Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

logo_musiczine

Wholes passe son chemin…

Wholes (ex-The Van Jets, Hypochristmutreefuzz, Pink Room, Elefant, etc.) a partagé une première chanson torride. Brute, non filtrée et chargée d’émotion. "Till We Don't Meet Again" est une collision de guitares tordues, de rythmes implacables et de voix qui…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (5 Items)

Elvis Costello

Momofuku

Écrit par

A l’origine, ce disque ne devait sortir qu’en vinyle ou être disponible via téléchargement sur Internet. Il est finalement également paru sous la forme du compact disc. Après avoir trempé dans l’univers du blues, de la country et de la symphonie orchestrale, Costello a donc décidé de revenir aux sources (NDR : c’est la mode !) Il a donc tout d’abord convaincu ses Imposters (NDR : et ce n’était pas une imposture) de le rejoindre. C’est-à-dire le bassiste Davey Faragher, le drummer Pete Thomas et le claviériste Steve Nieve. Mais également, Jonathan Rice, Dave Scher (Beachwood Sparks, All Night Radio) et Jenny Lewis (Rilo Kiley) pour assurer les chœurs, David Hidalgo (Los Lobos) ainsi que l’un ou l’autre invité dont la fille de Pete, Tennessee (elle milite chez Like), qui naturellement joue… des drums. Mais sur un morceau. Tout ceci ne nous donne pas encore une idée du contenu de cet opus.

Les chansons de « Momofuku » ont été écrites en un temps record. Afin qu’elles puissent véhiculer un max de spontanéité, d’énergie et de dynamisme. Elles ont donc été prises pratiquement en ‘live’, même si elles ont bénéficié ultérieurement d’inévitables arrangements. Mais pas question de sophistication à outrance, comme le Londonien nous avait habitués dernièrement. Et finalement le résultat est plutôt convaincant, même si en fin de parcours (NDR : pour trois chansons seulement), il s’abandonne dans la ballade emphatique, romantique et finalement sans grand intérêt, avant de se ressaisir magistralement sur le dernier morceau, « Go away ». La meilleure plage de l’opus. Une compo contagieuse, irrésistible, qui baigne dans un r&b excitant, rogné par des claviers ‘vintage’ plus ‘Booker T.esque’ que ‘Manzarekien’. Ce qui n’empêche pas les 8 premiers fragments de faire bonne figure. Depuis le rock « No hiding place » au ‘beatlenesque’ « Mr Feathers », en passant par le venimeux « American gangster time », le tourbillonnant et psychédélique « Turpentine », la bossa nova « Harry worth », un « Drum & bone » superbement vivifié par un groove acoustique, la ballade soul mid tempo « Flutter & wow » et le noisy « Stella hurt », une plage caractérisée par ses riffs qui crépitent, ses accords de piano menaçants, hypnotiques, et un orgue subrepticement rogné. Des claviers très présents tout au long de cette œuvre, comme la guitare de Costello. Le tout parcouru par le timbre vocal très particulier d’Elvis, à la fois versatile et râpeux, mais tellement savoureux. A la limite, on a parfois l’impression d’en être revenu à la période des Attractions, ce « Momofuku » étant même très susceptible de devenir le chaînon manquant entre « This year’s model » et « Armed forces ». Seul l’avenir nous le dira !

 

