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L’interaction de Ride…

Le septième elpee studio de Ride, « Interplay », sortira le 29 janvier 2024. Ce nouvel album est le troisième du quatuor d'Oxford depuis sa reformation en 2014. Ces pionniers du shoegaze, quelquefois proche du noise rock des années 90, sont davantage ensemble…

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mardi, 03 avril 2007 05:00

Low life in Spain - Dvd

Fondée en 1983, Beasts of Bourbon est considérée en Australie, comme une formation mythique, au même titre que les Stooges aux States. En près d’un quart de siècle d’existence, le combo a vu défiler une multitude de musiciens, dont les plus célèbres demeurent Kim Salmon (futur Scientists et Surrealists) et James Baker (drummer qui (v)a également sévi chez les Hoodoo Gurus, entre 81 et 85). Une constante : le chanteur Tex Perkins et un des guitaristes, Spencer Jones (à une certaine époque le line up en comptait cinq !) Le B.O.B. a toujours pratiqué ce qu’on appelle du pub rock, c'est-à-dire une musique mélangeant allègrement country, blues, rock and roll, punk et garage ; une musique que le groupe dispense sur un ton particulièrement lascif et électrique, un style renforcé par des lyrics extrêmes, sordides traitant de sujets tels que la dépravation, le désespoir, l’abus de consommation de drogue ou encore la violence. On leur prête certaines affinités avec le Gun Club, la bande à Iggy Pop et à Birthday Party, même si la voix de Perkins me fait plutôt penser aux grognements de Don Van Vliet. Le Dvd à été tourné au Copernico de Madrid en 2006, il est en quelque sorte la transposition en ‘live’ de l’album « Low life » paru en 2005, même si d’autres compos ont été incluses dans le set ; et en particulier une version hymnique du « Ride on » d’AC/DC, ainsi que le « Let’s get funky » de Hound Dog Taylor. Tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes si la qualité sonore avait été au rendez-vous. C’est loin d’être le cas. L’image a beau être au point, on a parfois l’impression que les prises de son ont été effectuées à l’aide d’un enregistreur portable…

 

mardi, 03 avril 2007 05:00

Let yourself go - Dvd

Ce set de Demolition Doll Rods a été immortalisé en 2006 au ‘El Juglar’ de Madrid. Pour la circonstance, le trio présentait son nouveau line up. C'est-à-dire la présence d’une nouvelle drummeuse pour remplacer Christine 'The Thump' : l’ex Genders, Tia. Et pour le coup d’œil, on y a gagné au change, car dans son mini bikini, la nouvelle percussionniste (est-elle brésilienne ou thaïlandaise, peut-être un peu des deux ?) est aussi jolie que sexy. Bien sûr Christine et Danny sont toujours vêtus très légèrement. Mais est-ce suffisant pour flatter notre libido ? Tout est une question de goût, bien sûr… Mais venons-en à ce concert qui souffre d’une piètre qualité sonore. Heureusement, les prises de vue sont de bonne facture et on s’amuse des facéties proposées par le trio de Detroit, dont l’humour juvénile permet d’éviter à la prestation de souffrir d’une linéarité certaine. Un trio de glam/garage minimaliste inspiré par les Cramps et les New York Dolls. Mais je le répète, des références que le groupe a épurées au maximum. Particularités, le lead vocal est assuré par Christine (son timbre rauque rappelle Rachel Nagy de Detroit Cobras), le backing vocal par Danny (la sienne est angélique presque falsetto ; mais il n’est pas assez impliqué au chant), pas de basse, mais deux guitares (Danny en est le soliste) et Tia, debout, qui martèle son tempo tribal sur deux toms. Le Dvd inclut inévitablement quelques extras, dont un mini concert accordé par l’ancien line up des DDD, que je ne suis jamais parvenu à le lire, ni à l’ouvrir…

