Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de son nouvel album, « Adult Romantix », prévue pour le 22 août via son nouveau label Winspear. Cet elpee, inspiré par des textes de la période romantique comme…

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Bénabar les regarde danser…

Bénabar est de retour et nous propose un nouveau single intitulé « Elles dansent », un titre fondamentalement pop, joyeux et émouvant, qui raconte une histoire de famille ou d’amis dans laquelle chacun pourrait se reconnaître : un moment de joie et de liberté…

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Calexico

El mirador

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Que de chemin parcouru depuis 1993 par Joey Burns et John Convertino, lorsqu’ils militaient encore chez Giant Sand ! Depuis, le tandem a fondé Calexico (1995/1996) et le groupe vient de publier son dixième opus, « El mirador », un disque enregistré au sein du studio de Sergio Mendoza (le claviériste), sis à Tucson.

Si la musique de Calexico puise régulièrement ses sources au sein du folklore latino, et notamment mexicain, pour enrichir son americana qui agrège rock, blues, jazz et country, il faut reconnaître que tout au long d’« El mirador », elles sont encore plus manifestes. A cause des cuivres mariachi, bien sûr, mais également des rythmes cumbia, conjunto et même cha-cha-cha (le titre maître). « Cumbia Peninsula » s’inspire même de la tradition colombienne, une plage sur laquelle Jairo Zavalo se consacre également au chant. Car évidemment, les compos sont interprétées tantôt en anglais ou en espagnol, au cœur d’une belle harmonie. Dans le même style, la guitare de Joey glisse comme un serpent alors que John secoue ses pecus à main comme le crotale, sur « Cumbia del polvo », un morceau qui s’achève cependant au chant d’oiseaux tropicaux. Puisque nous sommes dans le monde animal, on entend un âne braire sur « The el burro song », une piste mariachi cuivrée, mais habilement survolée par une intervention au violon. Quant à « Liberada », il aurait pu figurer au répertoire de Buena Vista Social Club.

La chanteuse/compositrice guatémaltèque Gaby Moreno partage un duo avec Joey sur « Constellation ». Si « El paso » se frotte au tex mex, plusieurs morceaux affichent un profil cinématographique. D’abord « Turquoise », un instrumental qui pourrait servir de B.O. à un film noir. Et l’énigmatique « Then you might see », à un western spaghetti. Des références au Far West qu’on retrouve sur l’enlevé « Rancho azul », un morceau lacéré de coups de gratte cinglants. Sous un climat aride, Jacob Valenzuala s’autorise des interventions jazzyfiantes (Miles Davis ?) à la trompette, rappelant ainsi que Burns et Convertino sont toujours aussi passionnés par ce style musical. Enfin, des images du désert soufflent sur le mystérieux et mélancolique « Caldera », une piste au cours de laquelle on croise une pedal steel.

Caractérisé par sa superbe mélodie, Sam Beam (Iron & Wine) est venu poser sa voix, lors du refrain « Harness the wind », un morceau folk/pop.

« El mirador », un remède contre la mauvaise humeur…

 

Calexico

Seasonal Shift

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Cet album est paru dans le cadre de la fête de Noël 2020. Réunissant quelques reprises et surtout des titres originaux, il reflète le sentiment vécu par la famille en fin d’année, pose une de réflexion sur ce qui s’est produit au cours des douze derniers mois et immortalise ce moment à travers une célébration. 

La plupart des morceaux sont discrètement cuivrés et interprétés en anglais ou en espagnol.

Parmi les reprises, figurent deux versions du « My Burrito Sabanero » de Hugo Blanco. Chaloupée, bien latino, la première est chantée par la Guatémaltèque Gaby Moreno, déjà croisée lors des tournées de la formation. La seconde sert de vœux émis par la galaxie Calexico pour les fêtes de fin d’année. Puis le « Happy Xmas (War over) » du couple Lennon/Ono. Et enfin, la troisième, tout à fait dispensable, s’attaque au « Christmas all over again » de Tom Petty.

