Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de son nouvel album, « Adult Romantix », prévue pour le 22 août via son nouveau label Winspear. Cet elpee, inspiré par des textes de la période romantique comme…

logo_musiczine

Paddang à la poursuite des fantômes…

Paddang est un trio de rock psyché formé en 2020 à Toulouse. Osees et King Crimson à fond dans lʼautoradio et un nom de groupe inspiré d'un spot de surf en Indonésie, Paddang file à toute berzingue dans une épopée cosmique. Les trois voix dictent le ton et…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (2 Items)

Romano Nervoso

I don’t trust anybody who doesn’t like rock n’roll

Écrit par

Pour enregistrer son nouvel elpee, Romano Nervoso a reçu le concours de Pelle Gunnerfeldt, le producteur fétiche des Hives, à la mise en forme. Il n’est donc pas étonnant que l’expression sonore creuse au sein d’un univers proche du groupe suédois. Mais pas seulement. La formation louviéroise pioche également et largement son minerai chez ses idoles, comme Damned, MC5 et surtout les Ramones. Enlevées, la plupart des compos sont bien sculptées dans le garage/punk. Si « Televised » lorgne carrément vers Johnny Thunders, caractérisé par son refrain addictif et ses chœurs, « American dream » excave le Green Day originel. B.J. Scott vient donner de la voix sur le blues mid tempo, « In my mind ». Des riffs de gratte ‘rollingstoniens’ alimentent « Thursday night fever ». Chanté alternativement en anglais ou en italien, « Looking for sun » adopte le tempo d’une valse, mais surtout rappelle les racines transalpines de Giacomo Panarisi. « Meet the 300 Sicilians » constitue probablement le meilleur titre de l’opus. Il diffère totalement du reste du long playing. C’est aussi le morceau final. Imprimé sur un tempo du cheval au trot, menaçant, il se nourrit de western spaghetti (NDR : une réponse à Dario Mars & The Guillotines ?) et se distingue par sa jolie mélodie, parfois sifflotée, et ses accords de gratte surf. Enio Morricone et Sergio Leone ne sont pas loin, même si le climat y est plutôt proche de The National…

 

Romano Nervoso

Born To Boogie

Écrit par

Fondé en 2008, Romano Nervoso nous vient de région de La Louvière. Paillettes colorées autour des yeux et veste à plumes, Giacomo Panarisi en est le leader. Le chanteur également, même s’il possède une formation de drummer. Un personnage qui est tombé, tout jeune, dans la marmite au glam rock. Ce Loup a les dents longues et a déjà écumé toutes les bonnes scènes de Belgique. Il ne renie pas ses origines italiennes et en est même fier. Le combo est même considéré comme le fer de lance du spaghetti/rock. Giac avait accordé une interview à Musiczine, fin août 2014 (voir ici)

« Born To Boogie » constitue le second opus de Romano Nervoso. Il fait suite à « Italian Stallions », paru en 2011. Un disque qui recelait deux hits, « Mangia Spaghetti » et « Loose Control ».

La pochette du nouvel LP est à la fois sobre et accrocheuse. Sur fond blanc, on remarque la présence d’une boule à facettes, découpées en petits carrés gris et blancs. S’agit-il d’étoiles ou de cases pour une grille de mots croisés ?

Les vocaux sont assurés essentiellement dans la langue de Shakespeare et de Dante. Parfois, dans celle de Voltaire. Le mixing à été exécuté par Charles De Schuetter, une référence incontournable au pays du moules/frites.

« Vieni Dallo Zio » ouvre la plaque. Le son est puissant et nous plonge directement dans l’ambiance. Chanté en italien, ce brûlot métallique incandescent de 3’ entre littéralement en fusion. « Maria » est paru en single. Il s’agit d’une relecture du tube intemporel de Christophe, « Aline ». Tout au long de ce slow langoureux, empreint d’une tendresse, on ressent les racines transalpines de l’artiste. D’ailleurs Giacomo n’est pas né aux States. Il nous le rappelle à travers « Not Born In The USA », une compo contaminée par Iggy et ses Stooges…

Il nous parle de ses origines louviéroises, wallonnes, mais également latines, tout au long de « Straight Out Of Wallifornia feathuring Colonel (Party Harders) ». Encore une coulée continue de métal, qui nous vient de l'usine Boël.

Blues déchirant, « Psicotico Blues » baigne dans un Bayou, ‘un poco latino’. Les guitares sont incendiaires. Heureusement, les pompiers ne sont pas loin. En 2’30, « The Story » nous entraîne dans un punk particulièrement nerveux, digne de The Hives. Tout comme « Rocking Machine », un uppercut rock/garage qui vous déchausse les dents, vous remue les tripes et vous incite à pogoter. Boogie, « The Man/The Woman » lorgne carrément vers les Stones. Une piste plus classique et paisible, « Under My Skin ». Du Romano pur jus. Musclé et légèrement psychédélique, « Pussycat » fait la part belle aux guitares. Et après le très speedé : « Superstar », Romano Nervoso nous assène une dernière claque dans les gencives, « In The Name Of The Lord ».

Pour un second essai, il faut reconnaître que Giacomo s’en tire haut la main. Il a du talent et de l’énergie à revendre. Et puis sa musique est bien dans l'air du temps, donc elle est tout à fait exportable… Bref, si vous aimez le punk, le rock'n'roll, le garage/rock, le glam, les 70’s et les 80’s, ainsi que la bonne humeur et la dérision, vous devriez y trouver votre bonheur.