’annonce festive…

La première partie est assurée par d’excellent entertainers, nés pour la danse et la fête : Throes and The Shine. Issu de Lisbonne, le groupe implique deux Angolais, aux vocaux. Son expression sonore est le fruit d’un mélange d’électro, d’afro-house, de ku duro, de benga, et de rock, mijoté à la sauce contemporaine. Le tout est agrémenté de break dance et de semba (danse angolaise). Le ku duro, (littéralement 'cul dur' dans la langue de Gil Vincente) est une musique traditionnelle de cette ancienne colonie portugaise. C'est un autre combo lisboète, Buraka Som Sistema, qui l'a popularisée à travers le monde. Un pur bonheur pour les jambes, le popotin et les oreilles.

Diron Shine et Mob assurent le chant. Le premier est musclé et a enfilé un marcel coloré. Ils sont soutenus par Igor Domingues aux drums et percus, Marco Castro à la guitare, aux synthés et machines ainsi que Rafael Silva à la basse. Throes and The Shine (chapeau sur la tête) va mettre le feu à l'AB Club et la transformer en boîte de nuit. Les musicos montent d’abord sur l’estrade. Ils sont suivis par les deux vocalistes. Dès l’intro, l’invitation est claire : ‘Everybody's, clap your hands !’ L’auditoire s’exécute. Il va zouker, jumper et danser sec sur le dancefloor. La température va graduellement monter de plusieurs degrés et atteindre son pic sur « Batida ». Deux fans audacieux montent sur l’estrade pour se défouler en compagnie de la formation. Il est temps de faire régime ? Suffit d’assister au set de T&TS et vous perdrez quelques litres, voire quelques kilos superflus. Une belle mise en jambes…

Place ensuite à Skip&Die. Catarina Aimée Dahms, aka Cata Pirata, est la chanteuse. De nationalité sud-africaine, sa tenue est particulièrement excentrique : elle porte une longue cape bleue, un short blanc à froufrous assorti au chemisier et est chaussée de bottes guêtres fantaisistes de couleur noire. Sa chevelure est constituée de longues tresses en mode dreadlocks. Et malgré cet aspect extérieur un peu farfelu, elle est plutôt jolie. Soirée fitness, puisque dès qu’elle monte sur les planches, elle entame son jogging. Le sourire aux lèvres. Tout en rappant ou chantant. Et d’une manière impeccable, s'il vous plait ! Le line up est complété par le drummer/percussionniste Gino Boombanbu, aka Bombrini, le claviériste et bidouilleur Jori Collignon ainsi que Daniel Rose au sitar et à la gratte.

L'intro nous plonge dans le monde oriental. Avant que « Jungle Riot » n’entame le set. Cata mêle onomatopées et chant. Tribales voire explosives, les percus nous entraînent dans les ghettos de Soweto. « Killing Aid » permet à la température de prendre encore quelques degrés. Moment choisi pour se prendre dans la tronche, « Burning Bridges », un brûlot issu du nouvel elpee. On est dans une fournaise. Pulls, manteaux, tee et sweet-shirts s'accumulent sur le bord de l’estrade et les baffles. Cocktail d'électro, de balkan music, de drum&bass et de hip hop, « La Cumbia Dictatura » permet à Cata de démontrer son aptitude à canaliser la foule. Elle la mène même à la baguette. Et pour la circonstance, évidemment, l’incite à danser. Les lyrics sont interprétés dans six langues différentes : anglais, afrikaans, zoulou, xhosa, espagnol ou portugais.

« Mami Wata » est dynamisé par les percus. Ragga et reggae contaminent « Perpetual War ». Bienvenue à Kingston ! Les artistes en profitent pour faire un break, se désaltérer et arroser le public, avant d’embrayer par un « Get Your Braai On », au cours duquel le hip hop mène la danse. Plus paisible, « Nine Dimensions » trempe dans une pop classique. Ce sera le seul moment cool du set. Nerveux, « Multi Murder » reprend sa vitesse de croisière. Cata en profite pour prendre un bain de foule. « Space Girls » achève la prestation, une autre compo pop, mais dansante, balayée par un solo de gratte psyché.

L’auditoire en veut encore, hurle, bat des pieds ou/et des mains. Soirée fitness, je l’avais déjà dit. Le combo revient alors et nous réserve une version ‘unplugged’ d’« Anti Capitalista », à la demande du public. Magique ! Et la soirée de se conclure par un « Senorita » vitaminé par les beats drum&bass, alors que le sitar emporte nos rêves, jusqu’au Taj Mahal…

(Organisation : Ancienne Belgique)

dimanche, 26 avril 2015 17:33

Arnoquins

Karavan est issu du collectif 'Les Anges', un ensemble qui avait lancé, il y a une dizaine d'années, l'intrigant projet The Black Slavics. « Arnoquins » constitue son tout premier album. Il privilégie des covers d’Arno. A la sauce Karavan, c’est-à-dire interprétées exclusivement a capella (NDR : donc, sans le moindre instrument musical). Karavan avait apporté sa collaboration à Arno pour fêter son anniversaire, dans le cadre du projet ‘One’, qui s’est notamment déroulé aux Nuits Botanique. Puis il avait assuré le supporting act du concert de Sinéad O'Connor, à l'Ancienne Belgique. C’est là que j’avais découvert la formation.

