Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

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L’heure personnelle de Lucie Valentine

L'artiste belge Lucie Valentine dévoile « Minuit Moins Toi », le titre phare de son nouvel Ep éponyme. Une chanson touchante, lumineuse, qui célèbre le moment de bascule : celui où la douleur laisse place à la paix après une séparation. Née d’un atelier…

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Shame
Grégory Escouflaire

Grégory Escouflaire

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Radio Bemba Sound System

Après une tournée de plus de deux ans, 120 concerts dans le monde entier, un succès foudroyant, Manu Chao pose la guitare et ses valises, le temps de souffler et de se régénérer. En guise d'épilogue à cette fabuleuse aventure, qui l'aura vu mettre le feu à Werchter et à Forest National l'année dernière, cet album live constitue une bombe festive sans retardement, un festival de couleurs musicales et de rythmes bariolés (reggae, ska, pop, rock, punk). Rarement CD live n'aura si bien retranscrit la magie d'un concert, surtout quand l'artiste s'appelle Manu Chao. Car qui connaît l'ex-Mano Negra par la seule écoute de ses deux albums solo sera sans doute surpris dès ce " Radio Bemba Sound System " enclenché sur la platine du salon. En 29 titres, 70 minutes Manu Chao et son groupe furibard (le Radio Bemba) foutent le souk comme personne. Et sans temps morts. Les morceaux s'enchaînent à vive allure, ça pète, ça transpire, ça donne la trique. Un véritable feu d'artifice de bonne humeur, de déconnade, de joie… Samba ! Faites le test : insérez le CD dans votre lecteur, et laissez-vous aller. Le soleil entre dans vos tympans, le cœur se réchauffe, les jambes se permettent de joyeux pédalos : fiesta ! ! ! La Mano dans le rétroviseur (" Mala Vida ", King Kong Five ") et l'horizon, radieux, droit devant, Manu Chao et ses potes en délire (ces trompettes, ces percus, cette ambiance !) rappellent au garde-à-vous l'été dans nos maisons. Me gustas tu, amigos !

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Soulshine (a)

Producteur-compositeur de plusieurs albums d'abstract-hip hop dans la lignée de son compatriote Doctor L, Laurent Daumali alias DJ Cam laisse ici tomber la particule pour se repositionner au sein de l'electro française. But avoué : remplacer les scratches par les cuivres, la tchatche par la soul, bref louvoyer du côté du nu-jazz, au pire du côté de la lounge. Bien entouré par d'excellents musiciens et par quelques pointures de la musique black (Guru et DJ Premier de Gangstarr, Larry Blackmon de Cameo,…), Cam se la joue donc Saint-Germain, puisque c'est ça, aujourd'hui, qui fait rentrer la tune. Du groovy " Summer In Paris " en ouverture à ce " Bounce " aux teintes rappées, Cam se pose comme le nouvel étalon du groove à la mode, celui qui fait swinguer le Tout-Paris et les buddha-boîtes de nuit. Là où Cam distille ses refrains langoureux, les filles se pâment : un disque parfait pour les lendemains de fête et les plans drague. Le fric, c'est chic.

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Blacklisted

Oubliez le garage punk 1978-1982 revival, l'elektroklash, l'antifolk et l'avant-hop : pour être branché musique en 2002, il faut écouter de la country. Oui, mes chers amis ! Finis les guitares prétentieuses et les beats eighties : un bon Johnny Cash, et ça repart ! Après les albums de Mary Timony, Mary Gauthier, Lambchop, Bobby Bare Jr et bien d'autres, la country de papa est en passe de redevenir à la mode, et Nashville la nouvelle Mecque des wannabe rock'n'roll. Car, finalement, plus rock que Cash tu meurs… Même que Shania Twain, elle est franchement mignonne ! En tout cas plus que Karen O (Yeah Yeah Yeahs) et Meg White (White Stripes) réunies… Ouaip, la country, la vraie, ça paie Cash en 2002, et Neko Case l'a bien compris. Après deux albums passés inaperçus parce que pas sortis au moment opportun (et un excellent album des New Pornographers), voilà que la belle cow-girl ramène ses bottes sur le devant de la scène indie avec ce " Blacklisted " qui sent bon le " Paris, Texas " de Ry Cooder et les romances poussiéreuses de Patsy Cline. Indie, donc, parce que la belle yankee est accompagnée de Calexico et d'Howe Gelb (Giant Sand), dont la musique, pourtant bien accrochée au plancher des vaches, est aimée des fans de rock alternatif. Trop cool, c'est certain, surtout quand la Neko de ce Velvet des Grandes Plaines reprend " Runnin' Out Of Fools " d'Aretha Franklin… Pour beaucoup, " Blacklisted " sonnera quand même comme un vieux best of de Vaya Con Dios. Quant aux autres, ils se délecteront avec contentement de cette country majestueuse qui n'est pas sans rappeler Mazzy Star, mais avec plus de couilles.

