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La Divine Comédie de Lora Gabriel

Lora Gabriel a trouvé sa voie en oscillant constamment entre les polarités pour mieux les réconcilier. Cette quête débute dès son enfance, lorsqu'un professeur de flûte traversière, au conservatoire, lui propose de chanter les notes qu'elle joue. Son premier…

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Dinosaur Jr.

Là-bas, près de Dinosaur Jr.

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Dinosaur Jr. sortira son nouvel opus le 28 août via Jagjaguwar. Pour accompagner cette annonce, le trio a partagé ‘Several Got Away’, premier extrait doté d’un clip réalisé par Guy, sous la forme d’une fantaisie champêtre étrange, pince-sans-rire et fidèle à l’univers visuel décalé de la formation.

Ce disque constitue le sixième long playing publié depuis la reformation de Dinosaur Jr. il y a vingt ans, ainsi que son premier véritable recueil de nouveaux morceaux depuis Sweep It Into Space. Enregistré lors de sessions courtes et intenses au Bisquiteen Studio d’Amherst, There Near rassemble le noyau historique du combo : J Mascis à la guitare et au chant, Lou Barlow à la basse et au chant, puis Murph à la batterie. Ken Mauri y ajoute quelques touches de piano et d’orgue.

Selon J Mascis, le son de guitare rugueux du disque tient beaucoup à un ampli Mesa Boogie MK 1 des années 70, retenu pour renouer avec l’énergie brute des débuts du trio. Fidèle à sa méthode, le musicien conserve une part de mystère dans ses textes et privilégie les mots qui sonnent juste plutôt qu’une signification trop explicite.

Entre riffs massifs, énergie électrique et tension mélodique mêlée au fracas noise, There Near ouvre un nouveau chapitre dans la discographie de Dinosaur Jr. La formation défendra ce disque sur les planches lors d’une tournée nord-américaine prévue à l’automne. Le clip de ‘Several Got Away’ est à découvrir ici

Triggerfinger

Triggerfinger sur le tarmac

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Triggerfinger vient de dévoiler le clip de « Through The Beam », extrait de son prochain album « Tarmac », qui paraîtra le 18 septembre 2026. Un morceau de rock entraînant et dansant, à retrouver désormais en images !

L'année 2025 marque les 25 années de carrière de Triggerfinger. Pour célébrer cet anniversaire, le groupe de Rock belge fait son grand retour sur scène pour une tournée européenne de 25 dates, toutes sold out, et a également sorti « Stars », premier avant-goût de « Tarmac », le nouvel album.

Pour enregistrer ce 6ème opus, Ruben Block et Mario Goossens ont reçu le concours du le réalisateur américain Mitchell Froom (Suzanne Vega, Crowded House, Rufus Wainwright). Celui-ci les a poussés à sortir de leur zone de confort et à trouver de nouvelles façons de composer, sans idée préconçue de ce que le résultat pourrait être. Les deux musiciens ont relevé le défi haut la main : « Tarmac » est bluffant de liberté et voit un Triggerfinger avec un ADN musical renouvelé sans avoir rien perdu ce qui fait son identité.

Ce premier elpee en 9 ans, le premier également sans leur charismatique bassiste Monsieur Paul, décédé l’an dernier, marque une nouvelle ère pour Triggerfinger, et prouve que la formation appartient à cette rare catégorie de combos rock européens à avoir survécu aux tendances et aux modes des 25 dernières années.

La vidéo de « Through The Beam » est disponible

 

 

Allah-Las

Les sirènes d’Allah-Las

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Allah-Las annonce son retour discographique. Sirenas, sixième long playing de la formation californienne, paraîtra le 28 août 2026 chez Mexican Summer, en partenariat auprès de Calico Discos, son propre label indépendant. Le disque s’inscrit dans une veine instrumentale plus ample, née de sessions d’improvisation où l’instinct, l’écoute et l’expérimentation ont guidé l’écriture. En guise d’avant-goût, le combo dévoile aujourd’hui Pt. Conception, nouveau single qui prolonge l’horizon ouvert plus tôt cette année par Ultramarine.

Fondé en 2008 par Matt Correia, Spencer Dunham, Miles Michaud et Pedrum Siadatian, Allah-Las a bâti son identité entre psychédélisme lo-fi, rock garage et rythmes côtiers. Cette fois, le quatuor puise dans l’idée de fréquences invisibles et de transmissions intérieures, en écho aux visions d’Iasos et de Brian Eno, pour façonner un opus traversé par les grooves baléares, les textures métaphysiques et une atmosphère de cinéma brumeux.

« Cette absence d’intention nous a conduits sur des chemins que nous aurions peut-être consciemment évités », confie Miles Michaud. Sirenas avance ainsi comme un voyage ouvert, moins construit selon un plan que capté au fil d’élans intuitifs. Les références à Thor Heyerdahl ou Jacques Cousteau prolongent ce goût de l’exploration, entre monde physique, paysages mentaux et horizons encore troubles.

Le clip de Pt. Conception se découvre ici et celui d’Ultramarine, précédent extrait du disque,

 

 

 

The Go

L’album perdu de The Go, « Free Electricity », est enfin sorti !

« Free Electricity » des Go, l’album légendaire du groupe qui avait disparu depuis longtemps, sortira enfin dans le monde entier le vendredi 4 septembre 2026 ! Cet opus de dix titres a été écrit, composé et arrangé par Bobby Harlow (à l’exception du premier morceau, coécrit par Harlow et Dion Fischer, et du cinquième, coécrit par Harlow et Cary Loren).

Par ailleurs, « Free Electricity » a été mixé et produit par Matthew Smith, enregistré par Jim Diamond chez Ghetto Recorders, puis masterisé par Jim Kissling chez Jim Kissling Mastering à Détroit, dans le Michigan.

Matthew Smith se confie : ‘Les Go se sont produits à Détroit en 1998 et je suis immédiatement devenu fan. J’attendais que Détroit produise une formation d’une telle qualité depuis la séparation de Brownsville Station, et les voilà. On m’a finalement demandé de produire leurs deux premiers albums, ce qui m’a offert l’opportunité rare d’être le producteur de mon groupe de rock’n’roll préféré. Le premier était celui des débuts, « Whatcha Doin’ », et le second était le mystérieux, légendaire et ‘perdu’, « Free Electricity »

Après quelques changements au niveau des bassistes et des guitaristes solistes, et de nombreuses tournées aux États-Unis, à la suite de la sortie de « Whatcha Doin’ », The Go étaient de retour à Détroit avec tout un tas de nouvelles chansons qu’ils voulaient enregistrer sans attendre. Nous sommes retournés au Ghetto Recorders. The Go ont joué ces morceaux à fond dans le studio, les enregistrant tous en une ou deux prises seulement. L’ambiance qui régnait lors de ces sessions était imprégnée d’ouverture d’esprit et de créativité ; le processus de superposition s’est donc transformé en une avalanche d’idées, déferlant à toute vitesse et s’enregistrant sans effort sur la bande.

