Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…

The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du guitariste Jonathan Pearce, du bassiste Benjamin Sinclair et du batteur Tristan Deck, annonce la sortie de son nouvel elpee "Straight Line Was A Lie", le 29 août 2025. En avril,…

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Julia Drouot a coupé court…

De ses années de conservatoire, il reste à Julia Drouot peut-être le goût de ses fugues, non pas celles qui se jouaient au XVIIème siècle dans les salons des cours européennes, mais celle qui se chausse de semelles de vent. La chanteuse et compositrice a…

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Various Artists

Blues across America : The Los Angeles Scene

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Pour ce volet supplémentaire à l'aventure américaine de Cannonball, nous voici donc, sans surprise, à Los Angeles! En compagnie de quatre bluesmen noirs, très différents. Le chanteur Finis Tasby, le guitariste Kirk Fletcher, l'harmoniciste Johnny Dyer et le sax Joe Houston. C'est ce dernier qui ouvre avec le blues fin de soirée, "If you see my baby". Son sax baveux est appuyé par le piano de Fred Kaplan, alors que les guitares de Kid Ramos et de Fletcher restent sur la défensive. Un Ramos qui se déchaîne sur un "Sweet home Chicago" à la sauce jump. Voilà près d'un demi-siècle que Joe a quitté son Texas natal pour la Californie. Il en a superbement intégré le swing. Comme sur "All I need is you".

L'harmoniciste Johnny Dyer est assez bien connu chez nous. Il a régulièrement enregistré en compagnie du guitariste des Mighty Flyers, Rick Holmstrom, pour le label Black Top. Il se manifeste par un bon shuffle tout au long d'"I wonder why". Fletcher est efficace aux cordes. Très versatile, Dyer passe aisément au boogie, et Kaplan y donne un accent jazzy sur " Cross town ". N'oublions pas que Johnny a longtemps été un proche de George ‘Harmonica’ Smith. "Real easy baby" est un instrumental accrocheur.

La série de Finis Tasby démarre par une version de "Reconsider baby", largement inspirée par Albert King. Un enregistrement très Memphis. Enrichi de cuivres (Jeff Turmes est au sax baryton!), il est à nouveau balisé par les guitares de Ramos et de Fletcher. Nonobstant les cordes de Ramos, sa reprise du "Kansas City" de Leiber et Stoller, sonne étrangement New Orleans. Finis se fait T Bone pour terminer, "Victim of circumstance". Il est vrai que son parcours suivit aussi l'axe Texas - L.A. Pour les 3 derniers titres, dont deux instrumentaux, Eli Fletcher reçoit son billet de sortie. Il est cependant remplacé par Lynwood Slim, au chant et à l'harmonica, pour une reprise sémillante du "99" de Sonny Boy 2. Slim signe aussi la production impeccable de l'album.

 

Various Artists

Chicago 2018... It´s gonna change

La scène musicale de Chicago a toujours été florissante. Mais depuis quelques années, elle est devenue interactive. A cause des musiciens de Tortoise, c'est une certitude. Qui ont ouvert les portes de leurs studios à une multitude de musiciens aux styles différents. Et leur ont permis de se rencontrer, de s'apprécier, de s'entraider, d'avoir envie de collaborer. Ainsi free jazz, hip hop, punk, indie rock, jazz fusion, funk, folk ou expérimentalime avant-gardiste ont trouvé un terrain d'entente propice à la recherche. Ce qui a donné et donne encore des résultats souvent surprenants et permet surtout de faire évoluer la musique. Ce double CD est le fruit du travail d'un certain Wolf Kampmann, journaliste au magazine allemand Jazzhetik. Un spécialiste de la question qui est allé sur place proposer le projet à Jim O'Rourke. Fort de son aide, Wolf n'a eu aucune peine à réunir, sur ce double CD, toute la crème de cette nouvelle tendance. Depuis Bobby Conn à Isotope 217, en passant par Bundy K. Brown, Freakwater, Sam Prekop et bien d'autres ; sans oublier Tortoise, of course. Le box est en outre accompagné d'un booklet comprenant quelques articles plutôt bien torchés sur le phénomène. Rédigés par Wolf, évidement, mais également par Mitch Myers et John Corbett, question de ne rien laisser au hasard sur l'histoire de la culture musicale développée à Chicago depuis le début du XXème siècle...