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

The Man Comes Around

Pendant l'enregistrement de cet album (le quatrième volet de la série " American Recordings "), Johnny Cash a bien failli y passer, et ça s'entend : rarement l'écoute d'un disque nous aura tant donné la chair de poule. Que ce soit en reprenant Nine Inch Nails (" Hurt ", d'une beauté sépulcrale à couper le souffle) ou Depeche Mode, Cash prouve qu'il en a encore dans la culotte.

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Static Delusions And Stone-Still Days

Les Strokes seraient-ils au rock ce que Scream était aux slasher movies ? Explications : lorsque Wes Craven réalisa sa bluette d'horreur pour ados attardés et fans de série B, il ne s'imaginait sans doute pas devenir le nouvel ambassadeur d'une vague de films abominables où de pauvres bimbos se faisaient trucider par des tarés masqués au gros complexe d'Œdipe. Pourtant, à l'origine, son film était sympathique, mélangeant l'horreur et la mise en abîme d'une façon hilarante et bien foutue. C'est la même chose pour les Strokes : en revenant aux racines du rock'n'roll avec leur look CBGB, leurs chansons revêches de trois minutes et leur attitude digne d'une star des seventies, les jeunes New-Yorkais nous rappelaient au bon souvenir des Stooges et de Television. Résultat : un album terrible, une vraie claque, et un bon gros "Fuck" viril aux électroniciens justement en panne d'inspiration. Sauf que ces jeunes branchés de la Grosse Pomme ont engendré à leur suite toute une myriade de groupes soi-disant rock'n'roll, nous faisant aussitôt regretter notre enthousiasme pour ce garage punk revival. Servi à toutes les sauces, ce rock-là deviendrait presque aussi tannant que la lounge, tant on en bouffe depuis des mois : "Back to the roots", clamaient plus d'un journaliste lors de la sortie de "Is This It ?", aussi excités que des vieux ados ayant redécouvert leurs vieux disques d'enfance oubliés dans le grenier. Eh bien non, y en a marre de ces Shins, Yeah Yeah Yeahs, Vines, The Plan, Gluecifer, Von Bondies, McLusky, The Catheters et j'en passe (il en naît un par jour, comme des parasites). Le rock est vivant ? D'accord. Mais qu'on en finisse avec ces groupes marketés qui se dégonflent comme des baudruches après trois écoutes de leurs disques.

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Handcream For A Generation

Il y a quatre ans, leur single cartonnait sur toutes les ondes. Remixé par Norman Cook (alias Fatboy Slim), "Brimful Of Asha" nous familiarisait avec ce groupe anglo-pakistanais jusque là passé inaperçu. Alors qu'on pensait les avoir perdus dans la jungle britpop de ces derniers mois, conséquence directe de ce succès foudroyant mais sans grand lendemain, voilà que les Cornershop nous reviennent avec un album sympathique, à défaut d'être vraiment brillant. Tjinder Singh et ses comparses remettent donc les couverts pour nous servir leur crème pop mâtinée de soul et de funk seventies passée à la moulinette électro, mais cette fois-ci sans single fédérateur. Hormis un accrocheur "Staging The Plaguing Of The Raised Platform", enrichi de chœurs enfantins, et un "Music Plus 1" dansant à mort (de la house à la Cassius), on reste sur sa faim. Epinglons cependant encore ce tour de force psychédélique épaulé par Noël Gallagher ("Spectral Mornings", 14 minutes au compteur !) et un morceau samplé au goût Avalanches ("The London Radar"). Certes pas déplaisant, "Handcream For A Generation" alterne donc le (tout) bon et le (très) moyen, lorgnant tout autant du côté de la pop sixties que du ragga ("Motion Thé 11") et du hip hop ("Slip The Drummer One", flanqué du turntablist Rob Swift)… Sans pour autant remporter la donne. Dommage !

