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The Datsuns

Headstunts

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Formé en 1997, The Datsuns est issu d’une scène peu reconnue pour son rock. La Nouvelle-Zélande, ce n’est pas l’Angleterre, ni même l’Australie. Pourtant, en l’espace de trois albums, ces disciples du hard seventies ont réussi à se faire connaître auprès d’un public relativement large. Leur premier effort, tout simplement baptisé « The Datsuns », sort en 2002. En plein revival rock garage, le combo se voit adulé, en Europe notamment, à l’instar de leurs voisins de The Vines. La vague retombant, les sorties de « Outta Sight, Outta Mind » en 2004 et de « Smokes n’ Mirrors » en 2006 se font beaucoup plus discrètes mais demeurent des plaques parmi les plus honorables du genre.

Flanqués d’un nouveau batteur, les disciples du MC5, de Led Zep et des Sonics reviennent en force. Et pour cause, leur « Headstunts » est d’une plus grande richesse musicale encore. Oeuvrant toujours dans une veine à mi-chemin entre le hard rock et le garage des années 70, ce quatrième elpee se démarque de ses prédécesseurs par quelques tonalités pop et une volonté évidente de toucher un public moins orienté vers le métal.

Ce qui n’enlève rien à l’énergie ravageuse des Datsuns ; car si la formule se renouvelle, elle fait mouche dès la première écoute. On ne s’ennuie pas un seul instant depuis le titre d’ouverture –également nouveau single– « Human Error » jusqu’au psychédélique « Somebody Better ». Cette œuvre boucle ainsi ce pavé qui suinte la nostalgie tout en s’inscrivant parfaitement dans l’air du temps ! Le combo sait parfaitement ce qu’il veut et s’amuse à désorienter son public avec finesse et malice. « Headstunts » n’est-il pas une subtile anagramme de The Datsuns ? Une plaque parsemée de surprises et de titres forts. Probablement le meilleur album des Néo-Zélandais. Le plus abouti en tous cas !

 

The Datsuns

Smoke n´ Mirrors

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Mine de rien, le quartet néo-zélandais nous livre déjà sa troisième production, une nouvelle petite merveille de hard rock n’roll old school où se mêlent harmonieusement une myriade de nouvelles influences. Sur son opus précédent, « Outta Sight/Outa Mind », The Datsuns était brillamment parvenu à canaliser son énergie débridée. La production de John Paul Jones (ex Led Zeppelin) n’était pas étrangère à cette approche plus mélodique, mais pas pop pour autant. Armé et confiant, le band confirme cette maturité naissante et ouvre toutes grandes les portes de son univers où des influences soul, blues et même funk viennent se greffer. Sur « Two little Fire » et « All Abroad » on s’étonnera dès la première écoute de la présence de chœurs accordés par des divas noires, avant de devenir complètement accro à ces deux pépites paradoxales mais diablement efficaces. Piano et orgue viennent enrichir la large palette sonore, flattant la voix posée de Dolph. On savoure chaque seconde. Beaucoup plus heavy « Who are you Stamping your Foot for » constituera un titre d’intro idéal pour les concerts de la tournée européenne à venir. « Maximum Heartbreak » fera taper du pied les fans d’AC/DC et « Emperor’s New Clothes » laissera pantois plus d’un amateur de solos de gratte endiablée ! Génial !

On s’étonnera néanmoins de l’absence d’un producteur ! Le groupe s’est occupé personnellement de la tâche qui incombait autrefois au bassiste de Led Zep. Comme si personne n’avait été capable de bien assimiler le nouveau concept des Datsuns bien déterminé à opérer un subtil mélange de nombreux styles tout en préservant l’esprit rock n’ roll. Bref, encore un must !

The Datsuns

Outta Sight / Outta Mind

Au rayon des seconds albums du garage revival (et tutti quanti), cet « Outta Sight/Outta Mind » des Datsuns pourrait bien faire la différence. Pourtant cette plaque ne recèle pas de tube couillon à la « MF From Hell », même si les Datsuns burinent toujours un rock grotesque à la AC/DC. C’est surtout sur la longueur que cet album impressionnera le fan de riffs régressifs : « Blacken My Thumb » annonce la couleur, noire toujours, et le reste suit la même routine, à toute berzingue. Les Stooges, Led Zeppelin (John Paul Jones assure la production), voire Slade et T. Rex : les Datsuns connaissent leurs classiques seventies, et ça s’entend. Qu’on ne vienne surtout pas leur dire qu’ils ressassent trop de vieux souvenirs : ces types-là n’en ont rien à faire, ils n’ont pas les mots « électro » et « post- » (punk, rock) dans leur vocabulaire. A les entendre, on croirait qu’il ne s’est rien passé en rock depuis la mort de Bon Scott, et quelque part on les envie. Ces types ne se posent pas de questions, ils jouent la musique qu’ils aiment. Et bizarrement, leur gros son primitif est encore à la mode : le rock va et vient, jusqu’au prochain coup de bâton. D’ici là, on imitera leurs tourniquets électriques devant notre miroir, en ricanant comme des hyènes. Quelle histoire, ces Datsuns : même rétros ils bandent encore.

The Datsuns

The Datsuns

Ca démarre en trombe : " Sittin' Pretty " et sa horde de riffs seventies, plus proche des délires à trois accords d'Angus Young et des Flaming Groovies que des fanfaronnades glam/prog de Yes, Sweet et consorts. " Like A Motherfucker From Hell ", hurle Dolf sur le titre suivant, un tempo méchant placardé à du 100 à l'heure sur sa voix de jeune fou aux dents longues. Les Datsuns nous viennent de Nouvelle-Zélande, comme leurs collègues de D4, auteurs eux-mêmes d'un " Rocknroll Motherfucker " d'anthologie sur leur premier album, " 6Twenty ". Le ton, chez nos amis Kiwis, est donc à la franche déconnade, aux poses " air guitar ", aux jappements sexy sous la lune, au volant d'une grosse cylindrée filant à toute allure avec du bon vieux rock à fond sur l'auto-radio (de Deep Purple au Pixies). Sans doute que les Datsuns ne sont pas frères, comme les Ramones, au contraire d'AC/DC : pourtant, l'ombre du groupe australien plane avec insistance sur ce premier album (" Sittin' Pretty ", " What Would I Know "), comme quoi c'est dans les vielles casseroles qu'on fait les meilleures soupes. Parfois, le gang burné des Datsuns se la joue plus en douceur, lorgnant dès lors du côté d'un rock garage plus sautillant (" Harmonic Generator " et " In Love ", sortes de L7 avec plus de phéromones mâles, et " Lady ", plutôt JSBX). Retour vers le futur, donc… Encore une fois. Mais que restera-t-il de ces Kiwis pressés comme des citrons une fois l'orage rock'n'roll passé et que tout sera rentré dans l'ordre ? Pas grand chose, sans doute, mais comme disaient les Who (et les Datsuns doivent le savoir mieux que personne) : " I hope I die before I get old ".