La terre fissurée de Daffo

À seulement 20 ans, Daffo, artiste indie-rock basée à Brooklyn, transforme le tumulte intérieur en chansons brutes et poétiques, d’une étrange beauté. Entre l’énergie DIY et des arrangements délicats, sa musique oscille entre fragilité et intensité. Révélée…

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Ozark Henry connaît la musique Parker…

C'est vrai, l'attente a été terriblement longue ! « Us », son dernier album studio, date de 2017. Dans le monde éphémère de la musique pop, où les stars vont et viennent, c'est une éternité ! Mais il faut parfois savoir être patient, et en livrant « Light »,…

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In Between

In Between

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In Between, c’est le projet de Luca Maria Baldini, un musicien italien qui milite également chez Kisses From Mars et se consacre à la basse au sein du backing group de Simana Grechen, en tournée. Il nous propose son premier elpee. Et il est éponyme. Ambient, la musique y mêle musique électronique et organique (piano, guitares, violons). Une expression sonore sur laquelle vient parfois se poser une voix stratosphérique voire grégorienne. Evoquant la relation entre le matériel et l’immatériel, elle traverse à la fois le passé, le présent et le futur, pour se projeter dans une troisième dimension, très susceptible de comprendre comment construire sa propre réalité (NDR : ben, c’est un condensé de la bio !). Le long playing est plutôt bien conçu, mais un peu trop dans l’air du temps. Aussi, entre les deux, mon cœur balance… 

 

Stuart Sweeney

16 :09

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Ecran large pour rêves en cinémascope sur ce triptyque amorcé en douceur, « 16:9 » développe en long, mais surtout en large, un horizon de quiétude figée et de douceur extatique.

C’est une musique de film née de l’imagination d'un compositeur méticuleux (voire perfectionniste), où chaque sonorité recouvre l'atmosphère d'une fine pellicule aux reflets cristallins.

Minimaliste et subtile, cette bande son s'étire au long de douze plages où défilent les portraits de Philip Glass et Ennio Morricone (« Gold and Red ») ou encore de Biosphere  et Arvo Pärt, mais qui garde au demeurant son identité propre et unique.

Paisible dans sa première partie, aventureuse par la suite (virage amorcé par le bien nommé « A time of change »), et classique sur le final (dans son instrumentation aussi bien que dans sa conception), cet LP s’écoute les yeux (NDLR : les oreilles ?) grand(e)s ouvert(e)s.

Résultat de seize mois de travail en studio, le résultat bien que ne manquant pas de qualités, semble néanmoins empreint d'une certaine froideur, certainement pas étrangère au laps de temps consacré à sa création.

Beau dans son ensemble, il manque peut-être à ce format « 16 :9 » un rien de profondeur qui rendrait son univers plus attachant.

 

Ween

Chocolate and Cheese

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Initialement publié par Elektra, en septembre 1994, en vinyle et en casette audio (salut les jeunes !), « Chocolate and Cheese » ressort aujourd’hui sous un saillant veston numérique, gracieusement offert par Schnitzel Records. Considéré comme un classique instantané lors de sa sortie, le quatrième album des frères Dean et Gene Ween refait donc surface dans l’impressionnante discographie du duo de New Hope. Force est de reconnaître qu’avec le temps, on avait pris l’habitude de concevoir un album de Ween comme une sorte d’assortiment de céréales. D’abord une mélodie coco pop, suivie d’une ballade mielleuse à l’humour savoureux, des riffs krispies et quelques smacks baveux à l’industrie du disque. Bref, un peu de tout, histoire d’éviter les étiquettes ou de finir aux oubliettes.