Outre, Gaby, le duo Burns/Convertino a également invité d’autres vocalistes féminines. A l’instar de la chanteuse de fado, Gisele Joâo, pour le tango aux accents jazzyfiants, « Tanta Tristeza ». Le guitariste touareg Omara ‘Bombino’ Moctar participe aux vocaux (en duo avec John Burns) et à la guitare tout au long de l’excellent « Heart of downtown ». Cumulant trois langues, cette plage même habilement world et cuivres mexicains. Une rencontre de styles très intéressante. A creuser, dans le futur ! Valse, « Hear the bells » est balayée par les interventions d’une pedal steel. Et on n’en oubliera pas l’essentiellement acoustique « Peace of mind » ainsi que le titre maître, une piste élégante, latino, caractérisée par une gratte jouée en picking…

Calexico

The thread that keeps us

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Le 9ème opus de Calexico a été enregistré au Nord de la Californie, au Panoramic House, une maison aménagée en studio baptisée ‘The phantom ship’ (Trad : le bateau fantôme), sous la houlette du fidèle Craig Schumacher. Et dans le but de promotionner cet album, Joey Burns et Jon Convertino ont accordé une interview à Musiczine (à lire ici). Penchons nous dès lors sur le contenu.

Le disque s’ouvre par l’excellent « End of the world with you », une piste qui aurait pu figurer au répertoire de Wilco et s’achève par « Music box », une chanson d’amour destinée à ses enfants afin de préserver les rêves dans une réalité troublée…

Bien électrique, « Voices in the field » est très typique du son Calexico. Caractérisé par ses riffs plaqués, « Bridge to nowhere » change de rythme entre couplet et refrain. Imprimé sur une boîte à rythme, « Under the wheels » adopte un tempo reggae, une plage dansante enrichie de cuivres. Des cuivres qu’on retrouve discrètement sur la ballade mid tempo « The town and Miss Lorraine ». Toutjours dansant, mais bien latino (NDR : ces cuivres !), « Flores y tamales » est interprété dans la langue de Cervantès. Tapissé par un orgue vintage, le complexe « Another space » emprunte le rythme réminisent du « Juke Box Baby » de Suicide avant de dériver dans le free jazz, les cuivres partant à l’aventure, un peu comme dans la musique de Miles Davis. « Unconditionnal waltz » est une valse, comme son titre le précise. « Girl in the forest » constitue une fable qui se dresse contre la déforestation. L’empreinte écologique est d’ailleurs le thème majeur de cet opus. La voix de Joey est aussi emphatique que celle de Richard Ashcroft sur « Eyes wide awake », alors que les guitares gémissent comme chez les Pixies. Elle devient même caverneuse sur le plus rock « Dead in the water ». Deux instrumentaux. D’abord le psyché visionnaire « Spinball ». Puis « Shortboard », où il n’y manque que la voix de… Jim Morrison…

A consommer sans modération !

 

Calexico

Edge of the sun

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Pour enregistrer son neuvième album studio, Calexico a reçu le concours d’une brouette d’invités. Une participation qui aurait pu nuire à l’homogénéité de l’opus. Ce qui est loin d’être le cas.

« Edge of the sun » s’ouvre et se referme par les deux plages les plus pop. Soit « Falling from the sky », malheureusement gâchée par un synthé peu judicieux, auquel participe le chanteur/guitariste de Band of Horses, Ben Bridwell, et puis « Follow the river », une ballade americana fort conventionnelle, au cours de laquelle Nick Urata (DeVotchKa) vient se joindre aux backing vocaux. De l’americana, qu’on retrouve sur le dylanesque « While the angels played », une piste aux sonorités de claviers poussiéreuses, parcourue par une pedal steel. Ou encore le plus alt country « Bullet & rocks », auquel Sam Beam (Iron & Wine) participe, une superbe compo digne de l’âge d’or de REM. Et dans le style on épinglera encore la valse country rock « Woodshed waltz ». Mais passons à la quintessence de cet opus…

Et aux collaborations vocales féminines. Ainsi Neko Case partage un duo avec Joey sur le mystérieux et éthéré « Tapping on the line ». La Guatémaltèque Gaby Moreno l’imite sur le ska indolent « Beneath the city of dreams » qu’elle interprète dans la langue de Cervantès ; mais également la valse « Miles from the sea », un morceau enrichi d’arrangements de cordes et de cuivres. C’est également dans cet idiome qu’Amaparo Sanchez attaque « Cumbia de donde », un titre mariachi, percutant et hymnique. Sans oublier la chanteuse mexicaine Carla Morrison, qui pose sa voix sur le reggae ténébreux et cuivré « Moon never rises ».

