La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

TOPS sortira son nouvel elpee, "Bury the Key", ce 22 août. Le quatuor propose une musique intemporelle qui allie profondeur et immédiateté. Il s’agit de son premier album complet depuis 2020, un opus qui explore des tons plus sombres tout en restant maîtres…

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Julia Drouot a coupé court…

De ses années de conservatoire, il reste à Julia Drouot peut-être le goût de ses fugues, non pas celles qui se jouaient au XVIIème siècle dans les salons des cours européennes, mais celle qui se chausse de semelles de vent. La chanteuse et compositrice a…

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Mademoiselle K

Chloroforme (single)

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Il y 5 ans que l’on avait plus entendu parler de Mademoiselle K. Il nous propose aujourd’hui son nouveau single, « Chloroforme ».

Fidèle à lui-même, sur ce morceau rock aéré au texte écorché, il libère une belle énergie. Ce qui fait du bien.

Il y a du bruit dans cette valse rock aussi bien comme Katerine Gierak le souhaite dans le texte que lorsque les sonorités de gratte se distordent entre moments plus doux…  

La piste s’ouvre par des sonorités de guitares saturées et une basse pour redescendre tout de suite à une voix et des claquements de doigts, de manière épurée, suivis d’une batterie et d’un synthé. C’est ce jeu entre le calme et la tempête durant toute la plage qui lui communique sa saveur. Sans oublier les chœurs qui viennent appuyer ses refrains.

Via son texte, Katerine se demande clairement si elle va pouvoir continuer à faire de la musique, sa carrière, son envie, plutôt que de terminer dans un taudis. Un appel à l’aide réussi car les fans l’ont bien soutenue dans sa demande d’aide à la création de l’album via la plateforme de crowdfunding Ulule. SI vous aussi vous souhaitez la soutenir c’est par ici

L’album ne sera disponible qu’en précommande via ce site. Contreparties sympas proposées. Attention, il ne reste plus beaucoup de temps pour participer !

Pour voir son beau clip en bord de mer c’est

En tous cas, on est heureux de son retour réussi et on lui souhaite une belle et longue vie musicale !

Méthode Chanson

 

The Demons Claws

The Defrosting of…

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Curieux quand même que la notoriété d’un artiste ou d’un groupe peine souvent à traverser l’Atlantique. Dans un sens ou dans l’autre. The Demon’s Claws est une formation qui n’est guère connue chez nous, malgré quelques sets accordés sur le Vieux Continent. Et pourtant, au Canada et aux Etats-Unis, elle appartient à la crème de la crème du garage/rock. Ces Montréalais ont ainsi assuré le supporting act des Black Lips en compagnie desquels ils partagent le même excellent label yankee, In The Red, tout comme Vivian Girls, TV Ghost ou encore feu Jay Reatard. C’est d’ailleurs ce dernier qui avait mis en forme leur précédent elpee. Manifestement si le band est méconnu en Europe, il possède de belles références en Amérique du Nord.

Leur second opus devait, à l’origine, s’intituler « The Defrosting of Walt Disney » ; mais afin d’éviter des poursuites judiciaires, leur écurie leur a demandé de laisser tomber la mention relative à l’illustre dessinateur californien.

Une écoute de cet elpee est suffisante pour déceler le talent de ce combo. Leur mélange de rock et de psyché fait mouche. Les mélodies sont limpides. Les morceaux courts, énergiques, intuitifs, bourrés de charme. La voix réverbérée de Jeff Clarke, les accords de basse caoutchouteux d’Ysael Pépin et les solos de guitares, simples mais terriblement efficaces, nous replongent quatre décennies en arrière. Et pourtant, pas de revivalisme ici, mais une véritable bouchée d’air frais. Du bonheur à l’état pur ! On comprend mieux pourquoi Demon’s Claws est parvenu à devenir une référence, aux States et au Canada, en à peine, huit années d’existence.