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Sirena

Il y a environ deux ans, les Anglo-australiens de Cousteau avaient été proclamés ‘nouveaux rois du spleen à la Tindersticks’, leur premier album éponyme ayant fait des émules chez tous les amateurs d'ambiances enfumées et de doudoune au coin du poêle de salon. Cousteau, mieux qu'une bonne tisane de chez grand-mère, mieux que les pantoufles en poils de chameau achetées chez Brantano : vous en reprendrez donc bien une louche, non ? Ca tombe bien, leur deuxième album vient de sortir, en vente chez tous les bons disquaires, entre les Madrugada et les ballades FM de Roxy Music (celles des années 80, avec Bryan Ferry en costume Prada). "Sirena", donc, qu'il s'appelle… Mouais : c'est plutôt le chant du cygne pour ces pâles copies de Bowie période Aladdin Sane, tant leurs chansons frisent le ridicule pompier, la romance de gigolo, le Nick Cave à l'eau de rose. Euh… Où est passée la télécommande ?

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Volume

Sa voix est un mélange de murmures mutins à la Björk, de gloussements à la Louise Rhodes (Lamb) et de rage à la Saffron (Republica), avec parfois un phrasé rappelant Alanis Morrisette… Un cocktail si détonnant ne pouvait que servir une musique coquine, parfois capricieuse, souvent séduisante. Malheureusement, rien de bien neuf derrière ce mix pop-rock acidulé : Garbage a déjà raflé la mise, même Tori Amos et Madonna (dernière cuvée) sont passées par là. Restent quelques mélodies bien ficelées (" Cry ", " Disappear ", " Gloria ") et un joli minois, celui de Yukari f, tigresse asiatique qui ne mâche pas ses mots, mais s'y croit un peu trop. Cribabi ? Cribabide.

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Fast

Derrière Custom, géant aux doigts verts qui joue tous les instruments, se cache Duane Lavold. Il aime le rock, le rap, le métal, le funk et l'électro. Sa musique, de fait, s'en ressent : mille-feuilles détonant parfait en toutes circonstances, elle plaira tant au fan de rock FM (" Hey Mister " et sa rengaine sautillante) que de ballades douce-amères (" Skate ", " May 26 "), pour autant qu'on est âgé entre 16 et 20 ans, cible émouvante de ce dadet au grand cœur. C'est justement là le problème : à l'heure où les " kids " préfèrent pogoter sur Limp Bizkit et P.O.D., Custom risque de ne pas trouver son public. Trop fouillées pour les ados streetwear, trop insouciantes et puériles pour les autres, les ritournelles pop-rock de Custom devraient passer plutôt inaperçues, du moins de ce côté-ci de l'Atlantique. Dommage, parce que ce " Fast " contient son lot de tubes en puissance, dégainés à l'allure d'un Speedy Gonzales par un bonhomme attachant et plein de fougue. Pas de chance, si Duane Lavold avait sorti son disque à l'époque glorieuse des Bran Van 3000, Fun Lovin' Criminals, Bloodhound Gang, Cake et Eels, bref il y a cinq ans, sûr qu'il aurait fait un carton. Question d'air du temps, sans doute… Il n'empêche : ce " Fast " est un bon disque, frais, gai et amusant. Il serait donc bien stupide de passer l'éponge sur des titres comme " Streets " ou " Morning Spank ", sous prétexte qu'ils dénotent dans le paysage nu-métal 2002. Un tiens (Custom) vaut toujours mieux que d'eux (Papa Roach, Puddle of Mud, Sum 41, etc.) tu l'auras.

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Kill The Logo

‘We are not the grand revolutionaries. We are seekers and walkers, seeking the answers’ ; les nu-métalleux de .calibre prennent le taureau capitaliste par les cornes et cherchent à communiquer, par des riffs abrasifs et une rage bouillonnante, leur envie de changer les mentalités. " If music is a medium, we are the operators ! ", lancent-ils à la face des consommateurs de musique, ceux qui voient en Limp Bizkit et P.O.D. le renouveau du rock. Un rock pourtant acquis à la cause du dieu dollar, bien loin de ses racines de medium contestataire. " Kill The Logo ", le titre de l'album, apparaît donc comme un faire-part, celui de l'enterrement du rock le plus putassier, sponsorisé par MTV et des marques de training. En ce sens, .calibre est proche de Rage Against The Machine, la voix de Daniel Mies rappelant d'ailleurs celle de Zack de la Rocha, mais avec un chat dans la gorge et encore davantage de tigre dans le moteur. Avec cet album, .calibre se présente comme l'antidote idéal au métal le plus lisse, comblant ainsi le trou laissé béant par la disparition prématurée de Channel Zero. Solide !

 

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