La nation fantôme de The Besnard Lakes…

Le septième opus de Besnard Lakes, « The Besnard Lakes Are the Ghost Nation », paraîtra ce 10 octobre, confirmant ainsi son statut de l'un des groupes les plus constants de ces 20 dernières années, dont la vision et la qualité sont difficilement égalables…

logo_musiczine

Paddang à la poursuite des fantômes…

Paddang est un trio de rock psyché formé en 2020 à Toulouse. Osees et King Crimson à fond dans lʼautoradio et un nom de groupe inspiré d'un spot de surf en Indonésie, Paddang file à toute berzingue dans une épopée cosmique. Les trois voix dictent le ton et…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (5 Items)

TaughtMe

Laugh on Me

Écrit par

TaughtMe est le projet de l’américain Blake Aaron Henderson, un musicien de talent élevé dans la pure tradition mormone et conservatrice chère à son état natif de l’Utah. « Laugh on Me » constitue son 5ème opus et le premier depuis… plus de 10 ans ! Enregistré en Islande, il a bénéficié du concours de quelques invités, dont Ulfur Hansson (Swords of Chaos, Minnigar), le batteur finlandais Samuli Kosminen, la violoniste locale Gyoa Valtysdottir (Mum) et encore du saxophoniste Alabaster DePlume.

L’album baigne au sein d’une ambiance électro acoustique particulièrement ouatée rappelant les maîtres du genre tels que James Blake ou Washed Out. Tout est magnifiquement arrangé et interprété, mais il manque ce brin de folie ou des mélodies fortes auxquelles se raccrocher pour susciter l’envie de le réécouter…

TAU

And the Drones of Praise

Écrit par

C’est en rentrant du Mexique que Sean Mulrooney (musicien irlandais, installé aujourd’hui à Berlin) décide de lancer son projet TAU, en référence au ‘père soleil’, dans les civilisations préhispaniques. Depuis le troubadour s’est converti à un psyché/folk aux relents acides.

Inspiré par les sonorités world, « And the Drones of Praise » constitue le deuxième album de la formation. Lors des sessions, l’Irlandais-berlinois a reçu le concours de quelques invités, dont Idris Ackamoor (multi-instrumentiste au sein de la formation jazz The Pyramids), Earl Harvin (percussionniste qui a notamment bossé pour Tindersticks), Knox Chandler (dernier guitariste de Siouxsie and the Banshees) ou encore Lalitha et Nandini (alias LN Sisters), responsables d’une forme de musique classique indienne. L’opus recèle huit plages richement instrumentées, que ce soit sous une forme acoustique ou l’électrique (flûte, banjo, claviers, bouzouki, violon, vielle à roue, piano ou percussions diverses). TAU développe des danses chamaniques construites sur des riffs hypnotiques. Et nous entraîne même un peu plus loin, du côté de l’Orient, tout au long d’« Erasitexnis ».

Paisible ballade spirituelle, « And the Drones of Praise » est idéal pour transcender tout trip psychédélique…

Sons of Alpha Centauri

Sons of Alpha Centauri

Écrit par

Non, ce ne sont pas les héritiers naturels de Tangerine Dream, mais une formation londonienne responsable d’un premier long format qui excelle dans le desert-rock. Ou si vous préférez, le stoner (NDR : pour les puristes notamment !) Et pour être tout à fait précis, Sons of Alpha Centauri pratique un stoner instrumental, une discipline initiée par le groupe, désormais culte, Karma to Burn ! Mais là s’arrête la comparaison entre le trio américain et S.O.A.C. Beaucoup plus floydien dans l’esprit, proche de Isis, le combo anglais marche sur les traces d’un Monkey 3, qui serait parvenu à insuffler des volutes de psychédélisme anglo-saxon à son rock aride. Douze plages pour plus d’une heure de musique parfois aérienne, souvent puissante. Une basse vrombissante, des guitares acérées, des sonorités space-rock, le tout au service d’un savoir-faire musical que chaque secoueur de tête appréciera à sa juste valeur.