Une bonne raison pour ne pas les manquer lorsqu’ils se produiront près de chez vous. Surtout qu’il paraît que leurs prestations scéniques sont décapantes…

Suicide Of Demons

Before Our Eyes

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Mieux vaut tard que jamais dit l’adage. Il aura fallu presque deux ans pour qu’un label se décide enfin à éditer et à distribuer cette petite perle du métal belge. Suicide Of Demons est un groupe bien de chez nous ; côté sud. Sa courte carrière (le groupe s’est formé en 2005) est déjà jalonnée de succès. Que ce soit ses prestations scéniques remarquées au Rock Around 2007 (où il remporte le prix du public), à la Fiesta du Rock, au Francofolies de Spa et au Durbuy Rock Festival ou sa magnifique victoire en finale du Concours Circuit de 2008, tout désigne le groupe carolo comme la star montante du métal made in chez nous. Autoproduit en 2007, « Before Our Eyes » est d’une qualité impressionnante ; et il aurait été vraiment fâcheux qu’il ne soit pas distribué à une plus grande échelle. Le label Fakto Records et le Distributeur Sonic RendezVous s’en sont heureusement rendu compte et ont décidé de lui donner une seconde chance avant qu’il ne tombe dans l’oubli. 

On a peine à croire, à l’écoute de la qualité sonore de « Before Our Eyes », qu’il s’agit là d’un album autoproduit. L’intensité et la variété des compositions présentées rivalisent sans conteste avec les meilleures productions européennes.

Même si l’intro très ‘Metallica des beaux jours’ d’« Enter The Suicide Of Demons » et le riff pachydermique de « Hurt To Kill » (aussi lourd que le « Sanitarium » des Four Horsemen) attestent de l’influence importante du trash métal originel sur sa musique, Suicide Of Demons évolue (comme un poisson dans l’eau) dans les sphères du Death Métal Mélodique Européen. Les guitares aussi acérées que des bistouris déclinent tous les tempi imaginables dans ce style musical. Lent, presque doom ou évoluant à la vitesse de la lumière, tout est exécuté avec une précision chirurgicale. La batterie ‘marteau pilon’ de Jo Nunez est plus rigoureuse qu’un métronome (NDR : pas pour rien si le bonhomme a été recruté depuis 2007 par les death métalleux gréco-suédois de Nightrage). Quant aux vocaux, ils alternent la violence de death métal à la mélodie du chant clair. Ajoutez-y quelques lead guitares bien placées et même une guitare hispanisante sur « Reap what you sow », et vous comprendrez qu’on frôle ici, la quasi-perfection ‘mélodico death-métallique’.

« Before Our Eyes » constitue donc une magnifique mise en bouche, en attendant le plat principal que nous réserve le prochain opus déjà annoncé le printemps 2010 et pour lequel on nous promet quelques surprises et des invités renommés ! Vivement la suite.

Demon’s Claws

Satan’s Little Pet Pig

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Nouveaux venus au sein du catalogue In The Red Records, les cinq Canadiens de Demon’s Claws prouvent sur ce premier effort que la réputation rock & roll du label n’est pas usurpée. S’ils n’inventent rien de bien neuf, leur cocktail de rock garage, de blues, de country et de punk s’avère suffisamment explosif pour tenir l’auditeur en éveil. Que ce soit à travers le groove bluesy de « Shadow Of A Castle » ou le presque punk « Unemployement », Demon’s Claws maîtrise son terrain et sait dérouter son auditeur. Ainsi le très countrysant « That Old Outlaw » ne laisse en rien augurer de l’explosion furieuse qui tient lieu d’intro à « Wrong Side Of Town ».

Côté production, In The Red ne faillit pas à sa réputation : vocaux boueux, son cradingue, le tout dégage un furieux parfum de premières prises et confère au résultat final une sérieuse dose d’énergie et d’authenticité. Pour ceux qui ont prêté l’oreille aux précédentes productions du label telles que le duo de sauvages The King Khan & BBQ Show, on est en terrain connu. Un tracklist à la répartition nostalgique –face A/face B– soit une douzaine de titres pour 39 minutes. Droit au but et sans déchets. Rock & Roll.