« World undone » constitue certainement le sommet de l’opus. Et c’est le groupe grec Tikam qui apporte une coloration inédite à l’expression sonore de Calexico, en tapissant la texture sonore de violon, qanum, oud et clarinette ; une mélopée énigmatique, soulignée par des cordes rafraîchissantes jouées en fingerpicking. Enfin, l’instrumental « Coyoacán » en revient aux sources caribéennes de Calexico ; piste ‘enniomorronesque’ enlevée, elle implique bien évidement ivoires très caractéristiques, harpe et tutti quanti.

Finalement, un album fort agréable à écouter, même si chez Calexico, ces compos prennent une toute autre dimension en ‘live’…

 

Calexico

Algiers

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Franchement, je me demande pourquoi Joey Burns, John Convertino et leur band sont allés à la Nouvelle-Orléans pour enregistrer leur nouvel album, « Algiers ». Pas de trace de Mardi Gras, de dixieland, de zydeco ou de vaudou. Une seule compo évoque les inondations catastrophiques provoquées par l’ouragan Katrina, « Para », mais c’est plutôt dans le but de faire table rase du passé. Il y a des cuivres, mais toujours bien latino, et bien plus discrets que dans le passé. Sur les douze morceaux que comptent l’opus, une bonne moitié est constituée de ballades. Pop, rock, folk, country ou le tout à la fois. Le plus souvent minimalistes et mélancoliques. Un répertoire qui s’adresse surtout aux mélomanes romantiques…

Penchons-nous plutôt sur les morceaux les plus pétillants de la plaque. « Sinner in the sea » tout d’abord. Un tango qui monte un crescendo au sein d’un climat hispanique, mais de mauvais augure. L’énigmatique « Epic », ensuite, éclaboussé de riffs de gratte épileptiques, à la limite du funk blanc. Et bien sûr les plages les plus mariachi et cuivrées. A l’instar de « Puerto », colorée par ces sonorités de harpe ‘durango’. Et « No te vayas », une piste exotique, sauvage, chantée dans la langue de Cervantès. 

Un disque au potentiel commercial indéniable, mais qui risque fort de décevoir les aficionados du Calexico festif…

 

Calexico

Carried To Dust

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Si le sixième recueil de Calexico arborait un sous-titre, ce dernier serait vraisemblablement ‘Back to Basics’. Alors que l’œuvre précédente publiée en 2006, « Garden Ruin », n’était rien d’autre qu’un exercice frustrant et fort décevant, « Carried To Dust » reprend le flambeau de « Feast Of Wire » (2003) et retrouve le son lo-fi et chaleureux propre aux travaux de Calexico. « Victor Jara’s Hands », la plage d’ouverture interprétée en anglais et en espagnol, nous jette instantanément sur ces routes désertiques des States qui entraînent les cœurs esseulés vers le Mexique et au-delà. A l’instar de l’illustration de la pochette, on s’imagine au volant d’un vieux van, traçant la route sans regarder en arrière. Les « Two Silver Trees », « House Of Valparaiso », « El Gatillo (Trigger Revisited) » ou « The News About William » s’échappant des baffles et rappelant à notre souvenir combien la vie peu être excitante.    

Ce voyage initiatique, John Convertino et Joey Burns l’exécutent d’une main de maître, accompagnés de leurs quatre musicos mais également de quelques invités de prestige. Sam Beam (Iron & Wine), Amparo Sanchez (Amparanoia), Doug McCombs (Tortoise) font un bout de chemin sur « Carried To Dust » et donnent un relief inédit aux paysages esquissés par la troupe. Bien qu’il n’égale pas « The Black Light » (1998), ce nouvel essai éblouissant attribue une large place à l’introspection, allant parfois jusqu’à laisser sans voix (les magnifiques « Contention City », « House Of Valparaiso » ou l’interlude « Falling From Sleeves »). Une splendide réussite !

