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Piers Faccini

My Wilderness

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Quatrième album en sept ans pour cet Italo-britannique qui s’est établi dans l’Hexagone lors de son enfance.

Né d’un père italien et d’une mère anglaise, Piers est un artiste au sens large du terme. Il ne se contente pas d’être auteur/compositeur/interprète, il touche également à la peinture et à la photographie.

Après une toute petite préface sous le patronyme de Charley Marlowe, écrite en compagnie de Francesca Beard, Frank Byng et Lucas Suarez, au cours de laquelle il enregistre un Ep intitulé « This Could Be You », notre artiste aux talents multiples se lance dans le bain, seul.

Il lui faudra cinq ans avant de pouvoir présenter « Leave No Trace », son premier album, qui paraît en 2004. Suivront « Tearing Sky » en 2006 et « Two Grains Of Sand » trois années plus tard.

En sept ans, tout a changé, studios, producteurs, tournées, succès suffisant pour vivre de la musique. Et au final, rien n’a changé, ses amis, ses complices et sa musique (NDR : toujours d’aussi bonne qualité).

Depuis quelques années, il est soutenu par Jules Bikoko à la basse, Rodrigo d’Erasmo au violon et Simone Prattico aux percussions. Ensemble, ils ont enregistré ce dernier opus, un disque qui se décline en 11 séquences oscillant entre pop et/folk song, le tout imbibé de douceur et de mélancolie.

Quelques titres tirent leur épingle d’un jeu somme toute un peu monotone, « Tribe » et ses relents africains, « No Reply » qu’il partage auprès du violoncelliste et ami de toujours Vincent Ségal et « The Beggar & The Thief » sur lequel Ibrahim Maalouf tient la vedette à la trompette.

Dans le même registre, mais boxant dans une catégorie nettement supérieure, on dispose déjà en rayon d’un Charles Winston ; et hélas pour lui, Piers Faccini ne tient pas la comparaison.

Un peu faible, un peu fade, « My Wilderness » manque cruellement d’épices…

 

Piers Faccini

Tearing Sky

Écrit par

La musique de Piers Faccini est à l’image de son créateur : sans frontières, sans barrières. Moitié italien, moitié britannique, résidant en France et enregistrant aux Etats-Unis, Piers Faccini applique cette universalité à son art : percussions, influences celtiques, instruments un peu exotiques (mandoline, kora, kamanech, bohdra, etc.) Ici, aucune place pour la démonstration et le roulage de mécaniques. Les compositions sont aériennes, les guitares acoustiques de Piers d’une légèreté inouïe. Sa voix murmurante capte immédiatement l’attention.

« Each Wave That Breaks » ouvre l’album tout en douceur. Son titre n’aurait pas pu être plus adapté, on sent presque les vagues mourir à nos pieds. Et parmi les chœurs, on retrouve rien moins que Ben Harper, invité à partager quelques chuchotements. « Sharpening Bone » disparaît dans un hypnotique maelström de percussions et de vocaux tribaux. « If I » lorgne du côté du Mississippi avec un harmonica bien cradingue comme l’amateur de blues les aime. Le temps de s’égarer dans l’atmosphère étrange de « Midnight Rolling » et on retombe dans l’extraordinaire feeling blues de « Talk To Her ». La production de JP Plunier est irréprochable. La section rythmique coule de source et les nombreux invités colorent agréablement ces quatorze plages tout en ambiances. Un disque envoûtant.