La terre fissurée de Daffo

À seulement 20 ans, Daffo, artiste indie-rock basée à Brooklyn, transforme le tumulte intérieur en chansons brutes et poétiques, d’une étrange beauté. Entre l’énergie DIY et des arrangements délicats, sa musique oscille entre fragilité et intensité. Révélée…

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Wholes passe son chemin…

Wholes (ex-The Van Jets, Hypochristmutreefuzz, Pink Room, Elefant, etc.) a partagé une première chanson torride. Brute, non filtrée et chargée d’émotion. "Till We Don't Meet Again" est une collision de guitares tordues, de rythmes implacables et de voix qui…

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Iron & Wine

Archive Series Vol 5

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Après avoir publié un LP live, un autre en compagnie de Calexico, des rééditions, et une opéré une collaboration avec Andrew Bird, Sam Beam nous propose, cette fois-ci, des morceaux inédits. Le barde américain a raclé ses fonds de tiroir. Il en a récupéré onze morceaux enregistrés entre 1998 et 1999, soit trois ans avant la sortie de son premier opus officiel, « The Creek Drank the Cradle », en 2002, chez Sub Pop. A l’époque, le jeune homme de 24 ans poursuit des études de cinéma à l’Université d’Etat de Floride de Tallahassee. 

Dès les premiers accords, on retrouve toutes les qualités qui ont fait de Sam Beam un songwriter reconnu aussi bien aux States, qu’à travers le monde. Son génie et sa maturité précoce, aussi.

Son folk minimaliste et intimiste tape dans le mille. La voix sereine et tellement distincte de l’Américain est superbement portée par sa guitare acoustique. Déjà, à cette époque, ses ballades se révélaient aussi mélancoliques que champêtres. Et rapidement, les mélodies trottent dans votre tête, pour s’y accrocher durablement…

Si ce n’était une compile, ce long playing pourrait figurer parmi les ‘musts’ de l’année…


 

Iron & Wine

Our Endless Numbered Days (Deluxe Edition)

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Alors que Sam Beam, alias Iron and Wine, met la gomme pour promouvoir son dernier album enregistré en compagnie de Calexico (quatorze ans après coopéré pour réaliser l’excellent « In the Reins »), le label Sub Pop réédite « Our Endless Numbered Days » dans le cadre du quinzième anniversaire de sa sortie. C’est grâce à ce deuxième elpee que Sam Beam est parvenu à se forger un nom sur la scène folk américaine. Pour la première fois, alors âgé de 30 ans, le natif de Caroline de Sud bénéficie d’un enregistrement en studio et reçoit l’aide du producteur Brian Deck (Modest Mouse, Califone, Gomez, …) Ce magnifique album de folk minimaliste, largement acclamé par la critique, ouvrira la voie, quelques années plus tard, à des artistes tels que Bon Iver. La voix douce de Sam Beam est parfaitement mise en avant, soutenue par la sèche, parfois par une slide, un banjo ou une mandoline. Les douze morceaux de son deuxième opus nous invitent à l’introspection en traversant les forêts américaines.

Concrètement, cette nouvelle édition, outre une légère modification de l’artwork, nous réserve huit démos inédites, dépouillées, de « Our Endless Numbered Days ». Bref, hormis pour les fans de la première heure, cette nouvelle mouture n’est pas vraiment indispensable…  

Iron & Wine

Kiss Each Other Clean

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Depuis la publication de « The Shepperd’s Dog » et l’Ep « In The Reins », disque pour lequel il avait reçu une collaboration particulièrement fructueuse de Calexixo, Sam Beam a décidé de mettre un peu de rythme dans sa solution sonore ; jusqu’alors à forte concentration acoustique. Le barbu américain a donc quitté Sub Pop et signé récemment chez 4AD (en Europe). Et il nous propose donc son nouvel elpee, « Kiss Each Other Clean », une œuvre cohérente et encore plus lumineuse, concoctée sous la houlette du producteur Brian Deck.

Habile conteur, le natif de Caroline du Sud narre encore et toujours des histoires d’amour, de rêves perdus ou pose des réflexions sur la religion, d’une voix au timbre d’une douceur infinie. Sur cet opus, les influences sont puisées manifestement chez Fleetwood Mac (les harmonies vocales) et la soul (les classiques de la Motown). Ce qui lui permet de délivrer de véritables perles de folk à tendance soul. Et je pense tout particulièrement à « Half Moon » ou « Godless Brother in Love ». L’ombre de Stevie Wonder voire d’Elton John plane même sur « Monkeys Uptown » et « Glad Man Singing ». En enrichissant « Big Burned Hand » et « Me and Lazarus » d’une section de cuivres, l’artiste parvient à apporter une autre dimension à sa musique. Qui se révèle alors bien plus légère. Faut dire que le concours des musiciens de Califone et du Chicago Underground Duo n’y est probablement pas étranger. Cet opus constitue la première bonne surprise pour 2011. Et seconde bonne nouvelle, il se produira en concert, le 16 février, à l’Ancienne Belgique de Bruxelles !

