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Splinn

Becoming Ourselves

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Surprise, surprise, Splinn est un quatuor parisien qui pratique du rock métal alternatif (dixit le groupe lui-même). Etonnant, qu’un artiste ou une formation issue de l’Hexagone propose autre chose que de la chanson(nette) franco-française. Pour l’heure, Splinn, qui puise, soi-disant, son inspiration auprès de formations telles que Deftones, A Perfect Circle, Tool, Incubus ou encore Silverchair n’y est pas allé par quatre chemins. Une basse tenue par Romain, une guitare et un micro que s’approprie Laurent, une seconde guitare entre les mains de Jérémy et une batterie confiée à Benjamin sont les fondations sur lesquelles repose le groupe.

A l’origine, en 2008, deux potes, Laurent et Benjamin, réalisent une ou deux démos qui leur ouvrent les portes de leur label actuel M&O Music. Romain rejoint le duo, lors de la confection d’un Ep quatre titres, publié en 2010. Et le line up est complété, par Jérémy, lors de l’enregistrement de leur première ‘œuvre’ complète, quelques mois plus tard. Des premières compos un peu timides chantées en français, Splinn est passé à la vitesse supérieure, en dispensant un rock ravageur qui véhicule –pas facile pour des Parigots– des textes exprimés en anglais.

« Becoming Ourselves » fait donc la part belle aux guitares, sur ses dix plages. Une voix mélodieuse, très juste, quoique parfois un peu faible, des mélodies qui sonnent bien laisseront une trace enviable auprès de nombreux responsables d’un premier opus. On est loin du métal ‘redouté’ par certains sur ce disque. Quoique amateurs du style, ils en proposent un plus coulé, plus mélodieux, plus… audible. Perso, il me semble plus proche d’un Foo Fighters, par exemple.

Pourtant pas très branché sur le genre, j’avoue que l’écoute des 10 morceaux ne m’a pas ennuyé. Mais il ne m’a pas davantage communiqué de frissons. Il est vrai qu’hormis « Resign », piste qui ouvre l’album ou encore « Euphoria » on n’a pas beaucoup l’occasion de vibrer. S’il n’y a cependant rien à jeter sur cet elpee, le reste est plutôt anecdotique et guère excitant. Des débuts néanmoins encourageants pour Splinn, qui ne s’en sort pas si mal pour un coup d’essai.