Quand on découvre le patronyme du groupe sur la pochette, les premières interrogations surgissent. Qui sont-ils ? Jamais entendu parler, en tout cas. D’où viennent-ils ? De Clermont Ferrand ? Ah bon ! Quand ensuite, se dessine le titre de l’album, « A Little Girl, a Little Boy, and All the Snails They Have Drawn », c’est carrément perdu dans les interrogations que l’on enclenche la plaque. Un œil sur la bio ; et on apprend que c’est par la naissance de leurs propres histoire d’amour, que les auteurs ont composé les 14 titres de cet elpee. Les oreilles bien dressées, on craint devoir pénétrer dans un univers mièvre. Et bien pas du tout. Il est tout bonnement cosy. La voix susurrée de Derek Delano vient immédiatement se poser sur les cordes subtiles de son orchestre. Les accords précis libèrent puissance et émotion. La délicatesse du timbre de voix sublime les différents éléments qui viennent s’y associer. Piano, trompette, clavier : jamais la bulle de confort n’est mise en danger ; elle ne cesse d’ailleurs de croître. D’entrée de jeu, la qualité de leur folk pop s’impose. Elle ne trahira jamais la galette, s’efforçant brillamment de susciter constamment rêves et voyages. Evoluant au sein d’un univers coincé entre Mark Oliver Everett et sa bande (Eels), Sam Beam (Iron & Wine) et Ben Cooper flanqué d’Alex Kane (Electric President), l’accroche s’opère naturellement, sans même que l’on se sente happé ou forcé. Ce Delano Orchestra est une véritable énigme. Mais elle nous accueille spontanément dans son mystère. Les bras grands ouverts et le cœur sur la main. Le cœur étant vraiment, la cible stratégique des Français, il ne vous faudra pas longtemps pour les autoriser à y pénétrer. Un groupe à suivre, assurément !

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