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Therapy?

One Cure Fits All

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Mine de rien le combo d’Andy Cairns vient d’asséner son onzième opus, « One Cure Fits All », sous la forme d’un coup de poing. Il faut dire que depuis le génial « Troublegum », le trio irlandais ne s’était plus distingué au travers de ses productions dénuées de toute originalité. Il se dégage de cette nouvelle plaque une volonté évidente de reconquérir le public de la grande époque où le combo pouvait s’offrir le luxe de s’accorder Werchter trois années consécutives. D’entrée de jeu, il est clair que le metal-punk-rock des années heureuses est toujours aussi réjouissant, à l’époque où Rammstein, Cradle of Filth, Danko Jones et Tool font la loi. Certains titres apparaissent même comme des singles potentiels, d’autres comme des skeuds taillés pour la scène. Même si l’artwork de la pochette n’est pas une œuvre d’art inoubliable, cela n’empêche pas « One Cure Fits All » de nous faire du bien là où ça fait mal.

Et c’est bien là l’essentiel…

Therapy?

High Anxiety

D'accord, Therapy ? n'a plus rien à prouver… Depuis leur séminal " Troublegum ", les Irlandais ont essuyé pas mal de plâtres : changement de batteur (Fyfe Ewing, puis Graham Hopkins, et maintenant Neil Cooper), bides retentissants (" Semi-Detached ", trop propret), relégation en seconde division rock'n'roll,… Mais Andy Cairns et sa bande n'ont que faire des changements de mode : leur sous-estimé " Suicide Pact - You First " (1999) annonçait d'ailleurs le garage-punk revival de ces derniers mois, sans que personne n'y ait pourtant jeté une seule oreille. Therapy ? a beau être une affaire de nostalgiques, c'est toujours avec joie qu'on retrouve leur power-rock bien troussé, aux refrains imparables et à l'énergie débordante. D'autant que ce nouvel album pourrait bien renouer avec le succès d'antan, à cette époque bénie où " Nowhere " et " Die Laughing " squattaient les charts et faisaient trembler les pâturages de nos festivals d'été. C'était peut-être vite dit, mais pour toute une cohorte de fans de rock sympa et accrocheur, Therapy ? était alors le meilleur groupe du monde. 2003 : tout ça sent un peu le moisi. Ce que l'on trouvait burné en 1995 passe aujourd'hui, chez les ados, pour de gentilles berceuses. Qu'à cela ne tienne, Therapy ? n'a pas dévié de son obsession originelle, celle de composer le tube pop-rock ultime, qu'on chantonne sous la douche en moulinant des bras. Les nouvelles claques signées Therapy ? s'appellent ainsi " Stand In Line ", " If It Kills Me ", " Nobody Here But Us ",… Il y en a d'autres, aux influences revendiquées (les Ramones, les Buzzcocks, voire Joy Division), et même un titre de plus de cinq minutes, carrément diabolique (" Rust "). Therapy ? se marre, comme toujours, et nous aussi. D'accord : Cairns et Co. ne se réinventent guère, pas plus qu'ils ne s'intéressent aux nouvelles technologies et à ses genres dérivés (l'électro n'est pas encore au programme), mais là n'est pas la question. La seule chose qui compte, c'est qu'on s'amuse pendant quarante minutes, en se foutant pas mal des tendances et du reste… Et dans ce domaine, Therapy ? reste une valeur sûre.

Therapy?

