La terre fissurée de Daffo

À seulement 20 ans, Daffo, artiste indie-rock basée à Brooklyn, transforme le tumulte intérieur en chansons brutes et poétiques, d’une étrange beauté. Entre l’énergie DIY et des arrangements délicats, sa musique oscille entre fragilité et intensité. Révélée…

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La fresque de Vincent Delerm

Six ans après « Panorama », le chanteur cinéaste au cœur battant Vincent Delerm élargit encore son travelling sentimental en gravant « La Fresque ». Un huitième album dont la chanson-titre parlée, sur un arrangement tout en palpitations électroniques et…

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Primal Fear

Apocalypse

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« Apocalypse » constitue déjà le 12e album pour cette formation typique du metal teutonique, menée par Ralf Scheepers, un chanteur pressenti tout un temps pour remplacer Rob Halford lorsqu’il a quitté Judas Priest. Et en effet, le timbre du chanteur allemand est fort semblable à celui du ‘Metal God’. Similitude également au niveau de la densité de l’acier en fusion giclant des guitares, qui semble provenir du même fourneau que Priest. Martelant et cisaillant avec force, les forgerons teutons s’activent et s’emploient à produire les meilleures pièces métalliques en les ciselant soigneusement. En effet, chaque composition est lustrée par une production d’orfèvre.

Outre le fait que ces artisans du métal s’évertuent à décorer leurs pièces de belles enluminures mélodiques, polissant chaque refrain afin de le rendre éclatant, le même traitement est également apporté aux soli. Certaines subtilités entretiennent un certain décorum. Des variantes rythmiques,  une ornementation symphonique et des dorures pianistiques qui finalement enrichissent certains titres.

Rythmes tempétueux, déluges de riffs, orages de soli, cet opus porte bien son titre, mais des éclaircies de mélodies tempèrent ces éléments déchainés. Un bel ouvrage de ferronnerie !

Alec K. Redfearn

Sister death

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Cet opus est inclassable. C’est en tout cas la conclusion que j’en ai tirée après l’avoir écouté. Il s’agit pourtant du septième long playing d’Alec K.Redfearn and the Eyesores, et du plus abordable commis à ce jour. Les influences relevées tout au long de « Sister Death » sont particulièrement riches. Faut dire qu’il a fallu six longues années à A.K.Redfearn pour le terminer. Les compos piochent tour à tour dans le folk psyché (« Fire Shuffle »), le gypsy (« Black Ice »), le folk ‘maritime’ circa Decemberist (« The 7 and 6 »), le noise-rock (« Scratch »), et la liste est loin d’être exhaustive. Et paradoxalement, malgré cet éventail de styles, l’ensemble affiche une belle homogénéité. Sans doute à cause du climat général de l’œuvre, proche de la folie. L’instrumentation est aussi luxuriante qu’improbable : accordéon, orgues, claviers, cor d’harmonies, … Les mélodies sont contagieuses et l’énergie véhiculée par les compos est sacrément communicative. Haut en couleurs, « Sister Death » constitue un véritable OVNI dans l’univers du pop/rock, et évolue à des années-lumière des productions tellement formatées de l’industrie musicale contemporaine. Dans ce contexte, il est génial qu’un artiste comme Alec K.Redfearn parvienne à nous surprendre…

 

Fear

The Fear Record

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Fear aurait-il décidé de nous faire peur ? Des frissons me parcourent l’échine, au moment où je lance fébrilement IPod. A quelle sauce vais-je donc être dévoré ? Rien de bien redoutable n’est proposé au menu de cet opus, finalement…

 

En fait, Fear est un groupe punk mythique fondé en 1977. Californien. Issu de Los Angeles, très exactement. Considéré comme la réponse étasunienne aux Sex Pistols, Fear pratiquait une musique née du mélange entre le jazz-trash-fusion, post et néo-punk. A première écoute on est surtout marqué par la voix gutturale et rageuse de Lee Ving, un chant véhiculant des lyrics à l’humour particulièrement caustique rappelant bien entendu Minor Threat, Black Flag voire les Dead Kennedys. « The Fear Record » n’est pas tout à fait un nouvel elpee du quatuor, mais le réenregistrement de leur classique « The Record », paru en 1982, réalisé au sein des Studios 606 des Foo Fighters. Cette nouvelle version a été mixée par Bill Stevenson (The Descendents) et recèle les inévitables classiques punks tels que leur premier single « I Love Living in the City », « Beef Bologna », « I Don’t Care About You » ou encore « New-York’s Alright If You Like Saxophones ». Malgré le son plus lisse, les compos ont conservé toute leur hargne. Et c’est déjà un bon point. On comprend, en outre, beaucoup mieux pourquoi des groupes comme Guns’N’Roses, Megadeth ou Soundgarden ont adapté des compos issus du répertoire de Fear. Maintenant, quelle est l’utilité de ce type d’opération, si ce n’est celle de permettre à la nouvelle génération de découvrir une des sources du hardcore punk yankee. Ce qui n’est déjà pas si mal. Pour votre info, sachez quand même que si le combo s’est reformé, il ne compte plus que Lee Ving, comme membre originel. Et qu’en outre, Flea (Red Hot Chili Peppers) y a transité au cours des eighties… 

