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Lordi

The Arockalypse

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Qui aurait pu penser qu’un jour, un groupe de métal, affichant de surcroît un look à faire pâlir de jalousie les affreux de Gwar, remporterait haut la main le concours de l’Eurovision ? Hard Rock Hallelujah !!! Voilà trois mots qui résonnent dans beaucoup d’oreilles tel l’hymne de la victoire du rock couillu sur la variété mielleuse la plus stéréotypée. Il aura fallu que des types déguisés en monstres s’en mêlent pour entendre autre chose que des rengaines plus kitch les unes que les autres dans cette compétition guindée. Le public commencerait-il à se lasser des copies carbones de Lorie et autres nymphettes siliconées ? Ce qui est certain c’est que la famille métal s’est mobilisée ce soir là pour bousculer les traditions. Affreux les Lordi ? Finalement ces musiciens ‘d’un autre monde’ ne ressemblent-ils pas aux jouets des enfants d’aujourd’hui?

Insulté publiquement par un Michel Drucker qui a véritablement disjoncté (du grand journalisme !) en cette belle soirée de victoire, Lordi, même s’il ressemble à une parodie, est à prendre très au sérieux. Son album « The Arockalypse » se défend remarquablement bien. Chaque titre est un single en puissance, chaque refrain constitue une mélodie imparable, un véritable hommage au hard rock et surtout au hard FM des années 80. Car des petites merveilles comme « Supermonstars », « The Night of the Loving Death », et bien évidemment « Hard Rock Hallelujah », évoquent la période eighties d’Alice Cooper, les groupes Pretty Maids ou Signal, les hits taillés par Desmond Child pour des dizaines d’artistes rock. D’autres font référence aux figures incontournables du hard, comme Accept ou Twisted Sister. Dee Snider et Jay Jay French font d’ailleurs une apparition sur « The Arockalypse », tout comme ce bon vieux Udo Dirkshneider qui pousse la chansonnette sur le très puissant « They only Come out at Night ». Petite mention spéciale à la superbe balade « It Snows in Hell » (NDR : rien que ce titre !) qui donne autant de frissons que l’émouvant « Soldiers of Fortune » de Deep Purple.

Tout comme Apocalyptica, Theatre of Tragedy, Nightwish et Tristania, Lordi débarque de Finlande, contrée qui est devenue une véritable pépinière d’excellents groupes de métal. Ce troisième opus est une authentique bombe à succès. Même les sourds ne résisteront pas au phénoménal refrain de « Supermonstars » bouclant un album qui figurera sans nul doute dans les polls de fin d’année. Historique. Somptueux autant que monstrueux ! Et indispensable dans la cédéthèque de tout bon métalleux qui se respecte.