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Alela Diane

To be still

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Si vous êtes très branchés sur la musique roots américaine, vous n’ignorez plus qu’à l’âge de 26 ans seulement (elle est née en 1983 à Nevada City en Californie), Alela Diane incarne déjà une de ses plus dignes représentantes. Paru en 2007, son premier album, « The Pirate’s Gospel », avait été acclamé par la critique et immédiatement adopté par le public. Ces compositions intemporelles ont même touché le grand public. En peu de temps, Alela s’est imposée comme une digne héritière de Joan Baez ou de Karen Dalton. Pour vous situer le niveau… Le hasard faisant parfois bien les choses, son éclosion a permis aux fans de Cat Power de lui trouver une dauphine. Faut dire que les derniers essais de Miss Marshall sont plutôt décevants. Mais comment expliquer qu’une musique si américaine puisse rencontrer un tel engouement en Europe ? Particulièrement en France, puisqu’elle a vendu plus de 50.000 exemplaires de son « Pirate’s Gospel ». Un véritable mystère…

Pourtant, son nouvel elpee risque fort de suivre la même voie. Pas de titre maître, cependant, fourgué sous la forme de hit ; mais une superbe collection de morceaux country/folk. Le ton général de l’album est très classique, proche des œuvres des grands artistes country américains. Et parmi ces classiques on épinglera « The Alder Trees » et « White As Diamond », deux chansons aux mélodies intemporelles. Et puis, il y a des titres comme « My Bramble » ou « Tatted Lace », deux fragments qui figuraient déjà sur un Ep paru en 2006 et enregistrés en compagnie de Marie Sioux. Une aubaine pour les fans ! Les arrangements sont luxuriants mais jamais envahissants. L’instrumentation est plus ample. On y croise ainsi aussi bien du banjo (Matt Bauer, le géant chauve), de la batterie (Otto Hauser des très bons Vetiver) que, quoique plus épisodiquement, de la mandoline et du xylophone.

« To Be Still » a été imaginé sur la route, lors de sa longue tournée opérée en 2008. Très homogène, l’œuvre ne souffre d’aucune faiblesse. Elle est même tout bonnement passionnante. Il est cependant un peu prématuré pour parler d’album de la maturité ; mais il pourrait facilement le devenir ! Car chez Alela Diane, maturité ne rime pas avec morosité, comme c’est malheureusement trop souvent le cas chez de nombreux artistes contemporains ! Suffit d’écouter le titre final de la plaque, « Lady Divine », pour en être convaincus.

La folksinger est toujours accompagnée de ses proches : son papa est à la guitare et Marie Sioux l’épaule sur certaines plages. L’esprit hippie de la côte ouest n’est jamais loin ! L’ambiance n’est pas totalement à la fête mais le ton peut devenir plus enjoué. Notez qu’Alela Diane tourne pour le moment en Europe. Et lorsqu’elle se produira près de chez vous, ne la manquez pas ; c’est une belle occasion de découvrir une grande dame de la musique américaine.

 

Alela Diane

The Pirate’s Gospel

Écrit par

La folk lo-fi vient de se dénicher une nouvelle déesse. A peine âgée de 23 ans, Alela Diane n’a rien à envier à ses grandes sœurs. Armée d’une guitare, de sa voix et d’occasionnels banjos et autres chœurs, elle propose sur son premier essai treize morceaux dépouillés, d’une beauté à tomber par terre. La mélancolie des vocalises de la demoiselle, la simplicité des mélodies ainsi que l’obscurité et la richesse des textes prennent aux tripes dès « Tired Feet », plage d’ouverture qui annonce instantanément un grand disque. « The Rifle » et le splendide morceau éponyme assurent ensuite la relève pour nous noyer dans un désespoir presque jubilatoire. Celui-ci n’aura d’ailleurs de répit que grâce aux notes allègres du magnifique « Pieces Of String », où l’espoir prend vie sous la forme d’une chorale d’enfants. Plongé dans une exquise torpeur, on se laissera aller à frissonner sur la moindre note des exquis « Something’s Gone Awry », « Sister Self » et les poignants « Can You Blame The Sky ? », « Heavy Walls » et « Oh! My Mama ». Jamais la mélancolie n’aura été aussi attirante. « The Pirate’s Gospel » est définitivement l’un des essentiels de 2007.