Iron & Wine

Around The Well

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L’ami Sam Beam est de retour. Et comme un bonheur n’arrive jamais seul, c’est carrément un double album qu’il nous propose. Curieusement intitulé « Around The Well », il opère une parfaite osmose entre douceur et chaleur. L’élément indispensable à tout homme qui garde en lui, une once d’humanité. Il ne s’agit pas pourtant pas d’un véritable ‘nouvel’ opus, mais plutôt d’un cadeau que nous réserve Sam, en réunissant les chutes d’albums précédents. Et puis de reprises plutôt cocasses.

Sur le premier cd, Sam Beam se la joue en solo. De sa voix douce, il nous entraîne dans un univers proche du film Bagdad Café. Le climat est caniculaire. La route peu fréquentée. Un ventilateur ronronne. L’ombre est un espace privé et privilégié. Pour reproduire cette sensation, les compos ont été enregistrés dans une salle de bain transformé en home studio. On comprend mieux le climat.

Les reprises du « Peng ! 33 » de Stereolab, « Waitin’ For A Superman » des Flaming Lips et « Such Great Heights » de The Postal Service ne sont guère identifiables, tant elles ont été revisitées. Ce premier disque est minimaliste. Caressées, les cordes grincent et enchantent en même temps. De quoi nous laisser pantois.

La deuxième plaque nous replonge dans l’univers de « Shepherd’s Dog ». A cause de la précision des arrangements. Des chœurs. Et puis des différents protagonistes qui gravitent autour d’Iron & Wine. 12 plages qui témoignent du cachet unique estampillé par le songwriter. La version folk du « Love Vigilantes » de Joy Divsion est carrément alambiquée. On a parfois l’impression qu’Iron & Wine transforme, tout ce qu’il touche, en or. Faut dire que pour y parvenir, Sam manifeste une facilité désarmante. Et puis, pour ne pas gâcher l’instant présent, le bruit semble s’effacer. Comme par enchantement. Les harmonies sont en phase avec nos émotions. Iron & Wine prouve ainsi encore qu’en faisant simple, il parvient à atteindre le plus profond de notre for intérieur. Sans forcer.

Et comme si les onze premières plages ne suffisaient pas pour nous retourner comme une crêpe, « The Trapeze Swinger » pose la cerise sur le gâteau. Huit minutes bouleversantes, balayées de textes sublimes. A cet instant, on comprend qu’il n’y a qu’une chose à faire devant Beam et ses comparses : baisser la tête en marque de respect. « Around The Well » frise la perfection. Il rend au folk ce qu’il y a de plus beau : une âme.

 

Iron & Wine

The Shepherd’s Dog

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Trois ans après avoir concocté "Our Endless Numbered Days", l’ami Sam Beam nous revient flanqué une fois de plus, d’un excellent album. Dans la pure lignée des petits bijoux qu’il nous a déjà proposés, « The Shepherd’s Dog » s’écoute avec les oreilles mais aussi le cœur. Touchant la part de rêverie que nous oublions souvent dans un coin de notre mémoire, Sam rouvre des portes de notre subconscient tel un cerbère attentif et précieux. Accompagné dans la manœuvre, comme à son habitude, par sa sœur et quelques amis. Quelques : le mot est faible. Dix personnes au moins ont collaboré à l’exercice : Jim Becker, Rob Burger, Joey Burns, Brian Deck et d’autres larrons excellemment bien inspirés. Lyrique, onirique « The Shepherd’s Dog » arrive à séduire par une simplicité et une élégance qui ne quitte jamais une seconde l’œuvre. Dessinant un trait qui n’en finit plus, l’album s’ouvre par « Pagan Angel and a Borroweed Car », une ballade folk aérienne. Poursuivant sa route, ce trait dessine des courbes tantôt plus serrées (« Carousel »), tantôt arrondies, comme sur « Lovesong of the Buzzard » où un orgue et un accordéon virevoltants viennent élever la fantaisie du morceau. L’excellent « The Devil Never Sleep » trahit une influence rock purement américaine. Il nous rappelle furtivement l’origine du groupe. Fier de sa patrie pour ses aspects positifs, Sam Beam se projette tel un être vivant sur terre et son dialogue international passe par le ressenti ainsi que la créativité. Cinquante minutes de pur plaisir, de voyage et d’intimité constituent l’aboutissement d’un travail d’équipe signé chez Sub Pop records (The Rapture, The Shins, CSS,…) A lire : l’interview que Sam Beam a accordée à Musiczine. La rencontre extraordinaire d’un personnage charismatique...