Le morceau-titre aurait pu finir par ressembler à un titre de rock’n’roll plus traditionnel, mais j’ai suggéré qu’ils enregistrent une prise où la guitare solo jouerait à fond sans interruption, ce qui a donné à la dynamique un caractère plus proche de celui d’un ensemble de free jazz. Lorsque je me suis mis à mixer le morceau, la cuve de réverbération a semblé s’ouvrir comme un trou géant dans la croûte terrestre et, soudain, ce qui est sorti des enceintes était un son immense et caverneux, comme une fréquence hantée transmise à travers la barrière du temps depuis le Grande Ballroom vers 1968.

Cet album est fortement influencé par le jazz. Nous écoutions tous beaucoup de free jazz des années 60. Il semblait donc tout à fait normal (pour certains d’entre nous) que les mixages aient tendance à ressembler davantage aux albums de Pharoah Sanders et Sun Ra qu’à ceux de nos pairs de la scène rock’n’roll.

Les participations de Cary Loren, de Destroy All Monsters, et de John Olson, de Wolf Eyes, n’ont fait que renforcer l’orientation musicale de l’album. Quoi qu’il en soit, « bizarre » ou pas, c’était un enregistrement inspiré, réalisé par un groupe de musiciens inspirés. Il y avait une atmosphère d’excitation et d’aventure lors de ces sessions, et je pense que nous avons su capturer ce sentiment sur bande.  

La version ‘live’ du titre « Free Electricity » est disponible sous forme de clip

 

 

Son Lux

En direction de Son Lux

Son Lux sortira son nouvel album, « Out Into », le 18 septembre chez City Slang. En attendant, il a partagé son premier single, « Endlessly ». ‘We’ll find our way’. On trouvera notre chemin. » Lorsque Ryan Lott, fondateur de Son Lux, chante ces quatre mots au début même du neuvième elpee du groupe, « Out Into », c’est un serment qu’il prononce, une voie qu’il trace, une philosophie qu’il défend, une promesse qu’il scelle.

Ce qui suit, c’est Son Lux à son apogée : rythmiquement immédiat, lyriquement pressant et émotionnellement direct. En près de deux décennies, le trio, composé de Lott, du guitariste Rafiq Bhatia et du percussionniste Ian Chang, s’est construit un répertoire singulier qui brouille les frontières entre composition expérimentale, musique électronique, techniques de production hip-hop et ambition art-pop. Mais alors que leurs précédents long playings s’aventuraient souvent vers des horizons cinématographiques grandioses, « Out Into » s’oriente vers quelque chose de plus tactile et instinctif : une collection de chansons façonnées à partir d’improvisations spontanées et de premières impulsions capturées en temps réel. ‘Nous explorons des territoires inédits en termes d’énergie, d’attitude et de couleur’, explique Lott.

Aujourd’hui, ils dévoilent « Endlessly », un hymne envoûtant dédié à l’acceptation de son véritable moi. Le morceau trouve un équilibre entre libération euphorique et vulnérabilité émotionnelle, associant des percussions entraînantes et des arrangements grandioses à l’un des refrains les plus directs et les plus emblématiques du groupe à ce jour.

À propos de ce single, Son Lux explique : ‘“Endlessly” parle de l’acceptation de qui l’on est plutôt que de la résistance à cette identité. Il y a de la vulnérabilité là-dedans, mais aussi de la liberté. À l’origine, cette chanson avait été commandée pour un spectacle, mais elle est rapidement devenue un élément central du langage émotionnel de l’album.’

« Out Into » a été élaboré sur une période de deux ans, les intervalles entre les sessions permettant aux morceaux de gagner en profondeur et en intensité rythmique. Le résultat est un opus qui se situe dans un espace paradoxal, à mi-chemin entre spontanéité et raffinement, entre pop et expérimentation, entre intimité et ampleur.

Le single « Endlessly » est à voir et écouter sous forme de clip ici

 

Die Anstalt

Réédition du premier album de Die Anstalt

On a peut-être du mal à le croire, surtout quand on est submergé par des gros titres quotidiens catastrophiques, mais la réponse à tout ce chaos est étonnamment simple : la résistance civile. Celle-ci peut être méthodique ou simplement consister à dire : ‘Je m’en fiche, je reste dans ma communauté, je construis quelque chose dans le cadre qui m’est donné, et j’essaie d’y apporter une contribution positive.’ Die Anstalt en est la preuve vivante.

Apparu en 2023, Die Anstalt est un trio berlinois de post-punk et de synthé minimal qui s’est rapidement imposé grâce à une fusion fulgurante entre les débuts de l’EBM, le synth-punk et le post-punk classique. Leur son canalise la rudesse et la tension des sous-cultures industrielles des années 1980 tout en restant indéniablement contemporain. Récemment signé chez City Slang à l’échelle mondiale, la formation réédite son premier album éponyme, initialement sorti en indépendant, via ce label.

Lorsque Carmen, Jakob et Emanuele ont décidé de former un groupe il y a deux ans, c’était l’une de leurs motivations. Simplement pour exister, pour avoir le sentiment d’exister. Je crie, donc je suis. Die Anstalt – en allemand, cela signifie ‘l’institution’ ou ‘l’asil’. Les deux sens s’inscrivent parfaitement dans le contexte. Cette philosophie trouve un écho auprès de nombreux jeunes combos à Berlin, mais aussi partout ailleurs. On ne fait pas de la musique à partir d’un business plan, cela vient d’une profonde motivation intérieure. Et c’est cette motivation qui fait avancer ce groupe.

Ils s’occupent donc de tout eux-mêmes : enregistrer des cassettes, presser des vinyles, organiser leurs concerts. Ils se produisent dans tous les squats et toutes les salles DIY de Berlin et de toute l’Allemagne. En 2024, leur EP « Rat Race » sort et marque de son empreinte la scène underground berlinoise. Début 2025, l’agence de booking berlinoise Milk Me (Joshua Murphy et Cat Elsässer) se joint à l’aventure et commence à faire découvrir le groupe sur le circuit international des tournées, ce qui aboutit à une tournée en tête d’affiche à travers l’Europe en octobre 2025. Fin 2025, leur premier véritable long playing sort, limité à 300 vinyles, et se vend presque immédiatement. Les concerts prennent de l’ampleur. Le disque est réédité pour répondre à la demande.