Depuis 1984, Ween persiste et signe des albums à contre-courant des desiderata du marché. Quitte à embrouiller l’auditeur. De toute façon, l’objectif n’est pas de lui plaire mais de le distraire. Et ce « Chocolate and Cheese » est une distraction inespérée, un condensé jouissif de toutes les strates du rock indépendant. Blues, rock, pop, doo-wop, punk, soul, funk, trip psychédélique, tous les styles sont revisités dans une course effrénée aux tubes décalés. Car, dès ses débuts, Ween envisage la musique comme une grande échappatoire, berceau de toutes les dérisions, matrice cocasse d’un humour potache. Et, si on accepte les règles du jeu édictées par le duo, on se trouve, sans doute, en compagnie d’un des meilleurs groupes de ces vingt dernières années. Du reste, un artiste comme Beck ne peut nier l’influence majeure de Ween (écoutez « I can’t put my finger on it »). Après, c’est l’histoire de grandes chansons, d’énormes moments à (re)découvrir : « Roses are free » (un nouveau tube pour Mika ?), l’imparable ballade « Baby Bitch » qui n’a rien à envier au « Cosmic Dancer » de T. Rex, le gospel country fumeux « Drifter in the dark », le funk halluciné « Voodoo lady » que Cassius a dû écouter avant d’enregistrer « Toop Toop ». Sans compter sur «  Buenas Tardes Amigo », hymne ultime du desperado à l’agonie. Sans prétention, Ween réédite donc son « Chocolate and Cheese ». Et sur ce coup-là, on s’en fait péter la panse !

Ween

Shinola vol.1

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A bien y regarder, « Shinola » n’est pas un nouvel album de Ween, mais bien une compilation de morceaux n’ayant jamais trouvés leur place sur les albums du groupe. Concept difficile à saisir tant leurs disques sont un si intense fourre-tout qu’on les imaginait mal méticuleusement élire tel ou tel morceau. Toujours aussi inclassables, les frangins nous offrent une nouvelle démonstration de ce qu’ils ont toujours fait de mieux : un joyeux bordel organisé ou tout explose en tous sens. De la jam droguée « Tastes good on the bum » au rêveur « Someday », rien ne se tient, rien ne se contient. Au rayon je suis cinglé mais je me soigne, « Boys club » et ses interventions de Charlie Oleg sous acides rivalise avec « Big fat fuck » sur lequel on croirait entendre l’ami Josh Homme (qui a invité Dean sur ses Desert Sessions) déposer quelques notes. « Monique the freak », doigts humides et drap tachés, constitue l’habituel hommage au nain de Minneapolis. Mais cette plaque contient surtout deux très grandes chansons, « I fell in love today » et « Did you see me » vaporeuses et charnelles à la fois et qui, à elles seules feront trépigner même les plus téméraires jusqu’au volume 2.

Matt Sweeney & Bonnie 'Prince' Billy

Superwolf

Après le coup de l’album-cover introspectif (« BPB Sings Greatest Palace Music ») augurant d’un possible essoufflement créatif (faire des covers de ses propres chansons, n’est-ce pas…), quel virage pouvait donc bien négocier le chantre de l’alt-country, Will Oldham, songwriter de génie à la barbe étouffante ? Pour beaucoup, ce nouveau disque du jeune prodige américain devait représenter un cap. Ca tombe bien, c’est le cas : « Superwolf » pourrait même être le meilleur album de Will Oldham depuis « I See A Darkness », diamant folk-country aux reflets plus que noirs (demandez à Johnny Cash). Sans doute est-ce dû à la présence en renfort musical du rockeur Matt Sweeney, vu chez Chavez et chez Zwan. C’est lui qui signe les mélodies, pour une fois moins tentaculaires, et surtout davantage lumineuses. Steel ou acoustique, la guitare ici ne gémit plus comme si c’était son dernier souffle : au contraire elle vibre de tout son corps, comme guérie des maux de l’esprit. Celui d’un homme qui enfin se libère de ses tics (la voix, pas geignarde), en repoussant tout confort. C’est bien là le talent de Will Oldham : ne jamais satisfaire, et être satisfait. Sans cesse rester sur le qui-vive, en émoi, dans le doute, indifférent à la critique et aux attentes, sincère et authentique. Des magiques « Goat and Ram » et « Lift Us Up » au poignant « Blood Embrace » (du Will Oldham à son climax qualitatif), « Superwolf » est un disque magnifique. A chérir pour toujours.

