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Robert Pollard

Honey Locust Honky Tonk

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Franchement, Robert Pollard est tellement prolifique, qu’il devient de plus en plus difficile d’y retrouver ses jeunes. « Honey Locust Honky Tonk » constituerait son 38ème album si on ne tient compte que de ceux publiés sous son nom et de Guided By Voices. En englobant ses multiples projets, il doit en avoir gravé plus de 80 !

Que nous réserve son nouvel essai ? 17 plages en tout pour un peu moins de 38 minutes, dont quelques unes semblent inachevées. Ce qui n’est pas nouveau dans son chef. Même si les thèmes abordés sont souvent pertinents. Notamment lorsqu’il affronte celui de l’indifférence qui se manifeste aujourd’hui entre les êtres humains ou de l’angoisse face à la mort…

Côté guitare, Robert se sert d’une sèche, d’une semi-acoustique et bien sûr d’une électrique pour accompagner son chant. Mais penchons-nous plutôt sur la quintessence de cette œuvre. Toujours aussi lo fi. Qui adresse l’un ou l’autre clin d’œil à REM. A l’instar de « No requested things » ou de « I killed a man who looks like you ». Deux compos à la mélodie particulièrement contagieuse. Mais également à David Bowie. Comme sur « She hides in black » (ces infexions vocales !) et « It disappears in the least likely hands (Me may never not know) », rémniscente de « Heroes » voire de « The next day ». Et si l’inévitable « Tommy » du Who hante rituellement « Circus green machine », « Who buries the undertaker » nous entraîne dans le sillage de Wire. A cause de ces des jaillissements d’électricité hypnotiques. Enfin, « Drawing a picture » plonge dans le psychédélisme sydbarrettien. Et le reste ? Correct, mais souvent embryonnaire, certaines pistes n’atteignant même pas la minute. Bob n’avait sans doute pas le temps de les parachever. Trop occupé. D’ailleurs, depuis la sortie de ce long playing, il a certainement déjà publié deux ou trois nouveaux albums…

 

Robert Pollard

Moses on a snail

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Robert Pollard est un artiste prolifique. Il est cependant surtout devenu notoire pour son aventure vécue à la tête de Guided By Voices, entre 1983 et 2004. Un fameux bail ! Depuis, il multiplie les albums solos, les projets et les collaborations. Il doit avoir commis 12 albums lors de ces 2 dernières années, sans compter les singles, Eps et compiles en tous genres. Il a écrit la bagatelle de 1300 chansons, au cours de ses 25 dernières années de carrière. Excusez du peu ! Le souci, c’est que certains disques sont tellement expérimentaux, qu’ils passent complètement inaperçus. Heureusement, en solitaire (NDR : pas tout à fait, puisqu’il est alors épaulé par le drummer/producteur Todd Tobias), ses opus se révèlent bien plus consistants.

Robert aime le Who, Peter Gabriel, le punk et la prog. Il le concède. Des goûts qui l’ont influencé et l’influencent toujours. Il accorde un soin tout particulier au sens mélodique de ses chansons. Quand ce sont des chansons, bien sûr. Ce qui est bien sûr le cas tout au long de « Moses on a snail ». Elles peuvent même se révéler contagieuses. A l’instar de « Each is good in his own home ». Découpé en 12 plages, son dernier long playing baigne au sein d’un climat plus ténébreux, même si Pollard n’a pas perdu son sens de l’humour (le chacha/rockabilly « Big time wrestling »). Tout au long de ce disque, il alterne ballades et compos plus vivifiantes (l’excellent « It’s news » trempe même dans le punk tumultueux), parfois à la limite du hard rock (riffs lourds assénés sur « Lie like a dog » et percutants réservés à « In a cold war », dans l’esprit du « Who's Next » de la bande à Daltrey). Un spectre du Who, mais davantage proche de l’opéra rock « Tommy », hante également « Arrows and ballons ». Trois titres s’écartent cependant de l’ensemble. Tout d’abord l’élégiaque « Teardrop Paintballs », un morceau sculpté dans la lo-fi acoustique. L’épique, presque prog, « A constant strangle », ensuite. Puis en final, le titre maître. Dramatique, majestueux, il est parcouru d’un solo de guitare brûlant, digne du Blue Oyster Cult dans sa phase la plus classique. Bref, un album de bonne facture, mais sans surprise pour Robert Pollard.

Robert Pollard

Robert Pollard is Off to Business

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Difficile d’être plus prolifique que Robert Pollard. Depuis que Guided By Voices a splitté, c’est-à-dire en 2004, Bob a participé à l’enregistrement d’au moins dix-sept albums. Et au cours des douze derniers mois, il en a gravé trois. En outre, les deux précédents –plus expérimentaux, il faut le souligner– dépassaient allègrement les 70 minutes. « Robert Pollard is Off to Business » en revient à un format plus conventionnel, puisque non seulement il va à peine au-delà des 35 minutes, mais il ne compte que 10 plages, dont la plupart ne dépassent pas les 4 minutes. Un disque plus accessible. Plus pop donc. Dont les sessions d’enregistrement se sont déroulées de manière assez particulière. Robert a tout d’abord enregistré les pistes vocales, puis les a transmises via internet à son ami de longue date Todd Tobias (NDR : le frère de Tim, ex-bassiste de GBV) pour qu’il y ajoute l’instrumentation et assure la mise en forme. Une technique dont Pollard nous avait parlé dans une interview accordée voici déjà 5 ans.

Après avoir signé quatre elpees chez Merge, Robert vient donc de sortir son premier disque sur son propre label : Guided By Voices. Un œuvre au cours de laquelle il démontre à nouveau son art à torcher de superbes mélodies. Ensoleillées, contagieuses, hymniques, mid tempo, tantôt semi acoustiques, tantôt savoureusement électriques, bien dans l’esprit d’une de ses influences majeures : le Who circa « Tommy ». Le tout enrichi d’arrangements luxuriants et particulièrement soignés.