Puis, quelques mois après la sortie du premier elpee, un label légendaire, City Slang, se manifeste avec une proposition inattendue : ‘Salut, on adore ce que vous faites, on aimerait vous aider’. Et la réponse n’a pas été ‘Cool’ mais ’Ouais, mais…’

Die Anstalt et City Slang. Ça a été le coup de foudre. Mais comme dans toute relation saine, il a d’abord fallu apprendre à se connaître. Nous leur avons d’abord expliqué qui nous étions, pourquoi nous les trouvions géniaux, puis nous nous sommes demandé comment nous pourrions les soutenir sans leur demander de renoncer à ce qui faisait leur particularité. Il est extrêmement important pour nous que ce band continue à faire exactement ce qu’il fait. Nous aimons leur musique, les personnes qui la créent, leur intégrité, tout ce qui les caractérise.

Die Anstalt n’a pas son pareil, même si chacun y entend quelque chose de différent. Le résultat est théâtral, provocateur, hypnotique et d’une intensité physique implacable. Ils écrivent des slogans qui restent gravés dans les mémoires. Leur rage est tout à fait justifiée. En concert, on assiste moins à un spectacle qu’à une explosion maîtrisée.

Leurs chansons donnent la parole à l’épuisement générationnel, aux absurdités dystopiques du présent, aux bellicistes, à la ‘manosphère’ et au sentiment constant que le monde est en train de s’effondrer. Mais surtout, Die Anstalt est la preuve qu’au-delà du bruit, des algorithmes et du tourbillon incessant du discours de l’industrie, quelque chose de vital brûle encore : la rage, la conviction et l’espoir, à parts égales. Au fond, c’est un groupe punk. Pas de posture. Pas de compromis. Pas de chichis. Ils ne demandent pas la permission. Ils réduisent tout en cendres.

« Kalter Schweiss », le single extrait de leur premier album, est disponible sous forme de clip

 

 

Mons au Carré 2026 : mercredi 1er juillet 2026

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Girls In Hawaii ne s’était plus produit depuis plusieurs années, à l’exception de la tournée célébrant les vingt ans de son premier opus, « From Here to There », en 2023, qui avait rempli quatre soirs l’Ancienne Belgique. Né au début des années 2000, Girls In Hawaii s’est imposé au fil du temps parmi les repères de l’indie rock européen. De « From Here To There » (2003) à « Everest » (2013), en passant par « Plan Your Escape » (2008), la formation a bâti un univers musical qui accompagne toute une génération d’auditeurs.

Cette date montoise lance une nouvelle tournée européenne, précédée d’une semaine de résidence et de répétitions au Manège de Mons. Elle accompagne la sortie annoncée d’« Eldorado », attendu en septembre. La première partie revient à Alice George Perez, artiste située entre folk contemporain et art-pop. La chaleur est telle, ce soir-là, que même les spectateurs les plus motivés patientent dehors avant l’arrivée des musiciens sur les planches, histoire de préserver leurs forces.

Un quart d’heure avant l’horaire prévu — la projection du match sur écran géant impose de composer par le calendrier sportif — Antoine Wielemans, Lionel Vancauwenberghe et leurs musiciens gagnent les planches et ouvrent le bal par « Is It Happening Right Now », un titre inédit extrait du prochain disque. Le morceau oppose matières organiques et textures synthétiques, invite à lever les yeux vers le ciel et à savourer l’instant présent. L’accueil se révèle chaleureux. Très vite, « Eldorado », lui aussi inédit, dévoile une écriture plus rythmée, plus brute, presque conceptuelle, qui déroute agréablement une partie de l’auditoire.

Le souvenir de Denis Wielemans, ancien batteur du combo disparu dans un accident de la route en 2010, demeure présent lors des concerts de Girls In Hawaii. « Misses », extrait d’« Everest », lui adresse un hommage sobre et sensible. Ce disque, né dans un contexte de deuil et de reconstruction, reste sans doute l’un des plus accomplis de leur parcours. L’atmosphère gagne peu à peu en tension. Sur l’entraînant « Found The Ground », le batteur imprime sa cadence à la charley, à la ride, à la caisse claire et à la grosse caisse, tandis que la voix légèrement éraillée du chanteur prend tout son relief.

« Not Dead » suit, titre qui retrouve une place de choix dans le nouveau tour de chant de la formation. La précision instrumentale, constante tout au long du set, se confirme sur « Who’s To Blame » et « Not Your Fault », deux nouvelles compositions où rythmique syncopée et chœurs dessinent un ensemble aux couleurs nettes. Plus de deux décennies après ses débuts, le quintette conserve une réelle force de proposition.

Quelques minutes plus tard, l’incontournable « Switzerland », où l’électro et le piano servent la mélodie, ravive l’élan du band. « Rorschach », tout en guitares saturées, clôt ensuite cette première partie de set dans une tension maîtrisée. La formation quitte les planches pour mieux y revenir presque aussitôt, par « Changes Will Be Lost », « Goddess » — dernier inédit de la setlist — puis « Monkey », extrait de « Nocturne », paru en 2017.

« This Farm Will End Up In Fire », morceau doux-amer à la mélancolie enveloppante, installe un moment de sérénité collective, chaque musicien reprenant en chœur son refrain entêtant. « Flavor », caractérisé par son intro de basse répétitive, referme finalement les débats dans une dernière montée en intensité.

Girls In Hawaii signe un retour solide, sans renier vingt ans de répertoire, et confirme sa place parmi les formations majeures de l’indé-pop belge.

(Organisation : Sumons)

Les nouveaux concerts Live Nation (update du 11-07-2026)

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Lundi 09 novembre 2026 - Enter Shikari - Ancienne Belgique, Bruxelles

Vendredi 27 novembre 2026 - Murda - La Madeleine, Bruxelles

Lundi 15 février 2027 - Role Model – Forest National, Bruxelles

Mardi 16 février 2027 - Ezra Collective - Ancienne Belgique, Bruxelles

Jeudi 08 mars 2027 - Patrick Spicer - Zuiderpershuius, Anvers

Mardi 16 mars 2027 - Izia – Ancienne Belgique, Bruxelles

Mercredi 17 mars 2027 - Micky Overman - Zuiderpershuius, Anvers

 

http://www.livenation.be/

LaSemo 2026 : vendredi 10 juillet

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Le festival LaSemo ne ressemble à aucun autre. Pour son dix-neuvième anniversaire, le rendez-vous du Parc d’Enghien affronte une équation délicate : un contexte économique qui pèse sur le portefeuille des Belges et une météo caniculaire qui éprouve autant l’organisation que les festivaliers.

Malgré la chaleur et les contraintes budgétaires, l’esprit du festival demeure intact, solidement inscrit dans cet écrin de verdure fort de quatre siècles d’histoire.

L’expérience LaSemo tient d’abord de l’immersion. Le festival cultive une approche globale où la musique n’est qu’un chemin parmi d’autres vers la convivialité. Espaces de bien-être, conférences, cabaret et fameuse ‘papoterie’ composent un microcosme accueillant.