 

Clinton Fearon

Heart and Soul

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Chanteur, musicien et compositeur de reggae jamaïcain, Clinton Fearon est surtout connu comme bassiste et choriste du groupe The Gladiators. Une formation qu’il a quittée en 1987, après 18 années de collaboration au cours desquelles il a également travaillé en compagnie de légendes du style, telles que Max Romeo, Lee Scratch Perry et Don Carlos.

« Heart And Soul » constitue le nouvel elpee solo de Clinton. Et le second concocté sous un format acoustique. Un exercice de style auquel il avait l’habitude de se frotter quand il militait au sein du groupe d’Albert Griffiths et qui finalement lui réussit bien. Sa voix est grave et c’est l’instrumentation minimaliste qui imprime le rythme aux compos.

Sur cet opus, Fearon est seul avec sa gratte sèche pour adapter les compos des Gladiators. Il y communique les émotions de ses textes, malgré la gravité des thèmes abordés. A l’instar de « Rich Man Poor Man », un morceau chargé de bonnes vibrations, reflétant le combat mené par la population de l’époque, victime de la paupérisation. A cet instant, on se sent très proche de l’artiste. Et si le pistes de ce long playing s’avèrent moins roots que leurs versions originales, elles ne sont pas pour autant de moindre qualité. La version stimulante de « Chatty Chatty Mouth » ou les invitations à la balade « Follow The Rainbow », « Untrue Girl » ou encore « Jah Almighty », en sont les plus belles illustrations.

Clinton est en pleine forme et sa gestion des gimmicks, ainsi que des références blues, en sont de parfaites illustrations. On lui reprochera néanmoins, une certaine redondance des rythmes. Ce qui peut s’expliquer par la transposition acoustique de morceaux des Gladiators. Qui peuvent paraître alors moins rafraîchissants que les compos originales. Maintenant tout est question de goût et d’humeur de l’instant. A vous de choisir entre les versions groovy des Gladiators ou celles plus roots de Fearon…

 

Emanuel & The Fear

Listen

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Emanuel And The Fear est le projet d’Emanuel Ayvas. Il a réuni pas moins de dix de ses potes pour former l’orchestre qui l’accompagne sur ce premier essai, tout simplement intitulé « Listen ». Originaire de Brooklyn, Emanuel And The Fear propose une œuvre d’introduction tout à fait épique. Pour faire avaler d’une traite 19 morceaux déployés en près d’1h10, il faut être vachement ambitieux mais surtout particulièrement talentueux. Mais le problème de « Listen », c’est qu’il y a à boire et à manger. Si certains morceaux rappellent le meilleur de Bight Eyes (« Same Way »), Arcade Fire (« Jimme’s Song »), Ben Folds Five (« Dear Friend », « Whatever You Do ») et parfois même Dave Matthews Band (« Guatemala », « Free Life »), d’autres sont tout simplement dispensables (« Balcony », « Trucker Lovesong » et ses bidouillages électroniques incohérents,…).

Mais lorsqu’Emanuel & The Fear brillent, ils ne le font pas à moitié. Comme sur les exceptionnels « Jimme’s Song » et « Simple Eyes » ou les efficaces « Song For A Girl », « Guatemala » et « The Finale ». Mais il s’agit de trop rares moments pour faire de « Listen » une œuvre tout à fait convaincante. Vu le potentiel des morceaux précités, Emanuel pourrait en surprendre plus d’un. A condition qu’il fasse preuve d’un peu plus de synthèse à l’avenir et qu’il consente à attribuer plus de place aux vocalises féminines. Ces mêmes voix qui font de « Simple Eyes » et « The Finale » deux des meilleurs morceaux de la plaque.