Demolition Doll Rods

Let yourself go - Dvd

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Ce set de Demolition Doll Rods a été immortalisé en 2006 au ‘El Juglar’ de Madrid. Pour la circonstance, le trio présentait son nouveau line up. C'est-à-dire la présence d’une nouvelle drummeuse pour remplacer Christine 'The Thump' : l’ex Genders, Tia. Et pour le coup d’œil, on y a gagné au change, car dans son mini bikini, la nouvelle percussionniste (est-elle brésilienne ou thaïlandaise, peut-être un peu des deux ?) est aussi jolie que sexy. Bien sûr Christine et Danny sont toujours vêtus très légèrement. Mais est-ce suffisant pour flatter notre libido ? Tout est une question de goût, bien sûr… Mais venons-en à ce concert qui souffre d’une piètre qualité sonore. Heureusement, les prises de vue sont de bonne facture et on s’amuse des facéties proposées par le trio de Detroit, dont l’humour juvénile permet d’éviter à la prestation de souffrir d’une linéarité certaine. Un trio de glam/garage minimaliste inspiré par les Cramps et les New York Dolls. Mais je le répète, des références que le groupe a épurées au maximum. Particularités, le lead vocal est assuré par Christine (son timbre rauque rappelle Rachel Nagy de Detroit Cobras), le backing vocal par Danny (la sienne est angélique presque falsetto ; mais il n’est pas assez impliqué au chant), pas de basse, mais deux guitares (Danny en est le soliste) et Tia, debout, qui martèle son tempo tribal sur deux toms. Le Dvd inclut inévitablement quelques extras, dont un mini concert accordé par l’ancien line up des DDD, que je ne suis jamais parvenu à le lire, ni à l’ouvrir…

 

Demo

Tous des étoiles...

Petite remarque préliminaire : il ne s’agit pas d’une démo, mais bien d’un groupe du même nom. Et justement, ce 5 titres sonne comme tel… Le jeu de mot est facile ? Mais il fallait le faire, même si on sent chez ces quatre Lillois une volonté tenace de pratiquer un rock coriace, tendance Pleymo, Placebo, ce genre de groupes pour ados. Créé à la fin de l’an 2000, Demo a changé son fusil punk rock d’épaule pour un rock plus FM, bourré de riffs (tics ?) néo-metal et de textes engagés. Ils y parlent de la guerre (que c’est pas bien de la faire), des jeunes qui sont déboussolés, de leur futur qui part en couilles et de l’argent qui ne fait pas le bonheur. En gros que des thèmes sociétaux qui importeront toujours, mais traités avec la maladresse qui incombe au jeune âge… « Démo », comme ‘premières armes’, mais au fil du temps l’écriture s’affinera. Qu’ils lisent donc « Le Monde Diplomatique » à la place du « Rock Sound », peut-être que cette lecture leur servira !

Vini & The Demons

Vini and the demons

Écrit par
Vini et ses Démons sont issus de Gainesville, en Floride. Ils y ont d’ailleurs accordé leur premier concert, en 1999. Hiver 2001, ils ont décidé d’émigrer à Chicago, la cité de leurs références. Cette formation compte parmi ses inconditionnels Ros, la fille de Muddy Waters, et Bo Diddley en personne. Chaque mardi soir, ils se produisent au Reservation Blues, le club d'Eddie Clearwater. Particulièrement fougueux, cet ensemble injecte beaucoup d'énergie dans son blues. Les Demons me rappellent les premiers groupes nés au cours de la vague du ‘british blues boom’ ; et en particulier les Yardbirds. Ils aimeraient, en toute modestie ( ? ! ? ! ?), faire revivre le fantôme de celui qui vendait son âme au diable : Robert Johnson. Ce qui explique sans doute pourquoi le groupe a choisi le patronyme des Demons. Ce quatuor est donc drivé par Vini. Cloué dans son fauteuil roulant, il se réserve le chant et la guitare. Il est épaulé par l’harmoniciste Skibo, le bassiste Tom Miller et le drummer Evil Evan. Nonobstant les remerciements qu’ils adressent à une multitude de personnages - notamment à Billy Branch, Eddie Clearwater, Bo Diddley, Vance Kelly et au regretté harmoniciste anglais, Duster Bennett -, les Demons écrivent l’essentiel de leur répertoire.
 