 

Various Artists

Chill Music vol 1

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Regroupant 16 titres mixés par Dave Lambert, cette compilation ‘house’ lorgne vers un minimalisme classique assez feutré. Un minimalisme tapissé de vocaux blacks langoureux allant dans le sens du poil de l'auditeur. Rien de nouveau sous le soleil, puisqu'on on retrouve les inusables Ian Polley pour un " Coracao Tambor " délicat ou sur " Nu Yorican Soul " ; et un Nervous Trax prouvant, par son jeu rythmique appliqué, sa basse rondement ajustée, combien nos compères savent manier les mélodies tamisées. D'autres, moins connus, ont néanmoins plus d'un atout dans leur sac. Gamat 3000 nous donne la chair de poule avec sa tech-house enjôleuse. Boobjazz joue la carte de la répétition enivrante et mélodieuse. Sin Plomo propose une new wave robotique, au gimmick larmoyant imparable, bien que parfois surproduit (NDR : le saxophone eighties gâche un peu la chose). Comme toute bonne production de ce type, Roadrunner permet également au connaisseur de trouver une ou deux pépites, notamment " 72nd Stranza ", dont le riff funky nous plonge en pleine Blaxploitation (NDR : il ne manque que les bruits des sirènes policières), et surtout Silicone Soul et son " Right on right on ", entièrement construit à l'aide d'orchestrations de cordes. Beau à pleurer ! Le splendide " Moments in love " des parrains Art of Noise constituant la cerise posée sur le (gros) gâteau…

Ce produit, bien que semblant répondre à des impératifs commerciaux discutables, évite donc l'écueil inhérent au genre d'une simple addition de titres sans réels liens entre eux. Qu'on se rassure, le Dj a des qualités. L'ensemble ayant une construction assez singulière, il y a donc des chances pour que le volume deux soit attendu des novices curieux, trop heureux d'avoir enfin pu trouver le skeud adéquat pour leurs soirées du samedi. Et plus si affinités ! Par contre, si vous connaissez le chill'out par cœur, courrez plutôt acheter le vinyle de Silicone Soul, je vous garantie l'extase perpétuelle. A bon entendeur !

 

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Club Classics Presents - National Anthems

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Les Anglais n'ont rien perdu de leur esprit colonial, et quand ils partent en vacances, ça se sent, notamment du côté d'Ibiza livrée, chaque année, à des hordes de touristes/houseurs en mal de Ministry Of Sound. Ces deux doubles compiles devraient donc les ravir, de même que tout amateur d'une club music/garage qui ne se casse pas trop la tête (d'accord, c'est redondant). Ça bouge, c'est chaud, ça cartonne ("Can't Get Enough" de Soulsearcher) et ça va encore coûter un pont en boissons...

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Compilation 2000 A.D.

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Voici une compilation très intéressante. Et pour cause, les artistes signés sur le label de Michaël Gira, maître à penser du défunt et mythique Swans, ne peuvent évidemment qu'attirer l'attention... En 2 titres puisés dans des travaux à venir ou déjà dans les bacs, chaque artiste essaie de convaincre. Même si les styles pratiqués sont parfois fort différents, un fil conducteur permet de consolider l'ensemble. Un fil conducteur ou plus exactement une ambiance que libèrent les 12 titres ici réunis. Gira est associé à un certain pan du mouvement gothique et il ne fallait pas s'attendre à ce qu'il signe des groupes punk rock ! Le recueil concède ainsi Angel of Light et son rock proche de Nick Cave, la guitare crépusculaire de Calla, l'intellectualisme francophone d'Ulan Bator, l'industrialisme ‘neubautien’ de Flux Information Sciences et les incantations divines de David Coulter ; pour enfin conclure par Windsor For The Derby. Je ne sais pas à quel prix sera proposée cette compile. Si c'est en mid price ou autres joyeuses réductions, n'hésitez pas. Sinon jetez-y quand même une oreille ; les amateurs des artistes précités devraient y trouver leur compte.