Elvis Costello

When I was cruel

Écrit par

Sept ans déjà que Declan Patrick Mac Manus n'avait plus enregistré d'album sous son patronyme. Il avait bien accordé l'une ou l'autre collaboration sur l'un ou l'autre elpee, et partagé la confection d'un projet en compagnie de Burt Bacharach, mais pas de véritable opus de sa plume. Première surprise, Elvis est en quelque sorte revenu à la case départ. Ce qui peut s'expliquer lorsqu'on sait qu'il a presque remonté ses Attractions, Davey Faragher remplaçant le bassiste Bruce Thomas, au sein de ce qu'il appelle ses Imposters. Toujours le mot pour rire, Costello. Mais un rire jaune, qu'il brosse à travers des lyrics caustiques ; une verve diabolique qu'il chante d'une voix parfois rageuse, avec sa légendaire volubilité. Volonté d'un retour donc à un rock guitare/basse/batterie classique entrecoupé tantôt de cuivres, de breakbeats électro, de piano 'satiesque' ou de claviers rognés. Volonté d'un retour également à des mélodies new wave effilées, sophistiquées qui en avait fait sa réputation à la fin des 70's et au cours des 80's. Un regret, le clavier un peu trop discret de Steve Nieve. Il infiltre pourtant toutes les meilleures compos de cette plaque. A l'instar de la remarquable chanson angulaire de britpop " Tear off your own head ( it's a doll revolution) ". Du cuivré, viscéral et arabisant " 15 petals ". Ou encore du nerveux " 45 ", caractérisé par ses chœurs en liesse et cette basse élastique. Si le tribal et allègre " Spooky girlfriend ", l'électrique, sauvage et beatlenesque " Dissolve " (" Revolution " ?), le morceau maître envoûtant, filmique, 'enniomorriconesque', et le presque noisy, décapant, " Daddy can I turn this ? " ne manquent pas d'allure, le reste manque d'imagination. Et ce n'est ni le reggae blanc " Alibi ", la rumba " Episode of blonde ", ou encore les incursions dans le blues électrique qui y changent quelque chose. Sept titres sur quinze : la muse de Costello serait-elle en voie d'essoufflement ? Que le monde est cruel !

Elvis Costello

Kojak Variety

Curieux album de covers pour Costello qui s'intéresse ici à des chansons nées entre 1930 et 1970. Curieux, puisque si les compositions appartiennent à des artistes aussi célèbres que Screamin' Jay Hawkins, Supremes, Bob Dylan, Ray Davies, Randy Newman, Willie Dixon, Ray Noble et consorts, la plupart d'entre elles ont été puisées dans leur répertoire le plus obscur. Pour concocter cet opus, Patrick McManus s'est entouré d'une équipe de musiciens qu'il tient en estime. Et notamment Jim Keltner, Larry Knechtel et James Burton. Des covers de morceaux de rock'n'roll, de r&b et de pop qui portent inévitablement la griffe de Costello, mais dans des interprétations qui s'adressent surtout au grand public ; le titre de l'opus en dit d'ailleurs long sur le style en présence : "Kojak variety". Paraît même qu'il envisagerait de sortir un deuxième volume consacré aux vingt dernières années...

 

Elvis Costello & Bill Frisell

Deep dead blue / Live at Meltdown

Le 25 juin 1995, Bill Frisell et Elvis Costello se payaient une jam mémorable lors du festival Meltdown de Londres. Ce mini album retrace les meilleurs moments de cette rencontre. Pas la peine de vous présenter Robert McManus, alias Elvis Costello qui se consacre ici exclusivement au chant. Quand au multi-instrumentiste Bill Frisell, surtout connu sur la scène jazz aux States, il se limite, pour la circonstance, à la guitare. Un opus qui implique une cover de Charles Mingus ("Weird nightmare"), un classique signé Lerner/ Loewe, "Gigi", quatre compositions de Costello et une nouvelle chanson née de la collaboration entre les deux artistes. Sept fragments climatiques, moelleux, intimistes, qui devraient davantage plaire aux aficionados de Philippe Catherine, Toots Thielemans et consorts qu'aux ‘costellomanes’...

 

Elvis Costello

Brutal Youth

Declan Patrick MacManus a donc attendu l'aube de ses quarante piges pour revenir à ses premiers amours. Il a ainsi réuni toute l'équipe qui avait participé à la confection de son premier elpee. Soit Steve Nieve, Pete Thomas et Bruce Thomson des Attractions. Ainsi que Nick Lowe. Pas à la production puisque cette tâche a été confiée à Mitchell Froom et Tchad Blake. Mais pour y tenir la basse. Nous ne reviendrons plus sur le très contesté "Mighty Like A Rose" paru l'an dernier, opus pour lequel il s'était entouré d'un quatuor à cordes. Mais réaffirmons que c'est dans la pop chaleureuse, post mod, rageuse et intelligente qu'il est le plus à l'aise et surtout le plus convainquant. Et si sa littérature ne reflète plus de déclarations d'intentions virulentes voire insolentes, elle continue de véhiculer des thèmes très contemporains. Sur "Brutal Youth", il s'intéresse ainsi aux problèmes liés à la déchéance sociale comme l'alcoolisme, l'échec, la dépression et le suicide. Tantôt avec romantisme, tendresse ou même une certaine dose d'humour. Quatorze fragments composent cette œuvre, quatorze chansons épurées, instantanées, qui permettront sans doute à Costello de retrouver tout son crédit auprès de ses contemporains...