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The Jezabels

Synthia

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The Jezabels est une formation australienne, issue de Sydney très exactement, qui récolte un beau succès au pays des kangourous. Un quatuor partagé entre deux garçons et deux filles. Et « Synthia » constitue son troisième elpee. Hayley Mary en est la chanteuse ; et elle possède une superbe voix, susceptible d’évoquer tour à tour Kate Bush, Lene Lovitch ou Elizabeth Frazer. Et ses interventions sont régulièrement enrobées de superbes harmonies vocales. Souci, toutes les compos sont outrageusement dominées par les claviers. Et comme la production a été particulièrement raffinée et enrichie d’orchestrations, c’est à peine si on se rend compte qu’au sein du band, il y a de la batterie, de la basse, des percus et de la guitare. Un phénomène qui contamine la musique d’une foultitude de groupes et d’artistes contemporains. Et qui pour la circonstance la plonge dans un climat synthétique, ténébreux et mélancolique, mais un peu trop linéaire. Dommage, car les mélodies sont superbes, mais faute de relief instrumental, on parvient difficilement à différencier chaque morceau. Enfin, les lyrics sont engagés et défendent la condition féminine. Tout à l’honneur du band ! Qui a dû (provisoirement ?) stopper ses activités, car la faculté a détecté un cancer des ovaires chez Hayley Mary, la claviériste. On ne peut que lui souhaiter un prompt rétablissement.

 

The Jezabels

Prisoner

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The Jezabels est une formation australienne, issue de Sydney très exactement. « Prisoner » constitue son tout premier album. Il fait suite à trois Eps publiés entre 2009 et 2010.

Cet opus est partagé entre deux plaques. La seconde nous propose trois extraits de leurs différents Eps, deux adaptations acoustiques  (« Endless summer », « City girl ») et quatre versions ‘live’, immortalisés au » Heaven » de Londres.

Mais l’essentiel nous vient de l’opus proprement dit. Découpé en 13 plages, il constitue une véritable claque. D’abord, il y a la voix de Haley Mary, sorte d’hybride entre Stevie Nicks et Florence Welch. Pas de bassiste, mais une claviériste/pianiste, dont les interventions peuvent nous plonger aussi bien dans une atmosphère ambient (« Reprise », le cinématique « Austerlitz »), spectrale (la ballade incantatoire « Peace of mind ») ou carrément gothique (l’orgue d’église en intro du titre maître), que suppléer à cette absence de basse. Et si les cordes de guitare peuvent se révéler épiques, U2esques (le final « Catch me », « City girl » davantage en staccato), il faut reconnaître qu’en général le climat qui règne tout au long de l’œuvre est ténébreux. Il se révèle même dramatique sur « Deep wide ocean », caractérisé par ses drums martiaux, et « Nobody nowhere », un hymne flamboyant au cours duquel le timbre de Haley s’élève dans la stratosphère, à la manière de Liz Fraser. Et paradoxalement, sur « Horsehead », elle emprunte celui de Dolores O’Riordan, lorsqu’elle n’embrasse pas les inflexions de Patti Smith. Ce qui n’empêche pas le quatuor de dispenser des compos plus contagieuses.  A l’instar du single « Endless summer » ou du plus soft rock « Long higway », un morceau de 6’.

Pour mettre en forme cet elpee, le band a non seulement fait appel à Latchan Mitchell, mais surtout à Peter Katis, notoire pour avoir bossé pour The Natinal, Interpol, Jonsi et The Swell Season. Un superbe album !