La vie dans les petits espaces de Black Marble

Black Marble, alias Chris Stewart, sortira son premier album, « Life in Small Spaces », le 21 août 2026 chez Sacred Bones, qui sera immédiatement suivie d’une tournée. Il s’agit de son premier elpee complet depuis « Fast Idol » (2021). « Life in Small Spaces…

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Upper Wilds en route vers Mercure

Upper Wilds sortira son quatrième album, Mercury, ce 28 août 2026 chez Thrill Jockey. Le trio noise rock de Brooklyn — Dan Friel, Jason Binnick et Jeff Ottenbacher — poursuit ainsi son cycle consacré aux planètes, après Mars, Venus et Jupiter. Cette fois, la…

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16 Horsepower

Yours, truly

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Six années déjà que Sixteen Horsepower a mis la clef sous le paillasson. De 1996 à 2005, David Eugene Edwards, Pascal Humbert et Jean-Yves Tola ont quand même publié quelques albums remarquables, sculptés dans une forme de folk sudiste, gothique même, hanté par le blues et le rock. Surtout lors des premiers opus. « Yours, truly » constitue donc une compile qui leur est consacrée. Un double elpee. Le premier disque réunit les incontournables de la formation (NDR : ils ont été sélectionnés par les internautes) ; et le second les raretés, flip sides, démos, sessions radio et l’une ou l’autre version enregistrée en ‘live’ ainsi que des reprises, dont « The Partisan » (NDR : hymne patriotique adapté par Léonard Cohen en 1969), auquel avait alors participé Bertand Cantat, une cover du « Bad Moon rising » de Creedence Clearwater Revival et une autre (« Fire Spirit ») signée feu Jeffrey Lee Pierce. Ne pas oublier que le Gun Club était une influence majeure pour 16 Horsepower. Nick Cave aussi. Mais davantage l’attitude. Si vous ne connaissez pas 16 Horsepower, je vous invite à vous procurer cette anthologie. Y figure la quintessence de l’œuvre du combo. Pour les fans, ce sera presque obligatoire. A cause de la seconde plaque. M’enfin, comme le tout a été remasterisé et que le booklet est superbe…

 

16 Horsepower

16 HP – Dvd

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Le 16 Horsepower vient donc de splitter. Pas de querelle. Simplement des différents philosophiques et spirituels. Et puis la formation se sentait probablement à court d’inspiration. D’ailleurs, les musiciens vont encore travailler ensemble. Et notamment à travers leurs différents projets : Lilium, Woven Hand, etc. Coïncidence, mais un double DVD consacré à leur carrière vient de sortir. Il réunit toutes les vidéos du groupe, quelques prestations ‘live’, des documentaires, des séances de répétition. Et même des interviews. Pas très intéressantes, il faut le reconnaître. Heureusement le reste est à la hauteur du sujet. Et en particulier le clip de « Black soul choir » réalisé par les frères Quay, les covers de Joy Division (« Heart and soul » et « Twenty-four hours ») enregistrés respectivement en public et lors d’une répète. Et deux prestations en solo de Woven Hand, le projet de David Eugène Edwards…

16 Horsepower

Olden

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" Olen " n'est pas un nouvel elpee de 16 Horsepower, mais un recueil partagé en trois volets que séparent deux interviews totalement inutiles. La première (NDR : le rôle de la religion dans l'œuvre de David Eugene Edwards) aurait pu être intéressante, mais elle cesse au bout de 20 secondes. La seconde ne nous apprend rien d'autre que nous ne sachions déjà. Mais venons-en au contenu de l'œuvre. Les deux premiers tiers de l'opus réunissent dix démos (dont deux versions d' « American wheeze ») enregistrées entre 1993 et 1994 à Denver, démos qui serviront ensuite à la confection de l'EP éponyme (NDR : aujourd'hui quasi introuvable !) ainsi qu'aux albums " Sackcloth 'n' ashes " et " Low estate ". Le plus souvent très différentes du produit fini, elles surprennent par leur climat intimiste. Ce qui accentue l'intensité dramatique des chansons. Un inédit : " Train serenade ", un morceau écrit et chanté par le bassiste originel, Kevin Soll. Les six derniers titres datent d'octobre 1994. Il s'agit des meilleures prises immortalisées 'live' au Mercury Café de Denver. Et elles reflètent parfaitement le climat au sein duquel baigne leur musique unique, ténébreuse, fruit d'un mélange hantant, spirituel, de country, de blues, de punk et de swamp. On y trouve une rareté : " Slow guilt trot ". Apparemment la flip side d'un single paru exclusivement en vinyle.

