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Aaron Stout

Queens live in caskets

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Comment classer l´oeuvre de ce jeune songwriter débarquant d´outre-Atlantique ? Pour vous donner une vague idée, on pourrait parler de ‘folk-country-psychédélique’. Pourtant, les artistes ont toujours haï les étiquettes, surtout lorsqu´elles veulent tout et ne rien dire ! Encore pourrait-on simplement utiliser le terme ‘lo-fi’ pour cet album paru depuis 2004, mais seulement distribué chez nous aujourd’hui. Un travail réalisé pratiquement seul par Aaron Stout, ‘entre ma chambre et ma cave’, comme il le dit lui-même. C´est Stout en personne qui se réserve tous les instruments, si l´on excepte les quelques notes de slide guitar apportées par Matt Frick.

« The Coronation » ouvre le bal par une frappe de batterie lourde comme du plomb et un theremin strident. Le theremin, c´est cet instrument aux sifflements étranges qui a connu son heure de gloire grâce aux « Pet Sounds » des Beach Boys et au « Whole Lotta Love » de Led Zep. Un outil de savant fou dont Stout use voire abuse, mêlant ballades acoustiques et sonorités zarbis, de l´extrêmement lo-fi « Space Station » à ce « Fountain Of Youth » chuchoté, sans oublier ce final totalement à contre-pied qu´est l´électro « Story Of My Life ». Si ce cocktail est quelque peu déroutant, on ne peut qu´être subjugué par la voix torturée et dépressive de Stout. C’est d’ailleurs elle qui domine réellement cet album et laisse entrevoir un futur intéressant pour cet artiste atypique.