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Heather Nova

The Jasmine Flower

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Mais de quelle pub pour shampoing peut-il bien s’agir ? Est-ce pour nous rappeler qu’elle est née, il y a maintenant 42 ans, aux Bermudes, qu’Heather Nova pose de façon ridicule, nue dans la jungle, sur la photo illustrant la pochette de son dernier album ? Pendant une grande partie de son enfance, la petite Heather a en effet vécu et voyagé à travers les Iles Caraïbes, en compagnie de ses parents. Elle n’est retournée vivre aux States qu’à l’âge de douze ans. Pour y étudier à la Rhode Island School of Design. Ses premiers succès, elle va les rencontrer en Angleterre. A Londres, très exactement. Elle est toujours d’ailleurs relativement inconnue aujourd’hui aux USA. Et sa carrière va vraiment décoller après la sortie de l’album « Siren » et surtout de son tube « London rain », en 1998. Depuis l’artiste a publié quatre autres elpees, dont ce dernier en date, intitulé « The Jasmine Flower ». Un disque paru en octobre dernier, en toute discrétion. A l’instar de son contenu, par ailleurs. Si la voix est toujours aussi belle et maîtrisée, sa pop-folk est épurée à l’extrême. Et pour cause elle se limite à une guitare acoustique et une voix. Enfin presque. Un changement radical de cap après son plus orchestré « Red bird », un disque de piètre facture, gravé en 2005.

Faire une critique objective de cet album est un exercice périlleux. Personnellement, en tout cas. Tout semble parfait, mais tellement lisse. Les mélodies sont jolies. Il y a de l’émotion. J’épinglerai même l’hymnique et mélancolique « Out on a limb », une plage particulièrement réussie. Mais je ne parviens pas à accrocher. Certains médias spécialisés parlent de folk au féminin. Je ne corresponds donc peut-être pas au profil idéal pour analyser ce type de musique. Cette critique parle même d’un retour aux sources réussi. Pourquoi pas ? Si les fans de Miss Nova sont satisfaits, tant mieux pour eux. Mais si cette artiste ne manque pas de talent, ses chromosomes sont vierges (NDR : j’ai dit les chromosomes) de tout gène rock’n roll. Dans ces conditions, difficile de me convaincre…

 

Heather Nova

Redbird

Écrit par
Avouer une quelconque sympathie pour Heather Nova peut porter préjudice en société. Les filles rejettent la belle pour sa sculpture de sylphide, les copains pour son romantisme putassier et sa passion pour la bande FM. Pourtant, le nouvel album d’Heather Nova n’est pas vraiment mauvais. Cette sentence est sans retour – ‘salut les copains, je vous aimais bien….’ - et aura de graves conséquences pour la suite des relations amicales de votre (ex-)rédacteur (dévoué et adoré). Mais essayons de rattraper le coup, de sauver un bout de peau de cet impardonnable égarement… A la moitié des années 90, Heather, douce naïade originaire des Bermudes, laisse entrevoir le bas de ses jolis mollets… euh, non. Plutôt : laisse entrevoir une puissante voix cristalline chargée d’une sensibilité à faire chialer des madeleines. Lancée sous les étoiles par le chanteur de Killing Joke (c’est le genre de détails qui peut vous faire gagner des points, reconquérir un minimum de crédibilité. Et aussi, l’occasion de rabattre le clapet à tous ceux qui pensent que cette charmante demoiselle est une parvenue). A ses débuts donc, Heather ne jure que par Bob Dylan, Neil Young et Joni Mitchell. « Oyster » (1995), son second album rencontre un large succès et emmène Heather Nova sur la route, en compagnie de Pearl Jam et Neil Young, notamment. Trois ans plus tard, c’est le grand tournant de sa carrière : « Siren », disque élégant et singulier s’incruste partout : dans les hits parades, les séries télévisées, en cuisine, dans la chambre à coucher (sous la couette ?), les magazines de mode, les pubs. Bref, partout. Heather devient le symbole de la comptine folk désespérée pour étudiants frustrés de périlleuses relations amoureuses. Heather découvre le succès, son public la vie. Et l’énorme problème pour la belle Bermudienne (un Bermuda, une Bermudienne ?), c’est que, depuis lors, rien ne semble plus évoluer. Les compositions demeurent toujours aussi larmoyantes, choyées par le réconfort d’un timbre céleste. « Redbird » résulte de ce cheminement. Une nouvelle fricassée de notes déjà ressassées. Un album magnifiquement produit, pour lequel Heather s’entoure de l’Orchestre symphonique de Vienne (« This Body »), de la chorale du London Community (« Singing You Trough », « Done Drifting ») et se fend d’une reprise facile du « Wicked Game » de Chris Isaak. La recette fonctionne à merveille, comme en témoignent les nombreux concerts joués à guichets fermés. Pour apprécier « Redbird », il convient de se conduire en fin stratège et de consommer ces substances sonores avec une retenue millimétrée. Alors voilà : faute avouée à moitié pardonnée ?

Heather Nova

South

Écrit par

Native des Bermudes, Heather Nova, possède une superbe voix au timbre cristallin, éthéré. Elle compose également ses chansons. Et à ses moments perdus, des poèmes. Responsable de quatre albums de bonne, voire d'excellente facture, elle a mis tous les atouts dans son jeu pour enregistrer son cinquième opus. En bénéficiant notamment de la collaboration d'Eve Nelson, de Bryan Adams, de Peter Kvint, de Simon Nordberg et de Paul Fox. Sans oublier la mise en forme opérée dans un studio de New York, par le célèbre hiphopper " Bassy " Bob Brockman. L'ex guitariste de Suede, Bernard Butler, lui a même composé la meilleure chanson de l'opus : le single " I'm no angel ". Un titre qui trempe dans le r&b des seventies, à l'instar de " When somebody turns you on ". Malheureusement, hormis " Gloomy Sunday ", un morceau de trip hop tendre, romantique, enrichi d'arrangements de cordes dignes de Portishead, le reste m'a laissé sur ma faim. Il aligne les ballades mièvres, sans surprise. On croirait même qu'elle y cherche à concurrencer Sherryl Crow !

 

Heather Nova

Oyster

Ce qui frappe d'abord chez Heather Nova, c'est son timbre vocal. Ethéré, vulnérable, vertigineux même, à la croisée des chemins de Kristin Hersh, d'Harriett (Sundays) et de Joni Mitchell. "Oyster" constitue son troisième opus. Un disque aux compositions romantiques, tourmentées, cousues à vif dans la mélodie par des cordes de guitare semi acoustiques ou de violon majestueux; un album très agréable, mais qui laisse cependant une impression de déjà entendu...

Heather Nova

Live

"Oyster", premier album solo d'Heather Nova ne nous avait pas fait une très grosse impression. C'est vrai que le timbre vocal éthéré, vulnérable, à la croisée des chemins de Kristin Hersh, d'Harriett (Sundays) et de Joni Mitchell sert parfaitement les compositions romantiques, tourmentées, cousues à vif dans la mélodie par des cordes de guitare semi acoustique ou de violoncelle majestueux. Mais l'ensemble pêchait par ses excès stylistiques. Pourtant, Heather Nova est capable de dépasser les limites du simple exercice de style. D'atteindre une véritable intensité émotionnelle. Et notamment en ‘live’. Enregistré au Melkweg d'Amsterdam, cet opus en est la plus belle démonstration. Il n'y manque plus que l'image... de la très, très jolie Mrs Nova!