Le line up réunit Nicole Bongo-Letuppe, Marie-Ange Tchaï Teuwen, Fredy Massamba, Myriam Gilson, Djubebe Kalume, Epolo Mabita, Mister Mo et Soul T. Nicole et Marie-Ange sont les deux voix de tête. Si chacun y va de son intervention, c'est l'ensemble qui fait la différence. « You Gotta Move » de Mississippi Fred McDowell est un titre qui figure au répertoire d'Arno. Chacun y va de son intervention, mais c’est l’ensemble qui fait la différence. Plutôt soul, la version aurait pu être interprétée par un chœur gospel. L’adaptation de « We Want More » est sublime. C'est un des titres-phares du « Future Vintage » de notre albinos blanc national. La « Karavan » s’ébroue lentement, comme en concert, et nous entraîne dans son univers si particulier. Un univers qui transite de Bruxelles à Kinshasa, en passant par Niamé.

« Je Veux Nager ». Jusqu’à Ostende. Peut-être même au-delà ! Les embruns de la mer du Nord sont balayés par les human beat box. On imagine la gestuelle des artistes qui vous invite à embarquer dans leur chalutier. « Elle Adore le Noir » se célèbre le soir…

« Bruxelles » est la deuxième compo originale du collectif. Elle aborde le thème de la multiculturalité dans la capitale européenne tout en adressant un clin d’œil à Matongé. La voix de Marie-Ange y est claire et haut perchée.

Vous aimez chanter en prenant votre bain ? « Bathroom Singer » est un titre idéal pour vos ablutions. Mais en même temps, il vous donne l’envie de vous envoler vers Kingston. Et pourtant, insidieusement, l'âme d’Arno continue de planer. « Les Yeux De Ma Mère » est littéralement transcendé par les voix de Karavan. Les voix mâles, renforcées par celle d’Arno prennent l’ascendant sur « Jive To The Beat ». Et l’opus de s’achever par « Chic Et Pas Cher ». Sans doute pour parler du packaging de l’elpee, dont la superbe illustration de la pochette a été réalisée par une talentueuse photographe, Lara Herbinia.

dimanche, 19 avril 2015 01:00

Manque de peps!

Soirée Reggae Roots, ce 19 avril à l’AB. Ce n’est pas la grande foule quand votre serviteur débarque au 110 du Boulevard Anspach, vers18h30. En tête d’affiche Groundation, un groupe de reggae californien originaire de Sonoma (NDR : c’est en Californie du Nord).

Nahko and Medicine For The People assure le supporting act. Issu de Portland, dans l’Oregon, cet ensemble pratique un cocktail de hip-hop, de jazz, de country, de roots et de folk, tout en puisant ses racines dans la culture apache et portoricaine. L'Amérique profonde dans toute sa diversité ! Mais très susceptible de nous entraîner jusqu’à Kingston ! Le quatuor réunit deux préposés à la gratte électro-acoustique, Chase Makai et le chanteur et leader Nahko. Le line up est complété par une section rythmique impliquant le bassiste Thomas et le drummer Justin Chittams. Le combo compte, à ce jour, deux elpees, « On The Verge » paru en 2010 et « Dark As Night », en 2013. Et il a déjà réalisé les premières parties pour Michael Franti, Trevor Hall, Xavier Rudd et Soja.

Pas grand monde en début de show. Les spectateurs arrivent au compte-gouttes, mais le fan base se révèle bien actif. Faut aussi dire que leur set commence à 19h30 précises. Pourtant, dès le départ, le combo maîtrise parfaitement la situation. Nahko est une véritable bête de scène. Il bondit sur l’estrade ou arpente le podium de long en large. Il entre aussi rapidement en interactivité avec les  premiers rangs. Il excelle, tant au chant, à la gratte qu’aux claviers.

Le concert s’ouvre tout en douceur par « Aloha Ke Akua ». Nahko se consacre à la guitare électro-acoustique. Au départ la setlist était limitée à 5 titres. Elle va largement déborder, puisque le spectacle va dépasser les 50 minutes. A cause de cette intensité émotionnelle qui va permettre une totale communion entre les musicos et l’auditoire. Et puis de certaines attitudes. Comme celle au cours de laquelle les trois frontmen s’accroupissent, dos au public, devant le drummer. Responsable d’un solo d’enfer, il faut le souligner. Finalement, il n’y manquait que les percus (NDR : comme sur les vidéos postées sur YouTube), pour dynamiter leur prestation. Ce qui n’a pas empêché Nahko and Medicine For The People de chauffer idéalement l’ambiance avant de passer au plat de résitance. (Pour les photos voir ici)

