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Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

mardi, 30 mai 2006 03:00

Fall heads roll

Près de trente années que Mark E. Smith a fondé son Fall (en référence à ‘La chute’ d’Albert Camus) ; et nonobstant les multiples (NDR : et le mot est faible !) changements de line up intervenus au cours de toute cette période, ce groupe est demeuré un des seuls de la période punk à avoir survécu tout en demeurant fidèle à ses principes. Cependant, établir la discographie exacte de cette formation est un exercice périlleux auquel je ne me risquerai pas. Elle doit compter à son actif entre 40 et 50 albums et une soixantaine de singles et/ou Eps, dont certains ne sont pas tout à fait officiels, d’autres sont parus sous un nombre limité lorsqu’ils n’ont pas été réédités, parfois sous un tracklist ou un emballage différent. Sans oublier les Peel Sessions ! Et si vous souhaitez en savoir davantage, je vous invite à visiter le site non officiel du groupe qui me paraît plus ou moins tenir la route…

Mais venons-en à ce « Fall heads rock » que certains médias ont déjà taxé d’album le plus accessible du Fall. Une conclusion toute relative, car si les 14 morceaux de ce « Fall heads roll » captent plus aisément l’attention, la plupart d’entre eux n’en sont pas moins toujours aussi sauvages, féroces et viscéraux ; la parodie reggae « Ride away », le méditatif « Midnight in aspen », le mélancolique et bouleversant « Early days of channel führer » et la cover du « I can hear the grass grow », du Move, un hit que la bande à Roy Wood et à Carl Wayne avait décroché en 1967, constituant les exceptions qui confirment la règle. Bref, depuis l’hypnotique « Pacifying joint », abordé dans l’esprit de Devo, à l’allègre « Breaking the rules », en passant par l’hymnique et irrésistible « What about us ? (MC5 rencontre les B52’s), le frénétique « Assume » (Stranglers ?), nonobstant ses cordes de guitare bringuebalantes, les 7 minutes de l’obsessionnel, presque post-industriel « Blindness », les rockabilly « Bo Demmick » (NDR : dont la section rythmique semble avoir été pompée sur la bande sonore de ‘Visa pour le monde’, un jeu ‘ertébéen’ programmé il y a un bon quart de siècle) et « Clasp hands » (NDR : survolté celui-ci) ainsi que le stoogien « Youwanner », le groove fallien est omniprésent. Le tout infiltré régulièrement par le synthé kitch de sa nouvelle épouse, Eleonor. Et bien sûr parcouru par le marmonnement menaçant, nasillard de Mark, dont les lyrics sont toujours aussi satiriques et sardoniques. En final, le leader laisse pourtant les rênes à son groupe. Il y cède même les vocaux ! Comme s’il voulait contempler son œuvre…

 

mardi, 26 décembre 2006 02:00

Technology won´t save us

Rien que le fabuleux titre maître (et morceau qui ouvre l’album) vaut l’achat de ce disque. Une compo instrumentale qui s’ouvre tout en délicatesse, puis s’étoffe, s’enrichit, se gave, et finit par éclater dans une symphonie contemporaine intense, baroque, douloureuse, impitoyable et tellement belle. Et le reste réserve son lot de (bonnes) surprises… A ce sujet, je vous invite à vous replonger dans l’interview que Robin Propper Sheppard nous a accordée tout récemment. Elle est suffisamment éloquente. Et puis difficile de vous parler davantage de cet opus, puisque je ne dispose que d’une copie promo, dénuée de la moindre info. Pas de booklet donc. Ce qui n’empêchera pas cette œuvre de figurer parmi les albums de l’année.