The Go-Betweens

Oceans apart

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On ne peut pas dire que les Go-Betweens chôment depuis leur reformation, puisqu’ils viennent de commettre trois elpees en cinq ans. Et dans l’absolu, “Oceans apart” constitue le neuvième de la formation australienne (NDR : il n’est donc pas tenu compte des différents projets parallèles ou en solitaire). Pour enregistrer ce nouvel opus, le groupe a de nouveau reçu le concours de Mark Wallis à la production, personnage qui avait mis en forme l’excellent « 16 lovers Lane ». En 1988. Et puis du drummer Glenn Thompson ainsi que de la bassiste Adèle Pickvance. Deux musiciens qui avaient déjà participé à la confection de leur dernier opus. Les dix chansons qui figurent sur cet elpee sont tout simplement superbes. Grant Mc Lennan et Robert Forster sont au sommet de leur art. Empreintes de mélancolie et de poésie lyrique, les mélodies douces-amères exercent un charme irrésistible. Des mélodies sculptées dans l’instrumentation semi acoustique, mais enrichie d’arrangements splendides et judicieux (NDR : dont un zeste d’électronique !) Des images fragiles, pastel, de paysages visionnaires (l’Australie), romantiques (le XIXème siècle?) servent de trame à des thèmes qui parlent du passé, de la mémoire, du chagrin, de la reconstruction. De la vie quoi ! Tour à tour, les voix mûres et suaves de Grant et de Robert peuvent y exprimer toutes leurs réflexions, sans la moindre contrainte, mais avec beaucoup de retenue et de pudeur. Deux fragments évoluent même aux antipodes de l’histoire du rock’n roll. D’un côté, le dylanesque « The statue ». Et de l’autre le presque new wave « This night’s for you », dont la sophistication me rappelle quelque part, un certain Modern English. Un superbe album, qui bénéficie, en édition limitée, d’un second Cd recelant six titres immortalisés au Barbican de Londres, l’année dernière.

Between The Buried And Me

Alaska

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A ne pas confondre avec le groupe FM de Bernie Marsden, « Alaska » n’est pas une reformation de la légende des années 80. Le livret est trompeur, et les polices de caractère utilisées mettent en évidence le titre de l’album, plutôt que le nom du groupe aux multiples influences. Between The Buried And Me officie dans un registre des plus contemporains. Aux confins du power metal, du hard core et du néo métal, le combo évoque The Dillinger Escape Plan, sans avoir l’avant-gardisme et le côté débridé de ces derniers. Onze fragments bien trempés, mais sans une once d’originalité…A suivre néanmoins.

The Go-Betweens

Bright yellow bright orange

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"The friends of Rachel" célébrait, voici deux ans, la reformation des Go Betweens. Ou si vous préférez la réunion du poète pictural Robert Forster et du visionnaire romantique Grant Mc Lennan. Un come-back qui faisait suite à une longue séparation de douze années. Un période au cours de laquelle les deux artistes ont mené des expériences individuelles pas tellement concluantes, il faut le reconnaître. " Brigt yellow bright orange " constitue donc le 8ème album du groupe australien. Dont le line up est ici complété par Glenn Thompson aux drums et d'Adele Pickvance, collaboratrice de longue date, à la guitare. Sans oublier la participation d'une violoniste, d'une violoncelliste et d'un arrangeur de cordes. En l'occurrence David Chesworth, sur le fragile et élégant " In her diary ". Fragilité et élégance sont d'ailleurs les termes qui correspondent le mieux à la nature de cet opus. Une œuvre dont les compositions semi-acoustiques, pour la plupart 'up tempo', glissent comme des esquisses délicates sur la mélancolie d'une pop à la fois vibrante, paisible et ésotérique. Des compositions dont les lyrics spirituels, soignés, traduisent les réflexions des deux compères sur le comportement humain, le bonheur fugace et la solitude. Un bien bel album qui s'achève par le mélancolique et élégiaque, " Unfinished business ", une ballade tramée sur les accords d'un piano sonore.

 

The Sweeney

The Sweeney

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Une pareille découverte me met de bonne humeur toute la journée. Oh bien sûr, ce trio britannique en est déjà à son troisième album. Et son existence remonte quand même à 1995. Mais je souhaite bon courage à quiconque de récolter quelque information sur ce groupe. A croire qu'il s'agit d'un des secrets les mieux gardés de la scène pop insulaire. Une chose est sûre, cet opus est épatant. Hormis le complexe et éthéré " Your dog ", plus que probablement inspiré par le " Rock bottom " de Robert Wyatt, le reste est aussi contagieux que savoureux, aussi mélodique que rafraîchissant. Et chaque fragment possède ce petit quelque chose qui le différencie des autres. Bien sûr, il y a des constantes. Le timbre vocal gémissant, étranglé par l'émotion de Murray Torkildsen (Peter Perret ?) Ses interventions à la guitare tantôt crépitantes, tantôt limpides, mais toujours chatoyantes. Sans oublier, pour les trois quarts du disque, ces chœurs féminins plutôt kitsch. Mais lorsque tour à tour, des références au Who, aux Beatles, au Jam, à Elvis Costello, à Green Day, à Gentle Giant, à Gomez et même à Eels vous traversent l'esprit, vous ne pouvez être déçu. D'autant plus que ces influences sont tellement bien digérées qu'il faut vraiment décortiquer chaque morceau pour parvenir à les déceler. Remarquable !

