New Brutalism de 087 à 089…

New Brutalism est un groupe de rock minimaliste formé à Knoxville, Tennessee, en 1998. Le groupe est composé de Shane Elliott (chant), Matt Hall (guitare/chant), David Basford (basse/chant) et Carey Balch (batterie). Son nouvel Ep, « Requiescat Record »,…

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Teethe : de la douleur au soulagement…

Le groupe texan de slowcore Teethe sortira son nouvel elpee, « Magic Of The Sale », ce 8 août. Sur cet album, il dévoile son monde triste et beau, où les quatre auteurs, chanteurs et artistes distincts de la formation posent une série de questions…

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Grégory Escouflaire

Grégory Escouflaire

mardi, 31 décembre 2002 01:00

My Game

Ironiquement estampillés ‘punks d'origine’ (leur disque est faussement daté de 1975), les frères Hanson prouvent encore une fois qu'ils manient l'humour comme un joueur de hockey sa crosse. Normal, ils sont Canadiens et ce sport national est leur deuxième passion après la musique. Ils ont d'ailleurs créé une école de leur sport favori, " The Johnny Hanson Hockey School ", enseignant aux gamins en street wear les vertus du " turtling " marié aux décibels du rock le plus bâtard. Cette combinaison sonne comme une grosse blague, et pourtant… les Hanson Brothers (un hommage aux boutonneux du hit " Doo wap " ?) se la jouent vrais pros du palet et du manche à guitare. " Un, deux, trois, let's go ! " : partis pour marquer un point, aussi bien sur la glace que sur scène, ils rivalisent avec les plus grands, de Gretsky aux Damned. Certes, leurs paroles sont débiles. De l'ode à la défonce (" Give Me Anything ") au couplet répété à l'envi, jusqu'à l'abstraction (" I Know You "). Et leur look grotesque. Mais c'est normal, puisqu'ils aiment les Ramones. Ilôt de sérieux et de retenue dans cet océan de déconnade ras-du-plancher, le vibrant " Joey Had To Go " en est la plus belle démonstration. Le fin mot de l'histoire ? Il n'y en a pas, c'est juste pour rire, et c'est déjà pas mal.

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Universal Truths And Cycles

Robert Pollard sort des disques comme Lucky Luke dégaine son colt : plus vite que son ombre. Presque tous les ans, lui et ses potes se rappellent ainsi à notre bon souvenir, par des albums souvent pleins à craquer de chansons foutraques mais attachantes. Cette fois-ci encore, Guided By Voices a donc mis les petits plats (des titres courts) dans les grands (beaucoup de titres), même si quantité ne rime pas forcément avec qualité. C'est en effet là que réside le gros problème de Guided By Voices : à force de vouloir remplir son quota de vingt chansons par galette, l'inspiration se dilue, et notre patience avec. D'autant plus que Pollard, comme à l'accoutumée, n'a guère pensé à terminer ses chansons… Résultat : des demi-tubes, des hits étouffés dans l'œuf, des impressions de refrains mais jamais des certitudes. " Vite fait bien fait " semble avoir toujours été la devise de Pollard. Cette fois-ci c'est bonbon, tant le goût d'inachevé reste en travers de la gorge. M'enfin, c'est pas si grave… Rendez-vous l'année prochaine !

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Filth & Fire

‘De la country !’, s'exclame le néophyte, la peur au ventre et les mains sur les oreilles. Certes, la country évoque pour nous les stetsons élimés, les étoiles de sheriffs, Willie Nelson et Kris Kristofferson chevauchant leur guitare comme un yankee son taureau dans l'arène. A l'écoute de l'album de Mary Gauthier, tous ces stéréotypes, heureusement, volent en éclats : son " Filth & Fire " prend aux tripes - et toutes nos railleries préparées pour l'occasion d'être reléguées au placard. Cet album est un album de country, mais il est accessible à tous, du rockeur fan de Ben Harper au néo-folkeux n'écoutant que Palace et Lambchop. On y retrouve tous les ingrédients de la country, la hargne en plus : c'est que Mary Gauthier n'a pas eu la vie facile (junkie, fugueuse, SDF, …), et sait merveilleusement nous en chanter le récit. Ses paroles sont tétanisantes, on reste pendue à ses lèvres du début à la fin, et pourtant ce n'est pas gai. En s'érigeant porte-parole des laissés-pour-compte de l'Amérique profonde, Mary reprend le flambeau d'Emmylou Harris, l'une de ses idoles, pour mieux la surpasser. Révélée il y a un an avec " Drag Queens in Limousines " (fameux titre pour un album country), Mary Gauthier devrait devenir énorme.