 

16 Horsepower

Folklore

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Exit le claviériste/guitariste Steven Taylor, Sixteen Horsepower est donc réduit aujourd'hui à un trio : Pascal Humbert, Jean-Yves Tola et David Eugène Edwards. Dans ces conditions, vous vous doutez bien que l'électricité à été réduite à s plus simple expression, et que la guitare et les claviers sont devenus les parents pauvres de la musique du groupe. Et vous n'avez pas tout à fait tort. Surtout tout au long de ce quatrième album. Un disque noir. La pochette est noire. Le booklet. Et le reste aussi. Bref, on ne rigole pas beaucoup tout au long de cet elpee. Un disque qui recèle 6 compositions de musique traditionnelle (hongroise, américaine, etc.) et 4 nouvelles chansons. Mais franchement, on ne voit guère la différence, tant le climat, alimenté par un violon acéré, un violoncelle grinçant, un harmonica spectral, un xylophone squelettique, un orgue pieux, un accordéon cajun, un banjo viscéral, quelques drums feutrés et des arrangements contemporains, est ténébreux, pour ne pas dire sinistre. A un tel point qu'au fil de l'écoute, une profonde mélancolie commence à vous envahir. Et ce n'est pas la voix lugubre de David qui va arranger les choses. David pose pourtant des questions. Auxquelles " Sinnerman " semble donner une réponse. Mais pour le reste, " Folklore " constitue un nouveau chapitre du 'Livre des révélations' qu'Edwards semble prendre un malin plaisir à écrire, sous un ciel de mauvaise augure. Brrrr…

16 Horsepower

Hoarse

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Album ‘live’, "Hoarse" réunit des enregistrements opérés pour la plupart au Bluebird Theatre de Denver, dans le Colorado, en mai 98. Seul " Fire spirit ", qui bénéficie de la collaboration du chanteur de Noir Désir, Bertrand Cantat, relève d'un set accordé en octobre de la même année au Bataclan de Paris. Sur les onze titres de cet elpee, trois sont consacrés à des reprises. Le susvisé " Fire spirit " de Gun Club, référence incontournable du groupe, " Days of the lords " de Joy Division ; et puis " Bad moon rising " du Creedence Clearwater Revival. Trois formations qui ont fatalement marqué 16 Horsepower, à des degrés divers. Maintenant, il faut avoir assisté à un concert du combo pour pouvoir imaginer la puissance que dégage leur country/folk/rock/blues. Une musique sauvage, ténébreuse, venimeuse, et si riche en sentiments et en mélodie qu'elle ne peut être qu'authentique. Pas pour rien que David Eugène Edwards projette, dans ses lyrics, une image des States qui n'est pas celle qu'on a l'habitude de nous faire voir, mais plutôt celle d'une Amérique sordide et déprimante. Ah oui, et l'album alors ? Bien, très bien même. Il n'y manque que l'image…

 

16 Horsepower

Secret south

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En quatre albums, on ne peut pas dire que la musique de 16 Horsepower ait beaucoup évoluée. Et pourtant, elle est toujours aussi agréable à écouter. Faut dire que dans le style, planté quelque part entre country sudiste et rock rageur, hanté par les spectres de Jeffrey Lee Pierce et de Nick Cave, la métamorphose est difficilement perceptible. Surtout lorsque des instruments aussi traditionnels que l'accordéon, le violon, le banjo, la slide et la contrebasse balisent, le plus souvent, les compositions. Autre constante, la voix de David Eugène Edwards. Desséchée, gémissante, ténébreuse, elle entretient un climat mystérieux, malveillant, à travers des lyrics peuplés de références à l'ancien Testament. Si la religion est devenue une psychose pour David, il interprète cependant la Bible à sa manière, lorsqu'il ne la traîne pas dans la poussière. " Secret south " se révèle pourtant plus rock. Plus électrique si vous préférez. Pas sur toutes les chansons, bien sûr ; la formation se réservant des espaces plus minimalistes, propices à l'utilisation du banjo en picking, à l'instar de " Wayfaring stranger ", de " Prayin arm lane " ou de " Straw foot ". Et pour être complet, sachez que l'opus recèle une reprise d'une composition méconnue de Dylan, " Nobody'cept you ".

 

16 Horsepower

Low estate

16 Horsepower avait fait une tout grosse impression lors de ses derniers passages en Belgique. En l'occurrence au Torhout/Werchter et puis au Pukkelpop. Dans la foulée, le groupe vient d'enregistrer un nouvel album, " Low estate ". Produit par John Parrish, ce disque de country/folk/punk spectral, troublant, mais bigrement bien ficelé, recèle des influences aussi diverses que fortes. Notamment celles de Gun Club, Violent Femmes, Nick Cave et Johnny Cash. Tout un programme ! Un groupe moitié français, moitié yankee, drivé par un certain David Eugene Edwards. Fils de pasteur, responsable de lyrics qui se réfèrent constamment à la Bible, il narre des contes sordides de péché et de châtiment, des chansons qu'il interprète d'une voix craquelée, poussiéreuse, usant même parfois d'un ton épileptique...