L’errance de Russ Tolman

Russ Tolman a annoncé la sortie de son nouvel album le 18 septembre 2026 (vinyle/CD), lequel est déjà disponible en version numérique (Flatiron Recordings). En attendant, il a partagé le single « Streets Of Denim ». Russ Tolman est un…

logo_musiczine

La lune de miel des Datsuns

Plus de vingt ans après ses débuts, The Datsuns annonce Moonstruck Man, titre inaugural d’un huitième disque attendu le 13 novembre 2026 chez Hellsquad Records. Le combo néo-zélandais reste fidèle à son rock direct : riffs nerveux, urgence intacte et plaisir…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (3 Items)

METZ

Atlas Vending

Écrit par

« Atlas Vending » constitue le quatrième elpee de ce trio torontois, un disque qui a été coproduit par Ben Greenberg, le guitariste de Uniform (NDR : un duo indus-metal) et mixé par Seth Manchester (Daughters, Lingua Ignota, The Body). Naturellement percutante, sauvage, parfois même brutale, la musique de cet opus s’avère cependant plus complexe que sur les précédents essais.

D’abord on y retrouve ces riffs tranchants, abrasifs, saccadés, ces stridulations et distorsions électriques très caractéristiques, la voix blanche et impétueuse d’Alex Edkins, sans oublier ce tempo frénétique adopté sur plusieurs plages. Le tout baignant au sein d’un climat aussi malsain que claustrophobe. Parfois dans l’esprit des débuts de Fugazi voire d’At The Drive In.

Mais le plus intéressant procède des nuances rencontrées sur plusieurs pistes. A l’instar du post punk « Framed by the comet’s tall », une compo au cours de laquelle la violence semble bien maitrisée. Et puis surtout du titre final, « A boat to drown it ». Un morceau de plus de 7’30 évoluant sur un tempo obsessionnel, hypnotique,’motorik » mais qui surfe sur une vague d’électricité ‘mybloodyvalentinesque’. On rencontre d’ailleurs également des harmonies vocales réminiscentes du MBV sur « Blind youth industrial ». Enfin, le tempo quasi-binaire peut également se révéler tribal, amérindien (« Pulse »).

Maintenant, pas de panique, la musique de Metz est toujours aussi bruitiste…

METZ

Automat

Écrit par

Il faut écouter METZ dans de bonnes conditions ; car si elles ne sont pas réunies, son noisy/punk plutôt féroce et sous tension peut s’avérer stressant sur la longueur. A contrario si elles le sont, c’est un véritable régal sonique et un défouloir de qualité…

Le trio canadien, actif chez Sub Pop depuis 2012, livre aujourd’hui « Automat » un ‘faux’ 4ème album –toujours aussi nerveux– réunissant une série de faces B (« Pure Auto »), relectures (« Negative Space ») et reprises (« Pig » de Sparklehorse) accumulées depuis ses débuts. Dans la lignée de groupes tels que The Jesus Lizard, Helmet ou Big Black, METZ cogne fort et les guitares agressent les tympans. Pas pour rien qu’ils s’appellent METZ ou ‘mess’ (= le désordre) ! Néanmoins, ces flip sides rageuses ne sont définitivement pas à jeter ni nécessairement destinées aux ‘fans only’ !

METZ

II

Écrit par

En 2012, Metz nous avait asséné une véritable estocade sonore en publiant son premier opus, simplement baptisé « I ». Et il y avait bien longtemps qu’on avait plus été secoué aussi vigoureusement. En outre, il faut avouer que escouade faisait du bien. Trois ans plus tard, avoir passé de longs mois sur les routes américaines et européennes, le trio est de retour. Et il ne semble pas s’être assagi. Le combo torontois reprend les événements là où il les avait laissés. Autant dire que si vous avez aimé le premier LP, vous apprécierez tout autant le second. Toujours paru chez Sub Pop, il propose une musique incisive et surtout farouche. Pas question de faire dans la dentelle ni de lisser les contours. La production (si elle existe) est garage. Le post punk noisy dispensé par le combo est probablement sans équivalent aujourd’hui.

Dès "Acetate", piste qui ouvre l’opus, la basse de Chris Slorach décrète l'état d'urgence. La guitare d'Alex Edkins libère ses décharges électriques tandis que son chant (voire ses cris) est (sont) toujours aussi frénétique(s). Alors que Hayden Menzies cogne métronomiquement ses fûts. Et jamais le climat du long playing ne perd en intensité.

Rien de tel que l'écoute de "II" pour se défouler un bon coup ou pour se réveiller. Envoyez valser la finesse. La puissance et le bruit constituent les fils rouges de Metz.