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Black Mountain

Wilderness Heart

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Mea culpa… il est probablement un peu tard pour parler d’un album sorti en septembre dernier ! Mais, les critiques du dernier album de Black Mountain étaient tellement peu à l’avantage de la bande à Stephen McBean, que « Wilderness Heart » est resté pendant de longs mois en dessous de ma pile d’albums à chroniquer….

A raison ? Si on le compare à « In The Future », leur 2ème album, c’est sûr qu’il s’agit d’un pas en arrière. Mais le groupe avait probablement atteint son apogée à l’époque ! Sur « Wilderness Heart », les Canadiens adoucissent le ton mais restent à notre plus grand bonheur, calés dans les années 70 (Black Sabbath et Led Zeppelin en tête). Les riffs heavy sont toujours au service de morceaux à la fois sombres (« Radiant Hearts ») et légers (« The Hair Song ») comme tend à le prouver le concours apporté par deux producteurs –Randall Dunn (SunnO)))) et D. Sardy (Oasis, Rolling Stones)– à la mise en forme. Une sensibilité noire et psyché arrondie par des mélodies presque pop qu’enrichissent les claviers quasi-glam de Jeremy Schmidt. Les voix de McBean et d’Amber Webber se complètent de mieux en mieux et Black Mountain offre tout de même encore des morceaux lourds et heavy comme jamais (« Let Spirits Ride » plus ‘sabbathien’ que nature et à la limite de la caricature) ; mais aussi une bonne moitié des ballades acoustiques (« Old Fangs »).

S’ils ne composent plus de morceaux inoubliables comme sur leur opus précédent, les membres de Black Mountain élargissent leur spectre musical quitte à perdre certains fans de la première heure. Un groupe d’une grande classe.

Black Mountain

Black Mountain

Chez ses Pink Moutaintops, Stephen Gordon McBean se fendait d’un hommage à peine feint au rock des sixties, tendance psychédélique. Black Mountain c’est pareil, sauf qu’il passe au prog rock. Dès l’intro, des cuivres à la Roxy Music et de gros riffs ventripotents (Steely Dan ?) sèment vite fait la panique. Par-ci par-là des flûtes, des synthés, une batterie militaire et des chœurs défoncés se chamaillent pour jouer tous ensemble : on dirait du Fiery Furnaces version prog/acid folk. C’est une montagne, mais magique. Tout au-dessus, Stephen McBean cherche les tables : ‘Tu ne joueras pas de solo’, prévient l’une d’entre elles. Trop tard : le ciel est tombé sur sa tête, et le rock en est mort. Mission : retourner dans les années 70, et retrouver son ombre. On l’aurait vu picoler aux côtés des Chieftains et de Yes, jouer au poker avec ce vieux Neil Young. Ne reste plus qu’à attendre : bientôt, le revival Magma.