Tears For Fears

Everybody Loves a Happy Ending

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Après dix longues années d’absence, Tears For Fears marque son retour en signant un nouvel album, "Everybody Loves a Happy Ending". Youppie ! Curt Smith et Roland Orzabal ont donc enterré la hache de guerre. Pour célébrer une réconciliation, le mieux est encore de sortir un disque, non ? Toujours est-il que c’est la décision choisie par les deux lascars. L’histoire de ce nouvel album dégage des senteurs d’un vieux parfum aux doux relents d’entente cordiale. On les imagine autour d’une bonne bouteille de pinard à écouter leurs disques favoris : « Please Please Me », « With The Beatles », « A Hard Day's Night », « Beatles For Sale », « Help! », « Rubber Soul », « Revolver », « Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band », « Magical Mystery Tour », « The Beatles (White Album) », « Yellow Submarine », « Abbey Road », « Let It Be »,… Soyons clairs : Tears For Fears n’a jamais caché l’origine de ses influences et elles se vérifient aujourd’hui encore. Et ce disque ? Ben, « Closest Thing To Heaven » nous laisse entrevoir le spectre d’une mauvaise chanson des Manic Street Preachers sous poppers. Le puissant effet vasodilatateur de la substance explique certainement la sensation orgasmique qui anime ces deux-là. Comme quoi, les produits chimiques… Sur le très baroque et surchargé (forcément !) « Who Killed Tangerine ? », les deux compères s’époumonent à l’unisson : “And when you think it’s all over. It’s not over, It’s not over…”. Personne n’a vraiment besoin d’une traduction. N’empêche, ça fout les boules. Imaginez un bel après-midi d’été dans une vingtaine d’année. Vous vous prélassez paisiblement dans votre transat et puis tout à coup, les voix de Curt Smith et de Roland Orzabal sortent de la stéréo et tous les petits oiseaux qui gazouillent peinards sur la verte pelouse décampent. Il va falloir s’y préparer mentalement. A tout moment, Tears For Fears peut revenir. C’est la loi. N’empêche, ce genre de truc, ça fout les boules !

Primal Fear

Nuclear Fire

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Fidèle à ses racines hard des eighties, Primal Fear voue un culte immodéré à Judas Priest dont il est aujourd'hui un clone. Plus de vingt années d'expérience ont fait du leader Mat Sinner une redoutable machine à composer des riffs tranchants et des rythmes surpuissants. Authentique gloire à la rigueur germanique, Nuclear Fire privilégie la piste du speed métal le plus caractérisé, sans concessions ni fioritures. Le son est énorme et gras, la voix de Ralph Scheepers brille de mille feux et les solos qui émaillent les douze hymnes guerriers sont terrifiants de puissance. Les amateurs de heavy métal qui va droit au but en auront pour leur argent, mais ceux qui recherchent l'originalité, la nouveauté ou la finesse se passeront volontiers de ce " Nuclear Fire " réservé aux puristes du genre.

 

Fear Factory

Digimortal

Écrit par

Après avoir passé du bon temps, chez Static-X pour Burton C. Bell, et chez les rappers-rockers de Cypress Hill pour Dino Cazares, il était temps pour le tandem de base de Fear Factory de revenir à des occupations plus sérieuses, et puis surtout de faire oublier aux fans une trop longue absence au devant de la scène du métal extrême. Double pédale de grosse caisse en avant, la "fabrication de peur" nous envoie dans les gencives un "Digimortal" qui s'aventure encore davantage dans l'expérimentation cyber-métal. Quatrième album du combo, le Fear Factory cru 2001 est une fois de plus produit par Rhys Fulber (ex Front Line Assembly), et renferme tous les éléments qui ont construit sa brutale réputation. Burton s'époumone toujours à s'en casser les cordes vocales, les guitares tranchent comme des rasoirs et les éléments électro donnent toujours cette dimension de puissance exacerbée tout au long d'une oeuvre qui aurait pu constituer la bande son d'un fil sf à la Terminator ou à la Natural born killer. Hormis les incursions rap de B-Real de Cypress Hill sur le très moyen "Back to the fuck up", et quelques arpèges de guitare classique, aucune véritable révolution n'est à noter sur "Digimortal". Fear Factory demeure Fear Factory et se porte plutôt bien. Les fans seront comblés.

 

Nyah Fearties

Skud

Si à l'origine, les Nyah Fearties étaient de véritables prospecteurs du son, n'hésitant pas à piocher dans le reggae, l'electro, le punk ou le rock pour transcender leurs racines celtiques, il faut admettre que depuis 1991, soit depuis l'engagement d'un violoniste, le groupe obéit à des conceptions folkloriques beaucoup plus conventionnelles. C'est d'ailleurs un peu le reproche que nous pourrions adresser à cette formation qui malgré un évident sens de l'humour, ne parvient que difficilement à nous embraser. D'autant plus que cette compilation a négligé d'inclure l'hymne fétiche de ces Ecossais, "Looking For Buble". Heureusement, sur les planches, les Nyah Fearties sont capables de réaliser des miracles…