L’errance de Russ Tolman

Russ Tolman a annoncé la sortie de son nouvel album le 18 septembre 2026 (vinyle/CD), lequel est déjà disponible en version numérique (Flatiron Recordings). En attendant, il a partagé le single « Streets Of Denim ». Russ Tolman est un…

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Greg Freeman ostéopathe ?

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Omni

Souvenir

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Collection de chansons qui reflètent l'époque et le lieu où elles ont été créées, « Souvenir » constitue le quatrième album d’Omni, une formation issue d’Atlanta

Le groupe a bossé en compagnie d’un nouvel ingénieur du son et a reçu le concours de la chanteuse d’Automatic, Izzy Glaudini, pour « Plastic Pyramid », « Verdict » et « F1 », au cours duquel, on perçoit quelques réminiscences beatlenesques à la guitare (une Rickenbacker ?)

S’inspirant de bands comme Devo, Talking Heads et Wire, Omni n’a rien perdu de son énergie créatrice et de sa précision mathématique.

L’album s’ouvre par « Exacto », une compo dont le climat est très susceptible de rappeler Rolling Blackouts Coastal Fever.

Caractérisé par ses riffs énergiques, ses rythmes staccato et ses mélodies nerveuses, sa musique continue d’agréger des éléments rapides et cinétiques de math-rock, de post-punk et d'indie rock. Mais pour un combo qui a construit son style sur un minimalisme complexe et scintillant, l’introduction d’une instrumentation plus stratifiée est surprenante.

Souvent drôles, absurdes ou énigmatiques, les paroles sont empreintes d’humour ironique et de romantisme sarcastique.

Probablement, déjà, un des albums de l’année !

Omni

Networker

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Omni n’a rien d’un ovni ! En effet, ce duo formé en 2015 à Atlanta par l’ex-Deerhunter Frankie Broyles (guitare et batterie) et Philip Frobos (basse et chant) nous propose déjà à son 3ème album ; mais le premier sur le label d’élite du rock indie (NDR : essentiellement US), l’excellente maison Sub Pop ! Il s’agit peut-être d’un énième groupe influencé par le post-punk de la fin des années 70 et du début des années 80, et notamment des formations comme Television, Gang of Four ou Wire, qui ont marqué cette époque ; mais il possède un talent fou, parvient à nous étonner et même à convaincre tout au long de cet excellent « Networker » ! D’abord à cause de cette petite touche de free-rock qui enrichit le son qui doit beaucoup au « Marque Moon » de Television (« Sincerely Yours »). Puis d’une certaine urgence (« Present Tense »), lorsque l’expression sonore ne succombe pas aux tempos jazzy (« Blunt Force ») ou aux accents bluesy (« Underage »). Le tout se fondant au cœur d’un ensemble particulièrement cohérent. Une sorte de version cérébrale du magnifique Parquet Courts, en somme…

Omni

Multi-Task

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Omni est un trio réunissant l’ex-Deerhunter, Frankie Boyles (guitare), l’ancien Carnivores, Philip Frobos (basse, chant), et le drummer Billy Mitchell. « Multi-Task » constitue son second opus. Puisant allègrement ses références dans les eighties, depuis Devo à Television, en passant par Fire Engines, Josef K, Wire (NDR : surtout tout au long de « First degree ») et Talking Heads, la musique d’Omni est particulièrement spasmodique. Entêtante aussi. Les accords de gratte sont à la fois menaçants et joyeux, nerveux et complexes, épineux et tranchants aussi, suivant les plages, la ligne de basse est caoutchouteuse et la voix de Philip est aussi laconique que celle de Colin Newman voire de David Byrne.