 

Various Artists

Download 2000

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Vendue à un prix plus que sympa (6€20), cette compile constitue un excellent échantillonnage du catalogue actuel du label Roadrunner, aujourd'hui fusionné avec Arcade. Un soupçon de gothique (Type O Negative), une bonne louche de punk-rock (Misfits, Toilets Boys, Workhorse Movement) et une armada de groupes néo métal, principal fond de commerce du label hollandais (Slipknot, Soulfly, Glassjaw, Machine Head, Downer...). Rien à voir avec Boulevard des Hits !

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Earwig music 20th Anniversary Collection

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Label de Chicago, Earwig a été fondé en 1979 par Michael Robert Frank, un fou de blues, originaire de Pittsburgh ; et qui passa le plus clair de son temps à Chicago, en la compagnie des bluesmen locaux comme Honeyboy Edwards, Jim Brewer, Floyd Jones et bien d'autres. En 20 ans, il a gravé 32 albums et produit quelques autres. Curieusement, il a débuté sa carrière en compagnie des bluesmen venus du Mississippi, tels que les Jelly Roll Kings du regretté Frank Frost, flanqué ici de Jack Johnson et de Sam Carr.

Ce 20ème anniversaire coïncide malheureusement avec la disparition de Frank. Cette collection débute donc par "Jelly Roll stroll" tiré de ce 1er album. On retrouve plus loin Big Jack Johnson ; et à 3 reprises ! Le 2ème elpee réunit les amis de Michael, sous la bannière des Old Friends : Floyd Jones, Edwards, Sunnyland Slim et Kansas City Red. Et le choix s'est porté ici sur "Mr Freddy Blues". Sunnyland Slim est rejoint par Magic Slim pour "Patience like job" et par Honeyboy Edwards dans "The Army blues". Des années qui suivront, je retiendrai "Wiggle Tail" de Louis Myers, avec Steve Freund et John Primer aux guitares ainsi que Barrelhouse Chuck au piano. Un très grand moment! Tout comme la rencontre entre Jimmy Dawkins et Mad Dog Lester Davenport. Homesick James, lui est seul, en 92, pour exécuter "What done got into that woman". Le 2è volume est principalement consacré aux productions des 90s, au premier rang desquelles figure Lousiana Red. Trois plages lui sont consacrées, dont deux du dernier "Millenium blues". On ne peut non plus oublier la savoureuse Liz Mandville Greeson, les bassistes chanteurs, Willie Kent et Aron Burton, les harmonicistes, Willie Anderson et Big Leon Brooks, entourés de la crème des musiciens de la Cité des Vents. Une solide tranche de l'histoire du blues contemporain !

 

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Essential - Club Anthems

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Chez Beechwood, on ne s'est pas trop cassé la tête non plus et on a balancé sur cette compile des titres figurant déjà sur "National Anthems" (Soulsearcher, Atera, The Tempest, ...). A choisir, autant opter pour celle-là plutôt que celle-ci. Elle est en effet assortie d'un CD mix réalisé par Jay C du Kiss à Ibiza. A condition d'aimer, bien sûr...

 

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Essential - Hardcore

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Ce double CD sorti dans la série Essential rassemble vingt titres hardcore, c'est-à-dire de la musique de boîte qui tourne à un haut taux de bpm. Avec ou sans les voix, avec ou sans happy feeling, c'est souvent très vite épuisant et de toute manière inécoutable à la maison. Rien que le nom des bidouilleurs compilés ici devraient vous mettre l'eau à la bouche: Paul Sadcore, Terminal Force, Terminator, Apocalypse. Ça va comme ça?