La dimension écologique, souvent réduite ailleurs à un argument marketing, structure ici l’événement. Le recyclage intégral des ressources et les toilettes sèches rappellent que l’art de la fête gagne à s’inscrire dans une sobriété concrète.

C’est dans ce cadre, orchestré par l’inclassable Jean-Jean — moustache british et humour pince-sans-rire en guise de signature — que la programmation démarre.

Lorsque votre serviteur prend place parmi les badauds, Gaël Faye investit le podium de la prairie, à une encablure du château.

Seule date belge de l’artiste, le concert s’impose vite comme un moment à part, où littérature et rap dialoguent sans se trahir.

Après deux premiers disques solos et deux EP restés relativement discrets, il publie « Lundi méchant » en 2020. Son nom résonne plus largement en 2022 grâce à sa participation à l’EP « Éphémère » aux côtés de Grand Corps Malade et Ben Mazué.

Entre « Petit Pays » — auréolé du Goncourt des lycéens — et « Seuls et Vaincus », extrait de « Lundi Méchant », on retrouve ce qui fonde la réputation scénique de Gaël Faye : une manière très personnelle de tordre le verbe et de faire claquer la langue sans sacrifier le sens.

Sa plume, saluée par la critique littéraire comme par l’auditoire des salles de concert, circule entre l’intime et le politique : l’enfance heureuse à Bujumbura, la guerre qui emporte tout, l’exil à Versailles, puis cette question qui traverse son œuvre : comment bâtir une humanité commune après la déchirure ?

Sur les planches, le rappeur devient conteur, soutenu par des musiciens qui accompagnent ses variations de flow : tantôt conversationnel, presque intime, tantôt plus tranchant sur les textes rageurs.

Le passage en piano-voix constitue le temps fort, une option audacieuse que son entourage lui avait pourtant déconseillée. À tort…

Cette mise à nu révèle la force de ses compositions et dépasse la frontière entre amateurs de rap et lecteurs de son œuvre littéraire.

En clôture, les chœurs soulignent son statut : celui d’une voix singulière, capable de transformer la mélancolie en élan lumineux.

La soirée bascule ensuite dans un tout autre registre lorsque Julien Doré rejoint à son tour le podium de la prairie.

La plaine affiche complet. Il faut dire que le gaillard à la chevelure… dorée s’est révélé il y a quinze ans lors du casting de Nouvelle Star, en France, où il interprétait « Excellent », une composition signée Sharko.

Cette reprise permet alors à David Bartholomé et à ses acolytes de toucher une nouvelle audience ; elle connaît même un succès « culte », relayé ensuite par de nombreux joueurs de ukulélé sur internet. « I Need Someone » suivra la même trajectoire.

Depuis, Doré surprend régulièrement par des disques iconoclastes, des clips peuplés d’animaux et des messages percutants sur les réseaux sociaux.

Doré signe une entrée fracassante depuis les coulisses. Vêtu de blanc, il se présente devant une foule fidèle tandis que l’hymne belge « Chef, un p’tit verre on a soif » retentit durant de longues minutes.

Face au défi posé par le match Belgique-Espagne, l’artiste privilégie un pragmatisme efficace et amusant : en avançant son concert d’une heure, il transforme une contrainte logistique en moment de communion.

Dès l’ouverture sur « Le Lac », le ton est donné : une introspection sensible, mêlée à une célébration de la nature et du féminin. La suite du set aligne les tubes — « Kiss Me Forever », « Coco Câline » ou encore « Les limites » — tandis que les paroles s’affichent sur écran géant, façon karaoké. Chaque membre de son équipe bénéficie aussi d’une présentation amusante.

Chez Doré, le sérieux reste poreux. La reprise des « Démons de minuit » et l’invitation lancée à quelques festivaliers de rejoindre son canapé installé sur l’estrade pour suivre le match installent un climat de proximité.

Fidèle à son goût du mélange, l’artiste alterne moments de précision musicale et instants de pur délire, jusqu’aux apparitions de ses pandas et diplodocus fétiches.

Le live, puissant et énergique, conserve une sincérité teintée d’introspection. Juju reste égal à lui-même : lorsqu’on force le cours des événements, on les abîme.

Très second degré et proche d’un auditoire qui le suit depuis les débuts, l’artiste semble moins jouer un rôle qu’habiter pleinement son univers.

Habitué aux fantaisies visuelles et aux créatures qui peuplent ses clips, Doré invite ici ses compagnons les plus improbables : diplodocus affectueux et pandas fétiches.

Même si le spectacle flirte parfois avec le surdimensionné, Doré livre une prestation surprenante, généreuse, loufoque et surréaliste, où l’ampleur du dispositif n’efface jamais le dialogue constant noué avec la fosse.

Au terme de cette journée, le rappel sur la comptine « Ah les crocodiles » résume l’ADN de LaSemo : ne jamais se prendre trop au sérieux tout en défendant une réelle exigence artistique.

La Belgique s’incline finalement 2-1 face à l’Espagne, ce vendredi à Los Angeles, en quart de finale de la Coupe du monde 2026, et manque ainsi la demi-finale contre la France.

Le malheur des uns nourrit parfois le soulagement des autres… Doré se retire, sourire aux lèvres, tandis que la Belgique ne retrouvera pas la France en demi-finales de la Coupe du monde 2026.

(Organisation : LaSemo)

 

Burning Spear

Malgré ses 81 balais, Burning Spear rallume la flamme du reggae/roots à l’Ancienne Belgique.

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La Ballroom de l’Ancienne Belgique célèbre le reggae roots ce soir. Burning Spear, figure majeure du genre et disciple revendiqué de l’héritage jamaïcain, revient à Bruxelles à 81 ans, toujours alerte, entouré de neuf musiciens parfaitement soudés. La salle affiche complet et rassemble un auditoire multigénérationnel, où les rastas se mêlent aux amateurs de longue date comme aux curieux venus découvrir une légende vivante.

Winston Rodney, alias Burning Spear, débute sa carrière dans les années 1960 en Jamaïque, sur les conseils de Bob Marley, avant d’enregistrer son premier single, « Door Peep », en 1969 sur le label Studio One. Profondément ancré dans la foi rastafari et les idéaux panafricains de Marcus Garvey, il forge un reggae hypnotique et militant, traversé de rythmiques puissantes, de cuivres et de percussions. Son opus « Marcus Garvey » (1975), devenu un classique du genre, a célébré son cinquantième anniversaire en 2025. Burning Spear compte deux Grammy Awards, remportés pour « Calling Rastafari » (2000) et « Jah Is Real » (2009), ainsi que plus de douze nominations. Son dernier disque studio, « No Destroyer », sorti en 2023, a été nommé aux Grammy Awards 2024 dans la catégorie Best Reggae Album.

