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Netherbird

Monument Black Colossal

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En janvier de cette année, nous vous avions présenté, dans notre rubrique ‘découvertes’, l’Ep « Covered In Darkness », offert en téléchargement gratuit par le combo black métal suédois Netherbird. Si nous avions été convaincus par ce mini-album constitué de reprises cuisinées à la sauce black métal symphonique de Paradise Lost, Annihilator, Sentenced et Soundtrack of Our Lives, nous vous avions confié vouloir attendre la sortie d’un album réunissant des compositions plus personnelles, avant de nous faire une opinion définitive sur le groupe.

C’est chose faite grâce au terrifiant « Monument Black Colossal ». N’y allons pas par quatre chemins, notre impression initiale était la bonne. Netherbird tue ! Passons rapidement sur l’absence d’originalité, puisque chacun le sait, en matière de Black Métal Symphonique, tout (ou presque) a déjà été fait par Dimmu Borgir, Cradle Of Filth et les milliers de groupes qui ont suivi leurs traces gluantes sur le sentier menant au côté obscur de la force. OK, Netherbird n’invente rien. Mais bon sang, qu’est-ce qu’il le fait bien.

« Monument Black Colossal » regorge de tout ce qui glace le sang des majorités bien-pensantes et fait dresser les poils des membres supérieurs des amateurs de black symphonique : les claviers ‘ambiance cimetière transylvanien’, les riffs de guitares brutaux et incisifs, les interludes grandiloquents au piano, une alternance de vocaux râpeux black et de cris gutturaux death, des chœurs féminins parcimonieux, et une batterie volcanique tenue par la poigne d’acier de l’excellent Adrian Erlandsson (Paradise Lost, Nemhain, ex-At The Gates, The Haunted et Cradle Of Filth). Chez Netherbird, la violence côtoie l’émotion et l’angélique commerce avec l’obscur (NDR : et l’image de la pochette, signée par Kristian ‘Necrolord’ Wahlin, célèbre pour son travail chez Tiamat, Bathory, Emperor et At The Gates, corrobore ce point de vue) 

En attendant « Abrahadabra », le nouvel elpee de Dimmu Borgir que l’on nous promet pour fin septembre, les amateurs de mélodies sépulcrales et de riffs infernaux peuvent se ruer, les yeux fermés et les oreilles grandes ouvertes sur « Monument Black Colossal ».