 

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Free The West Memphis 3

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West Memphis Arkansas, le 5 mai 1993. Trois adolescents sont arrêtés, accusés et condamnés pour les meurtres de Steve Branch, Chris Byers et Michael Moore, alors âgés de huit ans. Les autorités de cet état des USA, réputées pour leur ‘vision très particulière de la justice’, affirment même qu'un rite mortuaire satanique a été organisé par les trois ados pour faire passer de vie à trépas les victimes. Si le fait n'a jamais été prouvé, on sait néanmoins que l'enquête a été négligée; peu de preuves matérielles sur le lieu du crime, aucune preuve physique, aucun témoin, mais juste des dépositions incomplètes, arrachées à de jeunes enfants. Par contre, la procédure s'est basée sur des ‘évidences’. Comme le fait que ces jeunes gens écoutaient de la musique heavy métal, portaient des vêtements noirs et lisaient des romans de Stephen King. Aujourd'hui, Damien, Jason et Jessie sont derrière les barreaux depuis plus de sept ans pour un crime qu'ils n'ont pas commis. Bouleversés par ce phénomène d'injustice, les responsables du label "Aces n' Eights" ont décidé d'entamer une action en mobilisant des artistes rock pour enregistrer un CD, dont les bénéfices serviront à défendre la cause des présumés innocents. Dès lors, on ne s'étonnera guère de retrouver sur la compilation "Free the west Memphis 3" des musiciens réputés pour leurs engagements philosophiques et politiques, ou impliqués dans la lutte pour les droits de l'homme. Steve Earle, L7, Tom Waits, Joe Strummer du Clash, Supersuckers, Eddie Vedder de Pearl Jam, les très "motorheadiens" Nashville Pussy et les idéalistes de Killing Joke ont offert chacun un titre inédit pour la mise en forme de la compilation qui, outre son caractère "philanthropique", a le mérite de proposer du matériel neuf et quelques plages bien senties. Le single "Poor Girl" d'Eddie Vedder associé aux Supersuckers, la reprise d'AC/DC de Nashville Pussy et le " Indicted " de Tony Scalzo, irrésistible titre punk rock, justifient à eux seuls l'achat de l'album déposé dans les bacs le 6 novembre dernier.

 

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Gatecrasher - Immerse: Yourself

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Ecrit bien en vue au-dessus du tracklisting: ‘Immerse yourself in the greatest dance album of the summer... Over two and a half hour of Gatecrasher's most awesome music’. La seule chose qui soit vraie dans cette pub pour la nouvelle discothèque géante à la mode en Angleterre, c'est que cette double compile dure en effet deux heures et des miettes...

 

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Hit It

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Cette collection de R&B a donc inspiré les Blues Brothers. Nous pénétrons dans l'univers des frères Jake et Elwood Blues ; et pour entrer dans ce film, rien de tel que le "Peter Gunn Theme" du créateur, Henry Mancini. Une chanson qui remonte quand même à 1959. Dans le même esprit, une autre musique de série TV : "Rawhide" par Frankie Laine. Souvenez-vous du jeune cow-boy, Clint Eastwood ! Et pour rester dans le western, "Ghost riders in the sky" par Vaughan Monroe. La fête du R&B est lancée. Le parfum Stax est de rigueur. On retrouve ainsi successivement Otis Redding sur "I can't turn you loose", Solomon Burke dans l'irrésistible "Everybody needs somebody to love", Sam & Dave et son célèbre "Soul man" ; et enfin Wilson Pickett pour "6345789". D'autres styles sont également abordés. Le swing, a l'instar du "Hey Bartender" de Floyd Dixon en 1954, "Flip flop and fly" pour le shouter Big Joe Turner en 55. Sans oublier le doowop, les Chips avec "Rubber biscuit". Et puis, si ces frères se nommaient Blues, c'est qu'ils aimaient cette musique. Une opportunité pour Junior Wells d'exécuter "Messing with the kid", Willie Mabon "I don't know", Billy Boy Arnold "I ain't got you", John Lee Hooker "Boom boom", et bien sûr ce bon vieil Albert King "She caught the Katy". N'oublions pas la présence de ce titre inoubliable, le meilleur du Spencer Davis Group : "Gimme some lovin". Chanté divinement par Stevie Winwood et nappé par ce son d'orgue qu'on croirait venu tout droit de Memphis. En finale, chacun reprendra "Sweet home Chicago" rehaussé, pour la circonstance, par la présence de l'harmoniciste Junior Parker.