 

mardi, 03 avril 2007 05:00

Live at Massey hall 1971

En 1971, Neil Young termine une tournée mondiale. Son album « After the gold rush » remonte déjà à 1970, et il vient de terminer la composition de toute une série de nouvelles chansons. Il se produit alors à Toronto, au ‘Massy hall’ ; et alors que tout le monde s’attend à un set électrique, Neil choisit une formule acoustique, pour y rôder la plupart des nouvelles plages de son prochain album : « Harvest ». Plusieurs bootlegs avaient déjà immortalisé cet événement, mais aucun n’était, à ce jour, parvenu à atteindre un niveau sonore aussi éloquent. 35 ans plus tard, Reprise a donc décidé de remettre les pendules à l’heure. S’il faut reconnaître que la version audio n’apporte pas grand-chose de neuf à la discographie de Young, le Dvd est d’un tout autre intérêt. On reprochera peut-être la qualité de l’image un peu passée ; et puis la longueur un peu excessive de l’œuvre encombrée parfois de séquences superflues (on y trouve notamment une galerie de photos, des interviews radiophoniques, des coupures de journaux consacrées à la review du concert, un documentaire tourné dans le ranch ‘Broken Arrow’ de l’artiste, un passage filmé lors du ‘Johnny Cash on Campus TV show de 1971’, etc.) ; mais c’est la prestation accordée dans la capitale de la province d’Ontario qui mérite une attention toute particulière. Il y a avait notamment interprété des classiques tels que « Heart of gold », « The needle and the damage done », « Old man », « A man needs a maid », « Journey through the past », « Cowgirl in the sand », « Down by the river », « Ohio » et puis deux raretés : « Dance dance dance » et « Bad fog of loneliness ». En s’accompagnant simplement de sa sèche ou d’un piano. Malgré toutes ces remarques, aucun fan de Neil Young ne peut passer à côté de ce témoignage…



mardi, 13 mars 2007 04:00

Neon Bible

Le nouvel album d’Arcade Fire est enfin paru. Et il est très bon, excellent même. Mais pas toujours accessible. Six à sept écoutes ont d’ailleurs été nécessaires pour pouvoir enfin m’en imprégner. Première constatation, si « Funeral » traduisait une douleur toute personnelle (le décès de proches), « Neon bible » aborde des thèmes beaucoup plus universels. Quoique engagés. Et sur un ton empreint de colère, d’amertume ou d’emphase. Prenant pour cible le gouvernement, les religions, le pouvoir militaire et même l’industrie du divertissement. Vous me direz, ce n’est pas neuf. Mais c’est quand même mieux de se pencher sur la situation de notre monde que de faire l’apologie du banditisme ou d’écrire des textes qui n’ont ni queue ni tête.

Une partie des sessions d’enregistrement se sont déroulées dans leur pays natal. A l’église St Jean-Baptiste de Montreal, très exactement. Ce qui leur a permis d’utiliser les grandes orgues. Tout d’abord sur « Intervention ». Enrichi de backing vocaux spectraux, cette plage me fait penser à des Go-Betweens qui auraient bénéficié d’arrangements ‘philspectoresques’. Exécutés par Owen Pallett (également impliqué dans le projet Final Fantasy) et Régine Chassagne, ces arrangements (principalement de cordes) sont, vous vous en doutez, somptueux. Ou solennels, selon. Le morceau final, ensuite, « My body is a cage ». Plus biblique, presque gothique, il est imprimé sur un tempo martial. La plupart des titres de cet opus baignent d’ailleurs, en permanence, au sein d’un climat mystique (construits en crescendo aussi). Littéralement balayée par des vocaux incantatoires, « Black mirror » en est probablement la plus belle illustration. Des vocaux toujours partagés entre le timbre gémissant, intense de Win Butler et le soprano de Régine. Pas la peine de vous faire un dessin. Personnellement, « (Antichrist television blues) » me semble le morceau le moins en phase avec cette œuvre. Trop inspiré de Bruce Springsteen, à mon goût. Par contre, la nouvelle version de « No cars go » (elle figurait sur le premier Ep éponyme) est une véritable perle. Contagieuse, hymnique, un peu plus uptempo, elle se conjugue dans un tourbillon majestueux de chœurs, de cordes et de cuivres. Des cuivres qu’on retrouve sur « Ocean of noise ». Guitare surf et ligne de basse empruntée à la samba s’ébranlent à la manière du ‘petit train rébus’ (signé Clyde Otiset/Brook Benton et interprété par Marc Taynor et son orchestre,  ce thème musical assez léger servira d’Interlude à la RTB, à partir de 1963), avant que le climat ne vire au mariachi, en fin de parcours. Et pour cause, les trompettistes de Calexico, Martin Wenk et Jacob Valenzuela sont de la partie. Puisqu’on en est au stade des invités, signalons encore la collaboration de Hadjii Bakara (Wolf Parade). Si le titre maître se révèle la chanson la plus confidentielle de la plaque (la subtilité de ces arrangements de cordes est un véritable régal !), deux fragments lorgnent manifestement vers la new (cold) wave. Tout d’abord l’hypnotique « Keep the car running ». Win y va tellement d’inflexions à la Ian Mc Culloch, qu’on se croirait revenu à l’époque de « Rescue » d’Echo & the Bunnymen. Et puis le curieux « The well and the lighthouse ». Paradoxalement allègre, il trahit de fortes réminiscences empruntées à Joy Division. Et dans le registre de mauvaise augure, l’envoûtant « Black wave » (une réflexion sur le Tsunami asiatique) implique une rythmique électro. Instrumentalement, Arcade Fire a mis le paquet : orgue d’église et de barbarie, cuivres et cordes (on en a parlé), accordéon, harpe, chœurs militaires, sans oublier la participation d’un orchestre issu d’Europe de l’Est, outre la panoplie à laquelle a recours habituellement le collectif. Pas la peine d’en rajouter une couche, vous savez ce qu’il vous reste à faire.