L’influence de Burning Spear sur le reggae reste considérable. Son héritage musical rappelle l’autonomie et l’autodétermination de la diaspora africaine. Après plus de six décennies de carrière, son message conserve toute sa force et son chant garde cette intensité immédiatement reconnaissable. Winston Rodney attribue le lancement de son parcours musical à une rencontre décisive auprès de Bob Marley. Tous deux vivaient dans la paroisse de St. Ann, en Jamaïque. Comme le raconte Burning Spear : ‘Bob se rendait à sa ferme. Il avançait auprès d’un âne, quelques seaux, une fourche, une machette et des plantes. Nous avons simplement discuté d’homme à homme, et je lui ai dit que j’aimerais me lancer dans le monde de la musique. Bob m’a répondu : “D’accord, passe au Studio One.” ‘. C’est là que Burning Spear enregistre ses deux premiers elpees cultes, « Burning Spear » et « Rocking Time ».

Son retour constitue donc un événement pour le reggae en Belgique. Sa dernière prestation à l’AB remontait à 1992 : trente-quatre ans d’attente avant de revoir cette voix majeure, dont les chansons continuent de défendre la paix, la justice et l’amour.

La première partie revient aux Roots Warriors, formation liégeoise active depuis 1983.

Le combo réunit B Dread aux drums, Ioanis au chant, Raph au mix, Sarahyan et Hugo aux claviers, Seb à la basse, Sam au saxophone et Serge à la trompette. Dès les premières mesures, les Liégeois installent un climat roots solide, nourri de riddims jamaïcains, de lignes de basse rondes et d’une pulsation souple qui met rapidement la fosse en mouvement. Les claviers dessinent un tapis chaleureux, les cuivres répondent par touches nettes et le mix injecte de discrètes secousses dub sans brouiller l’ensemble. Ioanis guide le set d’une voix posée, efficace, qui privilégie la ferveur collective plutôt que l’effet facile. Les reprises de classiques jamaïcains trouvent leur place auprès de compositions originales plus engagées, et le band évite l’exercice de style nostalgique : il joue sur l’intensité, respire ensemble et garde le tempo vivant. Les dreads se balancent, les premiers rangs répondent, les refrains circulent, tandis que la section rythmique prépare idéalement l’arrivée de Burning Spear. Cette entrée en matière ne cherche pas à voler la lumière ; elle chauffe patiemment la salle, rappelle l’ancrage liégeois du roots en Belgique et offre un set généreux, cohérent, traversé de vibrations dub profondes.

Votre serviteur découvrait cette formation et la surprise s’avère heureuse : une première partie solide, chaleureuse et parfaitement calibrée pour ouvrir la soirée (page ‘Artistes’ ici).

Setlist : « Promise Land-Satta », « True Rasta », « Slave Driver », « Jogging », « Police And Thieves », « Fade Away », « Caution », « Fisherman », « Israelites », « Jehosaphat », « Melt Away », « Johnny Big Mouth ».

Place ensuite à Burning Spear et à son backing group. 

Les huit musiciens prennent place sur les planches. À gauche, un solide trio de cuivres — trompette, trombone à coulisse et saxophone — s’installe en fond de plateau. Au centre, le claviériste se poste derrière ses instruments, tandis qu’à droite, un impressionnant batteur domine l’estrade. Devant lui, le bassiste, parfaitement synchronisé auprès de son complice de la section rythmique, s’aligne près du guitariste rythmique. À leurs côtés, le second guitariste, Cecil Ordonez, impose rapidement une ambiance brûlante et fait monter la température au fil des morceaux. Burning Spear arrive en dernier. Il court, danse, bondit et traverse l’espace d’un pas incroyablement vif, comme si les années n’avaient pas prise sur lui. Dès les premières notes, Winston Rodney embrase la Ballroom et galvanise la foule, qui se lève et vibre au rythme de sa musique. Sa voix puissante, alliée à un jeu de percussions inspiré, touche l’auditoire et déclenche une ovation après chaque morceau.

La formation impressionne par sa cohésion. Cecil Ordonez s’impose toutefois comme l’un des grands favoris de la salle : ses pas de danse nerveux et son énergie communicative électrisent le concert du début à la fin.

La section de cuivres, emmenée par le tromboniste Micah Robinson, le saxophoniste Clyde Cummings et le trompettiste James Smith, entretient un groove irrésistible et révèle son aisance lors de solos précis.

Face à une Ballroom comble et vibrante, le chanteur jamaïcain livre une performance spirituelle et militante, soutenue par des cuivres efficaces et des rythmiques hypnotiques. Il célèbre plus de six décennies de carrière sans relâcher l’intensité.

Ce concert s’inscrit dans le cadre du ‘Continuation Of The Marcus Garvey Self Reliance Tourr’, et confirme qu’à près de 81 ans, sa voix, sa présence sur le podium et son message d’autodétermination demeurent bien vivants.

La setlist accorde naturellement une large place aux classiques, tout en intégrant plusieurs titres issus de son projet collaboratif « Call On Me » (Burning Spear and Friends), paru au printemps 2026. Les fans saluent une véritable communion auprès de l’artiste, notamment pendant les morceaux emblématiques qui nourrissent sa légende depuis les grandes heures du mythique Studio One.

Le concert restera comme un moment fort pour l’un des derniers grands témoins vivants du reggae roots. L’ambiance circule entre les musiciens, la star jamaïcaine et une foule conquise. Burning Spear tient 96 minutes sans faiblir : respect pour l’artiste et pour ses musicos, solides jusqu’au bout.

Setlist : « Happy Day », « She's Mine », « Columbus », « Tumble Down », « Driver », « Identity », « Great Men », « The Youth », « Nyah Keith », « The Sun », « Old Marcus », « Garvey », « Man In The Hills ».

(Organisation : GreenHouse Talent)

 

 

Ancienne Belgique (Bruxelles) : les nouveaux concerts (update 3/07/2026)

Écrit par

jeu. 29 oct. |
Lane 8

sam. 19 déc. |
Passi & Neg' Marrons

mar. 16 févr. |
Ezra Collective

mar. 16 mars |
Izïa

http://www.abconcerts.be

 

Mons au Carré 2026 : vendredi 3 juillet

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Troisième jour de festival, troisième immersion. Direction l’Arsonic, ancienne caserne montoise transformée en Maison de l’Écoute.

Dans cet écrin architectural, pensé pour l’écoute, deux formations rappellent que la puissance musicale tient parfois à peu de chose : une voix, un instrument, une présence juste.

L’Arsonic ne ressemble à aucun autre lieu. Par sa vocation d’espace dédié aux expérimentations sonores et aux installations artistiques, la salle propose une expérience d’écoute très particulière.

