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Malachai

Ugly Side of Love

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Derrière Malachai se cache le duo originaire de Bristol formé par Gee Ealey et Scott Hendy. Et dans le même esprit que leurs compatriotes de Portishead et Tricky, ils chamboulent le terrain musical en renouvelant l’établi. Les années 1970 sont leur terrain d’expérimentation, qu’ils réactualisent en ajoutant un côté ‘qui dérange’. Dès qu’on tente de les classer dans une époque ou un style, un élément vient perturber notre jugement. Alors certes, on connaît ce vieil orgue, ce sample presque hip hop et ce solo de guitare, mais pas tous à la fois et pas pour un tel résultat.

Malachai déconstruit. L’ambiance zen (« Snake Charmer ») sera cassée par le groove ‘lennykravitzien’ qui suit (« Snowflake »). Outre le psychédélique, il embrasse sans complexe l’héritage des Beatles (« Another Sun ») et de la british pop des années 1970 en général (« How Long »). On penche également parfois pour un rock garage sur lequel Malachai joue des samples vintage, des rips de vinyle, et du hip hop (« Fading World »).

Plus ‘déclassé’ qu’inclassable, l’effet général de l’album est fondamentalement posé mais laisse transparaître ce caractère faussement brouillon des Black Keys. Le duo parvient à produire un son complètement neuf en n’utilisant quasiment que du vieux, révélation qui nous submerge dès le premier titre.

Au début de cette année, Malachai a publié « Return of the Ugly Love », dans la même lignée d’exploitation de basiques mais dans une orientation distinctement trip hop.

Malachai

Return to the Ugly Side

Écrit par

Le Malachai est-il une nouvelle espèce de monstre musical en pleine mutation ? C’est en tout cas l’impression que nous donne « Return to the Ugly Side », le nouvel album de cette formation anglaise, issue de Bristol, très exactement. Un elpee qui fait suite à « The Ugly Side of Love », un premier elpee publié en 2009 et réédité l’an dernier. Issu de Bristol, le combo réunit Gee Healy au chant et Scott Hendry à l’instrumentation et aux samples. Musique mutante, car Malachai mêle brillamment hip-hop et pop, un peu  la manière de Gorillaz. Et puis, pas étonnant que le monstre ait été découvert par Geoff Barrow, tête chercheuse de Portishead, tant les atmosphères planantes et jazzyfiantes sont proches. D’ailleurs, un morceau comme « How You Write » rappelle même carrément l’univers trip-hop des vétérans anglais. Toutefois dans un esprit aussi fun qu’inquiétant.

Mais pourquoi donc avoir intitulé leur deuxième essai ‘Le retour…’ ? Sans doute parce que le premier n’allait pas assez loin, à leurs yeux et leurs oreilles ; et que les deux olibrius voulaient enfoncer le clou. « The Return… » est en effet plus abouti que leur premier long playing.

L’intro est monumentale. Il règne une ambiance de cirque noir. A cause de cette collaboration apportée par le compositeur de musique classique de la BBC, Ben Salisbury. Le tout mixé à des beats électro syncopés. Les deux musiciens –et véritables clowns tristes– recyclent les musiques urbaines contemporaines pour créer un ensemble très cohérent. Le drum&bass, le dub, le rock, la brit-pop, l’électro, la musique classique, le hip-hop, etc., rien ne résiste à leur appétit de fusion. Des extrêmes sur cette plaque ? Les énervés et quasi jungle « Anne » et « (My) Ambulance », d’un côté. Le duo partagé en compagnie de Katy Wainright, sur la ballade « Rainbows », de l’autre. Un ‘return’ finalement pas si ‘ugly’ qu’il ne le suggère, mais plutôt proche du ‘very beautiful’ !