 

Calexico

Garden Ruin

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A quoi peut s’attendre le fan de Calexico ? Des débuts lo-fi de Smog à la sombre puissance dramatique de The Black Light, de la folie mariachi de Hot Rail à Feast of Wire empreint de l’ombre de Gil Evans, le groupe de Tucson n’a cessé de se réinventer. Certes, tous provenaient du même bassin, mélange de Fado portugais, de jazz fifties, de surf et twang rock, de musique tzigane et des B.O. homériques d’Ennio Morricone mais il semble qu’ils aient cette fois vidé l’eau du bain. Tourner avec des groupes comme Wilco ou Iron & Wine a probablement été décisif dans le processus d’écriture. Mais sans crier au scandale, il faut avouer d’emblée que ce petit dernier peine à séduire. Ce qui frappe aussitôt, ce sont ces accents pop-rock auxquels le groupe ne nous avait pas habitués. « Cruel », « Bisbee Blue » ou « Lucky Dime » sont de jolies petites bluettes bien propres sur elles qui auraient gagné à être un peu plus poussiéreuses. Honorablement contrebalancées par la profondeur ténébreuse de « Yours and Mine » et surtout la bouleversante « Smash » qui se fond en valse épique, chair de poule assurée. Burns et Convertino n’ont rien perdu de leur patine lorsqu’il s’agit de se cramer la peau et il serait audacieux de se frotter à « Roka (Danza de la muerte) » (rehaussée de la présence de Amparo Sanchez), sans un bon indice de protection. Par la grâce de « Deep down », ils avouent s’être inspirés d’Arcade Fire et opèrent une salutaire hausse de ton avant « Nom de Plume », texte en français mais complainte sans relief. C’est au moment où l’on s’attendait à quitter le disque sur la pointe des pieds que le duo vous empoigne et vous scotche au mur. « All System Red », incroyable crescendo toutes guitares dehors, permet de repartir le cœur au chaud et l’esprit confiant. Si le jardin est en ruines, la maison tient encore debout.

 

Iron & Wine / Calexico

In The Reins

A écouter les deux splendides albums d’Iron & Wine, on était presque sûr du génie mélodique de Sam Beam… Cet EP de collaboration avec les tout aussi bons Calexico confirme donc le bien qu’on pensait du barbu à la voix diaphane. Sept titres composés par Sam Beam et enregistrés en décembre 2004 dans les studios de Calexico, à Tucson, et pas un seul à jeter… En 20 bonnes minutes, l’association des rockeurs mariachi et du songwriter folk/americana laisse augurer que leur amitié ne s’arrêtera pas là. Du moins c’est ce qu’on espère. Et que Sam Beam, à l’instar de John Convertino, Jason Molina, Will Sheff (Okkervil River, Shearwater) ou encore Will Oldham, est bien un musicien sur lequel il va falloir sérieusement compter.

Calexico

Black heart

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En attendant la sortie du DVD “Live at the Barbican – Worl Drifts”, Joey Burns et John Convertino nous proposent cet Ep six titres, enrichi d’un clip consacré au titre maître de ce disque, clip destiné à vous donner un avant-goût de ce fameux DVD. Un « Black heart » qu’on retrouve sous sa version extraite de l’album « Feast of Wire », composition qui aurait pu naître d’une rencontre hypothétique entre REM et Portishead, mais aussi une version ‘white soul dub’ revue et corrigée par Jazzanova. Le reste de la plaque ne recèle d’ailleurs plus que des remixes. Depuis celui d’« Attack El Robot ! Attack » que plonge Wechsel Garland dans l’univers jazz rock, à l’instrumental uptempo « Pepita » (NDR : opéré par iso68, ce fragment intègre slide, claviers rognés et rythmes électroniques dont les oscillations rappellent un certain Tangerine Dream), en passant par l’électro-tango-flamenco « Quatrro », œuvre de Go Tan ; et enfin « Güero Canelo », fruit d’un mélange de reggae et de rythmes latino.