Iron & Wine / Calexico

In The Reins

A écouter les deux splendides albums d’Iron & Wine, on était presque sûr du génie mélodique de Sam Beam… Cet EP de collaboration avec les tout aussi bons Calexico confirme donc le bien qu’on pensait du barbu à la voix diaphane. Sept titres composés par Sam Beam et enregistrés en décembre 2004 dans les studios de Calexico, à Tucson, et pas un seul à jeter… En 20 bonnes minutes, l’association des rockeurs mariachi et du songwriter folk/americana laisse augurer que leur amitié ne s’arrêtera pas là. Du moins c’est ce qu’on espère. Et que Sam Beam, à l’instar de John Convertino, Jason Molina, Will Sheff (Okkervil River, Shearwater) ou encore Will Oldham, est bien un musicien sur lequel il va falloir sérieusement compter.

Iron & Wine

Woman King

Écrit par
Nous avions découvert Iron & Wine, alias Sam Beam, lors de la sortie de son premier opus “The Creek Drank the Cradle”. En 2002. Nous l’avions vu pour la 1ère fois sur scène en mai 2004 à l’occasion des Nuits du Botanique, défendant humblement l’encensé “Our Endless Numbered Days”. Et d’emblée la personnalité de Sam Beam s’était imposée dans nos pavillons. Une mélancolie accessible, des mélodies pacifiques, une voix atone et tendre. Cet homme à la grande barbe, aux chemises à gros carreaux et aux mouvements lents a décidé de montrer, sur cet EP, une autre facette de son talent. Plus bruts, plus rocks, les 6 titres de ce “Woman King” ne feront heureusement pas fuir les amateurs de l’univers de Sam Beam. Celui-ci demeure, nous racontant le destin de femmes mythiques ou réelles (le superbe “My Lady’s House”), nous parlant de liberté, d’arbres fruitiers et de longue soirée d’été. Des soirées que l’on passerait volontiers à ses côtés. Incontournable !

Iron & Wine

Our Endless Numbered Days

Une guitare et une voix suffisent parfois pour que notre cœur chavire. Iron & Wine, alias Sam Beam, ne s’embarrasse pas d’autre chose, et sa musique sonne comme l’éternel. Après « The Creek Drank The Craddle » (2002) et un EP essentiel (« The Sea And The Rhythm »), ce deuxième album envoûte par sa désarmante simplicité, qui touche en plein mille. La guitare acoustique fait ici des merveilles, son équilibre instable nous renvoyant finalement à notre condition d’être humain fragile et rongé par le doute. Sam Beam joue de la country-folk en toute honnêteté ; et c’est tellement beau qu’on a envie de pleurer. Parfois, un banjo, la voix douce d’une fille délicate, enjolivent encore ces douze chansons d’une splendeur bucolique. Sans forcer le trait, par touches impressionnistes, Sam Beam et son folk céleste nous font voir un bout de paradis. Sur terre existent de vrais tisseurs de rêve, qui n’ont besoin que d’une guitare pour accomplir leur gracieuse mission. Buvez ces notes jusqu’à la lie, elles sont jouées pour vous.

Iron & Wine

The Creek Drank the Cradle

Iron & Wine = Sam Beam, jeune folkeux de Miami qui préfère s'enfermer dans sa cuisine à composer des ballades minimalistes que de parader sur la plage, la planche de surf sous le bras. " Chacun son truc ", diront les plus bronzés à l'écoute de ces 11 vignettes country-folk qui n'ont pas vu le soleil. Sam Beam s'en fout : il est bien dans sa cuisine, et même qu'il n'a pas besoin d'amis, puisqu'il fait tout absolument seul. La guitare, le banjo, les voix, l'enregistrement. Harry Smith serait passé par-là qu'il l'aurait sans doute rajouté sur sa compile d'" American Folk Music ". Dommage qu'il soit mort. Sam, lui, est bien vivant, même s'il est blanc comme un cadavre. Sa musique, heureusement, ne sent pas la pierre tombale : d'accord c'est triste, mais c'est beau, aussi. Serein. Délicat. Sam ne connaît sans doute pas ce qu'écoutent les gars de la plage (du rap, du nu-métal), et à vrai dire il s'en tape : dans sa discothèque, il n'y a qu'une dizaine de disques. Neil Young, Nick Drake, Gene Clark. Rien de bien neuf. Il paraît qu'il a quand même acheté un ordinateur au magasin du coin : c'est mieux que ce 4-pistes qui faisait toujours des siennes. Voilà pourquoi ces 11 chansons sonnent si bien ! On croirait presque qu'elles sont produites par Mark Linkous ou Kurt Wagner… Du bon boulot, pas lo-fi pour un sou. La prochaine étape ? La rue, le quartier, la ville, le pays, le monde : Sam sur les routes, avec sa guitare et sa crème solaire protection 36, à chanter ses poèmes bucoliques devant des fans de folk neurasthénique ? Quel délire ! Reste à savoir si les sièges seront munis d'oreiller ou si ce jour-là on n'aura rien d'autre à faire. A vrai dire, mieux vaut écouter ce disque à la maison, seul, sous peine d'être traité de fan de musique chiante ou de membre d'une secte de hippies suicidaires. Et oui, la passion musicale est parfois à ce prix.