La vie dans les petits espaces de Black Marble

Black Marble, alias Chris Stewart, sortira son premier album, « Life in Small Spaces », le 21 août 2026 chez Sacred Bones, qui sera immédiatement suivie d’une tournée. Il s’agit de son premier elpee complet depuis « Fast Idol » (2021). « Life in Small Spaces…

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Selon Immersion, ce qui est perdu reviendra

L'album « What Is Lost Will Return » d'Immersion sortira chez Swim ce 4 septembre et réunira huit morceaux oscillant entre une conception sonore électronique méditative et une écriture musicale épurée aux accents psychédéliques. Le disque joue délibérément…

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Imarhan

Aboogi

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D’origine touareg, Imarhan est un une formation algérienne qui, à l’instar de Tinarriwen, puise son inspiration dans la musique traditionnelle berbère, le rock et le blues, un style baptisé par les médias de blues du désert.

« Aboogi » constitue son troisième elpee. Son titre fait référence aux premières structures semi-permanentes construites par leurs ancêtres, lors de l’implantation de colonies et de villages, mais c’est également celui que les musicos ont choisi pour leur studio qu’ils ont construit à Tamanrasset, au sud de l’Algérie.

Lors des sessions, le groupe a reçu le concours de quelques invités. Tout d’abord la chanteuse soudanaise Sulafa Elyas sur « Taghadart », qui se charge des couplets. Puis Geoff Rhys (Super Fury Animals) qui chante en gallois sur « Adar newlan », une plage au cours de laquelle s’invite une guitare flamenco, et enfin, Abdamah Ag Alhousseyni de Tinariwen et le poète Mohamed Ag Itale, mieux connu sous le pseudo Japonais, sur « Tindjatan ». Sans oublier la communauté locale pour assurer les chœurs et les percus. Et notamment tout au long de « Assossam », une compo qui dépeint les frustrations du peuple touareg face à l’omnipotence du pouvoir central.

Si « Temet » s’autorise quelques accords de gratte psychédéliques, on retrouve ici chez Imarhan ce groove irrésistiblement communicatif et lancinant, même si le disque recèle l’une ou l’autre plage plus mélancolique voire contemplative…

Imarhan

Imarhan

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A l'instar de Tinariwen ou Tamikrest, Imarhan appartient à cette catégorie de groupes pour lesquels on observe un regain d'intérêt. En effet, depuis maintenant quelques années, celui manifesté pour la musique touareg est monté en flèche. En apportant sa collaboration à des artistes maliens, Damon Albarn y a certainement contribué. Ainsi, alors qu’elles seraient passées inaperçues dans le cadre d’un Couleur Café ou de l’Esperanzah, il y a quelques années, ces formations sont aujourd’hui programmées au cours des grands festivals de rock estivaux lorsqu’elles ne se produisent dans les plus grandes salles belges. Et puis, certaines sont signées sur des labels majors. Un engouement parfaitement logique et mérité.

Les membres d’Imarhan (NDR : mot en tamashek qui se traduit par ‘Ceux qui me veulent du bien’) sont originaires de Tamanrasset, dans le Sud de l’Algérie, la ville même où les Maliens de Tinariwen se sont exilés. C’est d’ailleurs ces derniers qui ont pris le band sous leur aile, en produisant cet elpee éponyme. Le premier. Un disque publié sur le label berlinois City Slang (Caribou, CocoRosie, Arcade Fire, …)

Le mélange entre blues et musique touareg –ou si vous préférez entre les sonorités de guitares électriques aux accents blues ou psychédéliques et les percussions sur des mélodies arabisantes– proposé par le quintet, est vraiment épatant. Le rythme est terriblement contagieux. Rien qu’en écoutant le titre maître, impossible de ne pas remuer les orteils voire les pieds. Mais pas seulement, car ces Algériens nous réservent des titres aux nuances subtiles, mélancoliques même. « Ibas Ichikkou » ou encore « Addounia Azdjazzaqat » en sont certainement les plus beaux exemples..

Cet album d’Imarhan fait un bien fou. Le band se produira lors du festival Feeërien, qui se déroulera dans le parc royal, le mercredi 24 août. En plus c’est gratuit ! Vous ne serez pas déçus. Promis…