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

God = pushin´

A part leur nom à coucher dehors, ces deux Limbourgeois ont tout pour plaire, du moins si l'on est fan d'EBM et de métal indus : riffs bien crades et acérés, beats tectoniques, voix électrifiées, refrains rentre-dedans. Découverts avec " Blow Your Cover ", ils reviennent en pleine forme avec ce " God = Pushin' " féroce, rappelant les heures de gloire de Front 242 et des Young Gods, voire de Prodigy (" Motion Thrills ") ou de Stabbing Westward (" Sold Out ! "). Tout cela pourrait sonner un peu " vintage ", ce genre de fusion techno-métal-industriel n'ayant plus forcément la cote auprès des jeunes, plus friands de Faithless et de Nickelback… Pourtant, mettez-les sur un ring avec Maxi Jazz, et ils vous le plient en deux d'un tour de main (voir la pochette). A force d'être arrogant (" Pushin' "), dieu ne sera plus alors DJ, et Faithless d'atterrir dans les bacs à soldes, sa véritable destinée. Faut pas pousser ces Limbourgeois, sinon ils se fâchent. A bon entendeur…

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Laid Back Galerie

Ginger Ale, c'est l'histoire de Stéphane Bertrand et Jonathan Chaoul, deux producteurs français qui emboîtent le pas d'Air et maintenant de Cassius, à savoir écrire de vraies chansons sous influence électronique. Finis les morceaux instrumentaux, retour au format plus classique (et résolument en vogue) du single chanté par un invité de marque : ici Sondre Lerche (Röysopp n'est pas loin), Etienne Daho, Matthieu Malon (Laudanum), Johan Asherton et l'inconnue (plus pour longtemps) Angèle David-Guillou, alias Klima. Album de producteurs à la Playgroup, " Laid Back Galerie ", comme son titre l'indique, retourne aux prémices eighties de la house et de l'électro, les voix en plus. Au final, un beau voyage dans le temps, de Siouxsie (la reprise sautillante de " Happy Hour ") à Manchester, avec une brève escale à Rome (" If ", sorte de " Week-end à Rome " revisité, avec en guest-star… Daho lui-même). Mais malgré ses détours et ses virages en épingle, " Laid Back Galerie " surprend par sa cohérence, et semble montrer la voie que devait emprunter l'électro française si elle veut sortir de son ornière - privilégier plutôt le format de la chanson pop que celui des dance-floors. En ce sens, l'album de Ginger Ale est une belle réussite, et le signe avant-coureur d'un renouveau de la scène électro française.

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

You Can´t Fight What You Can´t See

Depuis plus de trois ans, on était sans nouvelles des Girls Against Boys (si ce n'est via la BO de " Series 7 "). Sans doute trop occupé à vouloir redorer son blason suite au bide de " Freak*On*Ica ", le groupe de Scott McCloud était donné pour mort, mangé tout cru par l'industrie du disque. Et voilà qu'il est de retour, plus en forme que jamais : finis les détours électro de ce " Freak " assez tiède, envolés les doutes existentiels et les remises en question (major oblige), Girls Against Boys est reparti pour un tour en première division de l'Internationale noisy. Produit par Ted Niceley, déjà responsable du son ravageur de leur " House of GvsB ", " You Can't Fight What You Can't See " sonne monstrueux : les deux basses de Johnny Temple et d'Eli Janney martèlent des lignes d'enfer (" Basstation ") et la voix de Scott est toujours aussi sexy… " Pussycat, what's new ? ", chante-t-il sur " All The Rage " : ce qui change ici, c'est justement ce retour aux sources, cette marche-arrière des influences que l'on aurait redouté chez les autres mais que l'on accueille avec joie chez les GvsB. Car leur rock écorché, hypnotique et moite n'a jamais mieux sonné que dépouillé de toute production trop léchée, comme c'était malheureusement le cas avec " Freak*On*Ica ". Ici, on retrouve le GvsB des guitares folles, pétant de jeunesse sonique et de mélodies magiques (" Kicking The Lights " et ses chœurs à la Pixies, le langoureux " Let It Breathe ", " Tweaker " et ses rythmes affolés). Parrain de toute une génération abonnée aux montées d'adrénaline (Mogwai, Six By Seven,…), Girls Against Boys ranime encore une fois la flamme d'un rock mature mais sans concession. Grand!