 

The Insomniacs

At least I'm not with you

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En 2007, cette jeune formation issue du Nord-Ouest des States avait concocté un premier opus particulièrement séduisant. Intitulé "Left Coast blues", il avait été enregistré dans le living room du bassiste Dean Mueller. A cause de ce disque, le combo avait même décroché une nomination de ‘Best new artist debut’ aux Blues Music Awards, l’année suivante. Depuis, les Insomniacs colportent leur West Coast blues sur les routes des USA. Et à une cadence soutenue. En octobre dernier, ils se sont quand même décidés à passer deux jours en studio. A Brubank, très exactement. Ils vont ainsi mettre en boîte le deuxième chapitre de leur discographie.

Le leader du combo est incontestablement Vyasa Dodson. Chanteur guitariste et compositeur, il est à peine âgé de 27 ans. Le line up est complété par le bassiste Dean Mueller, le drummer Dave Meyan et le claviériste Alex Shakeri. Et le résultat est à la hauteur de nos espérances. Un opus plus fouillé, varié, conséquent, dont les sessions d’enregistrement ont été rehaussées par la présence de quelques invités de marque.

Outre leurs compos personnelles, les Insomniacs proposent quelques covers. Des choix particulièrement judicieux. Et en particulier les trois premières plages de l’elpee. Tout d’abord une version tonique du "Lonesome" de Memphis Slim, traitée dans un style jump au punch tonique. Vyasa y chante d’un timbre juvénile, mais harmonieux et impeccable. Il décoche un solo à rendre jaloux Junior Watson (NDR : il signe les notes de pochette). Invité notoire, Al Blake se déchaîne à son tour sur l'harmonica. L’ancien membre du Hollywood Fats Band a répondu favorablement à l’invitation du groupe ; et pour cause ce sont des fans invétérés du Fats Band. Le "Broke and lonely" de Johnny ‘Guitar’ nous plonge dans un univers très différent. Proche de la country. A cause de la présence de Joel Patterson à la pedal steel, un personnage qui côtoie régulièrement Carl Sonny Leyland. Responsable de sonorités métalliques sur ses ivoires, Shakeri est intenable. "Directly from my heart to you" est un blues issu de la plume du maître du rock'n'roll : Little Richard. Pour la circonstance, les Insomniacs bénéficient de la participation de Jeff Turmes, aux saxophones ténor et baryton. Un maître dans le style. A cet instant, la densité sonore est à son paroxysme. L’elpee recèle deux excellents longs slows blues. Tout d’abord "Hoodoo man blues", une magistrale reprise du classique de Junior Wells. Cette cover nous entraîne au cœur du Chicago southside, un périple au cours duquel Mitch Kashmar nous réserve une intervention magistrale à l'harmonica. Et puis le "Description blues" de John Willie Henry. Nappé par les sonorités particulièrement agréables et subtiles de l’orgue à la Jimmy Smith, cette compo se complaît dans une certaine douceur. Dernière cover, "Baby don't do it" est signé Lowman Pauling, une chanson qui avait décroché un n°1 en 1953 au sein du groupe de R&B, The Five Royales. On a l’impression que ce morceau sort tout droit d’un jukebox de l'époque ; mais la nouvelle version est tout à fait convaincante. 

On en vient donc au répertoire de Mr Dodson. "Maybe sometime later" est imprimé sur un tempo R&B ; une compo illuminée par une sortie sur les cordes digne d’un Jimmie Vaughan au sommet de son art. Le gamin jouit d’un talent à l’état pur, un talent susceptible de faire pâlir bon nombre de musiciens confirmés. Le titre maître est soutenu par des vocaux généreux. Le sax ténor de Turmes balaie le décor. Parcimonieuse, la guitare libère des sonorités sidérantes. Et la section rythmique porte l’ensemble. Plage instrumentale, "Root beer float" est imprimée sur un tempo boogie rigoureux. Le piano trace allègrement tandis que la guitare virevolte dans l’esprit du grand Fats! Très rock'n'roll, "She can talk" prend son envol sur les ivoires avant de céder le relais aux cordes, sur un rythme similaire. "Angry surfer" autorise un exercice d’impro à la six cordes. Alex Shakery nous rappelle qu’il est un excellent organiste sur le passionnant sur "20/20". Bien reçu! De toute bonne facture, cet elpee s’achève par un nouvel instrumental baptisé tout naturellement "Insomniacs boogie" ; une plage au cours de laquelle tous les acteurs ont droit, successivement, au chapitre…