 



mardi, 27 mars 2007 05:00

Hanoi

Pour fêter ses 25 années d’existence, Indochine a donc décidé d’enregistrer un album ‘live’. Mais pas n’importe où ! A Hanoï, au Vietnam. Et en compagnie de l’orchestre philharmonique local. Une manière également de rendre hommage à Marguerite Duras, dont le groupe s’était inspiré pour choisir son patronyme. Femme de lettres disparue voici dix ans, elle avait longtemps vécu en Indochine. Une telle expérience n’est jamais sans risque. Et pourtant, il faut reconnaître que la bande à Nicola Sirkis est parvenue à tirer son épingle du jeu. Les moins bonnes adaptations sont paradoxalement « L’aventurier » et « Trois nuits par semaine ». Le rythme imposé aux chansons y est sans doute pour quelque chose. Tout au long de ces deux compos, on a l’impression que l’orchestre de 70 musiciens court derrière le groupe. Pour le reste, on est subjugué devant tant de magie. Mention spéciale à « Tes yeux noirs » imprimé pour la circonstance sur un mid tempo. Et si vous êtes inconditionnels d’Indochine, vous ne pourrez que succomber aux versions symphoniques de « Justine », « J’ai demandé à la lune » « Ceremonia » ou encore « Sweet dreams ». Cette sortie est doublée par la gravure de l’événement sur un double DVD. Mais ne m’en demandez pas plus, je n’ai pas encore eu le loisir de le visionner…  



mardi, 27 mars 2007 05:00

Yours truly, angry mob

Pour enregistrer son deuxième album, Kaiser Chiefs a reconduit Stephen Street (The Smiths, Blur) à la production. Et il faut reconnaître que la mise en forme est époustouflante. Un disque qui regorge de hits et rend quelques lettres de noblesse à une britpop en nette perte de vitesse. 12 plages hymniques, contagieuses, imparables à siffloter sous la douche. Ce qui n’empêche pas les nuances de proliférer ; l’énergie et l’électricité de se libérer. On a même droit à une ballade semi-acoustique empreinte d’une grande délicatesse (« Love’s not a competition ») et une autre, « Try your best », adressant manifestement quelques clins d’œil à la bande à Damon Albarn ainsi qu’à Oasis… Si plusieurs plages lorgnent manifestement vers l’univers de Blur circa « The great escape », les références à la new wave des eighties sont légion. Et en particulier celles relatives à Tears For Fears, Naked Eyes et Chumbawamba (les chœurs vindicatifs !) Alors que « My kind of guy » émarge à une sorte de post punk presque déclamatoire (imaginez un Eighties Matchbox B-Line Disaster hospitalier), deux titres optent résolument pour une formule plus garage : « Highroyds » et ses riffs ‘fuzz’, tranchants, et puis le final « Retirement » au cours duquel claviers ‘vintage’ et guitares poisseuses remplissent bien l’espace sonore. Mais ce qui frappe le plus tout au long de ce disque, c’est le timbre et les inflexions du chanteur, Ricky Wilson : ils n’ont jamais été aussi proche de David Gahan (Depeche Mode). « Employement », l’album précédent s’était vendu à plus de 2.000.000 d’exemplaires en Angleterre. Après ce que je viens de vous raconter, il n’est pas difficile d’imaginer que le record sera nettement battu…