La 'Groundation Day' est une fête importante de la Rastafariculture. Ce qui explique le choix du patronyme de ce combo yankee qui se réclame d’un nouveau genre, né de la rencontre entre du reggae roots authentique et du jazz à la fois cool et visionnaire. Le tout stimulé par du dub. Imaginez une rencontre hypothétique entre Bob Marley, Miles Davis, Burning Spear et John Coltrane, et vous aurez une petite idée du style proposé. Le band est drivé par Harrison Stafford. Un barbu qui se réserve le micro et la gratte. Il est soutenu par Marcus Urani (claviers, mélodica) et Ryan Newman (basse), des étudiants en musicologie, mais surtout des dingues de jazz et de reggae. Ils sont venus défendre leur huitième elpee, « A Miracle », un disque dont la pochette a été réalisée par Neville Garrick, directeur artistique de Bob Marley, à l’époque de « Rastaman Vibration », un long playing gravé en 1976. Lors des sessions, ils ont reçu le concours de ses deux anciennes choristes, en l’occurrence, Marcia Griffiths et Judy Mowatt. Elles ne participent cependant pas à la tournée. Pour la circonstance, elles ont été remplacées par Kim Pommell et Stephanie Wallace. Le line up est complété par le trompettiste David Chachere, le drummer Te Kanawa Haereiti, aka Rufus, et Mingo Lewis Junior aux percus et congas.

C’est sous un tonnerre d'applaudissements que Groundation (Pour les photos voir ) monte sur les planches. Evidemment, il y a pas mal de dreadlocks dans la fosse. Votre serviteur est bien assis au balcon et domine la situation. Le concert est presque sold out. Il fait très chaud et l'ambiance est à la fête. Balisé par les cuivres, « Libération Call » ouvre le set. Le spectre de Jah Rastafari plane. Les deux choristes ont un fameux coffre. Et parfois, la puissance de leur voix dépasse celle d'Harrison. Elles dansent, alors que les autres musicos sont plutôt statiques. Le mélodica met le nez à la fenêtre sur « Head Strong », un extrait d’« Each One Teach One », un LP paru en 2001. Iron y trace une longue ligne de basse. Marcus Urani improvise aux claviers sur « Riddim Hold Dem », une plage tirée du nouvel opus. Malgré un excellent départ, le set commence progressivement à patiner. Les impros jazzyfiantes s’éternisent. Et une certaine lassitude commence à m’envahir… La formation revient à Couleur Café cet été, et j'espère qu’elle manifestera davantage de ‘peps’. Franchement, votre serviteur avait déjà eu l’opportunité d’assister à un de leurs concerts, dans le cadre de ce festival, et il m’avait beaucoup mieux botté. Une petite déception, à contrario de Nahko, dont le concert m'a vraiment plu et que j'ai hâte de revoir.

(Organisation : Ancienne Belgique)

dimanche, 19 avril 2015 10:03

Lighght

« Lighght » constitue le second opus solo de Kishi Bashi, aka Kaoru Isshibashi, un Américain de souche japonaise. Il est d’ailleurs né à Seattle. En 2012, il avait publié un excellent premier elpee, intitulé « 151 A ». Chanteur et multi-instrumentiste, il privilégie cependant le violon. Il est même considéré comme un prodige. Il est également le vocaliste et leader du groupe de synthé-pop new-yorkais Jupiter One. Et il apporte également et circonstanciellement, sa collaboration à Of Montreal ainsi qu’à Regina Spektor.

D’une durée d’à peine 50 secondes, « Debut - Impromptu » ouvre l’opus. Une première intervention au violon surprenante, colorée et légèrement sucrée. Caractérisé par son titre abracadabrant, « Philosophize In It! Chemicalize With It! » est une piste à la fois symphonique et emphatique, qui nous entraîne au cœur d’un périple féerique. Atmosphérique, la voix de l’artiste évoque quelque peu Mika. La mélodie est accrocheuse. Electro/pop, « The Ballad Of Mr. Steak » lorgne vers Phoenix. Une compo à tiroirs balisée par le violon. En fait, lorsque d’autres instruments entrent en ligne de compte, ils se fondent discrètement dans l’ensemble et sont destinées à mettre en exergue les sonorités sensorielles produites par l’archet. Parfois Kishi me fait penser à un Nigel Kennedy qui pousserait l’audace au délire et surtout à la danse. A l'image de la superbe pochette, Kishi aborde toute une palette de styles différents, que ce soit de la pop, du psychédélisme, du folk, du jazz et même du classique.

La combinaison entre voix et violon fait absolument merveille sur « Carry On Phenomenon », une plage à la fois belle et solennelle. « Bittersweet Genesis for Him AND Her » agrège classique et rock'n'roll. Interlude, « Impromptu n° 1 » de va pas au-delà de la minute. Kishi a empoigné une gratte acoustique pour attaquer, « Q&A », un titre sculpté dans le folk traditionnel. « Once Upon a Lucid Dream (in Afrikaans) » baigne dans la pop légèrement psyché. « Hahaha Pt. 1 » et « Hahaha Pt. 2 » émargent davantage au prog/rock. Réminiscent d’un Alan Parsons Project au sommet de son art, « In Fantasia » clôt cet excellent long playing. 