Son architecture, autour d’une jauge modulable de 280 places et de gradins qui se font face, oblige toutefois les artistes à penser leur placement. Chaque positionnement devient alors un choix scénographique.

Moon on Earth relève ce défi de manière radicale : les musiciens tournent le dos à une partie des spectateurs installés sur le petit gradin.

Formation emblématique du folk-rock montois, Moon on Earth signe ici son retour après douze ans de silence discographique. Mené par Julien Crête, également figure du paysage médiatique local et vice-président du Club de la Presse Hainaut-Mons, le combo montre que dix-sept années d’existence n’ont pas altéré sa cohésion.

Aux côtés de Johanne Lovera (chant, xylophone), Charlotte Danhier (violoncelle), Hugo Simoens (accordéon) et Nicolas Sanna (guitare), la formation livre un set de vingt minutes, bref mais dense.

Dans cette configuration dépouillée, les harmonies vocales se déploient avec douceur sur des titres tels que Over Me ou Great Song.

Le choix de jouer de dos peut dérouter une partie de l’auditoire, mais il recentre l’attention sur l’intime et sur le son. La salle reste suspendue à ces notes qui résonnent dans l’Arsonic avec une grande netteté.

Après le départ de Moon on Earth, le centre de l’arène accueille un piano Yamaha, placé de manière à offrir cette fois une perspective équilibrée à l’ensemble de l’auditoire.

C’est là que s’installent An Pierlé et Koen Gisen, partenaires à la ville comme sur les planches depuis 1997.

Dès les premières minutes, An Pierlé fixe le cadre : le concert prend la forme d’une traversée de leur parcours, une rétrospective épurée où chaque chanson se débarrasse de ses arrangements studio pour retrouver son élan initial.

Piano, voix et saxophone : une formule minimale, mais d’une efficacité immédiate. Sur des titres comme Mud Stories (2013), la chanteuse habite pleinement le morceau, martèle le clavier d’une conviction fébrile tandis que ses talons marquent le rythme sur le parquet.

Tout au long de la soirée, l’artiste privilégie la proximité, ponctuant le set d’anecdotes sur sa trajectoire de femme et de musicienne. Elle évoque les coulisses du métier, notamment ses négociations mouvementées auprès de son ancienne maison de disques, ou encore la difficulté des relations de longue durée, tout en lançant un regard complice vers Koen Gisen. Pour prolonger cet échange, elle invite la foule à participer à un rituel de partage : chacun peut consigner ses ressentis dans un carnet dédié, et le concert prend ainsi une dimension collective.

L’émotion s’intensifie lorsque des couples montent sur le podium pour une danse lente et sensuelle, qui modifie peu à peu l’atmosphère du lieu.

Koen Gisen, fidèle à sa discrétion, reste en retrait et accompagne le jeu de sa partenaire sans chercher à s’imposer. Leur collaboration, amorcée dès le deuxième disque de l’artiste, trouve ici de nouveaux reliefs, notamment dans une version ample et hypnotique de Sing Song Sally, tirée de l’opus Helium Sunset.

La surprise vient d’une incursion dans le répertoire francophone par une interprétation sensible d’Avec le temps, de Léo Ferré. L’auditoire reprend le refrain en chœur dans une atmosphère recueillie. Cet hommage, dans le prolongement de ses reprises passées — on pense à Il est 5 heures, Paris s’éveille — confirme son aisance à s’approprier les classiques.

En explorant son répertoire plus récent, notamment Imaginary Summer, extrait de Wiga Waga (2021), An Pierlé relie les époques et transforme les souvenirs liés à sa grand-mère en matière poétique.

Pendant une heure vingt, le duo construit une parenthèse intense, où la simplicité permet d’aller au plus près des chansons.

À l’Arsonic, musique, mots et images se croisent et invitent à écouter autrement : soi-même, les autres, le temps qui passe.

La musique d’An Pierlé ne se contente pas d’adoucir les mœurs : elle réapprend à habiter le silence.

(Organisation : Sumons)

Botanique (Bruxelles) : les nouveaux concerts (update 2/07/2026)

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FRANCOFAUNE :

samedi 10 octobre 2026 – Museum
Astéréotypie + Chaton Laveur

samedi 10 octobre 2026 – Rotonde
Noor + Alice Tunney

samedi 10 octobre 2026 - Witloof Bar
Yasmine + Elea

TOUGH ENOUGH FESTIVAL 21/11

Munly And The Lupercalians est venu s’ajouter à la programmation

CONCERTS SAISON : voir ici

06/11/2026     Haute & Freddy           Rotonde

http://www.botanique.be

 
 
 
 
 
 
 
 

Het Depot (Louvain) : les nouveaux concerts (update 2/07/2026)

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Ma 07.07.2026
WK 2026 Live: België vs. VS

Je 15.10.2026
Sananda Maitreya

Ma 15.12.2026
Milow

Ma 25.05.2027
Jeroen Leenders

https://www.hetdepot.be

Mons au carré 2026 : jeudi 2 juillet

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Au lendemain d’un Girls In Hawaii à guichets fermés, le duo bruxellois COLT — désormais quintette — livre au Théâtre le Manège l’une des dernières dates d’une tournée longue de trois ans, entre électro-pop lumineuse et rock urbain.

COLT n’est pas une découverte pour l’auditoire belge : la formation repose sur Coline Debry et Antoine Jorissen, deux amis bruxellois de longue date.

Longtemps actif en binôme autour d’une électro-pop ciselée, le projet élargit depuis son line-up et s’aventure aujourd’hui vers un registre plus rock, sans abandonner sa fibre électronique sur certains titres. Deux musiciennes assurent claviers et basse ; un musicien tient la batterie.

Sur les planches, Coline adopte une tenue sobre. Antoine, lui, arbore un kimono d’aïkido — discipline qu’il pratique et dans laquelle il détient la ceinture marron — personnalisé par sa partenaire.

« Premier », plage d’ouverture de leur dernier opus, Saveur Cœur Abîmé, paru l’an dernier, lance le concert. Le morceau condense une série de premières fois vécues depuis l’adolescence.

Après « Lionnes », le set se poursuit par « Petite Féline ». Les Bruxellois dégagent une énergie solide malgré la chaleur étouffante. Coline signale d’ailleurs que ces températures provoquent souvent des saignements de nez chez Antoine, au grand dam des premiers rangs, puis riposte en invitant la fosse à observer les chaussettes bariolées de flammes de son complice.

Aux claviers, Antoine accompagne chaque coup de grosse caisse d’un balancement du buste. Cette présence physique souligne la complicité évidente entre les deux musiciens : regards, sourires, réflexes communs, dialogue musical constant.