jeudi, 29 mai 2008 12:08

Accelerate

Réduit à un trio, REM a donc décidé d’en revenir à une formule plus rock. On était donc très curieux de voir (NDR : et surtout d’entendre) le résultat du nouveau projet. Enregistré sous la houlette de Jacknife Lee (U2, Green Day, Snow Patrol, Bloc Party, The Hives, Weezer, Editors,…), cet elpee a été enregistré entre Athens, Dublin (le fief de Jacknife) et Vancouver. Et manifestement l’électricité y est plus présente. Un opus qui s’inscrit dans la lignée tantôt de « Document », « Monster » et surtout de « Reckoning ». En moins de 35 minutes, la formation d’Athens cherche donc à se réconcilier avec les fans de la première heure. Pari presque réussi, parce que si l’aspect mélodique (voire contagieux) est beaucoup moins palpable, l’intensité dispensée contamine la plupart des compos. Sur les 11 titres de cette plaque, seul « Until the day is done » rappelle un REM plus conventionnel. Le reste s’avère tour à tour pêchu (« Living well is the best revenge » et « Man-sized wreath »), garage (le titre maître), ténébreux (« Sing for the submarine »), offensif (« Horse to water ») ou encore punkysant (« I’m gonna Dj »). J’avoue un petit faible quand même pour le single « Supernatural superserious » et « Hollow man », deux fragments caractérisés par les guitares tintinnabulantes, ‘byrdsiennes’ ; et puis la valse mid tempo (NDR : un rythme qui revient régulièrement au cours de l’album) « Houston », la compo la plus engagée de l’œuvre, dénonçant la gestion catastrophique du gouvernement US lors de l’ouragan Katrina. Et c’est tout auréolé de cette authenticité rock retrouvée, que le groupe souhaite en découdre ‘live’, lors de sa tournée qui passera par le festival de Werchter. Pourvu que ça dure !

jeudi, 29 mai 2008 12:06

The Best of BBC Recordings

Marc Bolan était un pote de John Peel. Ce qui explique pourquoi il était souvent invité à son émission ‘Top gear’, sur la BBC. D’ailleurs, on suppose qu’aujourd’hui les deux compères doivent à nouveau partager de nouvelles aventures musicales, dans l’au-delà… Ce recueil réunit 24 titres issus de trois compiles parues entre 1996 et 2006 (double, cette dernière épinglait 32 enregistrements opérés à la BBC de 1970 et 1976, dont la moitié n’avaient jamais été édités). Véritable mythe pour la génération punk, Bolan est décédé suite à un accident de voiture, alors qu’il n’avait pas trente ans. Depuis, il fait l’objet de multiples compiles, rééditions et même de bouquins décrivant sa vie en long et en large. Ce recueil épingle les inévitables « Jeepster », « Get it on », « Hot love » et « Telegram Sam », ainsi que la cover du « Summertime blues » d’Eddie Cochran. Mais il serait peut-être temps qu’on se penche sur son aventure Tyrannosaurus Rex. Moins glam mais beaucoup plus psychédélique dans l’esprit de Syd Barrett, elle épousait une forme, finalement bien plus alternative…

jeudi, 29 mai 2008 12:04

Momofuku

A l’origine, ce disque ne devait sortir qu’en vinyle ou être disponible via téléchargement sur Internet. Il est finalement également paru sous la forme du compact disc. Après avoir trempé dans l’univers du blues, de la country et de la symphonie orchestrale, Costello a donc décidé de revenir aux sources (NDR : c’est la mode !) Il a donc tout d’abord convaincu ses Imposters (NDR : et ce n’était pas une imposture) de le rejoindre. C’est-à-dire le bassiste Davey Faragher, le drummer Pete Thomas et le claviériste Steve Nieve. Mais également, Jonathan Rice, Dave Scher (Beachwood Sparks, All Night Radio) et Jenny Lewis (Rilo Kiley) pour assurer les chœurs, David Hidalgo (Los Lobos) ainsi que l’un ou l’autre invité dont la fille de Pete, Tennessee (elle milite chez Like), qui naturellement joue… des drums. Mais sur un morceau. Tout ceci ne nous donne pas encore une idée du contenu de cet opus.

Les chansons de « Momofuku » ont été écrites en un temps record. Afin qu’elles puissent véhiculer un max de spontanéité, d’énergie et de dynamisme. Elles ont donc été prises pratiquement en ‘live’, même si elles ont bénéficié ultérieurement d’inévitables arrangements. Mais pas question de sophistication à outrance, comme le Londonien nous avait habitués dernièrement. Et finalement le résultat est plutôt convaincant, même si en fin de parcours (NDR : pour trois chansons seulement), il s’abandonne dans la ballade emphatique, romantique et finalement sans grand intérêt, avant de se ressaisir magistralement sur le dernier morceau, « Go away ». La meilleure plage de l’opus. Une compo contagieuse, irrésistible, qui baigne dans un r&b excitant, rogné par des claviers ‘vintage’ plus ‘Booker T.esque’ que ‘Manzarekien’. Ce qui n’empêche pas les 8 premiers fragments de faire bonne figure. Depuis le rock « No hiding place » au ‘beatlenesque’ « Mr Feathers », en passant par le venimeux « American gangster time », le tourbillonnant et psychédélique « Turpentine », la bossa nova « Harry worth », un « Drum & bone » superbement vivifié par un groove acoustique, la ballade soul mid tempo « Flutter & wow » et le noisy « Stella hurt », une plage caractérisée par ses riffs qui crépitent, ses accords de piano menaçants, hypnotiques, et un orgue subrepticement rogné. Des claviers très présents tout au long de cette œuvre, comme la guitare de Costello. Le tout parcouru par le timbre vocal très particulier d’Elvis, à la fois versatile et râpeux, mais tellement savoureux. A la limite, on a parfois l’impression d’en être revenu à la période des Attractions, ce « Momofuku » étant même très susceptible de devenir le chaînon manquant entre « This year’s model » et « Armed forces ». Seul l’avenir nous le dira !