 



vendredi, 02 mars 2007 04:00

A strange education

On ne parvient pas toujours à comprendre pourquoi, mais il arrive parfois qu’en écoutant l’album d’un nouveau groupe, on se mette à flasher instantanément. C’est le cas pour « A strange education », premier essai de cette formation glasgowégienne. Bien sûr, tout n’est pas parfait, mais la qualité des trois-quarts de l’œuvre compense largement les deux ou trois plages moins intéressantes. Dont le titre maître. Probablement celui que vous risquez d’entendre le plus sur la bande FM. Manifestement destiné aux charts (donc à la thune), il évoque le Simple Minds de l’époque « New gold dream ».

Mais venons-en à ce qui rend cet opus aussi séduisant. Tout d’abord, la voix du chanteur. Son timbre oscille entre celui de Brett Anderson (Suede), Chris Martin (Coldplay), Fynn Andrews (The Veils) et Neil Diamond. Pas mal quand même ! Et puis il y a la guitare ligne claire du soliste, Ramsay Miller. Sur les deux premières plages, « Race to the city » et « Break », ses sonorités bringuebalantes font mouche. Un peu à la manière d’And Also The Trees. Encore que le premier titre soit imprimé sur un tempo funkysant ; dans l’esprit de Spandau Ballet. Pensez à « To cut a long story short ». Et ce phénomène se reproduit sur le très dansant « Keep forgetting », d’ailleurs paru sous la forme d’un single. Les références aux eighties se bousculent d’ailleurs tout au long de ce disque : A.A.T.T. (cette guitare !), Echo & the Bunnymen, The Smiths sans oublier la bande à Gary Kemp, même si certaines compos manifestent une emphase lyrique et mélodique immortalisée sur les premier albums de Suede. A cet instant, les riffs de gratte empruntent un phrasé digne du meilleur Bernard Butler. Peuplé de hits potentiels, l’elpee s’achève cependant par un titre plus complexe, « Asleep at the wheel », un morceau qui s’achève dans un délire semi noisy, semi psychédélique. Epatant !



mardi, 27 mars 2007 05:00

Western xterminator

Après la rupture (musicale et sentimentale) opérée entre Neil Hagerty (un ex-Pussy Galore quand même) et Jennifer Herrema, au sein de Royal Trux, on se demandait sous quelle forme les deux personnages allaient relancer leur carrière. Si le premier a poursuivi sous son patronyme ou chez The Howling Hex, ses aventures expérimentales, la seconde a décidé de se tourner davantage vers le métal en fondant RTX. Un quintet dont « Western Xterminator » constitue son deuxième opus. Mais un métal teinté de glam et de psychédélisme que Herrema torture de son timbre nicotiné (elle doit au moins fumer 40 clopes par jour, pour avoir une telle voix), tourmenté, sordide, graveleux, démoniaque, une voix qu’elle personnalise en préservant les voyelles et en accentuant les consonnes (le compte est bon !) Hormis le titre d’ouverture et morceau maître, une sorte de tango complexe, angoissant, contaminé par les accords d’une flûte spectrale, les 9 autres titres font la part belle aux riffs bien saignants, susceptibles de remuer les viscères et de ravir les secoueurs de tête. « Wo-wo-din » s’aventure même dans le ‘death metal’ (pas trop ma tasse de thé). Et puis « Knightmare & Mane » campe une ballade dont les accents semblent avoir été empruntés à Cockney Rebel. Les seventies semblent d’ailleurs beaucoup inspirer RTX et en particulier Alice Cooper voire Hawkwind, même si « Last ride » est découpé dans des accords électriques aussi déchiquetés que chez Megadeth.

 

 