Ils ouvrent d’ailleurs l’elpee par une de leurs compos : le bien nommé "Possession blues". Le son est très Chicago Southside (NDR : si vous voyez ce que je veux dire). La voix de Vini possède des intonations fort proches de Keith Relf (NDR : pour gouverne, il était le chanteur des Yardbirds). Skibo souffle à la manière de Little Walter ou Junior Wells derrière Muddy Waters. La guitare est largement amplifiée. Elle véhicule des vibrations blues rock. Les compositions personnelles sont largement inspirées par le blues urbain des 50s. Et je pense tout particulièrement à "I don't want you", "You go your way" et "Please shake your ass for me". Des fragments qui libèrent une fameuse dose d’énergie et de fraîcheur. Mais les Demons comprennent le sens profond du blues. Ils sont capables d’y injecter toute leur sensibilité, particulièrement lorsqu’ils ralentissent le tempo. Et la cover du "Ive got to be with you tonight" de Slim Harpo explique parfaitement leur admiration pour Duster Bennett. Ce voyage au cœur des swamps leur sied vraiment bien. Ils tempèrent davantage le rythme pour attaquer "Beautiful poison". L’accompagnement est moins étoffé ; la couverture plus roots. L’excellente adaptation du "Sick bed blues" de Skip James baigne au sein d’une atmosphère plus tendue. Seuls le martèlement répétitif d'Evil Evan et la basse lugubre de Tom donnent la réplique à la voix. Après un début très dynamique, les Demons semblent avoir définitivement opté pour le tempo lent. Hommage à la regrettée fille de Willy Dixon, Shili Marie, la reprise bien réussie du "Sittin' on top of the world" de Howlin' Wolf en est la quatrième démonstration consécutive. Vini est à la slide et le Japonais Sumito Ariyoshi siège derrière le piano. Vini s'est armé d'un bottleneck au doigt. Le glissement métallique se détache du décor sonore. Une grande tristesse suinte de tous les instruments et l'atmosphère devient terriblement lourde sur "I don't want to go to heaven". L'effet dramatique rend le cri du vocaliste plaintif ; et lorsque les cordes se libèrent enfin, des flots de notes presque contenues tentent de s'échapper. L'effet est étonnant ! Les Demons ne s'en remettront pas. Le rythme ne reviendra plus. L’opus s’achève par le minimaliste "Blues for the android", un fragment très bien ciselé au cours duquel la guitare ne produit que les notes nécessaires. Mais des notes saisissantes. Et d’une certaine manière, c'est bien l'adjectif qui qualifie le mieux cette musique très personnelle : saisissante.

Demon

Music That You Wanna Hear

Le premier album de Jérémie Mondon, alias Demon, faisait partie de ces disques estampillés ‘french touch’, plein de tubes de house filtrée (l’énorme « You Are My High » et son clip baveux) qui aujourd’hui sonnent pourtant datés… Au lieu de nous resservir la même soupe, Demon change de cap avec ce deuxième opus, plus orienté hip hop, voire carrément r’n’b. Mais du r’n’b rachitique, qui doit plus à Timbaland et aux Neptunes qu’à P. Diddy et consorts : d’une efficacité sans failles, « Music That You Wanna Hear » propose ainsi 13 titres racés et incisifs, 13 bombes sudatoires qui font tourner la tête et grelotter les rotules. Il faudrait être sourd (ou cul-de-jatte) pour rester insensible à ces décharges boombastic que sont « In The Park » et « Freaky » (quand LFO rencontre The Streets), et diablement mesquin pour prétendre que le r’n’b français n’accouche que de daubes. Demon prouve le contraire avec panache, et se pose en jeune prodige du dance-floor, qu’il fasse péter les beats funky ou les gimmicks rap les moins couillons. En invitant au chant la sensuelle Awa, le furieux Buckshot ou encore Craig Walker d’Archive (en forme olympique, pour une fois), Demon confirme son éclectisme. Sur ce nouveau terrain de jeu, il règne encore une fois en maître. « Music That You Wanna Hear » ? Même si c’est dit avec orgueil, il faut bien l’admettre : ce disque, dans le genre, est une sacrée réussite. C’est ce qu’on ‘voudrait entendre’ plus souvent, en espérant que Demon fasse un jour des petits… Pour que plus jamais le r’n’b « Made in France » ne nous ennuie.

Demolition Doll Rods

Demolition Doll Rods

Deux filles et deux kids se partagent le line up de ce quatuor issu des cendres du groupe séminal de Detroit, les Gories. Né en 1997, DDR s'est surtout forgé sa réputation en jouant " live ". A cause de sa mise en scène provocatrice. Le groupe n'hésitant pas à jouer vêtu du strict minimum, histoire de ne pas être taxé d'exhibitionniste. Musicalement, la formation semble avoir été influencée par les Cramps et Redbone. A cause du rythme tribal, sensuel, imprimé sur chacune des compositions ; et puis des vocaux vindicatifs. Par les Stones et Chuck Berry également. Le guitariste exécutant des soli de guitare aussi juteux et sinueux que ceux que nous réservait Chuck ou Keith Richards en personne. Malheureusement, sur disque, la solution manque singulièrement de relief. A un tel point qu'il est souvent difficile de faire la distinction entre un fragment et un autre...