Coline Debry et Antoine Jorissen se connaissent depuis la crèche ; leurs parents gardent, eux aussi, le contact. À l’adolescence, les deux amis découvrent une passion commune pour la musique, qui les mène naturellement à fonder COLT.

Depuis, le duo gagne en visibilité : les festivals s’enchaînent jusqu’à New York, tandis que leurs clips faits maison, largement relayés sur TikTok et Instagram, diffusent leur univers bien au-delà des salles de concert.

Le grain chaud de la voix de Coline installe d’emblée une couleur singulière. Antoine se concentre davantage sur la production, les synthés et les effets. Ensemble, ils élaborent un mélange d’électro, de pop, d’indie et de folk, une palette qui fait dialoguer des registres pourtant éloignés.

La musique de COLT conserve un élan positif, solaire, tandis que les textes révèlent souvent une mélancolie discrète, parfois une tristesse plus nette, à l’image de « Compte à rebours », composition qui regarde vers la fin du monde.

Coline profite de ce moment pour inviter l’auditoire à penser aux peuples vivant dans la crainte, notamment en Palestine ou au Yémen, avant d’enchaîner logiquement par « Chaos ».

Elle traverse ensuite la foule pour rejoindre la régie son. La pénombre s’installe, le silence dure quelques secondes, puis « ODIO » surgit, chanté en lyrique dans la langue de Verdi. Antoine, sous un faisceau bleu, s’installe au piano. L’instant suspend le temps.

Visiblement heureuse de retrouver le podium, Coline enchaîne par « Désolée », puis « Demi-mot », titre écrit après le décès rapproché des grands-parents de la chanteuse. La chanson avance comme une déclaration d’amour et de résilience. « Fleuve » referme cette prestation sur une intensité intacte.

Ce soir-là, COLT captive un auditoire éclectique par une fusion personnelle d’électro-pop et de rock urbain.

On retient surtout la diversité, la maturité et la sincérité d’un duo encore capable de déplacer ses lignes.

(Organisation : Sumons)

PJ Harvey

PJ Harvey voyage dans le cosmos…

Trois ans après gravé l’album « I Inside the Old Year Dying », PJ Harvey révèle un aperçu de son prochain chapitre artistique, sous la forme du single « Voyager ».

« Voyager » prenait déjà forme dans le cadre du prochain opus de  PJ Harvey lorsque le professeur Brian Cox, physicien, l’a invitée à écrire une chanson pour sa tournée                                  « Emergence ». Enregistré en compagnie d’un orchestre complet aux studios Miraval en Provence, « Voyager » emprunte son nom aux sondes de la NASA lancées en 1977, lesquelles contenaient le célèbre ‘Voyager Golden Record’ de Carl Sagan,  et qui continuent de voyager dans l’espace interstellaire près de 50 ans plus tard. La musique met en valeur l’interaction entre des arrangements de cordes grandioses et des signaux de synthétiseur pulsés qui s’étendent dans le cosmos : glaciale, éthérée et contemplative, elle est pourtant imprégnée d’une humanité indéniable. À travers cet elpee, Harvey médite sur notre place, si petite et fragile, dans l’univers.

‘J’étais ravie de relever le défi de composer une chanson sous la ‘voix’ de Voyager 2. Je suis depuis longtemps fascinée par cette sonde spatiale et son périple, et je me suis demandé ce qu’elle pourrait bien nous dire si elle en était capable. C’est à partir de ces idées que j’ai laissé la chanson prendre forme, puis j’ai discuté de l’accompagnement orchestral avec Dario Marianelli.

Je suis très satisfaite du résultat final, et c’est merveilleux d’entendre la partition orchestrale apporter une telle ampleur à ma musique. J’ai pris beaucoup de plaisir à faire des recherches sur l’histoire et le voyage de Voyager 1 et 2, et j’ai été ravie de pouvoir citer le grand Carl Sagan dans la chanson, ainsi que sa célèbre description de notre fragile et magnifique ‘point bleu pâle’.

Le nouveau single « Voyager » est disponible sous forme de clip ici

 

 

The Animeros

The Animeros revisite la cumbia

The Animeros – originaire d’Austin, au Texas, il réunit Mauro Lopez (guitariste), Nicolas Sánchez (bassiste) et Nick Tozzo (batteur/percussionniste) – vient d’annoncer que son premier album, « ¡Qué Bárbaro ! », produit par Dan Auerbach, sortira le 28 août 2026 chez Easy Eye Sound. Leur nouveau single « La Camita », une réinterprétation psychédélique en cumbia (un genre musical et une danse traditionnelle folklorique née sur la côte caraïbe colombienne au XVIIe siècle) du titre de Traffic Sound sorti en 1971, est, accompagné d’un clip réalisé par Tim Hardiman qui met en avant leur énergie scénique.

‘À l’approche de nos sessions d’enregistrement sous la houlette de Dan Auerbach, nous échangions sans cesse des idées et des sources d’inspiration. Je n’avais jamais entendu parler de “La Camita”, mais Dan l’avait dans sa vaste collection de 45 tours et il nous l’a fait découvrir. Elle correspondait parfaitement à notre univers, alors nous avons décidé d’en enregistrer notre propre version. Depuis, c’est devenu l’un des morceaux préférés du public et un incontournable de notre set live.’

Au moment où Lopez, Sánchez et Tozzo ont uni leurs forces pour former The Animeros, chacun d’entre eux comptait déjà plus d’une décennie d’expérience acquise sur la scène musicale latine très diversifiée d’Austin. Tous avaient joué dans des styles très variés, mais partageaient une profonde affinité pour la cumbia. ‘Lorsque nous avons discuté pour la première fois, l’une des choses qui nous a tout de suite rapprochés, c’était notre amour pour les nuances de la musique latine’, explique Lopez.

Peu après leur formation, le trio a attiré l’attention d’Auerbach, qui a entendu leur musique résonner depuis un toit lors d’un concert au SXSW. Ce n’était que leur deuxième prestation, et il a fallu un certain temps à Auerbach pour les retrouver. Mais les choses se sont enchaînées rapidement, et Auerbach a signé The Animeros sur son label Easy Eye Sound après les avoir invités à Nashville pour produire « ¡Qué Bárbaro! ».

Ce qu’Auerbach a notamment entendu, ce sont trois hommes qui avaient vécu et respiré cette musique pendant une grande partie de leur vie. Lopez a puisé dans la collection de disques de tejano et de jazz de ses parents ; Tozzo a grandi au son du jazz et du rock avant de tomber amoureux de la salsa à l’université, puis de s’installer en Colombie pour étudier la cumbia folklorique ; quant à Sánchez, il se souvient que sa mère mettait la cumbia à fond dans la maison pendant qu’elle cuisinait, et il a découvert des formes plus obscures du genre grâce à ses cousins lors de ses séjours en Colombie.