 

mercredi, 28 mai 2008 12:51

Bumcello et la reine du Litchi

Le 9 juin prochain paraîtra le nouvel opus de Bumcello. Intitulé « Lychee Queen », il a notamment reçu la collaboration Chocolate Genius, Blackalicious, Ibrahim Maalouf et Magic Malik. Le violoniste Vincent Ségal et le drummer Cyril Atef ont improvisé et posé les bases des morceaux de leur sixième album, en trois jours, dans un studio parisien…

Pour voir la vidéo de Backin’ in the Sun

http://www.youtube.com/watch?v=X3qOo5JIves
http://www.wat.tv/video/bumcello-backin-in-the-sun-md3x_iedf_.html
http://www.wideo.fr/video/iLyROoafYwwI.html
http://www.dailymotion.com/jeansanteuil/video/x5k71l_bumcello-backin-in-the-sun_music

Et celle de « Assiko Mintanan »

http://fr.youtube.com/watch?v=AyUC6fBCmJ
http://www.wat.tv/video/bumcello-assiko-mintanan-feat-o5lq_iedf_.html
http://www.wideo.fr/video/iLyROoafYsC2.html
http://www.dailymotion.com/jeansanteuil/video/9742317

Pour plus d’infos : http://www.bumcello.com

 

samedi, 24 mai 2008 03:00

Symphonie pour un pèlerin

Robert Fischer est imprévisible. Après avoir écouté son dernier album, « Pilgrim road », je me suis demandé quelle mouche l’avait donc bien piqué pour accoucher d’une musique aussi orchestrale. D’ailleurs, je dois avouer avoir imaginé que cet opus était un projet sans lendemain. Et je me suis lourdement trompé. La plus belle preuve par son set accordé ce samedi 24 mai au Handelbeurs de Gand.

Howe Gelb assure le supporting act de la nouvelle tournée de WGC. Il joue même sur le piano d’un des musiciens du groupe, alors que son compère emprunte la contrebasse d’Eric Van Loo. Au milieu de sa prestation, le drummer de la bande à Fischer vient même donner quelques coups de balais. Mais venons-en à la prestation de Gelb. Il joue des ivoires sur la moitié de son set. Ses chansons baignent manifestement dans le jazz. Aussi bien allègre que mélancolique. Et les accords tout en nuances accordés par le contrebassiste accentuent cette impression d’intimisme syncopé. Heureusement, Gelb parsème sa prestation de traits d’humour. Il se lève régulièrement de son tabouret pour aller pincer les cordes à l’intérieur du piano à queue. Fait craquer son support de micro lorsqu’il achève ses morceaux. Balance l’une ou l’autre plaisanterie. Converse parfois avec le public. Après 7 ou 8 titres, il passe à la guitare à 12 cordes dont il parvient à sortir des sonorités incroyables, tout en recadrant constamment une ligne de conduite essentiellement semi-acoustique. Et en fin de parcours, il revient siéger derrière le piano pour interpréter une compo à la limite du dixieland. On est quand même très loin de ses expérimentations extrêmes opérées au sein de Giant Sand, voici plus de 10 ans. L’homme à mûri. Seules ses expressions du visage trahissent encore son esprit malicieux.

