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Dominique A

Reflet du monde lointain

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Les morceaux qui figurent sur « Reflet du monde lointain » sont probablement des titres écartés du tracklist de « Monde réel », le précédent album de Dominique A. Il recèle 8 pistes dont une intro symphonique de 35 secondes, baptisée « Le dénouement », et un morceau instrumental de 2 minutes (« Le retournement ») tramé sur une boucle électronique minimaliste. Une boucle qu’on retrouve sur « Chaque enfant dans son monde » et « La plaine ».

Les compos les plus intéressantes figurent en première partie du long playing. D’abord l’énigmatique « Les vagues et les regrets ». Impliquant aussi bien la flûte, la basse que la batterie, les arrangements sont soignés. Une plage tout au long de laquelle le spectre de Thiéfaine plane. Des arrangements qui deviennent à nouveau symphoniques sur « La fadeur et l’intensité », après avoir goûté aux synthés aquatiques.  Et enfin « Les yeux dans le soleil » qui bénéficie d’une jolie mélodie.  

Enfin, l’opus s’achève par le dépouillé « Maison d’ambre », une chanson dispensée en mode piano/voix.

Et hormis les deux instrumentaux, ces compos véhiculent des textes remarquablement poétiques…

 

Dominique A

Vie étrange

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« Vie étrange » ne serait pas un nouvel album (NDR : quoique !) de Dominique A, mais un ‘carnet de bord musical’ né de son imagination, en plein confinement. D’abord, ce disque inclut les 4 plage de son Ep (« Le silence »), une adaptation de « L’éclaircie », compo signée Philippe Pascal (Marc Seberg, Marquis de Sade), disparu en septembre 2019, et seulement 5 inédits. Dont l’hommage qu’il rend à Christophe, sur le titre maître (‘Quelle vie étrange / Plus de mots bleus / No more’).

Première constatation, pour cet elpee, le Nantais en est revenu à une forme lo fi. Celle de ses débuts. Sur les premiers morceaux, sa voix est aussi fragile et confidentielle que celle de…  Christophe… Minimaliste, la boîte à rythmes imprime le tempo de la plupart des compos. Les claviers sont, en général, atmosphériques. Cathédralesques sur « Papiers froissés », ils frémissent littéralement tout au long de « A la même place ». Un peu de sèche, le plus souvent en picking, mais 2 lignes de gratte sur le morceau final « Sols d’automne ». Et puis une structure électronique et des dissonances martiales inspirées de Coil pour « Rien qu’en amour ». Deux plages qui tout en demeurant dépouillées, sortent quelque peu d’une certaine ligne de conduite instrumentale dictée sur cet LP. Quant aux textes, ils épousent les incertitudes de l’époque chaotique et anxiogène que nous vivons actuellement à travers des chansons poétiques qu’il interprète avec une sensibilité, une profondeur et une élégance qui touchent le cœur et l’âme…

Dominique A

La fragilité

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Publier deux albums en un an est devenu un exercice de style si rare qui mérite d’être doublement souligné !

Si d’aucuns pourraient arguer qu’il s’agit de la résultante d’un syndrome narcissique, force est de constater que "La fragilité" emprunte un chemin de traverse diamétralement opposé au précédent opus, sorti quelques mois plus tôt.

Paru en mars dernier, "Toute latitude" revenait aux fondamentaux, notamment grâce à l’utilisation de séquences rythmiques métronomiques embrassant ci et là une mélodie sculptée dans la new wave tout en adoptant un tempo imprimé par la Tanzbär (NDR : boîte à rythmes fabriquée outre-Rhin).

Ici, l’exercice de style est différent, mais ne dénature en rien le caractère stylistique de son auteur.

Le quinqua épouse une courbe davantage feutrée, plus fine et intimiste dans laquelle il s’interroge de manière introspective sur des sujets qui l’obsèdent comme la fugacité de la vie, la ruralité ou encore la guerre ("Le ruban"). 