Chacun d’entre eux avait déjà joué dans d’autres groupes de la région d’Austin, mais pour leur collaboration, ils souhaitaient former un groupe plus soudé et plus restreint afin de proposer une approche viscérale et énergique de la cumbia, à partir de laquelle ils pourraient également explorer davantage sur le plan sonore. La musique des Animeros s’inspire largement du mouvement de la cumbia psychédélique, mais comporte également des éléments rock grâce à la guitare de Lopez, qui prend le pas sur l’orgue. Au fil du temps, les trois musiciens ont également intégré des boléros, des mambos, ainsi que des influences issues des bandes originales de vieux films.

Les morceaux qu’ils ont enregistrés – un mélange de dix titres originaux et de trois reprises revisitées – débordent de couleurs et sont souvent écrits avec une dimension visuelle. Le résultat, » ¡Qué Bárbaro! », est une fusion kaléidoscopique entre le présent et le passé, qui rend hommage au riche héritage culturel dont le groupe est porteur tout en entraînant ces rythmes vers de nouvelles aventures. Ce sont des sons qui ont défini la musique latine pendant des décennies, mais qui restent aujourd’hui encore d’actualité et pleins de vie.

Le nouveau single, « La Camita », est disponible sous forme de clip

 

SOAK

SOAK dans la chambre froide

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SOAK, projet de l’auteur-compositeur-interprète irlandais Bridie Monds-Watson, signe son retour en publiant « death valley fridge magnet », un nouveau single paru chez Rough Trade Records. Premier morceau solo depuis plus de quatre ans, le titre s’accompagne d’un clip réalisé par Charlotte Langel, à découvrir ici

Ce retour fait suite à la collaboration de SOAK auprès de Fred Again, sur « just stand there », datant de 2024. Le dernier album de l’artiste, « If I Never Know You Like This Again », remonte à 2022, après « Grim Town » en 2019 et le premier elpee « Before We Forgot How to Dream », nommé au Mercury Prize en 2015.

À propos de « death valley fridge magnet », Monds-Watson explique avoir écrit ce morceau à une période de grande perte de repères, marquée notamment par des problèmes vocaux et le sentiment que son parcours musical pouvait toucher à sa fin. En cherchant à comprendre qui elle était et quelle direction prendre, l’artiste dit avoir réalisé à quel point ses amitiés étaient essentielles, capables de la ramener à elle-même en quelques instants, même lors d’une brève conversation dans une station-service perdue au milieu de nulle part.

Grâce à son écriture imagée, ses mélodies dépouillées et sa voix à la fois fragile et enveloppante, « death valley fridge magnet » rappelle la singularité de SOAK. Le clip prolonge l’univers introspectif du morceau, tandis que l’artiste s’apprête à reprendre la route : une tournée en tête d’affiche en Irlande est prévue cet été, avant un concert complet à Londres et une apparition en première partie de Pulp lors de l’événement célébrant les 50 ans de Rough Trade au Royal Festival Hall. À l’automne, SOAK rejoindra The Barr Brothers aux États-Unis, en décrochant, notamment, une date au Bowery Ballroom de New York.

Takeshi’s Cashew

L’odyssée cosmo-funk de Takeshi’s Cashew

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Takeshi’s Cashew ouvre un nouveau chapitre de son odyssée cosmo-funk en partageant le nouveau single « Operator », avant-goût de son troisième album, « Planet Odyssey 64 », attendu le 30 octobre 2026 via Siluh Records. Fidèle à son goût pour les voyages instrumentaux, le sextuor viennois pousse cette fois son univers analogique vers des territoires plus électroniques, nourris de vieux synthétiseurs, de boucles krautrock et de clins d’œil aux musiques de jeux vidéo vintage.

Pensé comme la bande-son d’un vaisseau filant à travers les nuages, « Operator » condense l’énergie collective du groupe : un morceau né d’un jam, affiné jusqu’à trouver sa trajectoire, entre pulsation organique, textures synthétiques et mélodie lumineuse. Cette nouvelle orientation s’inscrit dans le concept plus large de « Planet Odyssey 64 », disque inspiré autant par les mondes fantastiques que par les consoles de l’enfance, de la Game Boy à la Nintendo 64.

La référence au clip est essentielle pour entrer dans cet imaginaire : la vidéo officielle de « Armadillo » prolonge visuellement cette esthétique rétrofuturiste et aventureuse, comme un niveau supplémentaire dans le jeu sonore imaginé par Takeshi’s Cashew. Elle donne un premier aperçu de la palette du combo, où la fantaisie psychédélique rencontre une précision rythmique très dansante.

Après « Humans In A Pool » et « Enter J’s Chamber », Takeshi’s Cashew confirme ainsi sa capacité à transformer les influences les plus diverses — afrobeat, cumbia, krautrock, psychédélisme et chiptune — en un langage immédiatement reconnaissable. En gravant « Operator », la formation ne se contente pas d’annoncer un album : elle invite à appuyer sur “Press Play” et à embarquer pour une traversée cosmique, ludique et résolument imaginative.

« Operator » est disponible sous forme de clip

 

 

Hunter As A Horse

Le paradis perdu de Hunter As A Horse

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Basée dans le Western Cape, la musicienne sud-africaine Mia van Wyk signe, sous le nom de Hunter As A Horse, une electronic dark-pop à la fois intime, spectrale et cinématographique. Après une décennie d’autoproduction ponctuée de singles et d’EPs, elle rejoint Metropolis Records début 2026 et annonce « Paradise Lost », premier long format attendu le 24 juillet.

Le disque réunit douze titres. Entre rythmiques pulsées, tempos ralentis et climats hantés, l’opus explore l’ombre, la transformation et l’architecture intérieure de l’artiste. Van Wyk y revendique une part enfouie d’elle-même, non comme une menace, mais comme une force capable de nourrir sa résurrection.

Là où ses précédentes chansons existaient souvent séparément, Paradise Lost prolonge l’élan amorcé par l’EP « Anathema » : celui d’une œuvre pensée comme un tout. Les morceaux conservent leurs contrastes, mais partagent une même période de vie, un même foyer émotionnel. Attirée par l’étrange, le macabre et les figures incomprises, la chanteuse transforme ces territoires troubles en récits de désir, d’obsession, d’abandon, de vengeance et d’amour.

La formation, parfois décrite comme un croisement entre alternative, indie, électronique, dream-pop, dance alternative et nu-goth, a déjà vu ses titres accompagner ‘American Horror Story, Riverdale, Elite’, le film Wander Darkly ainsi que diverses campagnes internationales. The Guardian évoquait des atmosphères rappelant Lamb et Zero 7, sombres et envoûtantes. Sans rechercher l’effet spectaculaire, Paradise Lost s’impose comme une plongée personnelle dans les ruines, l’instinct et la reconstruction.

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