 



mardi, 13 mars 2007 04:00

Ryunosuke

Difficile de faire mieux après avoir commis un album aussi remarquable que "A life on standby". Aussi, Mud Flow a décidé de changer complètement d'orientation et de bien brouiller les pistes. Tout d'abord, mention spéciale au design du digipack, réalisé par le graphiste français GWL. Fantasmagorique, digne d'une estampe japonaise, il s'inscrit bien dans l'esprit du titre de l'album. Faut dire que sur le morceau maître, un texte inspiré par Akutagawa Ryunosuke (né en 1897, cet auteur de contes violents s'est suicidé en 1927), est récité par une certaine Satiè Nagasawa dans la langue nippone. Une mini symphonie toute en délicatesse et en raffinement de plus de sept minutes conjuguant envolées de cordes de guitare veloutées et cristallines (And Also The Trees?) Les plages de cet opus sont d'ailleurs particulièrement longues. Alternant moments atmosphériques et puis interventions électriques intenses, sauvages, libératrices. Seul le single « Monkey doll », caractérisé par les palpitations d'un banjo, compte moins de quatre minutes. Une compo assez guillerette rappelant un certain Travis tout en lorgnant manifestement vers « Abbey road » des Beatles. « In time » s'inscrit dans un registre aussi pop, nonobstant sa fin plus redoutable. Elle me rappelle même le fameux single, « Everytime you talk ». Mais la plupart des compos de cette oeuvre se révèlent paradoxalement à la fois complexes et contagieuses. Parfois dans le style de dEUS. A l'instar des huit minutes du titre d'ouverture, « My fair lady Audrey ». Explosif et entêtant, il ouvre sa voilure, avant de s'achever dans un final éblouissant. L'hymnique « Trampoline » ensuite. A cause de ce violon obsessionnel et tourmenté. Un fragment dont le final implique une fanfare. Dans un registre plus cosmique voire floydien, le lancinant « The number one play of the year » se singularise par la ligne de basse ténébreuse et mélodique. Vincent manifeste une plus grande amplitude vocale. Et on croirait même entendre le falsetto emphatique de Jonathan Donahue sur « Planes », alors que les sonorités de la guitare semblent empruntées à George Harrison. Plus proche de Mercury Rev encore, « The story was best left untold » constitue, à mon humble avis, la plus belle chanson de cette plaque. Un hommage à son père décédé l'an dernier. Et en même temps un exutoire. On y ressent que Vincent y libère une dose d'émotion assez phénoménale. Subtilement psychédélique (ces guitares bringuebalantes qui tournent presque en boucle, les oscillations du xylophone), ce titre s'autorise de somptueuses envolées symphoniques avant de s'achever par quelques accords de piano sinistres. Et la composition finale, « Shooting star » n'est pas plus réjouissante, puisqu'elle évoque la disparition de deux proches. Un morceau plus brut de décoffrage, presque lo fi, même si la guitare remplit bien l'espace sonore. Et pour passer l'intégralité de l'album en revue, signalons encore la présence d'une valse aérienne, « Waltz 1 » (avec un titre pareil !) dont le tempo est imprimé par le piano. Piano et claviers assumés par un nouveau membre chez Mud Flow : Fred Donche. Et suivant la bonne habitude, c'est Rudy Coclet qui s'est chargé de la production et de la mise en forme, aux studios Rising Sun. Après avoir concocté un album pareil, Mud Flow est manifestement prêt à s'exporter au-delà de nos frontières...

lundi, 05 février 2007 04:00

Rumour. Open your ears

Ce quintet batave compte trois guitaristes dans son line up. Dont un excellent chanteur (Koen-Willem Toering) qui possède une voix particulièrement ample, diaphane, capable d'inflexions à la Eddie Vedder ou Anthony Kiedis (Red Hot Chili Peppers). Là où le bât blesse, c'est au niveau d'un des trois gratteurs. Probablement un ancien soliste de groupe de hard rock vouant une grande admiration à Alvin Lee (NDR : les accents métalliques peuplant « The less I eat » en sont la plus belle illustration). Heureusement, toutes les interventions de cet excellent technicien ne sont pas nombrilistes. Et il lui arrive de s'inspirer de Carlos Santana (NDR : c'est mieux !) sur le semi acoustique « Warrior » ou lors de la plage finale, « Holy man », un slow finalement assez complexe et plutôt bien réussi. Pourtant, c'est lorsque la formation joue en équipe qu'elle est la plus efficace. Et je pense tout particulièrement à la plage d'ouverture « Deliverer », plus proche d'un House of Love que des Chameleons, au ténébreux « Something beautiful » ou encore au très puissant « Inten ». Mention spéciale à « Speak », dont la guitare acoustique est jouée en picking, à la manière des Beatles sur le « Double blanc ». Beaucoup de potentiel, donc, pour cet ensemble néerlandais que les spécialistes comparent déjà à Saybia. Suffira donc de le travailler, en vue de le rendre le plus cohérent possible? Allez Woost !