 

samedi, 11 avril 2015 01:00

Rozz And Friends 2015 : samedi 11 avril

Un quart de siècle que Rozz est actif sur le circuit métallique. Un groupe valenciennois dont Marcel Ximenez est le dernier membre fondateur à encore y militer. C’est également lui le fondateur du Rozz Festival, qui fêtait en 2015, sa deuxième édition. Cet événement se déroule à Raismes, dans le Nord de la France, une commune réputée pour son secteur pavé choisi pour la course cycliste, Paris-Roubaix. C’est également dans ce patelin que le notoire Raismes Feest, est programmé mi-septembre. Ce dernier en sera d’ailleurs à sa 17ème édition en 2015. La première mouture du Rozz était chargée de promesses. Le ticket d’entrée est plus que démocratique (7€). Et l’affiche est partagée entre artistes à découvrir et confirmés de la scène métallique, principalement hexagonale. 
La salle des Fêtes est superbe. Le podium est cependant un peu étroit, ce qui va forcer les musicos à se produire en ligne. Seule la batterie occupe un espace conséquent sur une estrade, à l’arrière-plan. Et bonne nouvelle, le son est parfait.

Régional de l’étape, Time Killers ouvre les hostilités. Egalement valenciennois, le line up réunit plusieurs ex-membres de Rozz. Dont le chanteur charismatique Olivier Bourgeois. Capable de pousser sa voix, pourtant mélodieuse, dans ses derniers retranchements. Mais également le lead guitariste Christophe Sprimont, le drummer Jérémy Jacquart et le bassiste Yann Monnory. Seul Cyril Joly, le second gratteur, n’a jamais participé à cette aventure. Tout de cuir vêtu –y compris son t-shirt, sur lequel sont imprimées une croix et des têtes de mort– Olivier a le crâne enserré dans un bandana. Des dessins de têtes de mort qu’on retrouve sur les foulards noirs qui entourent son pied de micro. A la manière d’un certain Steven Tyler, leader du célèbre groupe américain Aerosmith. Ses bras sont généreusement tatoués. La section rythmique est efficace. Jérémy libère une belle énergie en martelant ses fûts. Les textes sont interprétés dans la langue de Voltaire. Vu les compos proposées lors du set, le nouvel opus devrait faire un tabac ; un disque pour lequel le quintet bosse d'arrache-pied. Olivier et Tyler occupent un max d’espace. Christophe et Yann s’autorisent régulièrement des duels avec les drums de Jérémy. Des duels, ma foi, fort sympathiques. Grand échalas, Cyril reste planté sur la gauche ; il se concentre et s’applique sur ses riffs de gratte. Christophe vient également régulièrement le titiller de sa six cordes.

Les influences du combo oscillent de Maiden à Metallica, en passant par Dio et Black Sabbath. Le Grand Serpent Blanc n'est pas loin non plus. Bref, Time Killers pratique un hard rock mélodique de toute bonne facture ; et de leur set list, j’épinglerai surtout « Magie Noire », « Champ De Batailles », « Into The Fire », chanté en anglais, et leur cheval de bataille, « Time Killers », qui a donné le nom au combo. Dont on devrait entendre parler bientôt. Et en bien. Et pas seulement pour leur prochain elpee.

Formation espagnole, Crownless a déclaré forfait et est remplacée au pied levé par Malemort. Un quintet issu de Cergy-Pontoise. Malemort est actif depuis 2010. Xavier, le frontman, a une voix aussi vitaminée que celle de Vincent, le chanteur charismatique d'Aqme. Et il chante également dans la langue de Molière. La formation déclare pratiquer du métal libre. Soit un métal mélodique susceptible de virer au punk/rock, au hard classique ou encore au rockabilly. Le combo a publié un premier elpee en 2012. Intitulé « French Romances », il a été autoproduit. Depuis sa fondation, le combo a vécu quelques changements de line up. Ce qui n’empêche pas les musicos d’être particulièrement soudés sur les planches, et de prendre leur pied. D’emblée le vocaliste communique sa bonne humeur à la foule. Il arpente le podium de long en large et tente l’une ou l’autre incursion timide, dans la fosse. Leur musique est authentique, sauvage et positive. Le public est attentif et semble apprécier. Aurélien Ouzoulias, le drummer, à la niaque. Les meilleurs titres proposé ce soir ? « Croix De Bois, Croix De fer », « Insoumission » et « L'Enfant Machette ». Un groupe à suivre de très près…

The Scarsystem est un cover-band de Rage Against The Machine et System Of A Down. SOAD se produira ce 16 avril à Forest National. Votre serviteur sera sur place pour vous relater le show. The Scarsystem, c’est encore un band issu de Valenciennes. Créé en 2011, il implique deux gratteurs, un bassiste, un drummer et un chanteur. Jérémy, le vocaliste, et Alex, le bassiste, sont frères. Ce dernier et Fabien, le batteur, militent également chez Inayah, programmé en fin de soirée. Un drapeau américain et un russe sont installés de part et d'autre de l'estrade sur laquelle s’est installé le préposé aux drums. « Bulls On Parade », la première reprise de RATM, nous plonge immédiatement dans le bain. Et elle est très respectueuse de l’originale. Le décor est planté. Les musicos bondissent sur les planches. Il ne manque plus que les membres du band se mettent à brandir les drapeaux. Difficile quand même pour Jérémy, qui se tient les attributs avec conviction, de peur de les perdre…

Coup d’accélérateur et emballement des guitares sur « Suite Pee », un compo caractérisée par le chant tellement proche de celui de Serj Tankian. Leur version du « War » de System est encore plus nerveuse et speedée. Les covers sont presque parfaites. Et le set de s’achever par celle, plus que furieuse, du « Killing In The Name » de RATM. Une belle mise en bouche avant le concert de System Of A Down de ce jeudi.