 

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I Love Techno - Volume 7

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Nouvelle livraison discographique pour l'un des deux événements majeurs de la scène techno de chez nous. Soit un album à la mesure des line-up habituellement concoctés. Le septième volume de "I Love Techno" rassemble 14 titres essentiellement techno (ben, tiens...), sans vraie surprise. Le "Cajmere mix" de "Coïtus" (Green Velvet) qu'on y trouve déçoit même un peu dans la mesure où il a fait l'impasse sur les... gémissements caractéristiques. Quant au "Polynasia" de Takkyu Ishino, tout en percussions tribales et exotiques, il fera passer un bon moment aux accros du genre, fatigués par les loops trop convenus.

 

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In Motion / Luke Solomon - Kevin Yost - Paul Johnson - In Motion - In Motion # 2 - In Motion # 3

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Trois volumes déjà pour cette série 100% house imaginée par le label Distance (Londres). Des trois, c'est probablement celui proposé par Luke Solomon qui s'avère le plus monotone. Le mixe, certes de qualité, est fort linéaire. Plus jazzy, Kevin Yost glisse dans le sien l'un ou l'autre disque personnel. Enfin, Paul Johnson, le producteur et remixeur de Chicago, s'avère le plus vitaminé, évoluant allègrement entre disco, house vocale pleine de soul et funk.

 

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Jump and Shout

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Troisième volume des "Rhythm & Blues All Stars, cette nouvelle collection se concentre surtout sur des combos jazz 'n' blues. La machine à remonter le temps s'arrête à la fin des 40s et au début des 50s. Essentiellement à Los Angeles et à San Francisco, mais aussi à Chicago, Detroit, New York, New Orleans et Atlanta. Les bons moments foisonnent. Louis Jordan & his Tympani Five sur "All for the love of Lil", Saunders King, un guitariste inspiré par Charlie Christian, pour "2:00am Hop", et T-Bone Walker tout au long de son superbe, et au son toujours bien contemporain, "T-Bone boogie". La compile épingle d'autres tout bons guitaristes. Gene Phillips aborde avec brio "Big legs". Jimmy Liggins, "Cadillac boogie", un jump blues qui décolle. Et Dave Bartholomew, "Girl town blues". J'aime aussi beaucoup " Two time baby ", un R&B dont le groove procuré par Rabon Tarrant, drummer de l'orchestre de Jack Mc Vea est impressionnant. Mais également le chant félin d'une l'inconnue. Erline Harris. Qui interprète brillamment "Jump and shout", flanquée du Johnson Brothers Combo. Je vous rappelle l'existence de deux volumes précédents : "Jump with a shuffle" et "Rockin' the house".

 

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L´Age d´OR

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L'allemand a ses adeptes, j'en suis sûr… Car au-delà des simples considérations linguistiques, quelques groupes épinglés sur cette compile pourraient faire la nique à des pointures anglo-saxonnes. Mais seulement voilà, l'allemand a beau être une langue appropriée à une musique martelée et militaire (cfr Ramsteinn…), elle ne se marie finalement pas très bien ni à la pop, ni au rock. D'ailleurs certains l'ont compris : Tocotronic semble préparer la version anglaise de son album, tandis que d'autres s'illustrent par des titres directement écrits dans cette langue. Faire le tour complet des 11 d'artistes présents relèverait du marathon. Sachez cependant que les compositions alignées sont soit des extraits d'albums, soit des remixes ou encore des versions alternatives. En vrac : Tocotronic, Fink, Die Sterne, Jonas, Stella…

