Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

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Le jeu d’échecs de Vera Daisies

Margaux Jaudinaud, illustratrice multi-casquettes et binôme du groupe Ottis Cœur, se lance en solo sous le nom de Vera Daisies. Après avoir ouvert pour The Libertines, Tess Parks ou encore le band londonien Sorry, elle dévoile un premier titre incisif, "Chess…

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Simple Minds

Big Music

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Durant les années 80, surfant sur la vague New Wave, ces Ecossais ont connu des heures glorieuses. D’abord dans l’univers de l’underground. A travers leurs trois premiers elpees, « Life in a Day » et « Real to Real Cacophony », en 1979, puis « Empires and Dance », en 1980. Ensuite en gravant des singles fédérateurs comme « I Travel », « Love Song », « Promised You A Miracle », « New Gold Dream », « Don’t You Forget (About Me) », enregistré spécialement pour le film « The Breakfast Club » ou encore « Alive And Kicking ».

Fortement engagées, les compositions « Mandela Day » et « Belfast Child » ont laissé des traces indélébiles dans l’inconscient collectif. Celles-ci traitaient respectivement de la polémique en Afrique du Sud et des tensions communautaires qui sévissaient en Irlande.

Divers échecs peu ou prou importants suivront. L’engouement du public disparaîtra. Les détracteurs raconteront que ce groupe fondé en 1977 a fait son temps, laissant de beaux hymnes derrière lui…

C’est mal connaître la créativité des indissociables Jim Kerr et Charlie Burchill. En effet, Simple Minds revient en force en publiant un seizième album baptisé « Big Music ». 

Titre prétentieux n’est-ce pas ? Le combo glaswégien aurait-il attrapé la grosse tête ? Que nenni ! Et pourtant… Sans être le disque de la consécration, il est certainement celui de la renaissance !

La plage d’ouverture « BlindFolded » donne le ton ! On y retrouve la signature musicale electro-rock/synthé-pop qui a fait leur succès d’antan. Les quadras ne s’en plaindront pas !

On se délectera, tout au long de cet opus, de la voix envoûtante de son chanteur flirtant inlassablement avec les riffs de guitares incisifs, dans un climat aux sonorités industrielles singulières.  

Hormis quelques titres décevants comme les (trop) formatés « Blood Diamonds » et  « Let The Day Begin », l’elpee recèle de véritables perles comme « Midnight Walking » « Human » ou encore « Spirited Away ». Ce dernier a le potentiel pour faire de beaux jours radiophoniques. Et puis, sur le bonus cd de la version Deluxe figure deux covers. D’abord le « Dancing Barefoot » du Patti Smith Group, sur lequel Annie Lennox vient poser son timbre de voix remarquable. Puis une version assez ‘dance’ du « Riders on the storm » des Doors.

Malgré l’absence d’une véritable remise en question artistique, il s’agit sans doute du meilleur opus du groupe depuis longtemps ! L’énergie est enfin retrouvée !

Vous aviez dit ‘simple d’esprit’ ? 

 

Simple Minds

Néapolis

Simple Minds fête cette année ces 20 années d’existence. 20 années que l’on pourrait judicieusement découper en 3 périodes. L’ascension tout d’abord. Lente et brillante. Celle d’un groupe innovateur, intéressant et parfois difficile à saisir. La gloire ensuite. Celle de " New gold dream ", de " Sparkle in the rain " et de " Once upon a time ". Gloire qui se muera en célébrité lorsque " Don’t you " flirtera avec le sommet des charts américains. Ce courant positif, Simple Minds aura du mal à l’entretenir. Et c’est en vain que la formation écossaise tente depuis près de 10 ans de survivre dans un univers qui bouge constamment. A l’annonce d’un nouvel album, nous adoptons toujours le même réflexe. Celui d’espérer l’éventuelle résurrection d’une formation qui nous a tant séduit dans le passé. David Bowie l’a fait. U2 et Depeche Mode y arrivent laborieusement. Alors pourquoi pas Simple Minds ? Et puis, après écoute, c’est toujours le même constat. Ce " Néopolis " ne viendra pas troubler nos conclusions. Surproduit, aseptisant, aseptisé, on devine à peine les mélodies celtiques que l’on aime, tant elles se cachent derrière une muraille de technologie, d’échos chaotiques, de sonorisations inutiles. Cet opus n’est pas mauvais. Mais il n’est de ce temps que par la forme. Le fond, quant à lui, commence à prendre de fameuses rides…

 

Simple Minds

Good News From the Next World

Une hirondelle ne fait pas nécessairement le printemps. Nous avions franchement flashé sur le somptueux single "She's a river", chanson qui aurait pu figurer sur "New Gold Dream" en 1982. Nous espérions donc fort logiquement découvrir un album de la même tempe. Nous avons du malheureusement déchanter. Attention, l'album n'est pas aussi faible que "Real Life", mais il consomme de manière abusive les clichés hymniques. On a même parfois l'impression de retrouver le moule de "Don't you" à plusieurs reprises. Normal nous direz vous puisque c'est Keith Forsey qui a produit le disque. Aux States. Avec pour résultat une finition yankee beaucoup trop prononcée. Pas que des bonnes nouvelles donc, du monde des Minds, réduit aujourd'hui au duo Kerr/Burchill, mais un exercice de style qui ne devrait pas trop déplaire à ses inconditionnels. Et en particulier ceux qui sont hostiles au changement. Ou à l'innovation, si vous préférez. Là dessus on va aller se remettre une bonne vieille plaque de vinyle sur la platine, victime de chômage technique depuis l'apogée du CD. "Life in a day", par exemple. Et dans la foulée "Real to Real Cacophony". Question d'exorciser ses regrets.