Le public est en nombre pour accueillir Drakkar. Montois, ce groupe existe depuis 32 ans. Il s’est donc formé en 1983. Au début de sa carrière, il était adulé par les fans de Speed Métal. A l’époque, on n'hésitait d’ailleurs pas à comparer Drakkar aux meilleurs du style, en Allemagne. Mausoleum Records leur propose alors un deal.

« X-Ratted », leur premier elpee, est paru en 1988. Il avait été produit par Rudy Lenners (ex-drummer de Scorpions). Il vient d’être réédité en 2013 sur le label belge Ulimahte, enrichi de 2 nouvelles plages. C’est également au cours de cette année que le chanteur originel a opéré son retour. En 2014, Drakkar a publié son dernier opus, baptisé « Once Upon A Time... In Hell! ». Dans la foulée, il est parti en tournée européenne. Périple qui les entraînera prochainement aux Pays-Bas, en Allemagne et en Angleterre. Leny, le chanteur, m’a confié que le combo aura dépassé la barre des 90 shows, fin 2015.

La présence de trois guitaristes au sein du line up est quand même très caractéristique. S’y collent, Richard Tiborcz (ex-Resistance), Thierry Delcane et Pat Thayse. Jonas, le drummer, a été remplacé au pied levé par son fiston. Et il est aussi doué que son paternel. Tytus, le bassiste, possède un physique proche de celui de Monsieur Paul (Triggerfinger). Hormis la barbe. La qualité technique est présente. Les gars ont de la bouteille et leur rock est mélodique. Des références ? Queensrÿche, Metallica, Slayer et Overkill. J’avais déjà eu l’opportunité de voir Jonas marteler ses fûts. Une frappe imparable, qu’on retrouve également chez le fiston, mais sous une forme peut-être un peu plus contemporaine, glaciale et mécanique. La ligne de basse tracée par Tytus est corrosive. Normal, car il a autrefois sévi au sein de groupes de hardcore (No Brain, T.C.M.F.H.) Bref, la section rythmique est à la fois frénétique et bien burnée. Fab 'Leny' Vanbellinghen a une corpulence plus qu’imposante. Mais pour mouiller sa chemise de cette manière, il doit manger des amphétamines au petit déjeuner. Il arpente les planches de long en large. Il se donne littéralement à fond et passe autant de temps sur le podium que dans la fosse. Les spectateurs semblent apprécier. Sa voix est haut perchée, harmonieuse, passionnée, mais dans l’esprit des 80’s. Et lorsqu’elle est soutenue par des backing vocaux, la musique lorgne davantage vers le hardcore que le Speed Metal.

Après une intro emphatique, le set s’ouvre par le titre maître de « Once Upon A Time... In Hell! », une compo infernale, dévastatrice, mais mélodieuse balisée par la rythmique. Du power/speed métal bien musclé. Pour le Massacre de la Saint -Barthélemy (« St-Bartholemew's Night »), le carnage s’opère à la scie circulaire plutôt qu’à la tronçonneuse. Après avoir proposé deux nouveaux titres (« Lost » et « Angels Of Stone »), le band nous réserve deux plus anciens (l’épique « Rise And Fight » et « Lords Of The North »), deux morcaux ‘old school’ réminiscents de Manowar. Curieux de voir le vocaliste au milieu des trois sixcordistes qui grattent frénétiquement leur instrument. « Yerushalayim AD 1096 » baigne plutôt dans une atmosphère très Maiden. Et le set de s’achever par les speedés « Scream It Loud » et « A Destiny ». Drakkar a littéralement mis le feu au festival. Fin de cette année, il devrait enregistrer un nouvel opus. Cinq titres sont d’ailleurs déjà prêts à être mis en boîte.

C’est en 1984 que Rozz voit le jour. A Valenciennes, of course. Jean Pierre Mauro (chanteur) et Marcel Ximenes (guitariste) quittent leur précédent groupe pour vivre de nouvelles aventures. Ils sont rapidement rejoints par un drummer, un second gratteur et un drummer. Le combo publie un premier elpee, « Une Autre Vie », deux ans plus tard. Il assure le supporting act pour Vulcain, Blue Oyster Cult, Tokyo Blade et Acid. Les deux compères décident de mettre un terme à leur aventure en 1987. Ce sera provisoire, puisque le band se reforme en 2008. Il publie un 5 titres en « 2009 », qui leur permet très vite de retrouver le haut du pavé. Il faudra attendre 2012 pour voir paraître leur elpee suivant, « D'Un Siècle A L'Autre ». Et après un changement de line up, il est suivi par « Tranches De Vie », en 2013. Marcel a donc rajeuni les cadres. Remodelé, son Rooz vient d’accomplir une tournée en Chine, se produisant devant plus de 30 000 spectateurs. Et le combo est prêt à parcourir les routes de Navarre, d'Espagne et d'Asie. Enfin, un nouvel opus est en préparation.