C’est une constante, il est inconcevable d’appréhender les textes passivement. Ils s’étudient, se vivent et s’enivrent intensément. Mais la magie finit par opérer. C’est la toute grande force de cet artiste à la plume experte…

On épinglera l’hommage à Leonard Cohen, "La poésie", en plage d’ouverture. Une plage écrite, deux jours après sa mort, seulement…

Fragile, ne signifie pas nécessairement triste… Même si certaines compos flirtent avec l’amertume, la rondeur y est absolue notamment grâce à l’utilisation d’une sèche aux cordes en nylon, dépoussiérée pour l’occasion.

Si la trame des compos est exclusivement acoustique, elle invite cependant des guitares électriques, ainsi que quelques rythmiques ; ce qui ne nuit en rien la cohérence de l’ensemble.

En bref, l’artiste poursuit son travail et nous offre un cru instantané, mais d’une sincérité à toute épreuve dans la parfaite lignée de ce qu’il a entamé depuis le début de sa carrière.

Qui en doutait encore ?

 

Dominique A

Toute latitude

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La sortie d’un album de Dominique A constitue toujours un événement au sein dans la sphère musicale…

Se réinventer de manière systématique sans s’éloigner de l’essence même de cette culture qui l’habite depuis toujours et dont lui seul maîtrise la recette, telle pourrait être la préface d’un ouvrage consacré à cet artiste unique en son genre…

Si son dernier essai « Eléor » et son titre éponyme avaient permis aux médias les plus critiques de souligner une absence de risques et une pop trop léchée, « Toute latitude », premier des deux disques d’une année particulièrement prolifique (un second « La Fragilité », paraît en octobre), revient à des fondamentaux ; et notamment grâce au recours à la Tanzbär (NDR boîte à rythmes fabriquée outre-Rhin).

Le résultat révèle des morceaux très susceptibles d’embrasser une forme abrupte tout en lorgnant vers la new wave et ses séquences rythmiques métronomiques, mais aussi des chansons plus chaleureuses à la douceur des flammes d’hiver, à l’instar de la plage d’ouverture ou encore « Aujourd'hui n'existe plus »…

Si l’exercice de style dénote un vrai goût pour l’indépendance des diktats contemporains, le côté synthétique de certaines plages peut vite souffrir d’une linéarité non maîtrisée et glaciale (« Les deux côtés d’une ombre »).

Le gaillard innove toutefois aussi en utilisant la technique complexe du ‘spoken word’ (« Se décentrer »), exercice auquel il s’était déjà essayé en 1990 (« Fossette ») ; ce qui apporte une touche un peu plus percutante et incisive à la narration presque incantatoire des mots prononcés par l’artiste...

Bref, Dominique Ané, à l’état civil, flirte davantage avec l’écrin que la plume, dans un ouvrage qui balaye un genre assez large tout en berçant l’auditeur d’histoires tantôt touchantes et minimalistes parvenant à transformer une banalité en tragédie (« La mort des oiseaux »), voire militantes et percutantes lorsqu’il dénonce l'urbanisation à outrance (« Le reflet »)… le tout modestement, mais allègrement…

Dominique A

Vers les lueurs

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En 1966, les Beatles enregistraient le célèbre « Eleanor Rigby » en compagnie d’un quatuor à cordes. Un type de collaboration qui allait ouvrir de nouveaux horizons à de multiples groupes ou artistes, pop, rock ou autres. Par contre, le concours d’un quintet d’instruments à vent, c’est plus rare. Dominique A s’est donc servi de cette formule, pour concocter son 10ème opus. Enfin, pas seulement, puisqu’il a toujours reçu le soutien de son fidèle backing band. Enfin, il ne faut pas négliger le rôle des arrangements réalisés, par son vieux complice, David Euverte, ainsi que la présence plus significative du piano.