Pas le temps d’avaler sa blanche (NDR : un petit quart d’heure !) et Willard Grant Conspiracy monte sur le podium. Ils sont onze sur scène (*)! Tous assis, sauf le contrebassiste Eric Van Loo, légèrement en retrait, sur la gauche. En fait de contrebasse, il s’agit réellement d’une double basse. En front de scène et de gauche à droite s’installent un pianiste (guitariste aussi, mais surtout à mi-parcours), Robert (il ne jouera pas de gratte avant le 11ème morceau), une charmante vocaliste (dès son arrivée, elle a planté une fleur sur son pied de micro) douée d’un timbre vocal exceptionnel rappelant Joan Baez (elle n’assure pourtant que la contre voix), un guitariste (et pas n’importe qui, puisqu’il s’agit de Chris Eckman !) et le drummer. Derrière, dans le même ordre, campent une claviériste (toute menue, d’origine asiatique, elle viendra prendre place derrière les ivoires lors du tout dernier morceau, « Distant shore »), un violoncelliste coiffé d’un drôle de chapeau, un violoniste, un trompettiste/accordéoniste et un tromboniste. Le compte est bon ! Et surtout le team prêt à jouer son « Pilgrim road ». Robert (il est imberbe !) se concentre sur ses vocaux. Et son baryton sensible, chaleureux, est souvent proche de celui de Neil Diamond, même lorsqu’il s’exprime à travers une forme de prière (le très beau « Painter blue »), alors que la musique majestueuse, belle, luxuriante rappelle plutôt le Divine Comedy. Aussi lorsque l’orchestration monte en intensité, on en attrape des frissons dans le dos. La fin du set est plus électrique. Robert à empoigné sa sèche. Certains musiciens changent de rôle. Un ballet décrit par Robert comme de la chorégraphie. C’est le moment choisi par les deux gratteurs pour injecter leur dose maximale d’électricité dans les compos, parfois même en se servant du bottleneck, mais surtout de pédales de distorsion. On aura ainsi droit à une version fabuleuse de « Let it roll », proche de l’envoûtement. Mais sous cette forme, lorsque les arrangements orchestraux viennent enrichir la solution sonore, je ne peux m’empêcher de penser à Sophia. Un seul rappel consacré à une seule chanson. Encore plus rock. D’ailleurs le drummer a alors changé ses balais contre des baguettes. Mais franchement, ce set m’a véritablement impressionné, même s’il n’a duré qu’une heure et une bonne quinzaine de minutes…

(*)

Malcolm Lindsay - piano et guitare
Erik Van Loo - double basse
Yuko Murata - claviers et piano
Peter Harvey - violoncelle
Josh Hillman - alto
Dennis Hillman - trompette et accordéon
Tom King - drums

Chris Eckman - guitare acoustique et électique
John Songdahl - trombone and orgue
Iona MacDonald - chant
Et bien sûr Robert Fischer au chant et à la guitare.

Organisation : Handelsbeurs

Le nouveau single de Nick Cave & The Bad Seeds, “More News From Nowhere” est dans les bacs depuis ce 12 mai. Son artwork a été realisé par les artistes britanniques Tim Noble and Sue Webster. Il recèlera un inédit qui ne figure pas sur l’album « Dig Lazarus dig !!! », mais également la vidéo de ce single ( http://www.youtube.com/watch?v=8MajmI5j7Bs )

Pour plus d’infos : http://www.nickcaveandthebadseeds.com

samedi, 24 mai 2008 14:25

Le paradis pourri de Coldworker

Le deuxième album de Coldworker est dans les bacs depuis ce 19 mai. Il s’intitule “Rotting paradise”. L’opus a reçu le concours de Dan Swano (Hail of Bullets, Edge of Sanity, Dissection, Katatonia) à la mise en forme et l’artwork de la pochette a été réalisé par Orion Landau (Kiss, Marylin Manson, Slayer, Nile, High on Fire). Le groupe se produira dans le cadre du Neurotic Death Fest ce 30 mai au 013 de Tilburg.

Tracklisting

1. Reversing the Order 
2. Citizens of the Cyclopean Maze 
3. Symptoms of Sickness 
4. The Black Dog Syndrome 
5. Comatose State 
6. Paradox Lost 
7. The Last Bitter Twist 
8. Seizures 
9. The Machine 
10. I am the Doorway 
11. Scare Tactics 
12. Deliverance of the Rejected 

Pour plus d’infos : http://www.myspace.com/relapserecordseurpe ou http://www.coldworker.com

 

Alias Bang Gang, Bardi Johannsson sortira son troisième opus ce 23 Juin. Depuis la parution de son deuxième elpee, « Something Wrong », l’Islandais n'a pourtant pas chômé. Il a ainsi enregistré un album sous le nom de Lady Bird en compagnie de Keren Ann et s’est consacré à la production.

Pour plus d’infos : http://www.banggang.net