 

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Little rock blues

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Dans la série "The Essential recordings", parue avant-guerre, cette collection consacrée aux "Country Girls", fait suite à "The Blues ladies". L'accent est ici posé sur des chanteuses de blues rural, vous l'aurez deviné. Parmi les chanteuses sélectionnées, on retrouve Memphis Minnie. Probablement la plus célèbre, puisqu'elle émigra vers les grandes villes. Trois lui ont été réservés, dont le superbe "Chickasaw train blues", qui remonte quand même à 1934. Elle chantait d'une voix claire et puissante en s'accompagnant à la guitare ; et excellait dans ses dialogues échangés avec la voix et les cordes de Kansas Joe McCoy. A l'instar de "She put me outdoors". Peu connue, Geeshie Wiley est aussi une chanteuse guitariste, digne d'intérêt. Elle partage les vocaux avec Elvie Thomas, sur "Pick poor Robin clean". Hattie Hart possède aussi une superbe voix. Mais sur "I let my daddy do that" et "Coldest stuff in town", c'est le duo de guitares échangé entre Alan Shaw et Willie Borum, qui nous en met plein les oreilles. Une impression favorable reconduite lorsqu'en 1927, à Memphis, les cordes entourent Pearl Dickson, sur " Little rock blues ". C'est à Dallas, en 1929 que Bobbie Cadillac a enregistré "I can't stand that" et "He throws that thing", avec le concours de la voix mâle de Coley Jones. Et toujours énormément d'expression et de vie dans la voix de Nellie Florence, qui réalisait un tour de force, en enregistrant "Jacksonville blues" et "Midnight weeping blues", en 1928!

 

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Metal For Muthas - Volume 1

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Et une réédition, une ! Mais pas n'importe laquelle. Sortie en 1980 à l'initiative du DJ londonien Neal Day, la cultissime compilation a été un véritable détonateur pour le fameux mouvement de la New Wave Of British Heavy Metal, qui engendra des groupes comme Tygers of Pan Tang, Def Leppard, Saxon et surtout Iron Maiden, au début des eighties. Plus qu'un simple document, Metal For Muthas recèle quelques solides raretés comme cette première apparition sur vinyle d'Iron Maiden (Sanctuary et Wratchild) et des titres quasi introuvables aujourd'hui, commis par des formations cultes telles que Samson, Angelwitch ou Praying Mantis. Inestimable collector en disque noir (6.000 F au bas mot), Metal For Muthas est une des premières productions d'Air Raid Records, nouveau label dont le boss n'est autre que Bruce Dickinson, chanteur de la vierge de fer. Une véritable aubaine pour les inconditionnels de la très productive N.W.O.B.H.M. !

 

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Bof mission impossible 2 / Music from and inspired by mi2

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Tout est déjà dit dans l'intitulé de cette BO : ‘inspired’. Nous retrouvons des titres (peu) que l'on entend dans le film, mais surtout d'autres qui n'y figurent pas. Le procédé est à la mode et peu importe si la morale hollywoodienne ne s'en soucie guère… Pour tout vous dire je m'en fous un peu ! D'ici quelques mois, les machines à ‘marketer’ trouveront un nouveau moyen de vendre un film pour ce qu'il n'est pas. Soyons sans crainte. Maintenant prenons ce disque pour ce qu'il est réellement : une compilation. Et là, l'approche est différente !

