La vie dans les petits espaces de Black Marble

Black Marble, alias Chris Stewart, sortira son premier album, « Life in Small Spaces », le 21 août 2026 chez Sacred Bones, qui sera immédiatement suivie d’une tournée. Il s’agit de son premier elpee complet depuis « Fast Idol » (2021). « Life in Small Spaces…

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Selah Sue

Persona

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« Persona » constitue le troisième opus de la Louvaniste, un disque qui fait suite à un éponyme, en 2011, et « Reason », en 2015.

Selah Sue aurait-elle réussi à enfin dompter ses démons intérieurs et notamment à vaincre sa dépression (NDR : elle est bipolaire). Une chose est sûre, ses maternités et cette période de confinement semblent l’avoir inspirée. Elle revendique justement cette victoire dans « Pills », un des deux singles qu’elle avait gravés avant de publier ce nouvel elpee.

Il est incontestable que sa voix toujours très caractéristique reste aussi envoûtante, chargée de feeling, de spleen et très susceptible de faire fondre les cœurs les plus coriaces. Les cuivres sont très présents et accentuent le côté soul de la voix de l’artiste.

Non seulement Damso a co-écrit « Wanted You To Know », un futur hit, mais il produit cet LP.

La voix aérienne de Sanne plane tout au long de « Twice A Day », une plage lumineuse, irrésistible, tramée sur les ivoires. Assurément le slow de l’été !

Sanne se frotte de plus en plus souvent aux musiques urbaines. A l’instar de « Hurray », l’autre single, magistralement interprété par le rappeur Canadien TOBi. Ou de « Karma », une forme de drum&bass sauvage, tribale, qui claque littéralement, tout en ne négligeant pas la structure r&b. 

Enfin, le long playing recèle quelques hits en puissance : « Fools », « Kingdom », « Wanted You to Know (feat. Damso) » (NDR : vivement recommandé !) ainsi que « Twice A Day » …

En concert le 27 avril 2022 à l’Ancienne Belgique de Bruxelles.

Selah Sue

Bedroom (Ep)

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Selah Sue serait-elle enfin parvenue à dompter ses démons intérieurs. Aurait-elle vaincu sa dépression ? Une chose est sûre, ses maternités et cette période de confinement semblent l’avoir inspirée, puisqu’elle vient de publier un Ep 5 titres. Enregistré ‘at home’, il tient parfaitement la route. Un disque intimiste, le plus souvent limité à sa voix, sa sèche et des synthés, plus que probablement joués par son mari. Une voix toujours très caractéristique aussi envoûtante, chargée de feeling et très susceptible de faire fondre les cœurs les plus coriaces.

Soul, la voix de Selah laisse remonter le passé sombre à la surface, tout au long de « You ».

« You’re My Heart nous entraîne dans les grands fjords norvégiens. Une plage indolente, douce et vaporeuse à la fois, qui met bien en exergue les cordes acoustiques. Il n’y manque plus que les elfes et les sirènes

Atmosphérique, « Always-Cosmo » bénéfice d ‘arrangements de synthés plus riches. Et en fin de parcours, on entend les voix vocodée des 2 bambins…

On retrouve le timbre soul de la Louvaniste tout au long d’« I Would Rather », une piste presque trip hop.

Selah Sue

Reason (a)

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Auteur/compositeur/interprète, Selah Sue avait publié son premier long playing en 2011. Un disque qui s’est écoulé à 120 000 exemplaires en Belgique et plus d’1 000 000 à travers le monde. Ce qui lui a permis de décrocher 6 disques de platine.

A ses débuts, l’artiste puisait ses sources tant dans la soul, le ragga, le folk, le rock, le rap que le trip hop. Une expression sonore qu’elle mettait au service d’une voix soul aux multiples facettes.