Marcel se réserve la guitare et le micro. Il est parfaitement épaulé par un second gratteur, un bassiste et un drummer. Marcel sert de colonne vertébrale à l’ensemble. Il en impose sur sa six cordes, mais il est assez statique sur les planches. A contrario des jeunots, qui déménagent régulièrement. Les deux autres préposés aux manches se défient l’un l’autre, soit à gauche ou à droite du podium. Le tempo imprimé par la section rythmique vous envoûte insidieusement. Les anciennes perles défilent : « Rien », caractérisé par son solo de gratte hédoniste, « Wendigo », « Fan » et puis surtout « Les Légions Du Démon » ainsi que « KKK », deux véritables brûlots. Ce dernier dénonce le racisme pratiqué par le Ku Klux Klan. Les textes sont évidemment interprétés dans l’idiome de Molière. Rozz attire aussi bien des vétérans que des jeunes. Certains viennent même les applaudir en famille. Pas de nouvelles compos lors de ce concert. Il est déjà 23h00 et votre serviteur décide de quitter les lieux. Je fais l'impasse sur Inayah et SKOR. Votre serviteur a encore de la route à faire et la fatigue commence à le gagner. Rendez-vous l’an prochain, pour la troisième édition de ce festival.

(Organisation : Rozz) 

 

 

jeudi, 09 avril 2015 19:32

Hold Me Like The World Is Ending

Marco Zanetton nous vient du Nord de la Belgique. De Hasselt, très exactement. Il s’était déjà illustré, 3 ans plus tôt, en publiant un premier elpee baptisé « The Ordinary Life Of Marco Z ». Votre serviteur a découvert cet artiste en 2013, lors de supporting acts accordés pour Puggy et Jonathan Jeremiah, un mois plus tôt. Et que se soit en format acoustique ou électrique, il excelle en live.

Il avait gravé « I'm A Bird », en 2012. Un disque qui avait récolté un certain succès en Flandre. Double, son nouvel album, présente Marco sous un nouveau jour.

« Solar Power » ouvre le premier cd, une piste hantée par les Moody Blues. De bonne facture, entraînant, « Fill My Life Up » c’est le nouveau single qui a précédé la sortie du long playing.  Et « Supercomputer » en est le second. Un morceau pop bien ficelé, caractérisé par un rythme irrésistible. Tout comme la voix d’ailleurs, dont le timbre évoque Garland Jeffrey. Marco s’est réservé l’intégralité de l’instrumentation tout au long de « Pointless Anticipation ». Interprétée au piano, « Ain't We Mama » est une ballade empreinte de tendresse, susceptible de vous inviter sur le dancefloor. Superbe ! Pop/rock, « Pull Through » et « Paradox » sont deux pistes très accessibles. La voix de Marco adopte un accent californien sur « Burning Back » et « Bigger Town ».

Le second cd se limite à la guitare et chant. Une formule au cours de laquelle Marco excelle. Et en général, ce disque baigne dans la country. Le spectre de Johnny Cash plane même sur « Car Tires In The Slipstream ». Il nous réserve également de nombreuses ballades de toute bonne facture (« Incompatible Hearts », « Bucket List », « Without A Context I Can't Operate », « Half Blink Of an Eye », « Smartphone Screen », « Thomas And Me Would Agree » et « Hold Me Like The World Is Ending »). Bref, le deuxième volume s’apprécie calé dans un sofa bien mœlleux… Un bonus track : « Autobanden in de Slipstream ». Une plage sur laquelle, Marco a reçu le concours de Guido Belcanto. Elle est interprétée dans la langue de Vondel. J'accroche beaucoup moins.

 

Ca va déménager ce soir au Club de l’Aéronef. Au programme, quatre groupes : The Heretic Process, Tagada Jones, Angel Du$t et Sick Of It All. En fait, la salle principale est adaptée en mode Box, comme à l’AB. Le balcon est condamné, et d’immenses tentures isolent l’ensemble. Ce qui réduit l’auditoire à une capacité de 400 à 500 personnes. Peu de monde, en début de parcours, car le premier groupe se produit très tôt, soit vers 17h00.

Pas de Heretic Process (NDR : issus de Hénin-Beaumont, ce sont un peu les régionaux de l’étape), pour votre serviteur, puisqu’une interview est prévue au même moment, en compagnie de Tagada Jones. L’entretien terminé, je redescends des loges, pour assister au set d’Angel Du$t. Une formation qui implique les Baltimoriens Justice Tripp (Trapped Under Ice) et Daniel Fang (Mindset/Praise/Turnstile), renforcés pour la circonstance par des membres de The Heretic Process. Leur style ? Du mathcore'n'roll ! Les musicos remuent pas mal sur les planches, mais leurs compos sont un peu brouillonnes et je préfère donc faire l’impasse… Le menu qui va suivre est suffisamment copieux.

