Depuis le succès d’Interpol, un tas de groupes cherche à remettre au goût du jour la cold wave. Parmi le plus notoires citons Prosaics, Bloc Party et Elefant. Un quatuor qui nous vient de New York. Comme Interpol. Une formation drivée par un certain Diego Garcia (NDR : rien à voir avec le célèbre Zorro ; d’ailleurs il s’agissait de Diego de La Vega et de Sergent Garcia, nuance !), dont les parents étaient argentins. « Sunlight makes me paranoid » est paru aux States début 2003, mais vient seulement d’être distribué en Europe. Mais si leur premier opus reste agréable à écouter, il sent quelque peu le réchauffé. Nettement inspiré par le défunt The Sound, leur musique abuse un peu trop des clichés post punk : basse ténébreuse et entêtante, riffs de guitare jacassants, limpides, tempo allègre, convulsif et voix claire, empreinte d’une grande mélancolie. Seul « Annie » parvient à sortir quelque peu du bois, en s’achevant dans un nuage d’électricité dévastatrice. Dispensable !