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Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels des années 60, l’âme vibrante de la Motown, et l’improvisation subtile du jazz. Formé de sept musiciens passionnés, le groupe (qui se prononce Denver) propose une musique à…

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The Underground Youth

Nostaglia’s glass

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Fondé en 2008, The Underground Youth était d’abord le projet du chanteur, guitariste et auteur-compositeur Craig Dyer. Ce n’est qu’en 2012, qu’il a fondé un groupe, notamment en engageant son épouse, également artiste et vidéaste, Olya Dyer, comme drummeuse. Originaire de Manchester, le groupe est aujourd’hui établi à Berlin. Entre-temps, le couple avait également vécu à Saint-Pétersbourg. Pas étonnant que Dyer mentionne la littérature et la poésie russes comme influences majeures de sa muse. Mais aussi le cinéma.

Baignant à l’origine dans une forme de post punk teinté de néo-psychédélisme et de shoegaze, la musique de The Underground Youth se rapproche de plus en plus de la no wave de Swans. Et c’est flagrant sur « Frame of obsession », une plage au cours de laquelle le baryton profond de Dyer rappelle celui de Michael Gira, alors qu’Olya pose furtivement la contre-voix à la manière de Jarboe. Sans quoi, ce baryton envoûtant évoque le plus souvent celui de Sivert Høyem (Madrugada).

Une no wave qui serait gothique : tempo lancinant, cordes de guitare enchevêtrées, bourdonnantes, grinçantes ou semi-acoustiques, parfois surf (« Antother country »,) ligne de basse flottante, arrangements de violons et d’harmonica, piano plink plonk (l’instrumental « Interlude » et le morceau final « Epilogue », qui a reçu le concours du joueur de luth, Josef Van Wissen) ; une expression sonore qui alimente cet excellent onzième elpee de The Underground Youth…

The Underground Youth

The falling

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En une dizaine d’albums, The Underground Youth est passé du post punk shoegaze au folk gothique ténébreux et mélancolique, en transitant par la lo-fi, le slowcore et l’indie bien électrique. Né à Manchester et aujourd’hui établi à Berlin, ce quatuor est drivé par les époux Craig et Olya Dyer. Lui se consacre au chant et à la guitare et elle, aux drums et aux chœurs.

A l’écoute de « The falling » on ne peut s’empêcher de penser à These Immortal Souls. La plupart des morceaux évoluent sur un tempo indolent, le baryton de Craig, coincé quelque part entre celui de Nick Cave et celui de Leonard Cohen, accentuant le climat sombre des compos. Et les chœurs féminins qui soulignent cette voix nous renvoient automatiquement au répertoire du défunt canadien. Une piste comme « And I… » adopte même un ton incantatoire. Les deux titres les plus rythmés (?!?!?) sont également ceux au cours duquel Olya siège derrière les drums. Soit la valse « For you and the one » et le crépusculaire « Egyptian queen », deux plages que traverse le violon virevoltant d’Astrid Porzig.

Ouvrant le long playing le titre maître bénéficie d’arrangements de cordes somptueux, dignes de Willard Grant Conspiracy. Beau et triste à la fois, le dylanesque « Vergiss mich nicht » est déchiré par le souffle d’un harmonica.

Enfin, violon grinçant et piano désaccordé en boucle, nous renvoient aux plus belles heures du Velvet Underground tout au long de « Letter from a young lover ».

Un bien bel album, même si on lui reprochera son atmosphère un peu trop cafardeuse…

The Underground Youth

Haunted

Écrit par

Formé en 2008, The Underground Youth a d'abord propagé sa musique sur des plates-formes comme Myspace avant d'être repéré par Fuzz Club. A l’instar de Sonic Jesus et Dead Skeletons, il s’agit d’une des premières formations signées par l'excellent label londonien. Ses compositions sont alors influencées par la scène psychédélique californienne, le Velvet et les Stone Roses mais aussi Jesus & Mary Chain voire Joy Division.

« Haunted » marque une évolution dans les compositions des Mancuniens. Un tournant déjà décelé dans leur excellent maxi paru en 2014, « Beautiful & Haunted ». Le psychédélisme des débuts a presque complètement laissé la place à un univers new wave marqué par le post punk des 80's.

Le ton est donc plus sombre, la voix de Craig Dyer aussi. Plus grave que jamais, elle épouse parfaitement le climat de romantisme noir gothique recherché par l'âme pensante d'Underground Youth.

‘L'intention était de créer une ambiance musicale sombre et dérangeante susceptible d'accueillir le contenu lyrique, chaque chanson détaillant la lutte d'un personnage avec une affection différente. Comme une série de cauchemars récurrents’ confiait-il dans une récente interview.

Une mélancolie froide que l'on trouve dès le premier morceau « Collapsing Into Night » mais qui est toujours soutenue par les mélodies pop accrocheuses dont le groupe ne s'est jamais départi. Elles sont particulièrement touchantes sur le plus caressant « Haunting », caractérisé par son shoegaze délicat. Parmi les réussites, citons également la noise atmosphérique de « Deep Inside of Me » évoquant justement Jesus & Mary Chain tout comme le plus électrifié « Dreaming With Maya Deren ».

Sans toutefois trop bousculer ses fans, The Underground Youth a donc cherché à se renouveler. En incorporant plus de sonorités électroniques mais aussi en expérimentant de nouvelles méthodes d'enregistrement ; car, si « Haunted » a été conçu dans leur home-studio comme les précédents, le groupe a, pour la première fois, travaillé sous la houlette d’un producteur, James Shilito. Celui-ci était d'ailleurs déjà de la partie sur la reprise du « Come Together » des Beatles, qui figurait sur la compilation « The Magical Mystery Psychout », sortie plus tôt dans l'année.

Le résultat laissera peut-être un goût de trop peu aux amateurs de psychédélisme mais est bien dans l'air du temps. Celui du retour en masse des productions shoegaze et cold wave auquel on assiste ces dernières années. Et dans cette multitude, The Underground Youth est loin d'être le moins intéressant.