Calexico

Feast of wire

Écrit par

Quatrième album pour Joey Burns et John Convertino, enregistré sous le patronyme de Calexico. Un duo qui a quand même reçu le concours d'un nombre invraisemblable d'invités (des cuivres, des cordes, une slide, etc.), pour la plupart issus de la scène locale. De Tucson, en Arizona, si vous l'ignoriez encore. Ce qui n'empêche pas Joey de se concentrer sur la guitare, la contrebasse, l'accordéon, le banjo et les synthés et John de se réserver les drums et les percussions. Pour un disque qui flaire le sud-ouest des Etats-Unis. Ses vastes étendues désertiques. Ses cactus. Son soleil brûlant. La poussière de couleur ocre. On est ici pas très loin de la frontière mexicaine. Et cette proximité se ressent dans la musique de Calexico. Ce n'est pas neuf. Mais tout au long de " Feast of wire ", les sonorités mariachi ne sont plus omniprésentes. Le tandem a voulu élargir son horizon sonore. Est-ce un bien ? Est ce un mal ? A vous de juger ! Personnellement, je reste attaché au style qui a consacré leurs albums précédents. Et en particulier à " Hot rail ", " The black light " et à " Spoke ". Surtout lorsqu'il est alimenté de sonorités latines propices aux visions les plus 'morriconesques'. Et c'est le cas chez " Close behind ", " Across the wire ", " Dub latina " et " Güero canelo ". Quatre titres perdus au milieu d'une multitude d'instrumentaux. Enfin, pas seulement. Il y a bien la valse lente " Sunken waltz ". " Black heart ", un titre de trip hop mélancolique et sophistiqué que Portishead aurait pu inscrire à son répertoire (NDR : avec arrangements de cordes et tout le Saint Tremblement !). Le jazz cool " Crumble ". " Pepita ", tout au long duquel la guitare acoustique est jouée en picking à la manière d'Ed Kuepper. " Attack el robot ! Attack ", fruit d'un hypothétique fragment électro revu et corrigé par Tom Waits (NDR : mais sans la voix de Tom Waits !). Et le poppy " Not even Stevie Nicks ", chanté en hommage à l'ex chanteuse de Fleetwood Mac. Mais la forme intimiste est un peu trop envahissante à mon goût. Et chez Calexico, ce que je préfère, c'est lorsque le combo cuisine sa country alternative à la sauce mexicaine ou cubaine. Et la plus épicée possible… Qu'on retrouve cependant encore sur un des trois bonus tracks.

Calexico

Hot rail

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Le soleil se couche à l'horizon. Les cactus libèrent d'étranges ombres crépusculaires. Quelques lézards éraflent le sable, alors que les serpents entament joyeusement leur concert de crécelles. Un peu plus tard, un coyote se met à hurler. Nous sommes dans le désert de l'Arizona, près de Tucson. C'est d'ailleurs de cette région que sont issus Joey Burns et John Convertino, deux musiciens qui constituent également la section rythmique du légendaire Giant Sand. Ce paysage rappelle inévitablement les westerns spaghetti d'un maître du genre : Ennio Morricone. Et la musique de Calexico colle parfaitement à ce tableau, au sein duquel il ne manque que l'un ou l'autre desperado et l'inévitable shérif.

" Hot rail " constitue le troisième opus de Calexico. Une œuvre qui privilégie largement les compositions instrumentales, compositions particulièrement hypnotiques et contagieuses, lorsqu'elles sont enrichies d'un orchestre mariachi. Le disque réserve quand même une bonne place à la country. Mais une country atmosphérique, balayée d'une foultitude d'instruments, le plus souvent couleur locale (accordéon, marimba, violon), mais également de samples, d'une steel, de percussions et de cuivres… Sans oublier le single, " Ballad of cable hogue ", hommage à Lee Hazlewood que vous avez sans doute déjà eu l'occasion d'entendre ou d'écouter sur l'une ou l'autre station radiophonique. Un chouette album !