Tagada Jones est un quatuor breton qui compte plus de 21 ans de carrière. A son actif, quelque 1 700 concerts, spectacles qui lui ont permis de visiter plus de 24 pays.

Nico, le chanteur/guitariste a la rage. Steph, l’autre gratteur, balance des riffs bien graisseux et huileux. Constituée du bassiste Waner –on doit lui avoir greffé les mêmes pattes de kangourou que Fred Lani– et du drummer Job, la section rythmique est particulièrement solide. A travers leurs compos, le band veut faire passer un message. Chantés dans la langue de Voltaire, leurs lyrics sont réalistes et prônent le respect, la liberté ou l’écologie. En outre, ils critiquent la mondialisation, les manipulations, le ‘capitalisme sauvage’, le fanatisme ou encore le sexisme et l’intolérance (Source : Wikipédia). Suite à la tragédie qui a endeuillé Charlie Hebdo, le combo a enregistré « Je Suis Démocratie », un single dont les bénéfices seront intégralement reversés à Reporter International. Et cette compo, le quartet va l’interpréter en fin de parcours. Une setlist qui va s’ouvrir par « De L'Amour Et Du Sang » et s’achever par « Karim Et Juliette », puisant dans toute sa discographie, dont évidemment son dernier opus, « Dissident », paru en 2014.  Un show très pro et pêchu que votre serviteur a bien évidemment apprécié. Et qui a permis de chauffer l’ambiance, avant la tête d’affiche.

Près d’un quart de siècle que Sick Of It All roule sa bosse. Un ensemble de NYHC (New York Hardcore) issu de la scène punk/hardcore de la Grosse Pomme, qui a surtout sévi de Brooklyn à Manhattan, en passant par le Bronx et Harlem, fin des eighties et début des nineties. Et ce soir ces vétérans vont nous démontrer qu’ils ont toujours bon pied, bon œil. Véritable bête de scène, le bassiste, malgré un âge certain, fait encore des ciseaux avec ses gambettes. Le chanteur (un véritable frontman !) n’hésite pas à grimper sur les baffles comme s’il avait encore 20 ans. Le combo est, bien sûr, venu défendre son dernier elpee, « Last Act Of Defiance ». Mais il va nous livrer 23 titres en 60 minutes. Un set hautement énergique dispensé par des musicos qui ont constamment le sourire aux lèvres. De quoi déclencher moult Mosh et Circle Pits, ainsi que jumps débridés. Et le show, aussi bien sur le podium que dans la salle, s’est achevé à 22 heures pile !

(Organisation: L'Aéronef)

Ca va déménager ce soir au Club de l’Aéronef. Au programme, quatre groupes : The Heretic Process, Tagada Jones, Angel Du$t et Sick Of It All. En fait, la salle principale est adaptée en mode Box, comme à l’AB. Le balcon est condamné, et d’immenses tentures isolent l’ensemble. Ce qui réduit l’auditoire à une capacité de 400 à 500 personnes. Peu de monde, en début de parcours, car le premier groupe se produit très tôt, soit vers 17h00.

Pas de Heretic Process (NDR : issus de Hénin-Beaumont, ce sont un peu les régionaux de l’étape), pour votre serviteur, puisqu’une interview est prévue au même moment, en compagnie de Tagada Jones. L’entretien terminé, je redescends des loges, pour assister au set d’Angel Du$t. Une formation qui implique les Baltimoriens Justice Tripp (Trapped Under Ice) et Daniel Fang (Mindset/Praise/Turnstile), renforcés pour la circonstance par des membres de The Heretic Process. Leur style ? Du mathcore'n'roll ! Les musicos remuent pas mal sur les planches, mais leurs compos sont un peu brouillonnes et je préfère donc faire l’impasse… Le menu qui va suivre est suffisamment copieux.

Tagada Jones est un quatuor breton qui compte plus de 21 ans de carrière. A son actif, quelque 1 700 concerts, spectacles qui lui ont permis de visiter plus de 24 pays.

Nico, le chanteur/guitariste a la rage. Steph, l’autre gratteur, balance des riffs bien graisseux et huileux. Constituée du bassiste Waner –on doit lui avoir greffé les mêmes pattes de kangourou que Fred Lani– et du drummer Job, la section rythmique est particulièrement solide. A travers leurs compos, le band veut faire passer un message. Chantés dans la langue de Voltaire, leurs lyrics sont réalistes et prônent le respect, la liberté ou l’écologie. En outre, ils critiquent la mondialisation, les manipulations, le ‘capitalisme sauvage’, le fanatisme ou encore le sexisme et l’intolérance (Source : Wikipédia). Suite à la tragédie qui a endeuillé Charlie Hebdo, le combo a enregistré « Je Suis Démocratie », un single dont les bénéfices seront intégralement reversés à Reporter International. Et cette compo, le quartet va l’interpréter en fin de parcours. Une setlist qui va s’ouvrir par « De L'Amour Et Du Sang » et s’achever par « Karim Et Juliette », puisant dans toute sa discographie, dont évidemment son dernier opus, « Dissident », paru en 2014.  Un show très pro et pêchu que votre serviteur a bien évidemment apprécié. Et qui a permis de chauffer l’ambiance, avant la tête d’affiche.