Au menu, des valeurs sûres : Limp Bizkit, Metallica, Foo Fighters flanqué de Brian May, Chris Cornell,… Bref tout ce qu'affectionne une partie de la jeunesse américaine (et européenne aussi, ne l'oublions pas). De ce côté-là l'album devrait se vendre. Qualitativement c'est une autre paire de manches. Limp Bizkit ouvre les hostilités de fort brillante manière en reprenant le thème du générique. Tout est en place. C'est carré et efficace. Metallica propose un titre moyen, peu inspiré, dans la continuité de Load et Reload, c'est-à-dire du Metal-FM un peu burné. Rob Zombie reste fidèle à lui-même, sans surprise. S'en vient une grosse déception, les Butthole Surfers. On se demande d'ailleurs ce qu'ils fabriquent sur ce disque. Un mystère ! Très électronique dans les sonorités, le morceau proposé ne ressemble pas à grand chose. Le groupe a perdu de sa superbe depuis maintenant bien des années et son futur ne semble pas des plus excitants. En perdant leur folie, aussi bien sur disque que sur scène, les Buttholes sont morts. The Pimps nous balance un titre en dessous de tout : de Korn et de Rammstein surtout. Les Foo Fighters reprennent " Have a cigar " de Pink Floyd de manière bien rock'n roll. Anecdotique. Chris Cornell a compris le message, il essaye de reformer (ou il l'a fait ?) Soundgarden. C'est bien la seule bonne idée de sa période solo. Il a d'ailleurs profité de cette compilation pour nous montrer à quoi pourrait ressembler le Soundgarden nouveau. Attendons de pied ferme. Godsmack rejoindra la liste des copieurs de Stone Temple Pilots qui eux suivaient Pearl Jam, qui eux ont copié… Ensuite un peu de hip-rock-hop avec Uncle Kracker, de techno-rock avec Apartement 26, de rock tout court avec Diffuser et Tinfed, d'Iron Maiden avec Buckcherry, de Radiohead avec Powerfinger, de douceur avec Tori Amos, de paëlla avec Hans Zimmer et de world music avec Zap Mama. Vous voilà rassasiés ? Maintenant, à moins d'aimer un peu tous les styles musicaux (même si le ton général est rock), cette compilation revient cher le titre…. Ou alors on est en présence de la première compilation familiale de l'histoire de l'industrie du disque. Chaque membre écoute un ou deux titres, puis le passe à la petite sœur, la maman ou le papa afin que chacun trouve son bonheur. Et ainsi de suite…

 

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Nubreed / Global Underground - Steve Lawler

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Depuis sa tendre jeunesse, Steve Lawler est un fana de sonorités new wave et en particulier électroniques. Depeche Mode a ainsi, plus que probablement, marqué son adolescence. Depuis, il s'est mis en tête de propager la bonne parole techno. Une passion dévorante qui l'a conduit à sillonner l'ensemble de la planète, le sac à disques en bandoulière. Et ce Dj et producteur illustre devant l'éternel se fait ici plaisir en réalisant deux mixes techno plutôt orientés vers les ambiances dark ou ouvertement minimalistes. Des climats qui axent leur efficacité sur une production efficace, dansante mais un peu trop consensuelle. Pourtant, il est impossible de douter de la sincérité du jeune homme, toujours aussi enclin à faire découvrir le genre au plus grand nombre. C'est parfois assez vieillot dans le fond, mais au moins cette formule a le mérite de laisser au public non converti, la chance de découvrir quelques références telles Green Velvet, Giorgio Moroder, KC Flight. Ou encore de laisser une belle place à l'Orient sur les titres imparables de Satoshi Tomiie ou de Yothu Yindi… Sans nul doute les seules surprises plutôt agréables d'un skeud trop convenu. N'empêche, ce disque pourrait être une bonne idée de cadeau à offrir, dans le cadre des fêtes de fin d'année, histoire de chauffer un peu une ambiance familiale, par trop glaciale.

 

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Pro-Zak Trax - 1st

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En cinq ans, le label français Pro-Zak Trax a acquis une réputation assez enviable sur le circuit house. Apprécié par les Britanniques d'Angleterre comme d'Ibiza, comptant dans son catalogue le tout bon album de Stéphane Malka ("Next To You") ou révélateur d'artistes intéressants comme Kojak, il s'offre ici une première double compile reprenant ses floorfillers et autres titres précurseurs comme le "Felix Yo" de Alëem. Au-delà, elle plonge également dans des genres connexes, comme le dub ou le trip hop. Sans être révolutionnaire, un label de qualité.

 

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