Précisons encore que Sons of Alpha Centauri est déjà l’auteur de trente-quatre morceaux ; tous numérotés à la façon de Karma to Burn, mais ce n’est qu’un hasard…Nous avons donc droit aux chiffres « 2 », « 14 », « 15 », « 26 », « 23 », « 25 », « 28 », « 21 », « 9 », « 31 », « 8 » et « 34 », en guise de tracklisting ! Le package très élaboré de ce skeud hors du commun vous permettra d’apprécier le caractère original de cette présentation dépourvue de véritables titres. Amis du stoner, régalez-vous !

Minotaur Shock

Maritime

David Edwards aime la mer, le déo qui sent l’Océan Pacifique, l’électronica des années 90 (Warp) et la pop des années 80 (qui a dit Hall & Oates ?!?). « Maritime » est son deuxième album, après le joli « Chiff-Chaffs & Willow Warblers » sorti en 2001. Au début, ça sonne comme un pot-pourri de toutes ses belles passions : du vibraphone, de l’accordéon, des BPMs et Steve Reich coincés dans un ascenseur, et on oublie la clarinette, le piano et le violon. Parfois, on dirait du Mum, du Four Tet, de l’ambient de chez Skam, voire même du Plaid. D’où : mélancolie, Bristol morne plaine, « Equinoxe » de JMJ, « Journées Mondiales de la Jeunesse », beauté, aube, la mer, oui, celle dont le ressac berce nos tympans un jour paisible de juillet, à Coxyde après une after au Barbu avec des types en chemises à rayures. Certains vont dire que ce disque, c’est du ‘folktronica’ tellement mignon que ça donne envie de pleurer en regardant au loin les digues de Douvres. Parfois, pourtant, on dirait du Steely Dan au synthé, et il faut mentionner que c’est vraiment très moche. ‘Mais, enfin ! On ne peut pas tout avoir !’, comme on le dit souvent… Oui, certes, mais là on tourne en rond.

Taura Love

Long Way Back

 

T-Love n'est pas de ces ‘bitches’ qui roucoulent en remuant du popotin : poétesse activiste dans le milieu du hip hop, la jeune femme se pose en digne héritière de Nina Simone et de Billie Holiday, à qui elle dédie d'ailleurs son premier album. Comme son titre l'indique, " Long Way Back " rend hommage à ce ‘peuple du blues’ dont elle est la descendante, à tous ses ancêtres qui se sont battus au nom du respect et de la dignité. ‘Baby… When you're older/You will comprehend/the pain of black men’, rappe-t-elle en début d'album : chroniqueuse hors pair de la condition de ses pairs, T-Love prône avec sagesse et douceur le devoir de mémoire. L'exploit, c'est que la rappeuse ne s'arrête pas là : au lieu de nous contenter d'un album où la musique ne serait plus que le support pâlot d'un engagement textuel suffisamment riche, la Californienne nous offre aussi une leçon de soul, de jazz et de hip hop. Nina Simone décrivait son œuvre comme de la (musique classique noire’ : ici aussi, le rap se mélange à la chanson, le piano aux scratches, les cuivres aux samples, pour atteindre finalement l'universel. Produit par Jay Dee et The Herbaliser, " Long Way Back " marie ainsi tous les courants de la musique black, en nous épargnant ses clichés (écouter l'hilarant " Wanna-Beez ", avec Chali 2Na de Jurassic 5 en invité). T-Love est une femme intelligente et sensible, dont le talent d'écriture impressionne à chaque écoute : " Long Way Back " se termine ainsi par une longue comptine en quatre chapitres, à l'orchestration dynamique et raffinée. Reste à espérer, vu les greluches qui squattent le haut de la tribune, que son message reçoive l'accueil et l'attention qu'il mérite.