Pour enregistrer « Reason », son second opus, elle a bénéficié du concours de deux producteurs notoires, en l’occurrence le Danois Robin Hannibal (Little Dragon, Kendrick Lamar) et le Suédois Ludwig Göransson, mieux connu pour avoir bossé auprès du trio pop HAIM ou encore du rappeur américain Childish Gambino. Les sessions se sont déroulées au sein de différents studios. D’abord en Belgique, mais également en Angleterre (Londres), en Jamaïque et aux States (Los Angeles). Un disque qu’elle a voulu davantage radiophonique, tout en se tournant vers la pop urbaine…

Subtilement funk, « Alone » rend hommage à feu Whitney Houston. « I Won't Go For More » en revient aux sources. « Reason » s’autorise quelques touches d’électro, alors que « Together » adopte insidieusement un profil drum&bass. Tout comme pour « Feel ». « The Light » et « Falling Out » nous entraînent dans la house. Childish Gambino vient poser sa voix sur « Together », une plage r’n’b aux relents hip-hop. Ivoires, synthés et chœurs alimentent « Alive », une compo au cours de laquelle la voix de Selah semble plus écorchée que jamais. Et pourtant elle demeure constamment accrocheuse, à l’instar de « Fear Nothing ». « Daddy » est dédié à son paternel qui lui a donné le goût à la musique.

Ragga et soul ‘motownesque’ alimentent « Sadness », une plage enregistrée en Jamaïque. « Right Where I Want You » nous parle d'amour. Jolie ballade mélancolique, « Always Home » est enrichie par des arrangements de violons ; un morceau aux accents bossa nova sculpté par les cordes de gratte semi acoustiques et les ivoires et que chante Sue d’une voix chargée de swing et de soul. Plus riche, « Falling Out » est dominé par les percus.

L’œuvre propose en bonus cd, quatre plages, dont le funk « Gotta Make It Last », le trip hop « Stand Back », un « Direction » de toute beauté et une version acoustique d’« Alone ». 

 

Selah Sue

Selah Sue

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Lors de la sortie en 2008 de « Black Part Love », son premier Ep, il ne fallait pas être devin pour prédire que la petite Sanne Putsey, alias Selah Sue, n’en resterait pas là. Depuis, la demoiselle a arpenté de long en large les planches des salles et des principaux festivals belges sans relâche. La France l’a adoptée à son tour, après son passage remarqué sur le plateau de l’émission ‘Taratata’. Et c’est désormais le globe dans toute sa circonférence que la Louvaniste s’apprête à mettre à genoux. Les fans de la première heure commençaient légèrement à désespérer tant le laps de temps écoulé entre le « Black Part Love Ep » et ce premier disque éponyme a été long. La chanteuse a pris son temps pour peaufiner son œuvre, dont le résultat est quasiment impeccable. Coproduit par Patrice, « Selah Sue » fusionne Soul, Ragga et quelques touches de Folk sans la moindre fausse note. Mais c’est bien entendu le timbre de voix particulier de la jeune femme qui fait tout le charme de l’ensemble.

Mais tout n’est pas parfait dans le monde de Selah Sue (NDLR : dites Su !) Alors que l’on s’attendait à une plaque aussi brute et émancipée que les démos parues antérieurement, la demoiselle a préféré opter pour un son beaucoup plus lisse et vendeur. Ainsi, la version single de « Raggamuffin » est bien pâle comparée à l’originale, l’enivrant et très Soul « Black Part Love » est noyé dans une orchestration inutile et le captivant « On The Run » a tout simplement été écarté. Malgré ces faux-pas, Selah Sue enchaîne les hits potentiels avec autant d’aisance que lorsqu’elle se produit sur scène. « Crazy Sufferin Style », « Peace Of Mind », « Crazy Vibes » ou « Please », son duo en compagnie de Cee-Lo Green, sont autant de tubes implacables qui, aux portes de l’été, tombent à pic. De l’ABClub et la Rotonde à un triple sold-out à l’AB configuration salle, Selah Sue ne risque pas de se fondre dans le décor de sitôt.