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Easy Living

La Scandinavie est riche en groupes de rock'n'roll qui tachent : The Hives, The Hellacopters, Backyard Babies,… Gluecifer en fait assurément partie. En écoutant ce Easy Living, on pense à AC/DC, Queens of the Stone Age, Therapy ?, bref à tous ces groupes qui allient refrains accrocheurs et riffs qui arrachent. Tiré de l'album " Basement Apes ", ce morceau donne envie, à celui qui l'écoute à fond la caisse, de hurler sous les ponts son amour du rock bien poilu. Et ce n'est pas Ape & Essence, le morceau qui l'accompagne, qui calmera ses (h)ardeurs ! Ouaaaaais, c'est cool, Gluecifer.

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Hallelujah World

En plus d'être l'auteur comblé de deux albums remarquables sous le pseudonyme de Faultline, David Kosten a aussi du flair pour dénicher les perles rares. Après avoir produit l'album de Ben Christophers, le voilà qu'il récidive avec celui de Jacob Golden, inconnu de tous à l'heure actuelle, mais sans doute plus pour longtemps. Car le jeune homme a du talent, sorte de Tom McRae nappé d'électro savoureuse mais réservée, d'Ed Harcourt battant sa coulpe folk-rock en priant Saint Roland, patron des amateurs de synthés et de laptop. Avec David Kosten aux manettes, Golden n'a en tout cas aucun souci à se faire (il apparaît d'ailleurs sur un titre du dernier Faultline)… Sa renommée est même sur une très bonne voie : celle des songwriters épaulés par des metteurs en sons pas frileux, qui osent marier les beats et les guitares, les envolées lyriques et le plancher des vaches (un peu folles). Dommage que Golden s'enlise parfois dans la surenchère. Car sa voix haut-perchée ne fait alors vibrer que les aiguilles V.U., pas notre corde sensible. Ainsi, d'habitude passionnées, habitées, ses chansons douces se transforment en ‘hallelujah(s)’ (le titre), un brin pénibles. Des chansons à sacrifier au plus vite sur l'autel de la jeunesse, cet âge où l'on croit tout savoir. N'empêche, cet " Hallelujah World " reste une fameuse surprise, et un très bon album. Que le nom de ce Jacob Golden soit sanctifié !

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

One By One

2002 : Dave Grohl sur tous les fronts : derrière les fûts des Queens Of The Stone Age (" Song For The Deaf "), en filigrane du Nirvana revival (best of, journal de Kurt Cobain), et enfin avec ce quatrième album des Foo Fighters, après un passage à vide dû à l'overdose du batteur Taylor Hawkins l'été dernier…. Dave Grohl aurait-il un secret ? A l'écoute de ce " One by One " de bonne facture, on se dit que Grohl carbure sans doute à quelque chose. La drogue ? Non, la passion ? " Done… Done… And Under The Next One ", susurre-t-il sur " All My Life ", premier morceau de l'album. Déjà un classique. Chanson sur le gang-bang ou hymne au travail, " All My Life " répond à notre question : Dave Grohl est une bête de somme qui carbure au rock, depuis plus de dix ans. Et il n'est pas prêt à déposer les armes, en témoignent encore les deux morceaux suivants, d'une fulgurance impressionnante. Après, les choses se tassent, les mélodies se font plus passe-partout. Partagés entre la power-pop de leurs précédents faits d'armes et le métal en fusion façon QOSTA, Grohl et ses trois potes se mordent un peu la queue. À la fin seulement, le Foo reprend du poil de la bête, avec un " Come back " stoner à la … Kyuss. Décidément, les vacances passées chez les Queens (en plein désert) ont laissé pas mal de coups de soleil à l'ex-Nirvana. Mais qui s'en plaindra ?

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Slower Than Church Music

Venu directement d'Amérique, ce groupe d'électrons libres semble avoir bien appris la leçon de ses collègues techno-baba d'Outre-Atlantique, les Boards of Canada. Même volupté pastorale et rafraîchissante, même langueur minimaliste aux réminiscences psychédéliques, même douceur dans l'expérimentation et dans le choix des textures. Evidemment, tout ça n'est pas très malin (a-t-on besoin d'un Boards of USA ?), surtout quand on connaît la technophobie de nos chers yankees, à peine friands du boum boum pouet pouet de Praga Khan et de Fatboy Slim. " Slower than church music "? Mmm! Ce titre en dit long sur la marchandise, certes… Mais est-ce la bonne technique pour attraper le gros poisson (entendez : le fan de nu-métal ou de hip hop bon marché) ? A qui s'adresse ce CD ? Aux fans de Boards of Canada ? Oui oui… D'ailleurs, où est passé mon " Geogaddi " ?

 

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