Près d’un quart de siècle que Sick Of It All roule sa bosse. Un ensemble de NYHC (New York Hardcore) issu de la scène punk/hardcore de la Grosse Pomme, qui a surtout sévi de Brooklyn à Manhattan, en passant par le Bronx et Harlem, fin des eighties et début des nineties. Et ce soir ces vétérans vont nous démontrer qu’ils ont toujours bon pied, bon œil. Véritable bête de scène, le bassiste, malgré un âge certain, fait encore des ciseaux avec ses gambettes. Le chanteur (un véritable frontman !) n’hésite pas à grimper sur les baffles comme s’il avait encore 20 ans. Le combo est, bien sûr, venu défendre son dernier elpee, « Last Act Of Defiance ». Mais il va nous livrer 23 titres en 60 minutes. Un set hautement énergique dispensé par des musicos qui ont constamment le sourire aux lèvres. De quoi déclencher moult Mosh et Circle Pits, ainsi que jumps débridés. Et le show, aussi bien sur le podium que dans la salle, s’est achevé à 22 heures pile !

(Organisation: L'Aéronef)

mercredi, 08 avril 2015 01:00

Des Gauff' sans suc !

Les Gauff' (qui ont éliminé leur épithète ‘au Suc’) nous viennent de Liège et pratiquent un rock'n'roll humoristique.

20 ans qu'ils brûlent les planches. Des centaines de concerts. En 2014, 40 000 spectateurs ont fréquenté leurs spectacles, en Wallifornie et à Bruxelles.

Ils ont vendu près de 50 000 albums en Belgique. A ce jour, ils en ont publié quatre, dont « Ze live du 'mon dentier' » a été consacré disque d'or, en 1999.

« Gauff qui peut », leur nouvel elpee, est découpé en 14 pistes délirantes, véhiculées par une panoplie de styles, qui oscille du rock à la pop, en passant par le blues. Et si certaines libèrent un fameux groove, d’autres son propices à danser le slow.  

AC/DC (« Assis d'ici »), la condition féminine (« Montrez-les nous »), la Belgique (« Tout petit pays »), du rap (quasi) autobiographique (« Ca n'ira pas sais-tu »), une ode aux plaisirs... solitaires (« A quel bonheur »), le slow qui tue (« Toi ma baby »), le succès des DJ's (« Dix Jockeys »), un hymne potager (« Youpla ») ou encore une petite leçon de géographie voire d'anatomie (« T'habites Denain ») sont les thèmes abordés par le combo.

Pour couronner le tout, « Gauff' qui peut » est emballé dans un livret généreusement illustré par Pierre Kroll, qui le préface par ailleurs.

Ils se produiront en concert le 24 avril au Hall Omnisports de Grivegnée, pour la première date de la tournée 2015.

En attendant, retrouvez-les dans leur dernier clip : « Je suis bien ». Et c’est ici

 

 

mercredi, 08 avril 2015 01:00

Les accents floydiens de Colline Hill…

En 2012, Colline Hill présentait son premier album, « Wishes », chez Universal. Colline était soutenue par Akamusic (plate-forme de crowdfunding) et 800 internautes. L'album avait été mis en forme par Stuart Bruce, un Britannique qui a notamment travaillé en compagnie de Peter Gabriel, Kate Bush et Loreena McKennitt. L’artiste assure alors une centaine de dates de concerts dont les supporting acts d'America, Imelda May, Crosby Stills & Nash, Peter Cincotti ou encore The Levellers, sur les scènes de l'Alhambra, du Bataclan, de l'Olympia, du Botanique, des festivals Pause Guitare, Interceltique (Lorient), Vieilles Charrues en collaboration avec The Celtic Social Club.

Colline Hill vient d’annoncer la sortie d’un second elpee, pour l'automne 2015 ! Soit le 21 septembre pour la Belgique et en octobre pour la France.

Un premier extrait, baptisé « Wish You Were Here », a été révélé le 25 mars, sous la forme d’un clip vidéo, qui a été tourné au sein du splendide Comté du Cumbria, en Angleterre et plus précisément dans le Lake District.

Une voix de tête que l'on ne connaissait pas chez l'artiste annonce un tournant dans le style de Colline. Il devrait être plus doux et paisible, mais les nouvelles compos intègreront des cuivres. Nourrie par les lectures de Jack Kerouac, Adrienne Rich et Henry David Thoreau, elle livrera, sans conteste, un album aux allures sauvages et majestueuses. À noter également, la présence sur un titre, du trompettiste breton, Martin Saccardy (Bénébar, Ibrahim Maalouf). Enfin le long playing a été concocté à Bruxelles, sous la houlette de Stéphane Grégoire. 

https://youtu.be/sbcxOmQGzp8
http://www.collinehill.com/
http://facebook.com/collinehillteam
https://twitter.com/collinehill

 

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