So much for the ten years

Écrit par

Therapy ? est probablement le seul groupe au monde à avoir participé à tous les festivals de la terre. Une performance, lorsqu'on sait que la formation ne compte que 10 années d'existence. Et cet anniversaire méritait bien une rétrospective. Voilà qui est chose faite ! En une décennie, Therapy ? a produit pas moins de 7 albums et 3 Eps. ! Je dirais même plus : 8 cds en 5 ans ! Faites vous-même le calcul. Cette frénésie de sorties n'a pas été sans conséquences pour le groupe. Soit le public en avait assez d'être constamment abreuvé, soit le groupe a accusé le coup d'une telle charge de travail. Une critique discrète de " Semi-detached " en 1998 a été fatale à Therapy ?, puisqu'il a été vidé par A&M pour atterrir sur ARK21, structure plus modeste et plus à même de tolérer des ventes sans cesse fléchissantes… " Suicide Pact - You First " paru en 1999 semblait redresser la barre, le groupe ayant trouvé une nouvelle identité musicale, loin des produits formatés des dernières sorties. L'intérêt de la presse n'a pas été suivi par le grand public, plus habitué à un Therapy ? directement accessible. Les nouvelles compositions sont plus âpres, plus sèches ; l'aspect pop prisé à la grande époque du groupe a complètement disparu. Cette compilation semble vouloir remettre les pendules à l'heure. Elle permet en 16 titres, puisés dans toute la discographie du groupe, de constater que Therapy ? n'a jamais eu peur d'évoluer. Des titres franchement industriels des tous débuts aux 2 nouveaux titres inclus dans ce best of, le groupe n'a cessé de se remettre en question. Tous les styles rocks ont été visités et Andrew Cairns est le seul chanteur à avoir eu aussi peu de respect pour sa voix ; le groupe s'aventurant même parfois dans des morceaux plus expérimentaux qui auraient fait rougir les Butthole Surfers. Mais seulement voilà, malgré tout le respect que l'on doit porter à Therapy ?, il semblerait que la roue ait tourné pour nos valeureux Irlandais. Reste une compilation de tout premier choix, avec son lot de titres imparables. Jamais ennuyeux, que du contraire, " So much for..." est, je l'espère, annonciateur d'un retour plus marqué du groupe sur l'avant-scène musicale. A l'écoute de cette compilation ce ne serait que justice !

Therapy?

Semi detached

Changement de line up pour la formation nord-irlandaise, illustré par le remplacement de Fyfe Ewing par Graham Hopkins aux drums, et l'arrivée d'un deuxième guitariste, Martin Mc Carrick. Avec à la clef, un nouvel album, " Semi detached ". D'un trio, Therapy ? est donc passé à un quatuor, situation qui lui permet de s'ouvrir de nouvelles perspectives. Parce que si la musique n'a rien perdu de son urgence et de son énergie, la texture des compositions est beaucoup plus dense, le sens mélodique plus palpable, l'intensité électrique moins rêche. Un peu comme si le groupe avait trouvé le chaînon manquant entre le punkcore hymnique d'Hüsker Dü et la spontanéité fiévreuse des Skids, maillon, bien évidemment, qu'il s'est empressé de repeindre aux couleurs du hardcore post Big Black. Therapy se produira également au festival jumelé Torhout/Werchter, le 4, puis le 5 juillet...

 

Therapy?

Infernal Love

Révélation du Torhout/ Werchter cuvée 95, Therapy ? en est aujourd'hui à son troisième album. Dans l'évolution du groupe, cet "Infernal Love" aurait dû cependant prendre place entre "Nurse" et "Troublegum". Parce que moins âpre que le premier et moins instantané que le second. Il est d'ailleurs nécessaire de se farcir plusieurs écoutes avant de véritablement s'en imprégner. Hormis le single "Stories and love" et "Diane", cover d'Hüsker Dü, les neuf autres fragments macèrent dans un power-pop-speed rock ravageur et contagieux. Cinq titres bénéficient du concours du violoncelliste Martin Mc Carrick. Et probablement autant du saxophoniste Simon Clarke. Des interventions conjuguées à des arrangements impeccables qui apportent un feeling presque palpable à des morceaux originellement tendus, rudes, mordants, implacables, mais davantage optimistes. Et comme le trio irlandais a pris soin de ne pas se débarrasser du sens mélodique qu'il avait injecté sur son second opus, cet "Infernal Love" atteint votre sensibilité de plein fouet. Enfin, ne vous fiez pas à l'intro "Epilepsy", composition post Albini destinée à effrayer les profanes... Superbe!

 

Therapy?

Troublegum

Bien que d'excellente facture, le précédent opus de cet ensemble irlandais n'en était pas moins difficile à assimiler. Une œuvre grinçante, dévastatrice, aride, infectée de punkcore, dont l'insensibilité se soldait inévitablement par une violente migraine. "Troublegum", ne souffre heureusement plus des mêmes carences mélodiques. La musique est toujours aussi crépitante, incisive, stimulée par ce compromis savoureux entre Killing Joke, Hüsker Dü, Big Black et les Only Ones. Les lyrics aussi ironiques et morbides, mais l'intensité et la passion irradient à travers ses quatorze fragments. D'autre part, la présence des singles "Screamager", "Turn" ou "Nowhere" ainsi que la cover de Joy Division, "Isolation" ne font que renforcer notre sentiment de rencontrer le premier must de l'année 1994...