Helloween

The Dark Ride

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Enregistré à Tenerife, le Helloween nouveau marque une rupture totale avec les désastreux "Chameleon" et "Metal Juke box" ; confirmant que les musicos teutons ont retrouvé cette envie de surprendre, comme à la glorieuse époque des deux "Keepers of the seven keys". Mais qui se souvient encore aujourd'hui du groupe à la citrouille qui marchait dangereusement sur les plates-bandes d'Iron Maiden au beau milieu des années 80 ? Précurseur de la vague ‘true metal’ revendiquée par les Angra, Stratovarius et autre Hammerfall, Helloween n'avait d'autre choix que de sortir un album innovateur et irréprochable sur le plan de la créativité. Pari réussi ! Surtoutaprès un passage à vide qui aura duré près d'une décennie. Pour opérer cette métamorphose, Andi Deris et compères ont fait appel à deux spécialistes de la production et du mixage du rock lourd. Roy Z (Maiden, Halford) et Charles Bauerfeind (Motorhead, Saxon) ont effectué un travail de titan ; si bien que cette nouvelle livraison possède un réel potentiel. Et si on laisse à Helloween la chance de le développer en toute sérénité, la citrouille allemande ne sera plus sujet à plaisanterie dans les mois à venir. Album aux multiples facettes, "The Dark Ride" pourrait bien renvoyer toute une flopée d'imitateurs à leurs études.

 

The Go-Betweens

The friends of Rachel Worth

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Douze années après leur séparation, Robert Forster et Grant McLennan ont donc décidé de remonter les Go-Betweens. Plus en compagnie des mêmes musiciens, c'est vrai ! Ce qui n'a finalement guère d'importance, lorsqu'on sait que l'épine dorsale du groupe a toujours été constituée de ce duo. N'empêche, pour enregistrer cet opus, la formation a reçu le concours de Carrie Brownstien, de Corin Tucker, mais surtout de Janet Weiss, mieux connues sous le trio Sleater Kinney ; d'une des deux têtes pensantes de Pavement, Steve Malkmus, d'Elliot Smith, préposé pour la circonstance aux claviers, ainsi que du leader de Quasi, Sam Coombes. Sans oublier la bassiste Adele Pickvance, régulièrement invitée sur les différents projets solos de Forster et de McLennan. Et bonne surprise, la musique des Go-Betweens n'a strictement rien perdu de ce feeling mélodique si contagieux qui en faisait sa principale caractéristique, de cette spontanéité si introspective éclose du mélange subtil entre électricité fragile et acoustique chaleureuse, de ces vocaux aussi limpides qu'efficaces. De sa pop caressante, émouvante née d'une rencontre entre grâce et intelligence. Pas pour rien que des artistes tels que REM ou Belle & Sebastian reconnaissent pour influence majeure… les Go-Betweens…

 

Helloween

Time of the oath

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Unique survivant de la vague métallique allemande de la seconde moitié des années 80, Helloween distille un heavy rock qui, s'il ne manque pas de prouesses techniques, détonne dans le paysage hard actuel. Néanmoins, "Time of the oath" comblera de bonheur les fans de l'époque glorieuse du groupe à la bannière potagère (la citrouille). Tout l'attrait passé d'Helloween se retrouve sur les onze plages qui composent ce nouvel opus. Les longs morceaux parsemés de multiples changements rythmiques, le gros heavy mélodique un peu bourrin, et bien entendu l'inévitable ballade mielleuse. Certains groupes en perte de vitesse ont relancé toute une carrière sur base d'une plaquette nettement moins bien ficelée que "Time of the oath". Il reste à Helloween de regagner une crédibilité perdue suite à de trop fréquents changements de personnel.