Dans l’univers de la ‘bonne’ chanson française, depuis le décès de Bashung, il n’existe plus guère de valeur confirmée vivante. H-F Thiefaine, Jean-Louis Murat et Dominique A sont certainement les derniers des Mohicans. La nouvelle scène existe pourtant ; elle est même en plein ébullition au sein de l’Hexagone ; mais les médias ‘populaires’ ignorent la plupart des artistes qui y militent. Demandez donc à un auditeur lambda qui n’écoute que des stations de radios françaises à ‘grande audience’, s’il connaît les trois fleurons susvisés ou même s’il en a déjà entendu parler. Serait-ce parce que ce trio puise une partie de son inspiration musicale, dans la pop et le rock ? La question mérite d’être posée. Ou alors parce que le système continue ou se contente de protéger le vase clos et lucratif des ‘variétés’, outre Quiévrain ? C’est plus que probable…

Votre serviteur avait un jour écrit que Dominique A était l’héritier naturel de Léo Ferré. A cause de sa voix. Et puis de la poésie de ses textes. Poésie qui peut se révéler autant visionnaire, intimiste qu’engagée. Esotérique aussi. La lumière c’est aussi le thème central de son œuvre. Il l’a d’ailleurs intitulée « Vers les lueurs ». Et la plupart des titres de cet opus s’y réfèrent. L’être humain est en recherche perpétuelle de lumière. Il est angoissé quand elle manque (« Parfois j’entends des cris »). La lumière, c’est la vie, l’espoir (« Quelques lumières ») et l’amour. La vie après la mort, aussi. Un sujet que le natif de Provins n’aborde cependant pas. Par contre, il nous réserve des prophéties apocalyptiques. «  La possession » tout d’abord. Description d’un ‘Déluge’ moderne. « Le convoi » ensuite. Une plage de 10’ qui nous conduit vers une très hypothétique ‘Terre promise’. Très hypothétique, car elle évoque plus que probablement la déportation des juifs, vers les camps d'extermination, au cours de la seconde guerre mondiale…

La rencontre entre les instruments à vent (flûte, clarinette, basson, hautbois, cor anglais, saxophone), basiques, et les ivoires est plutôt réussie. Parfois l’aspect rock est plus présent. A l’instar de « Close West », dont l’intensité électrique peut évoquer Noir Désir. Mais en général, l’instrumentation est parfaitement équilibrée…

Au plus j’écoute cet elpee, au plus je l’apprécie, mais aussi au plus je lui découvre des vertus cachées. Je ne suis pourtant pas encore parvenu à toutes les décrypter. Ce sera un travail de longue haleine ! Mais il était essentiel de rédiger cette chronique, Dominique A se produisant au Cirque Royal, ce vendredi 11 mai 2012, en compagnie de l’ensemble de cette nouvelle équipe, dans le cadre des Nuits Botanique…

Dominique A

La musique

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Si mes calculs sont exacts, Dominique A en serait à son neuvième album solo. En tenant compte de son elpee « Le disque sourd », paru confidentiellement en 1991 ; et bien sûr, sans ses compiles et son ‘live’. Bref, première constatation, le Nantais a voulu en revenir à une forme plus épurée. Celle de ses débuts. Pas pour rien que cet opus a été enregistré chez lui. Au menu : boîtes à rythmes, machines, synthés, piano et un zeste de guitare. Sans oublier les arrangements simples, mais percutants. Et puis cette très belle voix, dont le timbre me fait souvent penser à Léo Ferré. Quant aux mélodies, elles sont superbes, souvent bouleversantes, mises en valeur par des textes incisifs. Le décor est planté.