 

The Insomniacs

Left Coast Blues

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Les Insomniacs nous viennent de Portland, dans l’Oregon. Une nouvelle formation qui trempe dans le jump et le swing blues. Elle est dirigée par le jeune chanteur/guitariste/compositeur Vyasa Dodson (25 ans à peine). Son style s'inscrit bien dans le West Coast contemporain, célébré par le regretté  Hollywood Fats, Junior Watson, Kid Ramos ainsi que Little Charlie and the Nightcats. Vyasa est épaulé par le bassiste Dean Muller, le batteur Dave Melyan et le claviériste Alex Shakeri. Tous les titres sont signés Mr Dodson.

Manifestement nos insomniaques ont bien saisi le west coast style. Et ils le démontrent dès l'ouverture. Un "Stick around" qui évolue au sein d’une atmosphère assez jazzyfiante. Le timbre vocal de Dodson est encore quelque peu juvénile, mais qu'est-ce qu'il est éclatant sur les cordes. Il ne dispense que les notes nécessaires et plaque ses accords comme un Hollywood Fats des grands jours. Une ouverture chargée de promesses. Cette manière parcimonieuse de jouer des six cordes prouve la maturité déjà atteinte par le soliste. Séduisant, "Serves me right" est tapissé par l'orgue Hammond tandis que les cordes sont un régal pour nos oreilles. Nos musiciens reprennent en chœur le refrain contagieux du rock’n roll "Watch your mouth" pendant qu’Alex se démène derrière son piano. "Struttering" nous ouvre les portes d'un cabaret de nuit. L'atmosphère est enfumée. Les couples s’enlacent sur la piste de danse. La musique se fait tendre et très alanguie. Dave effleure les peaux de ses balais. La douceur du piano nous enivre. Vyasa a revêtu son costume de T-Bone. Ce blues nous pénètre insidieusement. Instrumental enjoué, "Crime scene" est conduit par une guitare débridée. Cette plage pourrait servir de bande sonore pour un film d'action. Empreinte d’une grande simplicité, "Wrong kind of love" met surtout en évidence l’orgue de Shakeri. Son jeu est ici inspiré par Jimmy Smith et Jimmy McGriff. L'uniformité n’est pas au dico musical des Insomniacs. "I'll treat you right" émarge franchement au jazz. Les quatre membres participent à l’entretien de ce rythme nerveux. "Shake the chandelier" observe un même schéma. Cette compo est à nouveau caractérisée par des échanges de classe entre les deux solistes, des échanges soutenus par une base rythmique qui swingue naturellement. Blues classique, I'm not sorry" est imprimé sur un tempo indolent. Une plage très dépouillée au cours de laquelle les cordes de Dodson emportent à nouveau la partie. "I got money" emprunte quelque peu les rythmes percussifs, joyeux et festifs de la Nouvelle Orléans. Le piano prend toute son importance pendant que notre leader se met à attaquer ses cordes vigoureusement comme le ferait Jimmy Vaughan. Ce superbe album s’achève par un "Be quiet" dont les éclats instrumentaux évoluent dans le style jump le plus pur. Mais l’elpee n’est pas terminé, puisqu’il recèle deux bonus tracks. "Serves me right", déjà servi en début d'album et un tonique "No wine, no women", irradié par une guitare enchanteresse. Deux morceaux enregistrés ‘live’ à l'Avalon d'Hollywood, en mars dernier. Les Insomniacs prouvent ainsi de la plus belle des manières, qu'ils sont tout à fait au point face au public. A travers Une formation à suivre de très près!