Venons-en au contenu. Partagé en 12 plages, « La musique » regorge de chansons magnifiques, empreintes d’esthétisme, au cours desquelles Dominique joue sur les contrastes. Depuis le langoureux « Le sens » qu’il chuchote à la première personne du singulier au tango « La fin d’un monde », en passant par le déchirant « Immortels », un morceau qui à l’origine était destiné à l’elpee « Bleu pétrole » de Bashung, « Nanortalik » et ses synthés accrocheurs, dispensés à la manière d’O.M.D., le ténébreux « Qui es tu ? », caractérisé par son refrain glacial, le superbe « Hasta (Que el cuerpo aguante) », qui aurait pu figurer au répertoire de Noir Désir (NDR : pensez à « Le vent l’emportera »), le titre maître dont la sophistication orientale et sinueuse évoque David Sylvian, malgré les accès de claviers ‘vintage’, le menaçant « Je suis parti avec toi », traversé de martèlements rythmiques, l’imparable « Le bruit blanc de l’été », souligné par un Bontempi à la Grandaddy, le visionnaire et contemplatif « Des étendues » (NDR : un clin d’œil à Gainsbourg ?), le synthétiquement latino « Les garçons perdus », éclaboussé de parcimonieuses traces d’électricité ‘crépitantes’ et enfin l’énigmatique et lyrique « Hôtel congress », sorte de synthèse de l’univers sonore de l’Artiste, avec un grand A.

 

Dominique A

Sur nos forces motrices

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‘Enfin un disque live de Dominique A qui ressemble à un best of’ titre le communiqué de presse ; et manifestement, on ne peut démentir. A l’instar de Bénabar ou Miossec, Dominique A possédait et possède toujours le talent pour réussir. Mais il a trop injustement été snobé par le grand public, échouant même au port, lors de l’arrivée de la nouvelle vague de ‘chanson française’. Puisse ses « Forces motrices » l’aider à parvenir (enfin) à prendre de l’envergure…

Après plus de 15 ans de carrière, ponctuée par pas moins de 8 albums studio, on peut affirmer que le Français a déjà bien roulé sa bosse. Il est cependant déjà loin le temps du premier opus minimaliste, « La Fossette ». Et que dire de sa progression sur scène, après avoir assisté à un de ses premiers concerts accordés en Belgique, lors d’une soirée d’étudiants montois, dans une salle pourrie (l’Alhambra pour ne pas la citer). C’était en 1992 !

A l’époque, Dominique A était seul derrière sa boîte à rythmes, devant un parterre de fans (dont votre serviteur) clairsemé, mais dégageait déjà une aura incontestable. C’est qu’il a fait du chemin depuis. Et son dernier opus, « L’horizon », pour lequel il s’est entouré de musiciens aussi talentueux que complices de la vie de tous les jours, en est une nouvelle démonstration. Mais venons-en à ce nouvel album. Il réunit des titres issus de pas moins de quatre concerts enregistrés à la Rochelle, Angoulême et Rosporden. La touche finale (mix et master) a été réalisée dans notre bonne vieille capitale dont il est tombé sous le charme. Autre caractéristique, Dominique A aime placer la barre bien haute. Il a donc préféré attendre que ses musiciens de pointe atteignent la cohérence parfaite pour réaliser son projet. Cette maîtrise se ressent dès le titre d’ouverture « L’Amour», une plage remise au goût du jour. Et se confirme sur « Le Courage des oiseaux », souvent repris, notamment de façon énergique par nos René Binamé. D’ailleurs cette version ‘live’ n’est pas très loin de celle de nos punks belges. L’artiste est exigeant et intègre. Il ajoute d’ailleurs, dans son communiqué, qu’‘une version live doit optimiser ou surpasser la version originale ; et que si un artiste n’a rien à ajouter à un morceau, ce n’est pas la peine de le reprendre sur scène’. Les titres s’enchaînent et les ambiances se déchaînent. Pour « La Peau », la clarinette et le saxo entraînent l’auditeur dans une atmosphère brumeuse, voire ténébreuse, avant de le faire remonter à la surface. L’intonation du chant passe d’un style Gainsbourg sur « Exit » à celui d’un Léo Ferré sur « Marina Tsvetaeva », un inédit tout comme pour « Revoir les choses ». Les aficionados les plus fidèles n’ont donc pas été oubliés, puisque outre ces bonnes surprises, l’elpee recèle quelques raretés dont « Empty white blues » ou « Le Commerce de l’eau ».

L’horizon de Dominique A est donc très large mais aussi profond. Sa musique est toujours un peu mélancolique, pour ne pas dire nostalgique. Mais là où un Miossec finit par nous lasser sur ses amours manqués, son frère de sang n’a pas son pareil pour continuer à capter notre attention. Et l’auditeur ne s’ennuie jamais à l’écoute de ce live, qui peut très bien s’apprécier d’une seule traite. Durant une heure et treize minutes, vous pouvez rester confortablement assis et vous plonger dans l’ambiance de ce live, à acheter les yeux fermés.

Dominique A

Tout sera comme avant

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Sauvé de justesse des crocodiles, le héros s’appelle Dominique A. Car il s’est fallu d’un cheveu sur la tête à Dominique pour que le 6ème album du Nantais soit rangé bêtement à côté des ces prédécesseurs, sans remords, ni regrets, car il a tourné, tourné et retourné dans ma platine avant de se laisser apprivoiser, de se dévoiler dans toute sa beauté. Car oui, voilà un bien bel album. Définitivement. D’une beauté tranquille, loin de la radicalité de “Remué” ou d’« Auguri » et sa flopée de ‘tubes’. “Tout sera comme avant”, comme une fatalité ? Les mêmes histoires répétées, mais aujourd’hui en négatif. En forme d’échos. “Le twenty two bar” et sa rencontre en forme de jeu, d’un cache-cache enfantin (La mémoire neuve”, 1995) ? “Elle parle à des gens qui ne sont pas là” et son froid constat. “Pères” (Remué, 1999) ? “Pendant que les enfants jouent”. Etc. Il est également amusant de comparer pochettes où l’ami Dominique apparaît clairement. “La fossette”, photo prise de profil; “La mémoire neuve” et “Auguri”, de face ; ainsi que le petit dernier de trois-quarts face. “Tout sera comme avant”, mais en diagonale, par les chemins de traverses. Un autre chemin. Remarquables également sont les titres des albums sonnant toujours comme charnière : “La mémoire neuve” et sa table rase; “Auguri” (souhait ou voeu en italien) et cette envie donc de quelque chose d’autre, de nouveau. “Remué” : ce qui est remué n’est plus à sa place comme avant. Et même si “Tout sera comme avant” laisse supposer malgré tout un après... La presse hexagonale s’est empressée de porter aux nues cet album. Enthousiasme un brin pressé si on prend un certain recul. Comme s’il fallait absolument aimer ce disque. Pour ma part, le verdict tombe quelques semaines plus tard : on peut effectivement aimer cet album. Enfin.

Dominique A

Auguri

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Quel peut être le lien entre PJ Harvey et Dalida ? Dominique A bien sûr ! Il reprend " Les enfants du Pirée " sur un album entièrement produit par John Parish, connu pour son étroite collaboration avec Polly Jean. Parish joue même de la basse et de la guitare sur la plupart des chansons d' " Auguri " (NDR : meilleurs vœux en italien, paraît-il !). Tant que nous en sommes aux références, signalons que Dominique A commet une autre reprise sur cet album : " Je t'ai tant aimée ", de la formation belge Polyphonic Size. Une interprétation magnifique de douceur. Cet album, déjà le 5e du Français, respire la sérénité. On s'y glisse d'autant plus facilement que le chant de Dominique A semble cette fois spontané, débarrassé de tout acharnement à dérouter ou impressionner l'auditeur. Qu'il choisisse la sensualité, la tension ou même le clin d'œil ironique (les chanteurs sont mes amis), il s'en sort chaque fois avec les honneurs. Un grand moment !